• Le Clos de Rouge-Cloître...

    Article paru dans "La Tribune de Bruxelles" du 25/09 :

    Il y a une douzaine d’années, cinq copains qui cultivaient la même passion pour les grands vins de Bordeaux, ont eu l’idée un peu folle de produire leur propre vin à Bruxelles. Idéalement orienté et surplombant le Rouge-Cloître, le jardin de l’un des compères allait leur donner la possibilité de créer un superbe micro vignoble. Les Coteaux d’Auderghem, en quelque sorte. “Au départ, notre attirance pour les grands vins s’est reflétée dans notre approche. Nous voulions élaborer un Bordeaux à Bruxelles et faire LE vin de garage bruxellois par excellence”, explique Jean-Michel De Haan, l’un des vignerons en herbe. Ce sont donc des pieds de merlot et de cabernet sauvignon venus du Bordelais qui ont été plantés, ainsi que de pinot noir, pour ajouter une touche bourguignonne. Cette approche a valu aux cinq copains quelques belles réussites. “Le millésime 2000 a été notre meilleur, car il présentait un bel équilibre entre le fruit et l’alcool. Nous avons d’ailleurs déposé un jour des bouteilles de notre vin au Comme chez soi, où le sommelier l’a bien apprécié”. Aujourd’hui, les goûts des uns et des autres ont changé et le micro vignoble donne des vins plus légers et fruités. “La production reste fort modeste, car nous faisons un tri minutieux des grappes, pour retenir le meilleur du raisin, à parfaite maturité. Nous produisons chaque année une soixantaine de bouteilles d’un demi-litre”, explique Jean-Michel De Haan. Pas assez donc pour satisfaire la consommation personnelle des cinq copains, mais suffisamment pour démontrer que leur idée n’était pas si folle que ça. 

    Surplombant le Rouge-Cloître : le vignoble des copains 

     

  • Le froid arrive...

    Et voilà, après ce délicieux week-end comme on les aime, il va bien falloir se faire une raison : l'hiver approche à grands pas ! Les températures annoncées pour la prochaine quinzaine n'ont rien de réjouissant, sans vous parler de la pluie et du vent ! Nous avons donc décidé de vendanger demain le Pinot de notre petit vignoble, tant que les baies sont encore saines. On jugera également demain ce que nous ferons du Merlot et du Cabernet. Tout dépendra du taux de sucre présent dans les baies de ces 2 cépages  plus tardifs que le Pinot. Prendre le risque de les laisser sur pied pendant 2 semaines, et risquer de les perdre, ou vendanger avec le Pinot, même sils sont moins mûrs ? On verra. Ce qui est en tout cas certain, c'est que la récolte ne sera pas fort abondante : printemps pourri, été pourri, et pas d'été indien comme l'année passée ! Bref un petit millésime... Reste à voir de quelle qualité...

  • Kokopelli maintenant en Belgique...

  • Bienvenue à l'antenne belge de KOKOPELLI, dont le but est :
  • de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc.
  • d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.             Les semences hybrides transgéniques, clonées, "modernes", les OGM, morts même avant d'être semés, n'ont d'autre but que de maintenir les paysans et les maraîchers, donc notre alimentation, sous dépendance d'une poignée de semenciers, comme MONSANTO, qui détiennent le monopole de la production de semences dans le monde. Kokopelli oeuvre à diffuser d'anciennes semences (qu'on peut replanter car non modifiées génétiquement) afin de rétablir la biodiversité qui existait au temps de nos grands parents. Achetez vos semences sur www.kokopelli-be.com, ou passez les voir. Ils participent à de nombreuses foires et seront, par exemple, présents le week-end prochain aux Jardins d'Aywiers.
  • GSM : la nocivité se confirme...

    « A la lumière des 70 ans que cela nous a pris pour retirer le plomb des peintures et des 50 ans qu’il a fallu pour établir de façon convaincante le lien entre la cigarette et le cancer du poumon, j’affirme qu’on ferait bien de tirer les leçons du passé pour mieux interpréter les signes de risques potentiels », a poursuivi le docteur Ronald Herberman, directeur d’un des dix plus importants centres de recherches américains contre le cancer à l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie, est). La majorité des études disponibles assurant qu’il n’y a pas de risque de développer des tumeurs avec le téléphone cellulaire, ont été menées auprès de personnes ayant utilisé un portable pendant peu de temps, ont regretté les experts interrogés. « La plupart de ces études (…) sont caduques, ont des problèmes de méthodologie et n’incluent pas assez de sujets utilisant le portable depuis longtemps », a asséné le docteur Herberman. Une tumeur au cerveau met une dizaine d’années à se développer. En outre, ces études qualifient d’usage « régulier », l’utilisation d’un portable « une fois par semaine » seulement, ont relevé ces scientifiques. Ils ont en revanche cité plusieurs études européennes, en particulier de Scandinavie --berceau du téléphone cellulaire- –, qui montrent un lien entre usage fréquent du portable et tumeurs bénignes et cancéreuses. Une récente étude suédoise du docteur Lennart Hardell affirme qu’un utilisateur régulier a deux fois plus de risques de développer une tumeur du nerf auditif du côté de l’oreille où il utilise le combiné, plutôt que de l’autre oreille. Une autre étude israélienne détermine une hausse de 50 % des chances d’avoir un cancer de la glande salivaire. « C’est toujours du côté du visage où on utilise le plus fréquemment le portable », a précisé le professeur Carpenter. Enfin, selon une communication scientifique faite en septembre à la Royal Society de Londres, les adolescents ayant commencé à se servir largement du portable avant 20 ans ont 5 fois plus de chances de développer un cancer du cerveau à l’âge de 29 ans que ceux qui n’ont pas de portable. « Il y a dans le monde trois milliards d’usagers réguliers de téléphones cellulaires. Nous avons besoin d’un message de précaution », a affirmé M. Herberman. Tout ce beau monde de la téléphonie mobile, ces multinationales et leurs études truquées concernant les dangers du GSM, leur lobbies puissants auprès des pouvoirs politiques et des organismes de contrôle, se sont enrichis au dépend de notre santé. Nokia et comparses ne sont dorénavant même  plus assurés en cas de plaintes émanant d'usagers atteints d'une tumeur : les compagnies d'assurances ont rompus les contrats... Bizarre, non ? Alors qu'ils clament tous haut et fort depuis 15 ans que le GSM est inoffensif ! A mon humble avis, l'hécatombe est pour bientôt : cela sent le roussi...

  • Nos enfants nous accuseront...

    Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas...

    Ce film sort le 5 novembre : ça va jaser dans les chaumières...

    Espérons que le monde politique réagisse enfin et adopte les mesures adéquates. Terriens, il est temps d'agir...

    http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

    Le 5 novembre en salle un film beau, émouvant et riches d'informations. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas 

  • Dégustation du mercredi (4)

    Drôle de dégustation à 4, pour l'anniversaire de l'un d'entre nous: on débuta par un vin blanc, à la robe paille et au nez de pêche et d'abricot. En bouche, un vin plaisant rappelant l'Alsace, avec un petit côté levuré, mais qui aurait pu être un peu plus tendu : Domaine Hauvette 2004, Blanc de Blancs en Vin de Pays des Bouches du Rhône. Vinifié par une femme, en biodynamie. Le second vin, le même, dans le millésime 2005, s'avéra tout à fait bouchonné. Dommage. Le troisième flacon à l'aveugle présentait un nez de Cabernet à la Pauillac ou Saint Estèphe. La bouche, épicée, était sur la réserve, sans se livrer, un peu fanée, et avec le fruité absent. Domaine de Chevalier 1989, Grand Cru Classé en Graves, Pessac Léognan. Décevant (Parker 90/100). Le quatrième, avec sa robe noire et son nez cuit, trop extrait et manquant de souplesse, et ses effluves de pneu, d'asphalte et de goudron manquait totalement de fruits, sur une finale puissante et âpre. Serpico Dei Feudi Di San Giorgio 2001. Côté 98/100 par Parker, ce vin s'avéra encore moins bon 2H00 plus tard, en mangeant. Grosse déception. La cinquième bouteille présenta enfin un nez fruité, et une bouche sur un fruit croquant. Par contre, il manquait d'ampleur et ne comportait pas de notes complexes d'évolution : vin timide, timoré et gentillet. Château Cheval Blanc 1995, 1er Grand Cru Classé en Saint Emilion Grand Cru. Nouvelle déception... sans même penser à Parker. La dernière bouteille, nous offrit un nez superbe sur des fruits noirs bien mûrs, de violette et de cassis, fort concentré. La bouche, dans la lignée du nez, sur des notes fruitées très longues, tout exposant 10, avec une belle complexité primaire. La finesse arrivera peut-être plus tard. Harlan Estate 2002 Napa Valley (100/100 Parker). Sinon, le petit poulet de Bruxelles aux morilles et ses belles de Fontenay, suivi de Brillat-Savarin à la truffe noire (+ truffe râpée) ou à la truffe blanche, et la Mandarine Napoléon Millénium flambée en abondance sur une petite crêpe furent à la hauteur de nos attentes gustatives. Il reste, cependant, toujours cet épineux problème de calories absorbées, que nous ne parvenons pas à résoudre... Mercredi prochain, les Chablis Grand Cru, en compagnie d'un invité, collectionneur d'étiquettes.

  • Sans bagnoles, mais plein d'avions...

    Et voilà, un beau dimanche silencieux, sans voitures, camions, bus, motos : le rêve ! L'occasion de se réveiller plus tard, bercé par le chant des oiseaux. Et bien que nenni ! C'est sans compter le cauchemar journalier imposé par les politiciens flamands : le survol de Bruxelles ! J'ai donc déjà eu droit ce matin aux survols bruyants vers Héraklion, Frankfurt, Hurghada, Zurich, Vienne, Rhodes et Athènes, Warsaw, tout cela, juste au-dessus de ma tête, et dès 06h00 du matin. Juste après les vols de nuit de DHL et autres charters. Un véritable plaisir. C'est tel que quand un avion décolle, vous n'entendez plus la radio ou la télé. Et fenêtre ouverte, les décibels émis doivent allègrement dépasser ceux admis lors des concerts ou dans les discothèques. L'enfer ! Dans une commune verte où il fait bon vivre, qu'ils disent... Outre cette pollution phonique fort agressive subie par des milliers de Bruxellois avant 7H00 du matin, donc en pleine nuit, il faut ajouter la pollution atmosphérique énorme de ces gaz de combustions largués sur notre belle capitale. Cette effroyable pollution de l'air que nous respirons est tue par l'IBGE et Inter-environnement, alors qu'elle est analysée et dénoncée dans tous les autres pays... Portons plainte, faisons-nous entendre, faisons-nous membres des associations de riverains, votons pour les hommes politiques qui se battent contre le survol de Bruxelles. Ne subissons pas toutes ces agressions nocives pour la santé avec fatalité. Terriens, il est temps d'agir...

  • Ars Vinorum, Sheltema et Belga Queen...

    Mon avis sur 3 restos essayés récemment. Ce midi, déjeuner à l'Ars Vinorum, Rue de la Reinette à Bruxelles (perpendiculaire à la Rue de Namur) : petit resto italien très sympa, tout en simplicité, mais avec de fort bons produits et une magnifique carte de vins italiens à petits prix. Superbes antipasti, risotto aux cèpes à mourir, Nebbiolo très convenable à 18 euros, sans oublier les délicieux desserts typiquement italiens. A recommander. Le second, le Sheltema, représentait pour moi la meilleure maison de l'Ilot Sacré. Ce n'est plus le cas. Croquettes de crevettes fort décevantes (croûte molle et trop épaisse, et farce bisquée effaçant toute la finesse de la crevette grise). Raie meunière ridiculement petite et fine, et me semblant avoir été surgelée : où sont ces belles raies bouclées au filet épais et blanc, et au goût si fin? Pas là en tout cas ! Et quand vous demandez ce qu'est le "Blanc de Turbot" à la carte, le garçon vous répond que ce sont des chutes de turbot ! A ce prix-là, ils ne vont pas en vendre des masses... Le troisième, toujours égal à lui-même : le Belga Queen. Lunch à 16 euros avec un superbe et copieux tartare de saumon en entrée, et un fort beau filet de Colin en plat sur une purée de rattes et ses petits légumes. Vraiment bon. Seul souci, le prix du vin au verre. Mais quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu.

  • 1.000 milliards de dollars...

    "Si on voit ce que la Réserve fédérale a déjà fait, si on voit l'extension des pouvoirs du Trésor pour traiter le problème de Fannie Mae et Freddie Mac, je crois qu'on parle d'environ 1.000 milliards de dollars", a déclaré Richard Shelby, numéro deux de la commission des Affaires bancaires, sur la chaîne de télévision ABC. A nouveau, Bush préfère aider (aux frais du contribuable) ses petits copains banquiers (qui ont pourtant fort mal géré leur business, et qui continueront néanmoins de s'octroyer des salaires indécents) plutôt que d'aider les pauvres américains qui ne parviennent plus à rembourser l'emprunt de leur maison. Pourtant, avec mille milliards de dollars, il aurait pu aider tous ceux qui étaient dans le besoin. Et il n'y aurait jamais eu cette crise des subprimes, qui a des répercussions sur l'économie mondiale toute entière, et tous ces américains vivraient toujours dans leur maison C'est toujours la même chose et cela m'écoeure. De plus en plus. Tout ceci n'a rien à voir avec ce blog, mais j'avais envie de le dire.

  • Et si on changeait...?

    Les très goûteuses anciennes variétés de tomates de Vincent Quantaert :

    Vincent et Geneviève Cantaert et son épouse ont des projets plein la tête : ne pas rester sur leurs acquis mais essayer encore et toujours de travailler et de goûter de "nouvelles" variétés...anciennes et rares très souvent d’ailleurs. Leurs produits ultra frais sont présents le mercredi après-midi sur le marché du Châtelain à Ixelles et le samedi matin Place Flagey, à Ixelles.

    La ferme de Sainte Barbe :

    Joël travaille une vingtaine d’hectare, le tout en cultures biologiques. La moitié est consacrée au maraîchage et l’autre aux céréales : triticale, orge, maïs et bientôt lupin (très riche en protéine !) sont destinées à l’alimentation de ses poules, poulets et bovins mais aussi à la vente aux particuliers tandis que l’épeautre et le froment panifiables sont transformés en farine pour la fabrication de pains.
    Sur réservation, Joêl vend aussi des poulets certifiés bio et élevés en plein air, des vins bio, bières bio et jus de pomme bio. 
    Joël Lambert, Chavée aux lapins, 12 à 1350 Orp le Grand Tél/fax : 019/63 22 85, www.fermesaintebarbe.be. Magasin ouvert tous les samedis de 8 h à 15 h et livraison de panier hebdomadaire.

    Tous ces renseignements et autres bons conseils (et bien d'autres encore) se trouvent sur le site www.gouterbruxelles, lancé par Slow Food, à l'occasion de ces 4 journées du goût à Bruxelles, qui débutent ce jeudi. Changeons notre alimentation, achetons des produits de terroir et de saison à des passionnés comme ci-dessus. Fuyons les OGM et les multinationales agro-alimentaires. Apprenons à redécouvrir le vrai goût d'une tomate, d'un pain ou d'un poulet. Vous ne pouvez pas savoir comme c'est bon... Terriens, il est temps d'agir...

  • Goûtez Bruxelles... avec Slow Food

    Ce jeudi 18 débute la première action de Slow Food en Belgique : 4 journées dédiées au goût, et à une alimentation "bonne, propre et juste". Excellente initiative !

    Nous sommes persuadés que ce que nous mangeons doit avoir bon goût, être produit de manière à ne pas endommager l’environnement ou notre santé et que les producteurs alimentaires doivent recevoir une juste rémunération pour leur travail.

    Cette première édition des Rencontres Slow Food a pour ambition de montrer une autre image de Bruxelles ; celle d’une capitale éco-gastronomique, d’une ville verte où il fait bon se promener, d’une ville à parcourir en tous sens pour le plaisir des sens – une ville à découvrir et à goûter.

    Des chefs, des artisans, des producteurs, des transformateurs, professionnels et amateurs concoctent des menus ‘bons, propres et justes’ et partagent durant ces quatre jours leur passion et leur savoir.

    En 2008, l’évènement s’appuie par ailleurs sur un relais de choix puisque Bruxelles-Champêtre sera cette année consacré à l’alimentation durable. Un pique nique géant sera l’occasion de déguster dans un ambiance conviviale les produits du marché Slow Food de la Place des Palais.

    Liste des restaurants participants : 

    RESTAURANT RESOURCE - Christian Baby Yumbi - Menu Slow Food [+]
    RESTAURANT LE MAX - Roberto Pintus [+]
    RESTAURANT NICOLAS & PIMPRENELLE - Nicolas Leveaux [+]
    RESTAURANT LE CORIANDRE - Damien Vanderhoeven [+]
    SNACK TROP BON - Catherine Piette et Christine Lefèbvre [+]
    RESTAURANT MADOU’S PROVENCE - David Monier [+]
    RESTAURANT L’ATELIER DE MICHEL D - Michel Doukissis [+]
    RESTAURANT LES FLÂNERIES GOURMANDES - Alex Malaise [+]
    RESTAURANT LE PAIN ET LE VIN - Olivier Morland [+]
    RESTAURANT BON-BON - Christophe Hardiquest [+]
    RESTAURANT CHOU - Dominique Aubry [+]
    RESTAURANT STIRWEN - Alain Troubat [+]
    RESTAURANT LA MANDRAGOLA - Umberto Piccini [+]
    RESTAURANT ORPHYSE CHAUSSETTE - Philippe Renoux [+]
    RESTAURANT L’IDIOT DU VILLAGE - Alain Gascoin [+]
    RESTAURANT LA TRUFFE NOIRE - Luigi Ciciriello [+]
    RESTAURANT LA MEILLEURE JEUNESSE - Erwann Charrier [+]
    RESTAURANT LE COIN DES ARTISTES - Jean Yves Pletsier [+]
    RESTAURANT JALOA - Gaëtan Colin [+]
    RESTAURANT A’MBRIANA - Laura et Francesco Lucaccioni [+]
    OUPS, LE BAR DE TOUTES LES SOUPES - Nathalie Massoud [+]
    RESTAURANT LE CHALET DE LA FORÊT - Pascal Devalkeneer [+]
    ESTAMINET LA FLEUR EN PAPIER DORÉ - Danny Verbist - Danny Verbist [+]
    RESTAURANT DES CADRES BELGACOM : LE CENTRAL PARK - Christian Soltau [+]
    RESTAURANT INADA - Inada Saburo [+]
    RESTAURANT LE ZINNEKE - Michel Immerzeel [+]
    RESTAURANT SOCIAL K-FÊTE - La Chôm’Hier-AID [+]
    RESTAURANT SOCIAL SÉSAM’ - Bouillon de Culture asbl [+]

    En plus, Des producteurs repérés par les Conviviums Slow Food belges constituent un marché sur Bruxelles Champêtre, Place des Palais, le dimanche 21 septembre. Ce qui vous permettra de vous approvisionner pour le pic-nic organisé au même endroit. Et pourquoi ne pas en profiter pour vous faire membre de Slow Food ?

    Plus d'infos sur le site www.gouterbruxelles.be

     

  • Dégustation du mercredi (3)

    Fort belle dégustation à 3, sur le thème du Jura et de la Savoie. Le premier flacon présenta un fort beau nez de Chardonnay Sauvagnin. A la bouche, une fort belle attaque minérale et fruitée, sur une belle acidité, avec de la richesse et du gras. Des agrumes, sur une belle longueur qui s'achève sur des notes plus minérales : un vin impréssionnant qui nous a fort plu. Chignin-Bergeron 2006 en Vin de Savoie, d'André et Michel Quenard. Superbe. Le second flacon, un Côtes du Jura 2005 Poulsard de Sylvie et Luc Boilley, le seul rouge de ce soir, était bouchonné. Le troisième flaconske (32cl) offrit un nez de noix et d'abricot fort mûr. La bouche moelleuse et moyennement liquoreuse explosa sur l'abricot, prédominant, avec très peu de sucre résiduel. Vin de Paille, Côtes du Jura 2000 du Domaine Berthet-Bondet. Fort agréable, ce vin passérillé (séché sur clayettes pendant 3 mois), élevé en fût de nombreuses années, et tout juste mis en bouteilles. 100 Kg de raisins donnent 15 litres de vin : ceci explique la concentration et la pureté du nectar... Mercredi prochain, quelques fort beaux flacons en perspective pour fêter l'anniversaire de celui de nous 5 qui travaille le plus dans le vignoble. 

     

  • Dégustation du mercredi (2)

    Après avoir posé le filet (énorme) sur le vignoble (minuscule), on entama cette seconde dégustation du mercredi, avec un premier vin au nez léger sur des fruits rouges, quelques relents de biodynamie, un soupçon de réduction et quelques effluves de fermentation... Un bouche acide et légèrement pétillante sur un beau petit fruité suivie de notes plus animales ou fermentées, le tout sans complexité ni longueur : St Joseph 2000 du domaine Vincent Paris à Cornas. Difficile de deviner la Syrah : on était plus sur du Pinot Noir. Second vin, au nez étranger (j'utilise ce mot quand je pense hors France), de goudron, de coccinelle écrasée, avec un côté sucré parfumé : une espèce de concoction technique fort travaillée... En bouche : pas de fruits, sec à mourir et beaucoup de bois ! Bref, tellement déséquilibré qu'imbuvable ! Un Saumur, Château de Fosse-Sèche (il porte vraiment bien son nom), "Réserve du Pigeonnier" (il fallait être un pigeon pour l'acheter!) de la Famille Keller à Brossay. Ce divin flacon est importé et chaudement conseillé par les Etablissements De Coninck pour la modique somme de 29 euros. Un scandale. Troisième bouteille, au nez rond et vanillé. Mes 4 comparses l'ont trouvé gourmand, sur de la groseille, et fin. Moi, je l'ai trouvé fort proche du premier, avec de l'astringence et un boisé non fondu en finale...  Côte Rôtie "Les Jumelles" 2005 de Paul Jaboulet Aîné. Ils remettent en question la façon de vinifier et repartent à zéro. Pourquoi pas? A revoir plus tard sur un vin moins jeune. La quatrième bouteille, sur un nez magnifique de Cabernet Franc présenta une belle matière, de beaux fruits et une belle longueur, mais assez travaillée : Château L'Evangile 1994 en Pomerol. Bien supérieur à celui de la semaine passée. Et pour terminer, un vin au nez superbe, avec de la vivacité et de l'évolution, sans la lourdeur d'un liquoreux. Superbe en bouche aussi, avec un retour de cacao et de moka somptueux. On est parti dans toutes les directions, en écartant le Sauternes, car manquant d'amplitude et de richesse. Et pourtant, Château La Tour Blanche 1989, 1er Cru en Sauternes, Donation Osiris. Fort belle bouteille quand même... La semaine prochaine, retour des dégustations à thème avec, pour commencer la saison : Jura, Arbois,Savoie. Qui vivra verra.

  • Soja OGM : feu vert !

     

    La Commission européenne a autorisé ce lundi l'importation dans l'UE de produits contenant un soja génétiquement modifié (A2704-12), utilisé dans des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. L'autorisation est valable pour dix ans. Tout produit issu de ce soja modifié devra être strictement étiqueté et suivre les règles européennes de traçabilité. Les pays de l'UE n'avaient pas réussi à prendre une décision à la majorité qualifiée à propos de cet OGM et le dossier avait donc été renvoyé à la Commission européenne. Ce type de soja a été l'objet en août 2007 d'un avis favorable de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui avait jugé improbable qu'il ait des effets indésirables sur la santé de l'homme ou des animaux, ou encore sur l'environnement. Cette autorisation fait suite à une demande de mise sur le marché des Pays-Bas déposée par le groupe allemand Bayer CropScience en 2005. La Commission persiste donc à vouloir inonder notre continent d'OGM, pliant sous l'énorme pression des lobbies des multinationales agro-alimentaires, et ce, malgré la volonté de la population de ne pas être obligée de consommer d'OGM ! Quelques pots de vins bien placés suffisent à nos élus pour tromper leurs concitoyens... Rejetons ces aliments cultivés aux USA et au Brésil par des multinationales sans scrupules, lisons bien la composition des ingrédients, et boycottons tout ce qui contient le mot "modifié". Ce sera meilleur pour la santé, meilleur pour l'agriculture traditionnelle ou bio, meilleur pour la biodiversité. Terriens, il est temps d'agir...

  • GROM, la glace italienne de qualité...

    Premier glacier Grom ouvert à Turin en mai 2003, puis, très vite, 16 autres en Italie. Puis New-York, Paris : c'est parti. Un nouveau nom à retenir. Car ce succès s'appuie sur des glaces et sorbets d'une qualité inimaginable, sans additifs, où les meilleurs ingrédients possibles sont mis en fabrication selon la saison. Quelques exemples : une des meilleures mandarines du monde, de la variété Avana (de Décembre à Février) provient de Ciaculli, dans la province de Palerme en Sicile, Le citron Sfusato d’Amalfi est tout simplement un des meilleurs citrons dans le monde! Avec une très faible acidité, un zeste épais et résistant et un parfum intense incroyable, ce citron est plus qu'un simple fruit sur la côte d'Amalfi, Fraises : Exaspéré par les difficultés à trouver un produit répondant à nos exigences, nous avons décidé de le cultiver dans notre ferme à Costigliole d'Asti, en choisissant des variétés qui n'ont pas un grand rendement (8000 kilos par hectare au lieu de 20000 kilos pour certaines autres! ) Mais avec une saveur fantastique . Framboises : Nous allons chercher nos framboises dans la région de Trentino (précisément dans la vallée de Mocheni) à partir de la fin du mois de juin, puis dans le Piémont pendant le reste de la saison. Les meilleures variétés cultivées sont l’Heritage, la Rossana et la Tulameen. La pistache de Bronte : Cette variété de pistache pousse sur les terres escarpées de Bronte et nulle part ailleurs en Europe. C’est seulement ici que les pistaches prennent une telle couleur vert émeraude et un parfum intense de résineux. Perchée sur les routes escarpées entre le volcan Etna et le Parc des Nebrodi, la région de Bronte dépend pour sa subsistance de la culture de la pistache. La noisette Tonda Gentile du Langhe : C'est la seule Noisette avec IGP géographique protégée (Indication Géographique Protégée), ce qui prouve à quel point elle est bonne. La production ne peut dépasser 3400 kilogrammes par hectare, et les spécifications des conditions environnementales pour la culture des noisetiers destinés à la production de noisettes du Piémont est stricte et respectée. Chocolat "Cru Sauvage" de Bolivie : Dans la partie amazonienne de la Bolivie, au cœur de la foret tropicale, de vieux cacaotiers continuent de produire des fèves sauvages (complètement bio évidemment), ce chocolat d’une extrême pureté gagne souvent de nombreux concours. Les fèves sont exclusivement de type Criollo, petites, délicates, chaque opération doit être conduite minutieusement, torréfaction, séchage (qui dure plus de 60 heures…). Le résultat est extraordinaire, parfum pur et harmonieux, tannins souples et doux, et de complexes arômes de prunes, fleur d’oranger et pamplemousse. Et, pour finir, la vanille : Cette fois, nous sommes allé à Madagascar, où Slow Food nous a alerté de l'existence d'une petite zone où la vanille Bourbon est produite. C'est la région de Mananara, où nous achetons nos gousses. Nous utilisons la vanille «planifolia», qui nécessite une plus longue et plus délicate préparation par rapport à la vanille Tahitensis. Bref, avec une telle recherche qualitative d'ingrédients provenant de terroirs somptueux, une telle recherche du goût, il est inéluctable que Grom envahisse la planète pour vous faire découvrir ces saveurs inouïes et oubliées. J'apprécie la démarche. Cela nous changera de ces chaînes de glaciers industriels, dont les produits sont bourrés d'additifs...

  • Parfums de cuisine...

    Très bon repas dégusté dans ce restaurant namurois tenu depuis peu par Eric Lekeu. Ambiance sympathique, petite salle conviviale donnant sur la cuisine ouverte, qualité dans l'assiette et prix fort raisonnables. Le menu "Parfums et saveurs" à 50 Euros nous amena à déguster un dos de Sandre sur sa peau, chou pointu et lard fumé, beurre aux échalotes et au thym, suivi d'un homard canadien en parmentier, chicon caramélisé, parmesan, jus de crustacés légèrement gratiné, puis d'un filet de turbotin doré, assaisonné au saté, tomate confite, palourdes, algues marines, et, pour achever, une gambas sur mousse de saumon et sa julienne de légumes. Un pain perdu framboises-cannelle nous apporta la petite note sucrée finale. Côté vins, on débuta par un fort plaisant Vinsobres, Vallée du Rhône, du Domaine Chaume Arnaud en 2004 (à 29 euros), suivi d'un Gaillac "Grande Cuvée" 2005 du domaine Gineste (35 Euros), et d'un dernier Nuits St Georges "Vieilles Vignes" 2003 de Patrice Rion (à 83 euros), pour terminer en beauté. Il y a moyen de ne prendre que 2 plats et fromages ou dessert pour 30 euros, et le chef est très flexible pour vous proposer une variante à tout plat qui ne vous conviendrait pas au menu. Bref, un endroit gastronomique fort sympathique où il faudra désormais réserver pour être sûr d'avoir une table...

  • Dégustation du mercredi (1)

    Après plus de onze ans de dégustations du lundi, vlà-t-il pas qu'on change de jour ! Gros bouleversements dans nos habitudes ! Va falloir s'habituer... On commença par un bon petit jus de pommes, à la robe jaune pâle, et au nez de calva, un peu lourd. La bouche, légèrement oxydative (style Jura) offrit du gras, de la puissance et de l'acidité, contrastant avec le nez. Mais toujours sur de la pomme ou du cidre. C'est un Chenin : Marie Besnard 2004 en Anjou, d'Agnès et René Mosse. Suivi un vin à la robe rubis, et au fort beau nez d'un vin qui a bien évolué, comme il fallait. La bouche, fruitée, pleine et opulente se révéla trop boisée et asséchante. Classique pour un 95. L'Evangile, Pomerol 1995, de Madame Louis Ducasse et Domaines Barons de Rothschild (Lafite). Le suivant, à la robe rubis également, mais avec encore un plus beau nez que le précédent, sur un fruit plus massif, de la fraîcheur et un peu de tabac. A la bouche, un vin précis, très bien fait, avec une belle structure, mais à laquelle il manque un peu de panache. La faute au millésime : ce n'est qu'un petit 93 : Mission Haut-Brion 1993, Pessac Léognan, Grand Cru Classé des Graves du Domaine Clarence Dillon à Talence. Le quatrième présenta une robe noire, plus jeune, et un nez de fruits mûrs et d'alcool. La bouche, concentrée et sucrée s'avéra monolithique au niveau du goût, stéréotypée. Château Soutard 2000, Saint Emilion, Grand Cru classé. On acheva cette dégustation à l'aveugle par un vin à la robe ambrée, au nez de Sauternes, mais à la bouche trop âgée, manquant de densité, de puissance, d'acidité et de fraîcheur, et qui se termine comme un cognac doux : Château Suduiraut 1982 en Sauternes 1er Cru. Rendez-vous mercredi prochain, pour la suivante..., qui aura lieu juste après la pose des filets sur le vignoble, nos baies colorées commençant de tenter les volatiles les plus divers !

  • Un nouveau poisson...

    Depuis les années 70, la consommation de poisson augmente chaque année de plus de 9 pc. Elle atteint aujourd'hui 140 millions de tonnes dont 45 proviennent d'élevage. Les 95 autres, de la pêche. Or, les stocks des océans s'épuisent. La pollution, les changements climatiques et les techniques utilisées affectent la biodiversité et certaines espèces sont menacées. Pour faire face à la demande sans cesse croissante, l'aquaculture représente une filière intéressante, reconnue par nombre d'organisations comme le WWF ou Greenpeace, et dont l'importance va grandissant. D'après la FAO, plus de trois quarts des stocks de poissons présentant une valeur commerciale sont pleinement exploités, surexploités voire en voie d'extinction, et plus de 210 espèces  sont déjà élevées via l'aquaculture. Mais, pour constituer une réelle filière d'avenir, il faut qu'elle se distingue par sa gestion responsable et sa production non polluante. C'est le cas du projet Claresse : une production de 1. 500 tonnes par an qui est écoulée en Belgique, depuis peu, par le groupe Delhaize. Elu "produit de l'année" au dernier Salon Seafood des produits de la mer de Bruxelles, Claresse est un croisement "naturel" de deux poissons-chats du Nigeria, dont les alevins sont nourris à 70% de matière végétale sans OGM pendant 4 ans, dans des fermes. Et comme le client recherche du poisson blanc, sans arête, au goût pas trop prononcé et pas trop cher, c'est peut-être le bon filon industriel... Quant aux gastronomes pour qui la finesse du goût de la chair délicate d'un vrai poisson de mer est importante, ils ne mangeront certainement pas ce nouveau poisson!