• 22, v'là les poulets...

    Test Achats a acheté 70 produits à base de poulet (filets, cuisses, burgers, ailes, saucisses) dans 14 grandes surfaces de distribution et 15 boucheries. 42 produits étaient préemballés. Les analyses en laboratoires ont été effectuées sur de la viande crue. La température maximum de conservation n’a été respectée seulement que dans la moitié des cas. Dans 23 points de vente sur 29, il n’y a pas de thermomètre présent. Soit il n’est pas visible, soit il n’est pas lisible pour le consommateur en dépit de l’obligation légale. C’est encore plus grave en ce qui concerne l'hygiène. 45 échantillons sur 70 sont de mauvaise qualité hygiénique : presque un tiers des produits à base de poulet n’étaient plus suffisamment frais pour être vendus. Ceci peut être dû soit à une conservation trop longue soit à une conservation à des températures trop élevées. 25 échantillons sur 70 renfermaient trop d’Escherichia coli, un indicateur de l’hygiène lors de l’abattage et du traitement de la viande. Dans 4 échantillons, Test Achats a détecté la présence de Salmonelles et, dans 8 cas, celle de Campylobacters. Au total, 45 produits sur les 70 examinés sont de mauvaise qualité hygiénique et seuls 4 ont obtenu une très bonne appréciation pour les microbiologiques ! Bon appétit...


  • Vivre plus simplement...

    On pourrait dresser d'autres tableaux tels que celui qui figure ci-dessous, et qui concernerait la disparition des forêts primitives, la disparition des espèces animales, la disparition de la biodiversité végétale, l'accroissement de la pollution atmosphérique et marine, et j'en passe... L'empreinte de l'homme sur son environnement atteint un stade qui dépasse l'entendement. La raréfaction des ressources naturelles (tableau ci-dessous) entraînera des guerres, tout comme la pénurie d'eau potable. Nous devons donc tout changer : notre mode de vie doit devenir réfléchi et respectueux de l'environnement et rejeter les principes de cette société de consommation folle. Nous devons tenter d'être autonomes en énergie (maisons passives, énergies renouvelables, récupération des eaux de pluies), utiliser des moyens de transport propres et respectueux de l'environnement, manger moins de viande (la production d'un kilo de boeuf nécessite autant d'eau qu'une douche quotidienne pendant 2 ans, et l'élevage industriel consomme, par an, autant de céréales que les indiens et les chinois réunis ), refuser de consommer les espèces de poissons surpêchées ou en voie d'extinction, manger des produits de saisons régionaux et si possible bio (pour éviter les pesticides cancérigènes, retrouver le goût authentique, et surtout ne pas répondre à l'offre de produits provenant de l'autre côté de la planète), bien gérer nos déchets (afin que le recyclage total puisse être possible), éviter l'usage du papier et refuser ces montagnes de pubs dans nos boîtes aux lettres (en pensant aux forêts), et nous rapprocher de la nature, en l'aidant et en la préservant. C'est la seule issue de secours possible, et à condition que chacun d'entre-nous s'y mette... Terriens, il est temps d'agir...

  • Dégustation du mercredi (8)

    Soirée anniversaire à 6, et dégustation à l'aveugle sortant de l'ordinaire. Premier flacon (en double) au nez de Sauvignon de Loire, style Pouilly Fumé, dans une année chaude. La bouche, volumineuse, sur le fruit et le minéral, pleine, longue et fort belle. Pur Sang 2006, en Blanc Fumé de Pouilly de Didier Dagueneau. Accord parfait sur le homard bleu à l'armoricaine, surtout pour la petite soeur, plus tendue que la première. Second flacon, en rouge, au nez et à la robe magnifiques. Le nez, sur des notes sanguines de venaison et des petits fruits des bois, du cèdre et du cigare noble était parfaite. La bouche, un peu moins bien, avec un manque de souplesse et un boisé trop présent nous incita à la laisser s'aérer. Château Gruaud Larose 1982 en Saint Julien (magnum). On intercala alors un vin à la robe noire et au beau nez de Cabernet. La bouche, puissante, longue, mûre, avec de la matière, s'avéra fort belle. On évoqua des premiers grands crus classés pour ce Léoville Poyferré 1990 en Saint Julien. Fort belle bouteille. On revînt sur le magnum de Gruaud Larose avec le risotto aux cèpes. Ce vin qui s'est ouvert, se serait mieux adapté à un gibier délicat. On poursuivit avec un vin "pas français", au nez superbe, mais à la bouche exotique et alcoolisée. Bodegas y Vinédos Véga Sicilia Tinto "Valbuena" 5.°, Ribeira Del Douro, Cosecha 1998 (Bouteille n° 060399). Très belle bouteille, parfaite sur ce camembert Carel AOC au lait cru et moulé à la louche. On attaqua ensuite un vin au beau nez cuit et chaud, comme on peut les trouver en Italie. La bouche, laiteuse, élégante et technique, sur des prunes s'avéra déroutante et fatiguante : Peyre Rose 1995, Clos Syrah Léone en Coteaux de Languedoc. Le dernier flacon, en magnum, présenta une robe jaune ambrée, au nez fluide et complexe, sans être trop riche. En bouche, belle fraîcheur et belle finesse pour ce  Clos de Haut-Peraguey 1989, en Sauternes de Poly. Avec un accord parfait sur cette pâte feuilletée maison, poires Doyenné du voisin, noix du jardin, Stilton et miel de Grimaud. Et accord toujours parfait sur cette petite crème à l'orange et au caramel blond sur biscuit maison. Un grand mercredi ! Thème de mercredi prochain : 50% de Merlot minimum. Plus que 7 fois dormir...

  • Ooooh, les belles olives...

    Et voilà, c'est fait ! Je viens de récolter les magnifiques olives des 2 oliviers plantés sur la terrasse. Jamais, en dix ans, je n'ai vu une telle quantité d'olives, et de si belles tailles. Après la floraison, toujours abondante, seule une vingtaine d'olives de type niçoise arrivait à maturité. Un peu peu, mais je suis déjà habitué avec la vigne. Alors ça va : on s'y fait. Cette année, sans en connaître la raison, c'est la profusion : des niçoises, des grosses rondes comme en Grèce, des ovales,  des vertes, des violettes et des noires ; on se croirait sur un marché provençal ! J'ai donc préparé une saumure dans les règles de l'art - de l'eau avec un PH de 7 et 10% de sel - et ai noyé mes trésors méditerranéens dans ce liquide, pour un an au moins. En octobre 2009, nous devrions déguster cette fantastique récolte 2008 d'olives bruxelloises. Je vous le dis : il y a quelque chose qui ne tourne plus rond sur cette planète. L'année prochaine, je me lance dans l'ananas...

  • Quand on joue à l'apprenti sorcier...

    Le LHC est un monstre de technologies : cet immense anneau, de 27 kilomètres, enterré sous cent mètres de terre cumule ainsi les records. En son sein, un tube à vide - plus vide que celui qui règne entre les planètes du système solaire - où les physiciens injecteront simultanément 3 000 «paquets» de cent milliards de proton, soit deux nanogrammes d’hydrogène, par jour. Ces protons vont circuler à 99,999 999 1 % de la vitesse de la lumière et parcourront plus de 11 000 tours d’anneau à la seconde. Ce niveau d’énergie jamais atteint suppose des technologies sans égales. Le LHC est constitué de près de 10 000 aimants supraconducteurs en niobium-titane. Refroidis à -271,3°C, tout près du zéro absolu, par un système cryogénique à hélium superfluide, ce qui en fait le congélateur le plus froid du système solaire. Ces aimants guident les trajectoires des protons, accélérés par des appareils à radiofréquence. Contraints par les dimensions du tunnel préexistant, les ingénieurs européens, ont eu l’audace de pousser à des limites extrêmes les technologies à leur disposition. Un pari risqué  avec ses dangers potentiels d'expérimentation et les risques d'accident nucléaire, sans parler des multiples pannes déjà survenues et à venir...  Le mois d'avril 2009 risque d'être très chaud (date de remise en état du monstre après sa première panne, survenue après 24h de fonctionnement). Quand on joue à l'apprenti sorcier...

  • Fin des ampoules à incandescence...


    Les ministres de l'Energie de l'UE ont  prôné vendredi l'interdiction à la vente dès 2010 des produits d'éclairage domestiques les moins performants. Et notamment les lampes à incandescence qui utilisent seulement 5% de l'énergie qu'elles consomment pour produire de la lumière, les 95% restant étant transformés en chaleur. Dans une déclaration commune adoptée le 10 octobre à Luxembourg, ils invitent la Commission européenne à soumettre avant la fin de l'année un projet de règlement qui lancera "le processus d'interdiction progressif conduisant, par étapes, à l'interdiction des lampes à incandescence ainsi que toutes les lampes les moins performantes". Un tel plan visant à éliminer les lampes à incandescence sera bien présenté en décembre, a confirmé le commissaire européen à l'Energie Andris Piebalgs, devant la presse. Il réfléchit aussi à des mesures d'efficacité énergétique pour les chauffe-eau, les calorifères et les réfrigérateurs. Plus d'une vingtaine de catégories de produits devraient faire l'objet de spécifications. Il est donc grand temps de faire des stocks d'ampoules à incandescence. Soit pour pouvoir conserver vos lustres en cristal et autres appareils d'éclairage non adaptés aux ampoules économiques, soit pour éviter les rayonnements (encore eux) de ces ampoules nouvelle génération que nous serons contraints d'utiliser, et qui ne sont toujours pas au point...  Dans 14 petits mois, les ampoules classiques seront introuvables en Europe. Il va y avoir des files dans les Brico...

     

     

  • Nocivité des GSM enfin démontrée...

    L'usage régulier du GSM est cancérigène à long terme selon les résultats de l'étude internationale Interphone. Voyez dans la colonne de droite le lien vers criirem.org publiant un classement des GSM selon la puissance des ondes émises. L'antenne relais de téléphonie mobile est également nocive pour la santé. La norme bruxelloise de 20,6 volts par mètre sera réduite en mars 2009 à 3 volts par mètre, conformément à l'avis du Conseil supérieur de la santé. Ce sera toujours 100 à 1.000 fois plus qu'en Suisse et en Autriche..., où les antennes ont été surélevées pour que les ondes passent au-dessus des habitations les plus proches. La wifi (ordinateur sans fil), rayonne sur la même fréquence que le four à micro-ondes, en moins puissant. Le gouvernement allemand déconseille son usage. A mon avis, il doit y avoir une solide raison... Enfin, le téléphone portable sans fil à domicile, émet sans discontinuer des ondes pulsées dont la puissance est souvent supérieure aux 3 volts par mètre... Encore une bonne nouvelle ! En résumé : éloignez-vous de votre GSM, abattez l'antenne relais que vous voyez de votre fenêtre, jetez votre système Wi-fi et raccordez votre PC au câble (et idem pour vos voisins, sous peine d'être irradié passivement...), et jetez votre téléphone fixe sans fil ! Et je ne parle pas du Baby phone, et autre Walky-talky... Et, si un petit cancer devait apparaître, après ces années d'utilisation garanties sans danger pour la santé, portez plainte à Proximus, Nokia, Panasonic et consorts, ainsi qu'à nos ministres de l'époque, qui, tous, ont falsifiés les rapports de nocivité, afin se s'enrichir au dépend de votre santé, comme d'habitude... Triste époque que la nôtre, où le pognon passe avant tout.

    Plus d'infos sur http://www.iarc.fr/en/Research-Groups/Clusters-Groups/Biostatistics-and-Epidemiology-Cluster/Radiation-Group/The-INTERPHONE-Study, sur  www.001.be.cx/ et sur http://www.next-up.org/main.php?param=regionsfr

  • Dégustation du mercredi (7)

    Belle dégustation à 5 ce mercredi, sur le thème "Que se passe-t-il en 2000 ?". Première bouteille : un nez classique sur de la prune, une bouche assez sèche sur un travail d'élevage trop présent, et un peu de vieille cerise pour finir... Trop extrait et trop travaillé : Clos Vougeot 2000, Grand Cru, d'Amiot Servelle. La seconde, à la robe plus foncée que le précédent, présenta une bouche puissante et ronde sur du fruit cuit et de l'alcool. Bon sans être extraordinaire : Hermitage La Chapelle 2000, de Paul Jaboulet Aîné. C'est vrai qu'ils ont eu un petit passage à vide entre 1992 et 2003. Tout s'explique. Troisième bouteille : robe noire, nez noir et bouche noire. Un petit terroir et un grand savoir faire : Château Haut-Condissas 2000 cuvée Prestige en Médoc, de Jean Guyon. Bouteille déjà bue il y a peu, et qui nous avait laissé un tout autre sentiment de plénitude et de volupté. Mais le meilleur bordeaux de ce soir quand même. Quatrième bouteille : robe moins foncée, nez et bouche moins concentrés. Meilleur terroir, mais moins bon savoir-faire : Cos Labory 2000, Grand Cru Classé, en Saint Estèphe. Dommage que ce vin soit toujours vinifié comme dans les années 80, à l'ancienne, sans se remettre en question, alors que tous ses voisins ont évolué. La cinquième bouteille, peu expressive, poussiéreuse, bordelaise elle aussi, s'avéra fort sèche en bouche : Château Phélan Ségur 2000 en Saint Estèphe. La semaine prochaine, enfin, cet anniversaire reporté déjà deux fois...

  • Le Lion de Waterloo en danger...

    Situé à côté de Bruxelles, le Champ de bataille de Waterloo a été conservé de façon presque intacte depuis 1815. Tous les 18 juin a lieu une grande reconstitution historique et tous les week-ends de l’été des animation militaires en costumes d’époque. Un grand site historique vivant. Monument commémoratif de la Bataille de Waterloo, la Butte du Lion marque l'endroit où le Prince d'Orange fut blessé. 226 marches mènent à son sommet d'où l'on jouit d'une vue splendide sur le site historique. Tout cela sera bientôt terminé : un projet de parc éolien à Baulers (9 éoliennes de 150 mètres de haut !) seront bien visibles et dénatureront ce site historique à tout jamais. L'enquête publique concernant ce projet se clôture le 27/10/2008. Que les amateurs de ce site magnifique, laissé intact depuis 193 ans, s'opposent au projet auprès du collège communal de Nivelles, Place Albert 1er, 1400 Nivelles. Attention : il ne reste que 15 jours. Sans opposition, le permis sera accordé. Terriens, il est temps d'agir...   Magnifique photo prise par Pedro CorreiaLion de Waterloo

  • Miel bruxellois...

    L'abeille est une véritable sentinelle de la qualité de notre environnement. C'est non seulement un bio-indicateur remarquable, mais aussi un formidable vecteur de communication auprès du grand public, pour sensibiliser l'opinion à l'enjeu de la préservation de la biodiversité. L’abeille est aussi le maillon fort entre l’homme et la nature, responsable du renouvellement des plantes à fleurs, elle féconde 80% de nos plantes nourricières, l’abeille est un être vital pour l’homme.Notre ville est un écosystème privilégié, la température moyenne y est plus élevée, le vent y est atténué par les constructions, les pesticides y sont presque absent mais surtout il y a la richesse de sa biodiversité, sa multiplicité florale y est abondante grâce à nos nombreux espaces verts et jardins. L'ensemble de ces facteurs permettent aux apiculteurs bruxellois d'obtenir une récolte de miel de près du double de la moyenne nationale. Karikol - Slow Food de Bruxelles et Apis Bruoc Sella vont développer une filière miel à Bruxelles, le miel de notre ville est de très bonne qualité. Ils souhaitent populariser le "Miel de Bruxelles" et réfléchissent à sa production, sa labellisation et sa distribution. Le profit de la filière miel servira à soutenir des enjeux environnementaux. Je vous parle de ceci car j'en ai acheté hier, sur un marché Bio. Michel Hubert, apiculteur à Woluwé Saint Lambert, y vend un  miel "Toutes fleurs bruxelloises" vraiment fort bon. A adopter pour vos petit-déjeuners. Voir le site de www.apisbruoscella.be 


  • Dégustation du mercredi (6)

    Changement de programme, notre lascar dont on devait fêter l'anniversaire étant absent, pour cause de court séjour gastronomique improvisé dans une région viticole célèbre, en Espagne. Thème libre aujourd'hui, avec un premier flacon au nez de fruits rouges mûrs, chaud, avec de l'alcool, et une petite touche de vin naturel... La bouche, évoluée, sur du fruit, sur du Pinot noir, et avec de l'acidité. Clos des Corvées Monopole 2001 Premier Cru Nuits Saint Georges, de Roch. Atypique par rapport aux Nuits Saint Georges déjà dégustés, et avec un beau fruit et une belle finesse en le re-dégustant plus tard. La seconde bouteille, au nez de SO2, gazeux à mort, nous effraya un tantinet... Après dégazage, du fruit rouge et pas mal d'alcool. En bouche, de la cerise. Un beau fruit bien présent, mais moins fin et moins long que le précédent : L'Anglore "Cuvée des Traverses" 2007, Vin de Pays de France, d'Eric Pfifferling. Fermentation carbonique sur de la Grenache, censée magnifier le fruit. Troisième bouteille, plus classique, avec un nez rond de fruit et d'alcool, sans boisé. En bouche, un très beau fruit, bien rond, une belle fraîcheur et de la longueur : Terre d'Algues 2006 en côtes du Rhône du Domaine Richaud. La dernière bouteille, à la robe noire et au nez extrait sur un beau fruit présenta une bouche intéressante, toujours sur du fruit, sans astreignante ni trop de tannins : Le Soula 2001, Vin de Pays des Coteaux des Fenouilèdes, de Gérard Gauby et Associés. Bref, étonnante dégustation, sans thème, qui se tenait malgré tout, de par les 4 vignerons assez similaires dans leur démarche de vinification. Mercredi prochain, enfin, ce fameux anniversaire, avec un invité, qui, paraît-il, l'a bien mérité.

  • L'extinction des espèces...

     

    La plus grave crise d'extinction des espèces depuis la disparition des dinosaures est en marche, selon des experts réunis à partir de ce dimanche à Barcelone sous l'égide de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Quelque 8.000 participants - scientifiques, ministres de l'environnement, militants, représentants d'ONG - sont attendus à ce 4ème congrès du plus vaste réseau de collecte d'informations sur l'environnement, du 5 au 14 octobre. Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l'homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats. Globalement, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en danger. Au total, 785 espèces sont déjà éteintes et 65 survivent seulement en captivité ou à l'état domestique, selon l'UICN. "Le nombre d'espèces diminue sur terre et la vitesse de leur disparition augmente très rapidement ce qui fait qu'on parle de la 6ème grande extinction", indique Jean-Patrick Le Duc, du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). La précédente extinction massive remonte à la disparition des dinosaures. Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 fois supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années. Les défenseurs de la biodiversité plaident pour le salut d'un maximum d'espèces en vertu du principe de précaution. "Aucune espèce n'est banale, chacune est le produit de millions d'années d'évolution et joue un rôle dans l'écosystème", souligne Wendy Foden, responsable du programme changement climatique et espèces à l'UICN. Les scientifiques plaident pour la création de vastes espaces naturels préservés. En France, la création d'une "trame verte et bleue", constituée d'aires protégées et de corridors les reliant afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, est à l'étude. L'érosion de la biodiversité est provoquée à la fois par l'étalement urbain, la pollution, le changement climatique, les conflits armés ou encore à la surexploitation des ressources. Nous devons absolument changer radicalement notre façon de vivre, de consommer, de polluer, et être beaucoup plus respectueux de l'environnement qui nous entoure et dont nous faisons partie. Tout le système actuel doit changer. Voilà encore un beau boulot ! Terriens, il est grand temps d'agir... et je n'arrête pas de le dire...

     

  • Journée sous la couette...

    Voilà un temps à ne pas mettre le nez dehors, bien que 7.000 malheureux affrontent, depuis 15 minutes, cette météo pour participer au Marathon de Bruxelles... Bon courage. Et à propos de couette, je lis dans le Monde une dépêche de l'AFP qui annonce que "57,8% des jeunes espagnols ont un sperme de mauvaise qualité et présentent des signes de sous-fécondité. L'étude montre aussi que les jeunes originaires des zones les plus industrialisées sont les plus touchés. Les chercheurs expliquent ce phénomène par l'exposition, dès le stade embryonnaire, à des produits chimiques, et notamment à des perturbateurs endocriniens." On en trouve dans les pesticides, et donc sur la plupart des fruits importés d'Espagne (pêches, nectarines, tomates, agrumes,etc .). Une fois de plus : vive le Bio ! Et je ne comprends pas le laxisme des autorités sanitaires européennes qui viennent de voter une loi, augmentant encore ce taux de pesticides autorisé ! Heureusement, des associations attaquent la commission européenne en justice pour modifier à la baisse les normes de ce nouveau décret. Dans le même journal, un article analysant les liens entre cancers et pollution. Entre 1980 et 2005, l'incidence des cancers s'est accrue de 35% pour les hommes et de 43% pour les femmes. Des travaux estiment qu'environ 1.300 à 1.900 décès par cancer du poumon pourraient être évités chaque année dans 23 villes européennes si les niveaux de PM2,5 (particules fines) étaient ramenés respectivement à 20 et à 15 micro grammes par millimètre cube. Or, l'Europe s'est dotée d'une norme de 25 micro grammes pour 2010, et qui sera contraignante en 2015 ! Pas très sérieuse, cette commission européenne ! Ces particules fines sont rejetées par les moteurs des voitures diesel, les chaudières et les activités industrielles. La solution : des véhicules verts, des transport en communs non polluants, des panneaux solaires et photovoltaïques sur nos toits, et de meilleurs filtres sur les cheminées de nos industries. Il y a du boulot ! Terriens, il est temps d'agir... Mais aujourd'hui, restons sous la couette.

  • Round-up condamné...

    Une amende de 15.000 euros a été requise mercredi par l'avocat général de la cour d'appel de Lyon à l'encontre du géant américain de l'agrochimie Monsanto, condamné en première instance en janvier 2007 pour "publicité mensongère" pour son "Round Up", premier désherbant vendu au monde. L'ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône),  avait été condamné en première instance pour avoir notamment présenté l'herbicide comme "biodégradable" et laissant "le sol propre". "En tant que président, vous auriez dû vérifier la qualité des mentions alléguées" notamment sur les emballages de ce produit phare du géant américain de l'agrochimie, a affirmé Philippe Renzi dans son réquisitoire. L'avocat général a également demandé la confirmation du jugement à l'encontre de l'autre prévenu, la société Scotts France, basée à Ecully (Rhône) et qui distribue le Round Up en France, condamnée elle aussi à payer une amende de 15.000 euros en première instance. Les deux entreprises avaient interjeté appel courant 2007. Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d'un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d'une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès. Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991 "dangereux pour l'environnement", notamment aquatique, par les autorités européennes, a souligné mercredi Me Alexandre Faro, avocat d'Eau et rivières de Bretagne. Or, "le Round Up vise le grand public", a rappelé dans sa plaidoirie Me Faro, pour qui les publicités télévisées vantant l'herbicide servaient à "déculpabiliser le jardinier du dimanche", lui faisant croire qu'il protégeait l'environnement en utilisant le désherbant. Pour l'avocat, "c'est un procès qui doit être exemplaire". Mais que représentent ces maigres 15.000 euros par rapport aux gigantesques bénéfices de MONSANTO sur les ventes du Round-up en Europe, et surtout, par rapport aux dégâts et à la gigantesque pollution des sols traités, ainsi qu'à la santé de ceux qui l'ont utilisés ? Peanuts. Morale de l'histoire (toujours la même) : commercialisez n'importe quoi, même si c'est toxique, mentez sur l'étiquette, lancez une campagne de publicité mensongère et faites un maximum de profits. Même s'il y a des procès plus tard, les bénéfices sont faits et vous êtes gagnant . C'est ce qu'ils font également avec les OGM. C'est répugnant.

  • Dégustation du mercredi (5)

    Très chouette dégustation à 6 ce mercredi, sur le thème des Chablis Grand Cru. Le premier vin présenta une robe plus jaune que tous ceux qui suivirent. Un beau jaune paille blonde. Le nez, fruité, avec une superbe minéralité. La bouche, sur un fruit explosif, un millésime chaud, une fort belle longueur, un côté citron et un côté beurré, le tout sur une belle acidité : fort belle bouteille de l'avis général. Chablis Grand Cru "Les Preuses" 1998 de Jean Dauvissat. Le second, au nez Bio qui doit être aéré, présentait malgré tout un petit défaut olfactif, qu'on retrouva en bouche, sur un côté suret et acide : Chablis (pas Grand Cru) 2002 d'Alice et Olivier De Moor à Courgis. Pas terrible. La troisième bouteille, avec sa robe pâle et un beau petit nez frais et sympa, présenta une bouche de pomme verte Granny Smith, d'agrumes et de minéralité : un vrai Chablis, mais trop jeune et assez acide. Chablis Premier Cru "Montée de Tonnerre" 2006 de William Fevre à Chablis. Un vin de négoce puisqu'il n'est pas indiqué "Domaine" William Fevre. Le quatrième, avec la même robe claire, présenta un nez hyper-minéral : calcaire, silex, coquille d'huîtres. Très beau. La bouche, sur le pamplemousse, appelle une huître et du beurre iodé... Chablis Grand Cru "Grenouille" 2005, du Domaine de Château Grenouille. Le cinquième, toujours à la robe claire et pâle, présenta le nez typique de Chablis enrobé de fumé. En bouche, du gras et du minéral, vraiment bien. Chablis Grand Cru "La Forest" 2005 de Vincent Dauvissat. Dernière bouteille, servie trop froide, qui présenta malgré tout un fort beau nez. La bouche, trop fraîche également, laissait deviner, malgré tout, une belle complexité. Chablis Grand Cru Bougros "Côte Bouguerots" 2005 du Domaine William Fevre. Mercredi prochain, nouvel anniversaire au Clos, et bouteilles surprises. Qui vivra verra.