• 44 heures d'été...

    Et voilà, c'est fini. Les premières 44 heures estivales que nous venons de connaître ce week-end marquent le début et la fin de notre été 2008 ! Ceux et celles qui voulaient bronzer en maillot sur la plage, ou se rouler nu dans l'herbe, ou photographier un grand ciel bleu  devaient le faire ce week-end ! Car dès demain, le thermomètre replonge et les perturbations et dépressions reviennent... On annonce quand même une hausse des températures entre le 10 et le 13 septembre, mais c'est tout ! Cet été couvert, frisquet et pluvieux ne fait pas le bonheur de nos vignes, ni de mes tomates oubliées plantées sur la terrasse, et qui ont du mal à mûrir... En 2007, on avait quand même eu droit à un superbe mois d'avril, et à un non moins superbe été indien... Cette année, rien ! Mais ne nous plaignons pas trop : nous ne sommes pas sur la route de Gustav, et nos nappes phréatiques sont pleines. Pleines d'iode radioactif.

  • Le Bistrot du Mail (2)

    Autant j'avais été conquis par ce restaurant il y a quelques mois, autant la déception de ce soir est grande. Ma "solette poêlée meunière, quinoa aux fruits de la passion et gambas pastèques et herbes fraîches en salade" s'avéra trop cuite d'un côté et pas assez de l'autre, avec une quinoa farineuse qui n'apporte rien. Quant aux dès de pastèques... L'autre entrée paraissait meilleure et plus équilibrée : "Filet de rouget poêlé, pâte fraîche au tourteau et citron jaune, jus de crevettes et poivron rouge". Suivirent un "Turbot de Noirmoutier, fidua en persillade, cressonnette et crevettes grises sautée au piment d'Espelette", que l'on pourrait nommer petit turbotin (épaisseur du filet : 10mm), reposant sur une "fidua" à nouveau farineuse et sans aucune finesse, agrémentée de quelques crevettes grises entières frites... A nouveau, en-dessous de tout. Par contre, le "Pigeonneau de Warêt en cuisson lente, blinis aux girolles et chèvre cendré, oignons grelots et jus d'herbes" semblait plus élaboré et à la cuisson maîtrisée. Rien à dire au niveau fromages, desserts et vins : c'était parfait. Bref une déception gastronomique; dommage pour un restaurant étoilé... que je ne recommanderais plus désormais.

  • Dernière dégustation du lundi (74)

    Dernier lundi de dégustation, à 4, après quelques soins apportés à la vigne, laquelle a vraiment besoin de soleil. Espérons que septembre et octobre soient radieux... Premier flacon au nez jeune et agréable, et à la bouche légère et fort acide. L'acide tartrique est d'ailleurs fort présent sur la bouteille. L'agace Pissette, en biodynamie, d'Anne Godin à Cahors. Il s'agit d'un Clairet (cabernet sauvignon et tannat), sans souffre. Pas terrible. Second flacon : un nez plus affirmé, une robe plus foncée, et une bouche pas terrible non plus, avec de la verdeur : Le petit Jaboulet, Syrah 2006, de Paul Jaboulet Aimé. Troisième flacon : une robe rubis foncée et un nez de fruits mûrs. Mais une bouche plate et métallique, sans émotion. Il manque beaucoup de choses : la gonzesse, on ne l'a même pas vu passer ! Il n'y a rien. La Tour de By 2001 en Médoc. Décevant. Dernier flacon : un nez plus complexe qui incite à s'y intéresser. Une robe rubis, et une bouche sur un bel élevage, avec du fruit et une belle longueur, mais ce n'est toujours pas le nirvana... Les Picasses 2001 en Chinon de Catherine et Pierre Breton. Bref, rien de bien vraiment terrible ce soir, si ce n'est le plaisir de se retrouver entre amis autour d'une dégustation à l'aveugle...

  • Brasserie Rubens à Knokke...

    Ce restaurant qui faisait, depuis plusieurs saisons, le bonheur des amateurs de véritables croquettes de crevettes et de poissons ultra-frais est sur le déclin... Notre dernière visite sur cette terrasse bien située sur la digue, et bien exposée fut décevante à plus d'un titre : croquettes de crevettes dont la recette originale a été modifiée, ce qui nous a valu une croûte fort épaisse et molle, et une farce tiède manquant de finesse et d'onctuosité. La déception, quand on est habitué au meilleur... Pour suivre, le réputé pavé de cabillaud Royal. Avant, il s'agissait d'un véritable pavé de cabillaud fort épais, et à la chair fine, grâce à la justesse d'une cuisson parfaite. Aujourd'hui, la portion est facilement réduite de moitié, et trop cuite. On dirait du surgelé ! J'ignore ce qui s'est passé (changement de chef, changement de direction ?), mais c'est le plongeon au niveau qualitatif. Fort dommage. Seul point positif, le Pimm's est toujours égal à lui-même, ainsi que la belle carte des vins. Il va falloir trouver où pouvoir, à nouveau, déguster les vraies croquettes de crevettes grises, élaborées à partir de la recette ancestrale et traditionnelle, qui firent le bonheur de tant de gastronomes sur notre côte belge...

  • Dégustation du lundi (73)

    Petite dégustation à 3, improvisée en cette période de vacances. Après quelques petits soins apportés au vignoble, nous sommes passés à la dégustation à l'aveugle qui embaume nos lundis depuis onze ans déjà... Premier flacon, au nez discret, sans trop d'expression. En bouche, une matière qui dû être belle, un côté punchy suivi d'un côté suret, le tout sur une belle maturité, avec un élevage travaillé mais pas abouti : la finesse du pinot noir est EPO-issée... Bonnes -Mares Grand Cru 2000, élevé et mise en bouteille par Lucien Le Moine. Fort évolué pour son âge et décevant pour un Bonnes-Mares. Le second flacon, au nez de vieux bordeaux, mais frais, sur un fruité encore présent présentait une robe tuilée. Un peu chaud en bouche, mais tient le cap. Très agréable à boire et fort belle longueur. Vinification classique des années 70, début 80 : Château L'arrosée, Saint Emilion Grand Cru Classé 1983. Ce vin tient son rang et gagne encore à l'aération, malgré le petit millésime. Troisième flacon, au nez beaucoup plus expressif, et sur un plus grand terroir que le précédent. Nez sanguin. Robe rubis foncée, superbe. En bouche, très belle évolution, sur un beau fruité. Onctuosité, pleinitude et longueur définissent ce vin arrivé à maturité, et qui en a encore sous la pédale : Les Carmes Haut Brion 1986, Pessac Léognan de Philippe Chantecaille. Petit domaine (21.600 bouteilles), qui mérite le rang de Cru Classé. Prochaine dégustation non fixée. Demain la tempête et les averses qui semblent caractériser ce mois d'août 2008. En attendant l'été indien qui sauvera le millésime...

  • Les bonnes résolutions...

    • prendre le parti de cuisiner chez soi plutôt que d'acheter des plats tout prêts, quand bien même ils seraient signés par de grands noms de la gastronomie – de toute façon, vous ferez largement mieux que l'industriel qui pense à son profit avant de songer à votre plaisir gustatif.
    • Oui cuisiner soi-même,  cuisiner pour sa famille, pour ses amis, pour le plaisir de partager, cuisiner après avoir fait ses courses sur un marché, reniflé les odeurs du « juste cueilli », senti la rosée sur la salade, la pruine sur les fruits, la fraîcheur des légumes.
    • Sur le marché, évitez le revendeur, privilégiez le petit producteur, l'homme ou la femme aux mains calleuses, aux rides profondes, au teint hâlé par le labeur. Celui ou celle qui vend ses pommes – les siennes, cueillies dans son verger – et non pas des pommes réfrigérées par un an de chambre froide, fatiguées par un long transport, et dont l'identité est banale comme la Golden. 

    • Le maraîcher ne vend pas de fraises en janvier ni de tomates en avril...Le producteur connaît les saisons et peut devenir un excellent pédagogue pour vos enfants curieux et un auxiliaire précieux pour la préparation de vos plats.
    • En vous remettant à cuisiner vous ferez des économies : la purée « maison » est moins chère que la boîte de flocons et infiniment meilleure ; vous épaterez votre famille et vos amis ; vous porterez la bonne parole, on voudra vous imiter, vous serez à l'origine d'une chaîne de partage du plaisir. Essayez !

    Prenons de bonnes résolutions. Pas de ces résolutions que l'on s'empresse d'oublier le lendemain du jour où elles ont été prises. NON, des résolutions simples, de bon sens, de celles qui vous donnent un peu de fierté quand elles sont tenues. Une résolution à la fois, mais on s’y tient. Celle-ci est de Jean-Pierre Coffe, et c'est une très bonne idée. C'est meilleur pour l'environnement, meilleur pour la santé, meilleur dans l'assiette et meilleur pour votre budget...

  • OGM : la roulette génétique...

    Article intéressant sur Agora Vox, à propos du nouveau livre de Jeffrey Smith : Genetic roulette. L’auteur  américain décrit le début des ogms agricoles dans un scénario à la Hitchcock, où on voit une agence de régulation (la FDA) donner son accord en 1992 à la mise en agriculture des ogms tout en autorisant sa mise en circulation dans l’alimentation humaine et animale sans étiquetage ni séparation des filières. Ce n’était pas nécessaire ! Dès 1992, la FDA disait explicitement « L’agence n’a aucune raison de juger que ces aliments dérivés de ces nouvelles méthodes diffèrent des autres d’une façon significative ou uniforme ». Et sur cette base, la FDA a simplement déclaré que des études d’innocuité poussées n’étaient pas nécessaires et qu’il appartenait aux producteurs de vérifier qu’il n’y avait aucun problème. Avec aussi peu d’obstacles, la voie était ouverte à un déploiement rapide de cette nouvelle industrie , avec des conséquences évidentes : les agriculteurs n’avaient aucune raison de refuser des pratiques agricoles autorisées par la loi et les semenciers n’ont eu aucun mal à les convaincre. La suite est connue : les USA le faisant, la tentation fût grande de le faire ailleurs par supposition implicite (ils le font, donc ils ont jugé après études qu’il n’y avait aucun risque, faisons pareil). Surtout au regard des lois de l’OMC il devenait de fait impossible de refuser l’importation de ces produits autorisées aux USA sans avoir toutes les preuves scientifiques qu’ils présentaient un danger indubitable. On les vit donc apparaître en europe et ailleurs. En 1999 cependant, une action en justice amenait la FDA à « libérer » 40 000 pages nous apprenant que la FDA avait eu pour consigne expresse de l’exécutif de favoriser les biotechnologies et que la personne chargée de ce dossier au sein de l’agence sur cette période était l’ancien avocat de Monsanto, qui devait devenir, après que la réglementation soit établie ,vice-président de la société en question (for a job well done)... On appris aussi qu’il y avait consensus au sein des scientifiques de l’agence pour juger que ces produits étaient significativement différents et que ces aliments pouvaient créer des effets secondaires imprévisibles et ardus à détecter nécessitant donc des études à long terme d’innocuité pour chacun d’entre eux, incluant des tests sur des volontaires humains, pour se prémunir contre les risques d’allergies, de toxines, de nouvelles maladies et de problèmes nutritionnels ou environnementaux. On sait désormais que leur opinion n’a pas prévalu et que leur silence a été imposé vu les délais importants que cela aurait présenté pour les industriels en attente du feu vert. Si le passé, là-bas peut éclairer l’avenir ici...

    Que savons-nous en 2008 sur les risques potentiels des ogms ?

    En résumé, assez pour affirmer qu’ils n’ont aucune chance d’échapper à la loi de Murphy.

    La base des biotechs est le postulat émis par F. Crick qu’un gène donne une protéine sans rétroaction. Nous avons toutes les preuves que c’est faux. Il y a bien plus de protéines que de gènes (grâce à l’épissage alternatif par ex), ce qui veut dire que le gène implanté pour fabriquer la protéine voulue à la capacité d’en faire d’autres dont nous ne savons rien.

    Le « promoteur » d’origine virale couramment utilisé pour permettre une production en continue et à haute dose de la protéine a montré sa capacité à activer en permanence d’autres gènes avec des conséquences potentiellement graves quasiment pas étudiées.

    La (les) technique(s) d’implantation du transgène sont connues pour occasionner des dommages collatéraux sur le receveur (en clair , elles occasionnent des dégâts qu’on peut assimiler à des maladies génétiques induites). Les conséquences ont été peu explorées.

    La technique de multiplication de la cellule transgénique est la cause de très nombreuses mutations , peu étudiées.

    Le « terminateur » qui indique où se termine la lecture de l’ADN du transgène pour la fabrication de l’ARNm a été reconnue comme défectueux.

    Le postulat du gène « légo » qui fonctionne en solo, sans être influencé ni influencer a depuis longtemps volé en éclat, c’est toujours un des piliers de la technique.

    On a montré que l’insertion d’un seul transgène peut modifier l’expression de 5% des gènes de l’organisme receveur (grâce à la technologie des puces à ADN) sans étude des conséquences potentielles de cette découverte.

    On a montré que l’expression d’un gène dépend de l’environnement dans lequel il s’exprime or le mélange des genres (cas de le dire) est à la base de la technique.

    On a montré lors d’une seule étude sur des volontaires humains la présence de bactéries « RoundUp Ready » dans leur intestin, attestant du transfert horizontal de gène. Que se passera-t’il le jour où un gène fabricant un insecticide sera intégré dans une bactérie intestinale ?...

    On a surtout montré à travers l’expérience du Pr Pusztai (chargé au milieu des années 90 par le gouvernement britannique de concevoir le protocole pour tester les ogms) que c’est manifestement la technique qui est en cause et potentiellement dangereuse.

    Le fait de l’avoir dit à l’époque a d’ailleurs été la cause de son limogeage et de la fin de ces travaux, même s’ils restent probablement la meilleure étude jamais faite à l’heure actuelle sur le sujet.

    On comprendra, dans ces conditions que les spécialistes en matière de couverture des risques (la corporation des assureurs) à travers la planète entière refusent d’assurer cette activité (une singularité partagée avec le nucléaire) sans que le législateur ne s’en émeuve outre mesure, quand chaque citoyen est dans l’obligation de s’assurer pour tous les risques qu’il peut faire courir...

    Il est désormais inscrit dans la loi française que le « sans-ogm » s’entendra « avec » (on a parlé de 0,9% de limite de présence, un chiffre substantiellement différent de zéro) or on a déjà l’expérience du caractère allergisant de certains ogms (sans que la plante non-ogm le soit, ce qui en dit long sur l’équivalence en substance brandit en toute circonstances) ce qui posera de vrais soucis aux allergiques et on sait d’ores et déjà que tout problème sanitaire ou environnemental majeur ne pourra être pris en charge que par la collectivité dans l’hypothèse ou la charge de la preuve pourrait être apportée.

    Or tout laisse à penser qu’on ne pourra avoir de preuve...

    Un boulevard est donc ouvert à la plus grande expérimentation jamais faite sur l’espèce humaine, même si quelques garde-fous sont encore présents chez nous.

  • Je ne voudrais pas être alarmiste, mais...

    En 30 ans, 30% des ressources naturelles de la terre ont disparu. En 50 ans, soit une vie d'homme, nous avons plus dégradé la planète que lors des milliers d'années qui ont précédé. 30% des espèces végétales et animales sont déjà perdues et détruites à tout jamais, et une espèce disparaît toutes les 18 minutes dans le monde. 30 pays ont perdu l'ensemble de leur forêt vierge en 50 ans. Le patrimoine de l'humanité disparaît avant même qu'on ne l'ai étudié. Continuons comme cela et nous allons droit dans le mur ! Le monde du vivant, dont nous faisons partie, doit ré-apprendre à vivre ensemble et se respecter. Arrêtons cette surconsommation qui fait le bonheur et la fortune des groupes agro-alimentaires et des industriels. Mangeons moins de viande (l'élevage industriel est gros consommateur de céréales (OGM), d'eau (il faut 15.000 litres d'eau pour produire un kilo de viande), et est source de pollution, sans parler du CO dégagé par le bétail. Souvenons-nous que la terre nourrit l'homme : plantons quelques graines de légumes oubliés sur la terrasse ou dans le jardin, et retrouvons le bon goût des légumes de pleine terre. Signons un contrat avec un fermier (bio, si possible) et recevons chaque semaine un panier de fruits et légumes frais, de saison, non traités : c'est moins cher qu'au supermarché et bien meilleur ! Et arrêtons de nous remplir le crâne avec toutes ces publicités mensongères à la télé : Président, Danone et consorts, c'est de la foutaise ! Privilégiez les petits commerçants : c'est un peu plus cher, mais souvent de meilleure qualité. Et en plus vous vous ferez des amis. Il est temps de se rebeller, de quitter le modèle de con-sommateur parfait qu'à fait de nous l'industrie alimentaire et de nous recentrer sur les vraies valeurs, de retrouver le plaisir de manger des aliments sains et le plaisir du goût. On commence demain, tous ensemble ?

  • Le retour des paysans...

    Article intéressant dans Le Monde de ce week-end consacré à un livre prémonitoire d'Henri Mandras, paru en 1967, "La fin des paysans". Il annonce la disparition de l'état de paysan et l'émergence du métier d'agriculteur, suite au dernier combat de la société industrielle contre le dernier carré de la civilisation traditionnelle. Il raconte l'introduction du maïs hybride, où l'épi américain prend peu à peu la place des différents maïs français, et liste les conséquences pour le monde paysan d'alors qui vivait en autarcie et qui hésitait face "au progrès" : achat de semences, achat d'engrais, achat de matériel agricole,recours à la spécialisation et endettement. Et en une génération, la France a vu disparaître une civilisation millénaire, constitutive d'elle-même au profit d'un modèle agricole aujourd'hui en crise : pollution des eaux par les nitrates, élevages hors sol, monoculture, disparition de la biodiversité, etc. Aujourd'hui, certains veulent réhabiliter le paysan, dont le travail respecte le sol, l'animal, les arbres et la biodiversité, et qui refuse l'agriculture industrielle et l'élevage en batterie. Le mot paysan, devenu péjoratif, reste le terme qui convient le mieux aux éleveurs, céréaliers et viticulteurs qui ne se sentent pas agriculteurs. Et ils sont de plus en plus nombreux. Et, peut-être, que dans quelques années, nous pourrons à nouveau déguster dans chaque village français les légumes cultivés par ces paysans. Des légumes pleins de goût et de consistance, aux saveurs oubliées... Une vraie pomme de terre, une vraie tomate, une vraie salade : beaucoup d'entre vous ne savent même pas ce que c'est ! Il est temps de faire marche arrière. Terriens, il est temps d'agir...

  • La malbouffe méditerranéenne...

    Avant, les Méditerranéens mangeaient des légumes variés, du poisson, des fruits, des noix, de l’huile d’olive, le tout arrosé d’un soupçon de vin. Ce régime hautement bénéfique pour la santé diminuait les risques cardio-vasculaires et préservait de l’obésité. Aujourd'hui, et depuis quelques années déjà, ce régime tombe en désuétude pour plusieurs raisons : l'élévation du niveau de vie fait que ces populations mangent dorénavant plus de viandes et plus de graisses, fréquentent les Fast Food et font désormais leurs courses dans les nouveaux hypermarché, bourrés de produits industriels tout faits et trop riches en graisses et en sucres. L'accession croissante des femmes au travail fait aussi qu'elles passent moins de temps aux fourneaux, pour ne pas dire plus de temps du tout... Résultat : selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le nombre de calories ingurgitées a augmenté de 20 à 30% en 40 ans, tout comme le nombre d'obèses... Une catastrophe selon les nutritionnistes, d’autant plus que cette évolution alimentaire coïncide avec une diminution de l’activité physique, les sociétés modernes tendant vers un style de vie de plus en plus sédentarisé. La population méditerranéenne sera donc désormais, elle aussi, touchée par toutes les maladies typiques des populations du nord. Et pourtant, c'est tellement bon un petit poisson grillé, quelques tomates bio au four piquées à l'ail, un petit filet d'huile d'olive et un verre de Bandol !