• Manger bon, propre et juste...

    « Manger bon, propre et juste » est la devise de Slow Food qui défend le retour des saveurs et des plaisirs de la table, grâce à la revalorisation de productions alimentaires locales bonnes pour la santé et l’environnement. Concernant la santé, notre régime alimentaire actuel contient trop de sucre, de sel, de viande, de graisses animales transformées. Il favorise l’hypertension, l’obésité, le diabète, l’émergence ou la résilience du cancer. En outre, les résidus de pesticides dans certains produits contaminent notre sang. Il est donc recommandé d’adopter un régime plus centré sur les fruits et légumes, évitant les aliments présucrés ou salés, snacks et sodas, diminuant la viande, restaurant l’équilibre entre acides gras oméga 3 et 6. Le bio présente enfin l’avantage de diminuer les substances toxiques dans le sang. Concernant l’environnement, notre régime alimentaire exerce une lourde pression sur les ressources naturelles par l’intensification agricole qu’il sous-tend. Si l’on réserve une grande partie des terres arables à la production d’aliments pour bétail, si l’on y ajoute la demande en agrocarburants, ces terres sont et seront bientôt toutes surexploitées. Une consommation plus végétarienne contribue donc à réduire cette pression et laisse la possibilité d’une meilleure redistribution des ressources alimentaires dans le monde. Choisir du bio permet de rendre sa fertilité au sol et de préserver les eaux des pollutions. Préférer les produits locaux écourte le transport et ses rejets polluants… Le choix de la santé colle donc avec celui d’un progrès pour l’environnement. Si par surcroît un mouvement comme Slow Food permet d’y trouver plaisir et saveurs, qu’attendons-nous pour effectuer un changement massif de comportement ? Le bio, c’est cher ! objecte-t-on. C’est vrai, un produit bio est plus cher que son équivalent non bio. Une étude menée en 2006 par le Crioc révèle cependant que 5 personnes sur 6 consomment des plats préparés. Si l’on compare un régime basé sur la viande et les plats préparés à un régime centré sur des légumes et des produits à préparer, mais de qualité bio ou labellisée, il n’est pas sûr que le choix de la qualité soit plus cher. L’obstacle suivant, d’ordre socioculturel, est la diminution de la taille des ménages et le mode de vie solitaire et nomade. Le capital des savoirs culinaires se perd au sein des familles. Les potagers sont délaissés au profit des gazons. La dictature du temps fait le reste : entre les sollicitations familiales, le boulot et les 26 programmes de télé, comment retrouver le temps de cuisiner ? Il suffit de le décider : faire son marché,cuisiner et bien manger sont des plaisirs ! Et en plus, c'est bien meilleur pour la santé...

  • Dégustation du lundi (65)

    Fort belle dégustation à 4 sur le thème du pinot noir, avec 4 fort belles bouteilles. La première, au nez jeune et classique, souple, avec des fruits francs présenta une bouche sans dureté ni agressivité, de bonbon léger et assez cuit, au boisé bien fondu, fin, vanillé et frais : Clos de la Roche Grand Cru 2005 du Domaine Pierre Amiot et Fils. La seconde, avec son nez qui ne pinote pas et qui sent la cave humide sans être plaisant, présenta une bouche à l'antithèse du premier : concentration et acidité. Des bidouilleurs qui sucrent d'un côté et acidifient de l'autre ! Manque de fruits, cuit à mort, à la Charlopin-Parizot. Gevrey Chambertin 2005 "Coeur de Roy" très Vieilles vignes de Bernard Dugat-Py. Décevant, en regard de son Charmes Chambertin 96 et 2003 dégustés récemment et magnifiques... La troisième, au nez viandé et d'alcool, avec de vieux arômes de vieux bourgognes, présenta en bouche tout le drame de la bourgogne... On achète de bons vins en confiance, on les déguste 13 ans plus tard, et c'est la catastrophe ! Nuits-ST-Georges Clos des Porrets-St Georges 1995 du Domaine Henry Gouges. Cette bouteille nique le mythe ! Première déception avec un Gouges... La quatrième, au nez riche et frais, mentholé, ne pinote pas non plus : on est plutôt sur une Syrah. La bouche, riche, chaude, soyeuse et dense présenta un bel équilibre sur un beau fruit qui supporte l'élevage, au beau potentiel : Clos de Tart Grand Cru 2005 de Mommessin (seul propriétaire). Moralité habituelle des dégustations de bourgognes : buvons-les jeunes car on est trop souvent fort déçus plus tard...La semaine prochaine, Amérique du Sud, sans moi, en visite dans les vignobles varois et de Bandol, juste retour à mes racines...

  • 1,5 litres d'eau par jour... c'est du marketing...

    "Buvez 1,5 litres d’eau par jour, c’est bon pour la santé » ne serait que pure fumisterie. « Ce n’est qu’un argument marketing, transformé en une allégation santé », confirme le professeur Guy Vallancien, urologue à l’Institut mutualiste Montsouris, à Paris. L’eau ne permet pas d’éliminer les toxines, comme on l’entend souvent. « Les reins éliminent les toxines, consommer plus d’eau va générer plus d’urine, mais pas plus de toxines dans cette urine », explique Guy Vallancien. L’eau n’a pas non plus de vertus amincissantes. « On n’a jamais vu quelqu’un perdre du poids en buvant de l’eau. Le seul résultat, c’est d’être davantage dérangé par des envies d’aller aux toilettes ». Ni de bienfaits sur le teint, ni d’effet sur les migraines, … ou autres arguments farfelus inventés par les publicitaires. Selon le spécialiste français, l’apport d’eau journalier nécessaire est apporté à 80% par notre alimentation. « Même la viande est composée d’eau », souligne-t-il. Excédé par les injonctions abusives faites au public, il dit ne pas vouloir chiffrer une quantité idéale de consommation mais tient à mettre en garde les publics fragiles. « Seules les personnes souffrant de calculs rénaux ont besoin de consommer davantage d’eau. De même, il faut surveiller les bébés, qui ne peuvent pas réclamer, et les personnes âgées, qui perdent la sensation de soif ». Cette étude m'arrange : moi qui considère que l'eau, c'est pour les poissons ! Et une fois de plus, le con-sommateur a été berné par des groupes agro-alimentaires qui font un bénéfice mirobolant en commercialisant des milliards de bouteilles d'eau (soi-disant de source... elle doit être immense cette source, comme les chutes du Niagara)! En fait, toutes ces eaux sont traitées par osmose inverse, c'est-à-dire filtrées, et donc pas trop naturelles. Mais cela, c'est encore une autre histoire...

  • Essai

    Très beau week-end endeuillé par le décès de notre ami Paul. La crémation a eu lieu hier, devant une foule d'amis de tout âge (d' Appoline un ans à Walter 97 ans).Ici, je voudrais créer un paragraphe. Est-ce que cela marche?

  • 290 milliards de litres d'eau...

    Sous la pression du lobby écologiste WWF, Coca-Cola s'est engagé à réduire sa consommation d'eau pour la production de ses fameux sodas et à participer à son retraitement. Or, il faut savoir que le géant d'Atlanta a utilisé l'an dernier la bagatelle de… 290 milliards de litres du précieux liquide. Plus de la moitié de la consommation d'eau du groupe en 2006 a été consacrée à des tâches telles que le rinçage, le chauffage et la climatisation, et non à la production directe de boissons. La conversion aux problématiques environnementales du numéro un mondial du soft drink a de quoi surprendre. Elle comportera cependant un volet financier : Coca-Cola versera 20 millions au WWF. Chaque bien produit devrait être traduit en « eau virtuelle », c’est-à-dire le nombre de litres d’eau nécessaires pour produire un litre/kilo de ce bien. L’utilité de cette méthode est de se doter d’un ordre de grandeur. Ainsi, il est intéressant d’apprendre que le Coca a un « équivalent eau » de 9 (9 litres d’eau nécessaires à la production d’1 litre de Coca), l’essence 10, l’éthanol à base de canne à sucre 90, l’éthanol à base de maïs entre 400 et 1 500 selon les régions, le kilo de blé 1 160, et le bœuf... entre 4 000 à 15 340 selon les modes de calcul ! Face à la pénurie annoncée du liquide le plus vital sur terre, il va falloir commencer à compter ! Me concernant, je n'en bois pas, et je mange du poisson, qui ne boit rien... Blague à part, si vous voulez tout savoir sur l'eau et sur ce qui nous attend dans fort peu de temps, lisez le remarquable article publié sur Agora Vox (voir lien dans colonne de droite, en bas). C'est édifiant, et cela fait froid dans le dos...

  • Dégustation du lundi (64)

    Nul n'est censé ignorer la Loire. Et pourtant, ce soir, en l'absence des 2 spécialistes de l'appellation, nous avons décidé de remettre ce thème à plus tard et avons simplement amené une bonne bouteille. En Rouche. Le premier vin dégusté à l'aveugle présenta un nez de fruits mûrs et d'alcool, assez prometteur et charmeur. La bouche, plaisante et souple se révéla assez courte sur une finale d'élevage avec un petit assèchement : on reste un peu sur sa faim. Château Calon Ségur 2004, 3ème Grand Cru classé en Saint Estèphe. Le second, au nez bizarre et à la bouche particulière nous dérouta... Un nez avec des notes d'épices rôties, de faisan, de viande, mais sur une belle fraîcheur. La bouche, aboutie, mais avec l'alcool qui domine et de la sécheresse en finale, manquait d'harmonie : Les Hauts de Pontet-Canet 2000 en Pauillac. Le troisième, au nez magnifique de cabernet franc, et de beaux fruits nous surpris : un nez aussi typique est fort rare. En bouche, tout comme il faut, avec un cabernet franc mûr très étonnant et toujours fort présent, fluide et fort agréable, sur une belle longueur : Cos d'Estournel 1997 en Saint Estèphe. Un petit Cos (par rapport au millésime), mais un très grand Chinon ! Bref une fort belle dégustation à 3. La semaine prochaine, rendez-vous une heure plus tôt pour travailler dans le vignoble, suivi d'une dégustation sur le Pinot noir.

  • La lettre ouverte qui fera changer les choses ?

    Une lettre ouverte signée de nombreuses personnalités, allant de la navigatrice Isabelle Autissier à l'écologiste Nicolas Hulot en passant par la chanteuse Françoise Hardy ou encore l'actrice Juliette Binoche, en appelle à la "sagesse" du Premier ministre français pour "ne pas engager un processus de contamination irréversible" par les OGM. "Votre responsabilité est immense", souligne la lettre publiée mercredi par Libération, qui demande au Premier ministre d'avoir "la sagesse de ne pas engager un processus de contamination irréversible de notre environnement et de la chaîne alimentaire". Les auteurs --parmi lesquels également le photographe Yann Arthus-Bertrand ou le chanteur Jacques Higelin-- rappellent au Premier ministre François Fillon son engagement du 24 octobre de mettre en oeuvre "toutes les conclusions" du Grenelle de l'environnement. "Le projet de loi que votre gouvernement va présenter aujourd'hui au Sénat en deuxième lecture, n'est conforme ni avec les décisions du Grenelle, ni avec les doutes du président de la République et les réserves de votre parti", font valoir les auteurs de la lettre. "De plus, vous avez promis d'affaiblir encore ce texte en faisant supprimer par le Sénat l'amendement 252, le seul amendement adopté par l'Assemblée nationale qui garantit de protéger les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production et commerciales qualifiées sans OGM". Un compromis intervenu mardi entre l'Elysée et la majorité parlementaire prévoit de vider de son sens cet amendement en stipulant que "la définition du +sans OGM+ se comprend nécessairement par rapport à la définition communautaire", soit une présence autorisée de 0,9% d'OGM. La lettre ouverte souligne que "la contamination ne doit pas dépasser le seuil de détectabilité (0,1%). "Nous serons vigilants", concluent les auteurs de la lettre, signée tant de personnalités de sensibilité écologiste (Allain Bougrain-Dubourg (LPO), Jean-Louis Etienne, Corinne Lepage, Jean-Pierre Coffe) que du monde du spectacle (Marion Cotillard, Rufus, Lambert Wilson...). Cette initiative de la dernière chance explique peut-être le coup de gueule de ce jour et le rappel à l'ordre de Sarko à ses ministres et à son parti ! J'ose espérer que nous allons assister à un revirement à 180° de la situation actuelle ! Nous pourrons alors librement choisir des aliments avec ou sans OGM : c'est un droit et une liberté qui ne peuvent nous être enlevés. Et c'est vital pour la sauvegarde de la biodiversité en France, en Belgique et en Europe ! La décision finale au prochain épisode...

  • + 40% en un an...

    Plusieurs facteurs expliquent l'explosion des tarifs des denrées de base : d'abord la hausse à grande vitesse du niveau de vie et de la démographie des pays émergents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil où la consommation monte en flèche. Les habitants qui, récemment encore, se contentaient de peu, veulent maintenant de la viande et des produits laitiers. Conséquence : afin de nourrir le bétail, la demande de céréales augmente dans des proportions si gigantesques, que l'offre traditionnelle est loin de pouvoir la satisfaire. Pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales. En 20 ans, a constaté la FAO, la consommation annuelle de viande par habitant en Chine est passée de 20 kilos à 50. Le niveau des stocks alimentaires mondiaux est d'ailleurs au plus bas depuis 25 ans en raison d'un sous-investissement délibéré et d'une lutte contre les surplus. Autre explication à la situation actuelle : le dérèglement climatique. Le réchauffement de la planète provoque sécheresse et tempêtes qui pèsent sur les récoltes. En 2007, la production de céréales de l'Australie, grand pays exportateur de denrées alimentaires, a chuté de plus de 50% à cause de la sécheresse qui frappe le pays depuis huit ans. D'autres grands Etats agricoles comme les Etats-Unis, l'Ukraine, le Brésil ou la Turquie ont souffert eux aussi de sécheresses exceptionnelles qui ont réduit leur production. Or, selon les experts climatiques, ces phénomènes vont devenir de plus en plus fréquents, longs et sévères.Quant à la menace de désertification, elle ne pèse pas seulement sur l'Afrique mais aussi sur l'Europe. Un tiers de l'Espagne est déjà en voie de désertification. Il y a aussi les biocarburants, séduisante alternative au pétrole pollueur, détournent du marché alimentaire des hectares de terre arable. Selon la FAO, 100 millions de tonnes de céréales sont utilisées chaque année pour fabriquer de l'éthanol ou du biodiesel. Une tendance qui explique, pour une bonne part, l'offre faible de produits alimentaires, la forte demande des mêmes produits et donc, la hausse des prix. Enfin, parmi les explications évoquées, il y a aussi le fait que le riz ou le blé ne sont plus seulement des produits agricoles mais des produits financiers tout court. La crise des subprime a orienté les spéculateurs vers des valeurs refuges. A Chicago, au cours des trois premiers mois de l'année, le volume d'échange de contrats portant sur des denrées alimentaires a grimpé de 20% pour atteindre près d'un million par jour. Le prix moyen d'un repas a augmenté de 40% en un an. Le blé, le riz, l'huile, le maïs, le soja, le colza, toutes ces denrées sont aujourd'hui tellement chères que ceux qui vivaient déjà avec 1 ou 2 dollars par jour, ne peuvent plus désormais faire qu'un seul repas quotidien. C'est aujourd'hui une situation dramatique menaçant pas moins de 100 millions de personnes dans 37 pays. Les manifestations et révoltes ne font que commencer : cela va être dur à gérer ! Encore un beau défi urgent à régler...

  • Dégustation du lundi (63).

    Petite dégustation à 3 ce lundi soir, sur le thème des Bandols. Je m'attendais à déguster des Pibarnon, Pradeaux, Lafran-Veyrolles et autres Terrebrune ou Moulin des Costes : ce ne fût pas le cas ! Le premier vin, à la robe évoluée et au nez discret avec de l'alcool présenta une bouche plate sans grands défauts, mais sans qualités, fluet : Clos Dière 1999, Cuvée II, en Côtes de Provence. Une bouteille exceptionnelle, qui ne l'était pas... et qui n'était pas un Bandol ! Le second, avec sa robe foncée et sa bouche expressive présenta un peu de sécheresse en finale, avec de l'alcool également. Gentil, sans plus : Domaine de Font Vive 2004 en Bandol. Heureusement, arriva le troisième, à la robe foncée avec un contour rouille et au nez lacté, sur une belle évolution, avec du fruit, du soleil, de l'élevage sur des notes florales et d'épices. La bouche, pleine et opulente, sans être trop massive, était équilibrée, toujours avec ce côté lacté, sur une fine trame tannique avec des notes de thym et de lauriers et des fruits mûrs : Château La Rouvière 2000 (en magnum), des Domaines Bunan à Bandol. Un Bandol comme je les aime, dans un bon millésime, mais qu'il faut avoir la patience de conserver en cave au moins 7 ans pour le déguster dans sa plénitude... Inutile de dire qu'on termina la bouteille... Lundi prochain : les rouges en Loire. A voir.

  • La grande bleue de moins en moins bleue...

    Les zones méridionale et orientale de la Méditerranée sont de plus en plus victimes d’une urbanisation galopante qui n’a pas pris la peine de mettre en place des systèmes de traitement de déchets. Vingt-deux pays bordent les eaux de la Méditerranée, ils regroupent plus de 400 millions d’habitants dont 143 millions vivent dans les zones côtières. A ces populations, viennent s’ajouter chaque année environ 175 millions de visiteurs. D’après le rapport de la Commission, plus de la moitié des agglomérations méditerranéennes de plus de 100 000 habitants ne disposent pas de stations d’épurations et 60 % de ces zones urbaines déversent directement leurs eaux usées dans la mer. Le problème est identique au niveau des décharges, sur l’ensemble des pays de la Méditerranée méridionale et orientale plus de 80 % d’entre elles ne sont pas contrôlées et entraînent des eaux de ruissellement particulièrement polluées et nocives pour le milieu marin. En coopération avec le plan d’action pour la Méditerranée du programme des Nations Unies pour l’environnement, la BEI a mené un travail permettant d’identifier les investissements prioritaires. Quarante-quatre projets pour un montant global de 2,1 milliards d’euros ont été recensés, et la banque va maintenant dresser une liste définitive des sites susceptibles d’être financés, les principaux critères pris en compte étant : « l’importance du projet pour le pays ou la région concernés, sa contribution à la réduction de la pollution, son caractère durable, la capacité de remboursement des prêts par les promoteurs et les montants requis des donateurs ». Ceci n'empêche pas certaines stations balnéaires du sud de la France d'afficher le drapeau vert au niveau de la qualité des eaux de mer... Mais la prochaine fois que j'y ferai trempette, je la regarderai d'un autre oeil, et j'éviterai de boire la tasse...

  • PCB et dioxine à la carte...

    Une étude commanditée par la CIPEL (Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman) et le SILA (Syndicat Mixte du Lac d’Annecy) a révélé une forte pollution aux PCB dans les lacs alpins du Léman et d’Annecy. En effet, les populations d’omble chevalier, poisson sauvage d’eau douce, présentent une concentration en PCB 4 fois supérieure à la norme européenne. Le préfet de Haute-Savoie, interpellé par ce chiffre, a placé la région en état d’alerte et, par l’arrêté du 2 avril, a suspendu toute activité de pêche de l’espèce concernée. Mais si le phénomène venait à s’intensifier, le décret serait étendu à l’ensemble de la faune marine de ces sites. Des investigations complémentaires seront menées en ce sens afin de déterminer l’ampleur réelle de la contamination. Le corégone, la truite lacustre, le brochet et l’écrevisse feront ainsi l’objet de recherches approfondies, la perche venant clore cette liste de poissons classés à risque. Si l’omble chevalier est particulièrement vulnérable à cette forme de pollution, c’est en raison de son mode d’alimentation spécifique. Poisson des profondeurs, il se nourrit de petits mollusques, de larves d’insectes mais surtout de débris végétaux réceptionnant une grande part des résidus PCB déposés au sol. L’homme est tout autant menacé par cette pollution. Bio-accumulables, les PCB, ou polychlorobiphényles, ont la capacité de se fixer dans les graisses. Ainsi stockés, ils se transmettent à chaque étape de la chaîne alimentaire. Dans ces conditions, il est à prévoir que les individus les plus touchés seront les grands carnivores situés au sommet de la chaîne. Et si ces lacs de montagne sont si pollués, leur environnement terrestre doit l'être également. Ceci signifie que les gastronomes se rendant chez Marc Veyrat sur le lac d'Annecy, qui travaille les produits régionaux (les poissons et crustacés du lac, le bétail local qui se nourrit d'herbes, et les fameuses herbes sauvages qui ont fait sa renommée, cueillies au bord du lac) dépensent une fortune pour s'empoisonner joyeusement ! L'incinérateur d'Annecy, inauguré dans les années 80, doit certainement être le responsable de ce grand gâchis écologique, et gastronomique...

  • Les pâtes : que du bonheur...

    Elles favoriseraient le diabète : «Les glucides très raffinés (comme les pâtes) ont une charge glycémique élevée qui provoque une sécrétion d'insuline trop importante», explique le Pr Walter Willett, responsable de l'Ecole de santé publique de Harvard (Boston). En 1997 et en 2004, l'université Harvard a montré que chez les femmes, plus l'alimentation est pauvre en fibres et riche en aliments à charge glycémique élevée, plus le risque de développer un diabète de type 2 est élevé. Mieux vaut les cuisiner «al dente» : un facteur majeur qui détermine l'index glycémique (IG) des céréales est l'état structural de l'amidon qu'elles contiennent : gélatinisé ou non. Or il se gélatinisé lorsqu'il est cuit en présence d'eau. L'amidon gélatinisé est très facilement transformé en glucose par les sucs digestifs. C'est pour cette raison que l'IG des pâtes «al dente» (44) est plus faible que celui des pâtes très cuites (55). Complètes, elle sont meilleures pour la santé : les pâtes complètes ont de meilleures teneurs en fibres (anti-diabète), en vitamines (B1, B2, B5, B3, K et E) et en minéraux (calcium, fer, magnésium, phosphore, zinc, manganèse). Elles ont aussi de meilleurs index et charge glycémiques(IG et CG). En effet, les fibres forment un gel qui ralentit la vidange gastrique et donc l'absorption du glucose. Pour cette raison, les spaghettis «normaux» ont une CG de 37 alors que les spaghettis complets en ont une de 23. Elles pourraient augmenter le risque de cancer : des chercheurs milanais ont comparé les habitudes alimentaires de 767 personnes hospitalisées pour un cancer du rein à celles de 1534 patients du même hôpital (1). Verdict : la consommation de riz et de pâtes est associée à une hausse (+ 30%) du risque de cancer, celle de pain étant la plus importante (+94%). En raison de leur charge glycémique élevée, les pâtes pourraient aussi favoriser les cancers de la thyroïde et du sein. Elles font grossir : la ration normale d'une assiette de 200 g de pâtes représente une charge glycémique (CG) d'environ 23, une valeur élevée. Un régime à CG élevée peut conduire au surpoids, mais aussi empêcher de maigrir. Des chercheurs de l'université de Sydney ont analysé les résultats de six essais cliniques comparant les effets sur la perte de poids de régimes basés sur des aliments à CG élevée (pâtes, pain blanc, riz blanc, purée de pommes de terre, produits à base de céréales raffinées) et de régimes à CG faible (céréales complètes, légumineuses...). Conclusion : les régimes à CG faible font perdre plus de kilos aux personnes en surpoids que les régimes à CG élevée. Même lorsque l'on mange «à volonté» sans contrôler les calories, les régimes à CG faible font aussi bien que les régimes restrictifs pauvres en graisses. Encore mieux : ils améliorent les taux sanguins de «mauvais» cholestérol LDL. Alors, un bolo ou une assiette de lentilles vertes du Puy (bio) ?

  • Dégustation du lundi (62)

    Belle dégustation à 5 ce soir, pour les 11 ans du Clos, qui, à propos, mériterait d'être taillé un de ces jours... On attaqua par un vin blanc au nez oxydé à mort, mais dont la bouche se révéla assez belle et fraîche, tout en étant simple et courte : Fruitière Vinicole d'Arbois 1969, Vin Jaune du Jura. On poursuivi avec un vin à la robe rubis, au nez peu expressif qui s'ouvrit par la suite sur des fruits rouges, tout en pinotant. La bouche, ronde, sur des fruits acidulés, jeune, extraite et avec de la chaleur et de l'alcool : Pommard "Grand Clos des Epenots" Premier Cru 2005 du Domaine de Courcel. Suivi un vin assez semblable, au nez de petits fruits croquants et de Pinot. La robe, rubis aussi, semblait plus évoluée, tandis que la bouche rappelait le nez et ses petits fruits rouges : Pommard "Les petits Noizons" 2006 de Catherine et Dominique Derain. A noter, l'indication sur la contre-étiquette : Le plaisir qu'il procure peut créer un effet de dépendance heureuse ! S'ensuivit un débat sur ce Pommard biologique sans complexité aromatique à boire rapidement, en opposition au précédent, plus classique, mais qui se bonifiera en vieillissant... Le quatrième vin présenta un fort beau nez de fruits mûrs et confits et de pruneaux. La bouche, aboutie, mûre et exubérante, sur des prunes, affichait un côté chaud mais complexe : Château Rayas 2001 en Châteauneuf-du-Pape. Un 100% grenache, fort bien réussi. Dommage pour le suivant, bouchonné : Château Rayas 1995. Le dernier vin dégusté à l'aveugle ce soir présenta un fort beau nez sur le fruit, mais assez stéréotypé et travaillé. En bouche : une belle puissance en fruits mûrs mais non confiturés, et sur une belle fraîcheur. Une fois l'appellation Pomerol divulguée, on se plu à dire que ce n'était pas du Moeix, mais du Michel Rolland, et avec raison : Château Le Moulin 2000, en Pomerol. Lundi prochain, les Bandols. Suis impatient de voir ce que mes 4 comparses vont amener... Car trouver des Bandols à point à Bruxelles n'est pas chose aisée... Ceci dit, ce n'est pas loin : 1.100 km tout au plus. Rendez-vous lundi, avec les commentaires d'un connaisseur.

  • Froid dans le dos...

    Les 577 députés qui ont entamé l'examen du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés ont reçu des pots de miel de la part d'apiculteurs du Gâtinais pour leur demander, sans sit-in ni banderoles, de ne pas voter cette loi. Mais certains députés UMP, comme Antoine Herth, déplorent l'ampleur des pressions qui frise parfois les tentatives d'intimidation de la part de certains lobby pro-OGM, estime-t-il. Le projet de loi est déjà passé le 8 février au Sénat, où l'esprit du texte a été modifié, au grand dam des écologistes : le texte a plutôt été amendé dans le sens des pro OGM. Les anti-OGM espèrent cette fois un rééquilibrage en leur faveur. Un débat qui s'annonce aussi houleux au sein de l'hémicycle. En ouverture de la session de débat, le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a appelé les députés à ne "pas décourager" les laboratoires et les entreprises. "Prenons garde de ne pas décourager davantage les laboratoires et les entreprises, publics et privés, qui ont besoin d'un cadre lisible sécurisé et clair pour bâtir l'avenir", a insisté le ministre. "Nulle part il n'est écrit que les céréales doivent être américaines, les biocarburants brésiliens ou la recherche, indienne ou chinoise, et que la facture doit être seulement européenne", a-t-il déclaré sous les applaudissements. Il a ensuite attiré l'attention sur le "décalage", selon lui, "qui existe entre le développement des biotechnologies outre-Atlantique et le rythme d'homologation de nouvelles filières importées en Europe, qui fragilise le développement de nos filières". La loi sur les OGM doit "préciser les règles d'une meilleure coexistence" des organismes génétiquement modifiés avec les autres formes d'agriculture, a-t-il dit. Réponse du PS : le projet est un "reniement des engagements pris" au Grenelle de l'environnement. Ce texte "ne garantit aucunement la possibilité de produire et de consommer sans OGM, et va à l'encontre du principe de précaution. La preuve de la coexistence des cultures (OGM et non OGM, ndlr) n'étant pas avérée à long terme, le projet entérine de façon irréversible la généralisation d'une agriculture française dépendante des OGM", selon un communiqué du BN. Mais le débat dépasse le débat droite-gauche. Un sénateur UMP, Jean-François Legrand, a estimé, dans Le Monde (daté de mercredi), que ses collègues avaient succombé aux charmes des semenciers, au lobby de la firme Monsanto. Accusation qui a aussitôt "choqué" les sénateurs UMP. "Ces propos mettent en cause leur impartialité et ternissent leur honorabilité", a souligné le président du groupe. Bref, Monsanto semble parvenir à ses fins : les Grenelles de l'environnement et les promesses de Sarko à la poubelle, et des OGM sur toute la planète ! Un scandale, alors que dans le même temps, l'Etat français est attaqué en justice par des agriculteurs bio dont le champ de maïs a été contaminé par des OGM, alors que le premier champ OGM déclaré est à 30km! Malgré le fait que les européens n'en veulent pas, malgré tous les articles scientifiques prouvant la nocivité et le grand danger de ces cultures sur la biodiversité, malgré les reportages anti-Monsanto criant de vérités, ces 577 députés charmés et corrompus par la multinationale agro-alimentaire décideront d'ici lundi soir de quoi sera fait le futur de la France, et donc de l'Europe... Cela fait froid dans le dos... Terriens, il est grand temps d'agir...

  • Première guerre de l'eau... en Europe !

    La sécheresse qui frappe plusieurs régions espagnoles, dont la Catalogne, a déclenché une "guerre de l'eau" en Espagne, où les zones les mieux approvisionnées refusent d'aider les moins arrosées. Le déficit de précipitations depuis 18 mois a provoqué une sécheresse sévère dans la partie méditerranéenne du pays, "la pire depuis 1912", selon Jaime Palop, chef de la direction générale de l'eau, qui dépend du gouvernement. Sur toute l'Espagne, "on peut parler de la situation de sécheresse la plus importante depuis 40 ans, si on prend en compte la période écoulée depuis le début de l'année hydrologique, le 1er octobre dernier", a déclaré à l'AFP Angel Rivera, porte-parole de l'Agence espagnole de météorologie (AEM). "Il a plu 40% de moins qu'il aurait dû" pendant cette période, a ajouté ce responsable. Les réserves d'eau du pays ont baissé à 46,6% de la capacité totale des barrages. La situation est particulièrement critique en Catalogne (nord-est), où les barrages sont à 19% de leur capacité, près du seuil de 15% en-dessous duquel l'eau est jugée inutilisable car elle brasse le fond vaseux des retenues. S'il ne pleut pas de manière conséquente dans les prochains mois, Barcelone et sa région pourraient connaître des problèmes d'approvisionnement cet été et des restrictions cet automne, selon les autorités régionales. "Or, les prévisions pour les trois mois à venir ne sont pas optimistes. On s'attend à des précipitations normales, voire légèrement en-dessous de la moyenne", explique Angel Rivera. Alarmé, le gouvernement régional catalan cherche des solutions pour ne pas mettre en péril l'approvisionnement de cette région très peuplée (7 millions d'habitants) et touristique. L'une d'elles est l'acheminement d'eau par navires citernes depuis Marseille (sud de la France) et Tarragone (nord-est de l'Espagne), mais elle est jugée trop chère par ses détracteurs, ou encore par train. Une autre, moins chère mais plus polémique, est le transvasement d'eau depuis un affluent du fleuve Ebre, le Segre. Cette solution défendue localement par les socialistes au pouvoir en Catalogne a été rejetée par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, globalement hostile aux transvasements des cours d'eau. Les Catalans reprochent à l'Aragon de vouloir garder ses réserves d'eau pour des projets polémiques comme la construction en plein désert d'un "Las Vegas européen" avec casinos, hôtels et golfs. Pour les agriculteurs, le temps presse. "S'il pleut dans les prochains jours, les cultures peuvent être sauvées, sinon la situation peut devenir catastrophique", a déclaré à l'AFP Andrés del Campo, président de la Fenacore, une fédération réunissant des milliers de cultivateurs. "Des zones comme le Levante (est) risquent de ne pas pouvoir approvisionner en fruits et légumes le marché extérieur, qui représente 60% de leur activité", a-t-il souligné. La Catalogne espère pour sa part que la mise en marche d'une usine de désalinisation d'eau marine, prévue pour 2009, permettra de produire 60 millions de m3 annuels d'eau potable, l'équivalent d'environ deux mois de consommation. Bref, c'est parti : le sud de l'Europe va, dorénavant, devoir contrer ce problème majeur qui s'annonce au niveau mondial ! En Afrique, faute de moyen financiers, ce sera la désertification et la mort... En Espagne, les moyens et les solutions techniques existent : ne nous inquiétons pas trop ! Mais, où que ce soit, des bouleversements majeurs sont en cours, et il va falloir s'y habituer et vivre en conséquence. Et la biodiversité va encore en prendre un coup... Mais où allons-nous ?

  • Le Roma, Rue des Princes...

    Et voilà un autre restaurant italien testé pour vous. De dehors, cela ne paye pas de mine ! On hésiterait à entrer ! Grave erreur ! Car une fois installé, débute un parcours culinaire sans faute : délicate mise en bouche, somptueuses ravioles de langoustines, faites maison, et farcies de vraies langoustines entières (et pas d'une pâte mixée sans goût), suivies d'un très beau filet de barbue ultra fraîche et à la cuisson impeccable, simplement arrosé d'huile d'olive et de citron pour magnifier le goût du poisson. Côté vins, la première bouteille proposée par la patronne ne nous plaisant pas trop, elle fût immédiatement échangée contre un Primitivo des Pouilles (encore un!) fort plaisant, à 38 Euros. Un magnifique Limoncello artisanal clôtura ce très bons repas, et deux autres offerts par la maison, pour pouvoir affronter cette journée venteuse dans de bonnes conditions. Le vieux couple adorable (lui en cuisine et elle en salle) qui tient l'établissement est passionné : cela se voit et surtout cela se goûte. L'accueil est chaleureux et on s'y sent bien. 15 à 20 couverts au maximum : pas de cohue ni de bruit, on est à l'aise. Mais surtout, la qualité et la fraîcheur des produits servis, font de cet endroit une bonne adresse, peu connue, juste en face de la Monnaie. A essayer. Prévoyez du cash : les cartes de crédits y sont inconnues de ce vieux couple italien d'une autre époque...