• Le Bistrot du Mail

    Fort agréable soirée au Bistrot du Mail, où le jeune chef Stéphane Lefèvre s’amuse à faire pétiller les saveurs dans une quête de l’originalité et du goût. Nous avons débuté, après 2 petites dégustations originales, avec un "Carpaccio de langoustines et chutney de cerises et gingembre effilochée de King crabe au shizo rouge" et des "Noix de Saint Jacques rôties au citron vert, voile de pomme verte et chantilly de chèvre, mousseline de patate douce passion". Ces 2 entrées étaient magnifiques, très bien présentées, goûteuses et fort bien équilibrées : le paradis ! Pour suivre, "Tronçon de turbot de Noirmoutier, polenta moelleuse aux shi-take et pecorino, mesclun de salades et jus de viande serré" et une "Galette de ris de veau et foie gras de canard poêlé, crème de lentilles du Puy à la sarriette, échalotes confites". Là aussi, des accords parfaits, et le respect du produit de terroir. Pour terminer, une "Classique dame blanche : glace vanille, crème fouettée et chocolat chaud manjari" tandis que j'optais pour une "Assiette de fromage de Charlie « la petite vache » pain aux noix et fruits séchés", pour terminer l'excellent Gigondas, aussi qualitatif que le Riesling pris en entrée. A ce sujet, le patron conseille vraiment bien les vins, et sort de sa cave des flacons non inscrits à la carte, peu onéreux et qui valent le détour. Quel plaisir ! Bref, un restaurant à conseiller vivement à tous les gastronomes.

  • 22, voilà les poulets chlorés...

    La «promesse» d'une levée de l'embargo sur le poulet chloré américain, sujet récurrent de contentieux entre Bruxelles et Washington, avait déjà été évoquée le 13 mai par le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, soucieux de renforcer les liens commerciaux transatlantiques. Côté scientifique, les avis sont partagés. Emmenés par la France, une vingtaine d'États membres critiquent la décision communautaire. Ils pourraient de facto la bloquer. «Les Américains peuvent avoir le modèle alimentaire qu'ils veulent, on n'est pas obligés de le transférer en Europe», a déclaré le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier. Plusieurs capitales craignent également que la méthode américaine supplante progressivement les règlements sanitaires européens. Ces derniers prévoient un contrôle minutieux de l'élevage, de la surveillance journalière des poussins aux contrôles qualité réalisés à la sortie de l'abattoir. «Les Américains compensent l'insuffisance de leurs contrôles d'hygiène tout au long de la chaîne par cette opération radicale qu'est le chlorage», explique un vétérinaire. La fédération avicole française s'est inquiétée mercredi de possibles «distorsions de concurrence». Les quatre substances de décontamination (dioxyde de chlore, chlorure de sodium acidifié, phosphate trisodique, acides peroxydés) ne pourront pas être mélangées. «S'il y a des dangers, nous prendrons des mesures immédiates», a conclu un expert. Selon l'industrie avicole, 300 000 tonnes de poulet chloré seraient prêtes à être exportées dans l'UE. Et voilà comment notre vieille Europe est envahie par la mal-bouffe... Et ne pensez pas trouver de grandes étiquettes "Attention, poulet chloré nourri aux OGM"... Si c'est vraiment écrit, ce sera en caractères minuscules, au dos de l'emballage... Merci à l'Europe de plier une fois de plus aux demandes strictement économiques des USA, et d'inonder notre continent de saloperies ! Un bon poulet bio : il n'y a que cela de vrai, de bon, de goûteux et de sain pour la santé. On est ce qu'on mange : pensez-y !

  • Dégustation du lundi (67)

    Belle dégustation à 4, sur le thème Australie/Nouvelle-Zélande, qui commença par un blanc, au nez de Sauvignon, et fort proche du Cloudy Bay que nous connaissons tous. A la bouche, un vin propre, net et sans défaut, avec une belle expression. Belle fraîcheur, bonne vivacité, sans aucun excès, et très expressif : Dog Point Vineyard 2006, Sauvignon blanc Malborough, New Zealand. Vinifié par celui qui s'est occupé de Cloudy Bay pendant des années, et à moitié prix... On passa ensuite aux rouges, avec un premier vin au nez discret et à la robe légère. Une bouche carbonique, avec de l'alcool, et qui se termine sur des cerises à l'alcool. Un très beau fruit, pur, mais sur une bouche un peu désarticulée et avec un côté asséchant. Le piège de la soirée : Rosso, Vino Da Tavola, Le Coste. Un vin de table italien. Suivirent deux monstres : le premier, au nez puissant et mentholé présenta une bouche concentrée, avec de l'alcool, un côté lacté, et du bois pour finir. Assez excessif. Cape Mentele Shiraz 2005 Margaret River. 15°, la bête... Le second, au nez également puissant sur du Porto et des pruneaux, mais avec une belle fraîcheur, avait une robe noire. A la bouche, cognac et pruneaux, sur une belle concentration et sur un bel élevage. Une classe au-dessus que les précédents : Astralis 2001 Clarendon Hills Shiraz Australia. S'ensuivit une discussion philosophique sur les 2 approches diamétralement opposées rencontrées ce soir, entre boire et apprécier un jus primaire sans terroir, mais net et propre, ou boire un vin élevé à partir d'un raisin et d'un terroir, pour aboutir à une complexité aromatique unique à ce domaine. Tout un programme... A vérifier lundi prochain, sur des bouteilles comportant 50% de Cabernet au minimum. D'ici-là, portez-vous bien...

  • A 2 doigts de la cata...

    Un avion-cargo de la compagnie américaine Kalitta Air s'est brisé en deux avant le décollage, dimanche, vers 13 h 30, à Bruxelles National, en bout de piste 20. Il n'a pas eu le temps de survoler Bruxelles. Quatre des cinq personnes à bord – l'équipage, américain – ont été très légèrement blessées. Le Boeing 747 transportait 76 tonnes de matériel et faisait route vers Bahreïn. Un plan catastrophe a été déclenché et un périmètre de sécurité tracé afin de colmater une fuite à l'un des réservoirs qui laissait échapper du kérosène. Les pompiers et polices des communes voisines ont été sollicités mais, selon le gouverneur du Brabant flamand, Lode De Witte, la sécurité des populations n'a pas été menacée. Ce serait arrivé 1.000 mètres plus loin, on aurait alors parlé de catastrophe nationale... Dimanche, le secrétaire d'Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe, a déclaré que rien ne pouvait mettre en cause la piste de décollage et qu'il fallait attendre les résultats de l'enquête du parquet. Les appareils de Kalitta Air sont connus pour leurs avaries à répétition. De bonne source, on a indiqué que « l'avion, ancien, trop chargé, avait dû utiliser en côte, comme c'est le cas pour tout autre décollage le dimanche de 6 à 17 h, la piste 20, la plus courte (2.000 m) et la moins bien équipée ». Jusqu'à l'entrée en vigueur du « plan Anciaux » de dispersion des vols, en avril 2004, cette piste 20, secondaire et « de secours » depuis 1958, ne servait pas au décollage, de jour. Sa dangerosité a été pointée à trois reprises par le Conseil d'Etat. Et l'étude commandée par Biac au bureau AAC révèle que « l'utilisation de cette piste, au décollage, réduit dangereusement les marges de sécurité à Bruxelles National ». Plus longue (3.000 m), la piste 25 R est plus confortable et mieux équipée. « Mais les avions qui l'utilisent, ironise un proche du dossier, survolent le jardin de Bert Anciaux », l'ex-ministre, auteur du plan qui porte son nom. Les cinq bourgmestres de l'est de Bruxelles et les associations de riverains exigent de leur côté qu'on mette fin à « toute utilisation abusive, illicite et dangereuse de la piste 20 ». Anciaux, Schouppe et consorts ont eu beaucoup de chance : ils ont failli voler en prison. Les bruxellois ont aussi eu beaucoup de chance, eux qui subissent la forte pollution de ces décollages et atterrissages au-dessus de leur ville verte, sans parler des nuisances sonores... Dernière question : qui autorise un vieux Boeing de 30 ans, d'une compagnie aérienne connue pour ses problèmes techniques, de décoller de Zaventem et de survoler la Capitale ?

  • Sonnette d'alarme...

    En juin 2007, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tirait la sonnette d’alarme face à la disparition alarmante des races anciennes d’animaux de ferme. Aujourd’hui, l’organisation lance un appel similaire, mais pour la très inquiétante érosion des variétés de plantes cultivées. Rappelant l’importance de la biodiversité pour la sécurité alimentaire, la FAO estime qu’environ les trois quarts de la diversité génétique variétale des plantes cultivées ont disparu au cours du XXe siècle. En fait, nous en sommes arrivés au point que l’essentiel de l’alimentation humaine, au niveau planétaire, repose sur seulement 12 espèces végétales et 14 espèces animales. La raison de cet appauvrissement est directement liée à la recherche d’une productivité toujours plus grande. Ainsi, que l’on parle d’élevage ou de culture, ce sont généralement les espèces et variétés anciennes qui font les frais de cette industrialisation à outrance pour toujours plus de productivité et des produits sur mesures. L’exemple de la production laitière est très éloquent sur ce point. Depuis la fin du XIXe, début du XXe siècle, de nombreux pays ont investi dans l’amélioration du rendement des vaches laitières. Des programmes d’amélioration génétique, par croisement, et l’optimisation des rations alimentaires ont permis de passer d’une production laitière moyenne d’une petite dizaine de litres à 26 litres par jour. L’évolution des caractéristiques de la production céréalière est du même niveau. Les chiffres des rendements se sont envolés. A titre d’exemple, grâce au travail des semenciers visant à améliorer le nombre et la taille des grains portés par chaque épi, le blé a vu son rendement mondial moyen à l’hectare passer de 1,1 tonne/ha, en 1961, à 2 t/ha en 2005 ; le record planétaire étant détenu par la Namibie avec 8,89 t/ha. Néanmoins, malgré ces chiffres de production record, alors que s’est ouvert hier, en Allemagne, la Conférence mondiale sur la biodiversité (du 19 au 30 mai 2008), la FAO considère aujourd’hui que cette perte de "…diversité génétique implique un recul des opportunités de croissance et d’innovation nécessaires pour relancer l’agriculture en pleine flambée des prix alimentaires". En outre, l’organisme de l’ONU estime que ce déclin de la biodiversité des principales sources de l’alimentation humaine concourt à rendre les approvisionnements alimentaires plus vulnérables et moins durables, notamment à l’heure du changement climatique avec la disparition annoncée, ou déjà constatée, de nombreuses races animales et variétés végétales comportant pourtant des traits uniques, comme la résistance aux maladies ou la tolérance aux conditions climatiques extrêmes. En conséquence, l’agriculture devient de moins en moins capable de s’adapter aux défis environnementaux que la planète doit relever (changement climatique, désertification, pénurie d’eau, etc.). Achetons des produits bio et locaux : nous aiderons ceux qui cultivent des espèces de fruits et légumes anciens et élèvent des races de bétail anciennes. C'est plus sain, c'est souvent meilleur et c'est bon pour le maintien de la biodiversité. Sans parler du goût... Terriens, à vous d'agir...

  • Dégustation du lundi (66)

    Fort belle dégustation à 5, ce soir, après avoir travaillé dans le vignoble. Thème de la dégustation à l'aveugle : le millésime 1996. On débuta par le piège de la soirée (un 1995) : un beau nez frais sur des fruits mûrs, suivi d'une bouche élégante avec une belle fraîcheur, malgré certaines notes de Cognac, indiquant la maturité du millésime : Rauzan-Ségla 1995, Grand Cru Classé de Margaux. Le second vin, avec son nez magnifique de fruits rouges, présenta à la bouche un très beau cabernet franc bien mûr : des fruits bien mûrs, sur une belle acidité et un beau boisé, le tout très harmonieux et sur une belle longueur : Léoville Barton 1996, Grand Cru Classé en Saint Julien. Le troisième vin offrit un nez de poivrons et de gibier faisandé. Cette verdeur animale indiquant une rive gauche. On retrouva la chaleur du cabernet franc bien mûr (typique du millésime), mais avec un vin plus dissocié que le précédent : Calon-Ségur 1996 en Grand Cru Classé en St Estèphe. Le quatrième nous embauma : un fort beau nez concentré, sur des fruits mûrs compotés, et une robe noire. La bouche, soyeuse à souhait, et d'une élégance extraordinaire, était plus puissante, plus ronde et plus longue que les précédents, mais sans aucun excès : Château Lafite Rothschild 1996, en Pauillac. La classe. Le cinquième nous parût différent des autres, tant au nez qu'en bouche. Il semblait plus sain, sans artifices, s'affirmant tout seul, sans avoir été body-buildé . Moins concentré que le précédent, sur des petits fruits assez vifs, il présenta une belle finesse malgré un petit côté asséchant en finale : Château L'Evangile 1996 en Pomerol. Bref, une fort belle dégustation de vins de terroir, quelques jours après le décès de Robert Mondavi, décédé à 94 ans. Lundi prochain, Australie et Nouvelle -Zélande. Avec terroirs ? J'ai un doute... Un énorme doute....

  • Tout va bien...

    La destruction de la nature coûte 2.000 milliards d'euros par an au monde, selon une étude qui doit être présentée lundi à la conférence de l'ONU sur la biodiversité, selon l'hebdomadaire Der Spiegel. Chaque année, la disparition d'espèces animales et végétales coûte 6% du Produit national brut (PNB) mondial, soit 2.000 milliards d'euros, selon une étude intitulée "The Economics of Ecosystems and Biodiversity", affirme le magazine à paraître lundi. Initiée par l'Union européenne et le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel, l'étude doit être publiée lundi lors de l'ouverture de la 9ème Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique à Bonn. "Les pauvres du monde portent la charge la plus lourde," écrit le responsable de l'étude, Pavan Sukhdev, d'après Der Spiegel qui affirme disposer des extraits du document. Ainsi, dans les pays pauvres, la perte de biodiversité représente chaque année la moitié de leurs richesses économiques selon Sukhdev, un haut responsable de la Deutsche Bank en Inde. Par ailleurs, d'après la même source, la chancelière Angela Merkel veut annoncer à Bonn une nette augmentation de la contribution allemande pour la protection mondiale des forêts, avec comme référence l'initiative norvégienne d'investir chaque année 500 millions de dollars pour cette cause. Thème de la conférence, la déforestation dans le monde, outre de favoriser l'extinction des espèces, est responsable de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2), soit davantage que toutes les industries de transport, selon les experts. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont menacés de disparition sur terre, selon une liste rouge publiée par l'Union mondiale pour la nature (UICN) le 12 septembre dernier. Sans parler des abeilles...A part cela, tout va bien...

  • Tout est né à Vichy...

    Mr. Nicolas Sarkozy avait sans doute pressenti le rejet du projet de loi sur les OGM le 13 mai lorsqu'il déclara le 8 mai que "la vraie France n'était pas à Vichy". En effet, la tentative par les multinationales d'imposer leurs nécro-technologies n'est que l'aboutissement logique d'un système de confiscation du vivant qui a été mis en place durant la seconde guerre mondiale. Suite à cette déclaration du Président de la République, qu'attend l'Etat Français pour déclarer inconstitutionnelles, et les faire passer à la trappe, toutes les institutions créées par un gouvernement Pétainiste et faux-Français: Le GNIS: Groupement National Interprofessionnel des Semences, créé en 1941, le CTPS: Comité Technique Permanent de la Sélection, créé en 1942 et le SPV: Service de Protection des Plantes (la police des plantes), créé en 1941. Toutes institutions qui ont fortement tendance à faire le jeu et la fortune des multinationales qui ont imposé la suprématie des semences de synthèse (hybrides F1 et OGMs). La nature intrinsèque de la semence générant un type d'agriculture, la création de ces institutions Pétainistes de contrôle de la semence a permis aux multinationales de l'agro-chimie de prendre la France en otage, avec la complicité des administrations et de l'INRA d'alors, et de mettre en place une agriculture mortifère ne fonctionnant que grâce à des pesticides et à des fertilisants de synthèse qui ont transformé notre pays en poubelle agricole cancérigène et mutagène. Continuer le combat contre les OGMs, il le faut sûrement, mais un combat plus global ne serait-il pas d'exiger aujourd'hui même une tolérance zéro pour tous les pesticides? Que le peuple Français se porte partie civile pour amener devant les tribunaux tous les empoisonneurs publics que sont les Monsanto, les Syngenta, les Bayer, les Basf et tous les autres. Interdisons les pesticides: toutes les nécro-technologies, que sont les OGMs et les nécro-carburants, seront éliminées de par le fait-même car elles sont indissociables. Et pour en revenir à la production prolifique de fausses institutions nées de la fausse-France, quid de l'Ordre des Médecins créé en 1940 par le Maréchal Pétain, le même Maréchal qui en profita pour supprimer le diplôme de médecin herboriste et celui de médecin homéopathe? La création de cet Ordre des Médecins n'aurait-elle pas favorisé le tout allopathique, à savoir la suprématie des médicaments de synthèse, au détriment des thérapies naturelles (naturopathie, phytothérapie, homéopathie...)? Et quid de l'Ordre des Pharmaciens, créé en mai 1945 par une ordonnance du "gouvernement provisoire"? N'est-il pas le prolongement logique de la suppression par le Maréchal Pétain le 11 Septembre 1941 de la profession d'herboriste. Il y avait encore 6000 herboristeries en 1941, il n'en reste qu'une vingtaine aujourd'hui. Aux USA, les médicaments de synthèse constituent la quatrième cause nationale de décès. Qu'en est-il de la France? Est-ce une coïncidence que les mêmes multinationales, qui contrôlent les semences de synthèse et l'agrochimie, contrôlent également l'industrie des médicaments de synthèse? L'Amérique du Nord est en train de faire passer de nouvelles législations qui vont encore plus confisquer ou criminaliser l'usage des plantes médicinales et autres produits thérapeutiques naturels. Soyons vigilants, l'Europe est en train de nous mijoter la même soupe toxique. Article deDominique Guillet sur le site de Kokopelli. «On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs des “hold-up”, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences?» Roger Heim en 1965. Président de l'Académie Nationale des Sciences. Terriens, il est temps d'agir...

  • Rappel des saisons...

    Consommer des fruits et légumes de saison vous garanti fraîcheur et qualité tout en privilégiant une production locale (si possible Bio), c'est-à-dire moins de conservants et autres pesticides, mais aussi moins d'énergie, de transport, et d’emballages. Consommons dès le mois de juin les cerises, tout comme les fraises, les framboises et la rhubarbe. Les oranges et les pamplemousses : c'est maintenant. Pour les légumes, les artichauts, asperges, carottes nouvelles, épinards, fenouils, navets, radis, laitues et frisées, persil et ciboulette choux et betteraves, ainsi que les pommes de terre nouvelles sont sur les étals. Encore 15 jours de patience pour les carottes et le céleri, les concombres, courgettes et le cresson, les haricots verts et les lentilles, les poireaux et les poivrons. Et dès l'été, continuons de profiter des fruits et légumes de saisons : amandes vertes, cerises, châtaignes, figues, fraises, abricots, framboises, groseilles, mirabelles, pêches, poires, pommes, prunes, melons et raisins de table sont les fruits à consommer en été. Au niveau légumes, on trouve les artichauts, aubergines, carottes et carottes nouvelles, concombres, courgettes, épinards, haricots à écosser, haricots verts, petits pois, poivrons, pommes de terre nouvelles, radis, salades, salsifis et bien sûr les tomates... Enfin les tomates, les véritables, les seules que l'on devrait consommer...

  • Senteurs provençales et accent chantant...

    Voilà, c'est fini ! Adieu vie trépidante et nuages de diesel : je m'en vais rejoindre mon petit havre de paix et de bonheur -une modeste maison de pêcheur, les pieds dans l'eau- sur la grande bleue. Ce soir, j'aurai un énorme plaisir devant une petite soupe de poissons de roche du Golfe, avec sa rouille et ses croûtons frottés à l'ail violet, accompagnée d'un beau rosé à la robe claire ou d'un bandol, et certainement suivi d'un poison grillé au fenouil. Le paradis ! J'irai humer toutes ces senteurs provençales au marché matinal, et m'approvisionnerai en produits locaux goûtus auprès de tous ces commerçants, à l'accent qui chante, que je connais depuis des années. Le bonheur absolu ! J'irai voir les pêcheurs, dans l'espoir de trouver une belle daurade royale, un pageot ou autres sars, dentis, rascasses, s'il y en a encore...De la terrasse, je nourrirai Gertrude, un goeland peu craintif, de quelques sardines fraîches, et vérifierai si le niveau de la mer monte toujours : des rochers accessibles dans le passé sont aujourd'hui immergés en permanence. Nous nous promènerons aussi dans tous ces lieux mythiques, avant qu'ils ne soient envahis cet été par des hordes de touristes : à cette époque, les gens ont encore le temps de discuter, de blaguer, de vous recevoir en toute convivialité, sans stress. Un privilège. Bref, une fort belle semaine qui s'annonce bien sous tous les rapports.