• La Mandragola... plus jamais !

    Invité dans ce restaurant de l'Avenue de Tervuren, je me devais d'en écrire ce que j'en pensais... Cadre cosy contemporain, patrons italiens (absents ce soir-là) et clientèle cosmopolite. Je reproche la fraîcheur des mises en bouche : un tartare de thon tiède et oxydé sur le dessus, tellement il a traîné à température ambiante dieu ne sait où (j'ai hésité à le manger!) et une petite soupe de carottes à l'huile de truffes, qui n'avait rien d'extraordinaire. Arrivèrent les 3 noix de Saint-Jacques grillées sur un petit lit de courgettes fondues au beurre. Le goût des Saint-Jacques ne me plu pas du tout : on aurait dit qu'elles étaient avariées, ou en tout cas limite, limite. Je n'ai rien dis par respect à la personne qui m'invita. Suivi alors le "Dos de daurade Royale sur citrons confits". Je m'attendais à un beau morceau épais de Dos de Daurade Royale : je reçu une demi petite daurade royale d'élevage, à peine plus grosse que celles en vente au Delhaize... Et une cuillère à café de citrons confits sans trop de goût. Les desserts ne valaient pas mieux : 2 machins au chocolat, sans finesse, un tiramisu nouvelle vague (qui aurait mieux fait de rester classique), et une glace aux cerises du Piémont, bien inférieure à celle du glacier Capoue, pourtant fort proche... Bref, une déception culinaire totale. Heureusement, un fort bon Primitivo des Pouilles agrémenta quelque peu ce dîner. Une adresse à éviter donc, car pour 180 Euros, on peut se régaler dans plein d'endroits beaucoup plus sympathiques. Et y faire titiller nos papilles, ce qui ne gâche rien...

  • Les poisons du ciel...

    Longtemps, les nuisances aériennes, réduites au bruit, nous cassaient les oreilles. Aujourd'hui, élargies à la pollution chimique, elles peuvent tuer. Surtout l'été, lorsque les aéroports réalisent 40% de leur trafic annuel. «En 2003, le terrible épisode caniculaire a permis de stigmatiser le rôle des gaz d'échappement provenant des avions», s'exaspère Sébastien Trollé, auteur des "Poisons du ciel". Un mouvement aérien dure en moyenne quarante-trois minutes et se décompose en quatre phases pendant lesquelles sont émis différents types de polluants: l'approche (descente et atterrissage); le roulage à l'arrivée et au départ, où la combustion de carburant libère essentiellement du monoxyde et du dioxyde de carbone; enfin, le décollage et la montée produisent surtout des oxydes d'azote. Dans l'atmosphère, les gaz à effet de serre émis par les avions seraient responsables, selon les calculs de la Commission intergouvernementale sur le changement climatique (IPCC), d'au moins 3,5% du réchauffement planétaire. Au sol, ces émissions ont des effets directs sur la santé: irritation des bronches, sensibilité accrue aux infections microbiennes, baisse de l'oxygénation sanguine, asthme, bronchites, voire cancers des poumons. Au total, en Ile-de-France, la pollution atmosphérique issue des activités aériennes équivaudrait à celle de deux boulevards périphériques! Et ce n'est qu'un début: le trafic aérien autour de Paris devrait doubler d'ici à 2020. Idem pour Bruxelles, survolé quotidiennement. Ce qui est fort étonnant est le mutisme le plus complet observé par l'IBGE (Bruxelles-Environnement), et par le site Web de la Cellule Interrégionale de l'Environnement (CELINE - IRCEL), qui étudient de fort près la pollution de l'air à Bruxelles (et ailleurs), mais qui n'abordent pas celle émise par les avions. Malgré mes demandes répétées : aucune réponse ! A croire que ce sujet tabou au niveau politique les rend muets ! En attendant, on déguste. Comme toujours...

  • Ils s'en foutent tous...

    J'ai l'impression que tout le monde s'en fout, et ce n'est pas bon signe. Pas vous, les internautes, mais tous les autres : les chefs d'entreprises, les politiciens, les juges, les euro-députés, etc. Le monde va mal, tout le monde le sait, et rien ne bouge : ils s'accrochent tous au pognon, au fric, aux résultats financiers et n'en n'ont rien à cirer de ce qu'il se passe au niveau planétaire... Plus personne ne prend ses responsabilités : s'il se passe quelque chose, ce sera la faute d'un autre. Et du citoyen lambda, on s'en fout, mais à un point, vous pouvez pas savoir... Faudra-t-il vraiment attendre qu'il n'y ai plus de poissons dans la mer, faudra-t-il attendre que le niveau des océans soit monté d'un mètre cinquante (et c'est pour plus tôt qu'on ne le pense!), faudra-t-il attendre qu'il n'y ai plus d'abeilles pour polléniser les fruits du globe, faudra-t-il attendre qu'on meure tous d'un cancer dû à la pollution des incinérateurs, des moteurs diesels (70% des véhicules dans le monde, et dont seulement 1% est équipé de filtre à particules, qui laisse néanmoins passer les plus petites et les plus dangereuses), des traces de pesticides sur les fruits et légumes ou des ondes électromagnétiques nocives qui nous cernent de plus en plus (et je peux continuer sur 10 pages). Tous le monde s'en fout : après moi, le déluge ! Et nous, pauvres terriens, dont même les résultats électoraux ne sont pas respectés (dans un pays pourtant démocratique), subissons, contre notre gré et souvent à note insu, tout ce qui nous arrive... Il ne nous restera plus qu'à faire une grande révolution mondiale pour remettre au pas les décideurs, ou nettoyer ce monde de pourris et corrompus, et leur faire vraiment comprendre que l'humanité va à sa perte. La planète, elle, s'en sortira. Pas de soucis. Mais pour nous tous, çà, c'est une autre histoire ! Les prédictions alarmistes des experts sont sous estimées : les changements s'accélèrent et sont exponentiels. Terriens, il est grand temps d'agir ! Vraiment grand temps !

  • Et si on commençait par la bouche...?

    Bannir le mercure, comme la Norvège l'a fait depuis le premier janvier 2008, limiter au maximum le recours au métal en dentisterie, en développant les solutions alternatives qui existent, et gérer l'acidité buccale sont des mesures préventives à mettre en place de toute urgence. Un grand nombre de matériaux toxiques s’invitent dans votre bouche sans que vous en soyez avertis : voici quelques conseils pour votre prochaine visite chez le dentiste... Le plombage 4/10 : Composé à 50% de mercure, le plombage ou amalgame est le moins biocompatible de tous les matériaux dentaires. Il continue d’être employé pour des raisons financières car il permet de soigner une dent rapidement et à moindres frais. Les métaux 4/10 : Une trentaine de métaux entrent dans la composition de nombreux alliages utilisés pour réaliser couronnes, bridges, dentiers à châssis métallique ou squelettés, implants. Le métal est loin d’un matériau idéal. Au contact de la salive, tout métal se corrode, libérant ainsi des particules métalliques, source d’une intoxication chronique. Il faut l’éviter dans la mesure du possible et surtout ne pas multiplier dans une même bouche les alliages de natures et de compositions différentes. Le titane 6/10 : On le croyait inerte et totalement biocompatible. En fait, il réagit comme tout autre métal placé en bouche en se corrodant au contact de la salive. La corrosion est majorée en cas de brossage avec un dentifrice contenant du fluor. Les résines ou composites 6/10 : Communément appelées “plombages blancs”, les résines sont l’alternative la moins chère aux amalgames au mercure. Bien que sans métal et donc sans effets galvaniques, les résines ne sont pas dépourvues de toxicité pour autant. La phase de durcissement s’accompagne d'un dégagement de formaldéhyde. Les résines sont en outre toxiques pour le nerf de la dent et contre-indiquées en cas de carie profonde. De plus, leur composition exacte n’est pas connue. La céramique 8/10 : C’est le plus stable et le mieux toléré des matériaux employés en art dentaire. "Céramique" est un terme générique; il existe différents types de céramiques. La céramique renforcée à l'oxyde d'alumine est en passe d'être supplantée par une nouvelle céramique, la zircone, renforcée à l'oxyde de zirconium. La zircone permet de réaliser des couronnes et des implants sans métal, plus esthétiques que les dispositifs et prothèses comportant du métal. En cas de caries volumineuses, elle permet de réaliser des inlays plus solides que les composites ou résines. Son coût élevé limite encore son utilisation. En résumé, chez le dentiste, évitons le mercure et les métaux qui nous contamineront à petit feu toute notre vie durant. On en respire et on en avale déjà suffisamment comme cela ! Si le sujet vous intéresse : Estelle VEREECK, Holodent, un nouveau regard sur la dent et la dentisterie holistique: http://www.holodent.com/

  • Un petit coup ?

    Les associations du réseau européen d’action contre les pesticides PAN-Europe ont procédé à l’analyse de 40 bouteilles de vin rouge (34 bouteilles traditionnelles et 6 bouteilles de la viticulture biologique) en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, du Portugal, d’Afrique du Sud, d’Australie et du Chili. Il en ressort que tous les vins issus de l’agriculture non-biologique étaient contaminés, chaque échantillon prélevé contenant en moyenne plus de 4 résidus de pesticides, les plus suspects jusqu’à 10 résidus. Les niveaux de contamination constatés dans les analyses ne dépassaient cependant pas les limites normales autorisées pour le raisin. PAN-Europe souligne toutefois que les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que ceux tolérés pour les pesticides présents dans l’eau du robinet (5.800 fois plus élevés dans un cas). « Le problème n’est pas lié à la qualité des vins », a souligné un membre de l’organisation, Elliott Cannell, précisant que « trois bouteilles de crus français analysés valaient plus de 200 euros chacune ». Parmi les vins sélectionnés pour l’enquête, se trouvaient trois Bourgogne (dont deux Premiers crus) et sept Bordeaux (dont trois Crus classés) de villages prestigieux. Quant aux six vins biologiques sélectionnés, seul l’un d’eux comportait de faibles traces de pesticides, sans doute en raison de la pulvérisation de parcelles voisines. L’eurodéputée verte Hiltrud Breyer, membre d’une commission sur la sécurité alimentaire, a jugé le résultat de l’enquête « alarmant mais prévisible ». « Bien que les concentrations soient inférieures à celles détectées récemment dans les fruits et les légumes, les résidus sont composés de pesticides plus nombreux », a-t-elle souligné. Vingt-quatre pesticides ont été identifiés dans cette mini-enquête, dont quelques uns classés comme potentiellement cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou le développement, ou perturbateurs sur le plan endocrinien. Les Verts européens jugent que les producteurs de vins, fortement influencés par l’industrie des pesticides, pourraient réduire de moitié leur utilisation à l’instar de ce qui s’est fait au Danemark. « Nous voulons seulement éliminer les pesticides dangereux sans peser sur l’économie », mais nous sommes confrontés « aux vieilles habitudes de certains viticulteurs qui traitent entre vingt et trente fois leurs vignes », souligne Mme Breyer. Les eurodéputés ont examiné en octobre en toute première lecture des mesures renforçant la protection des Européens contre les pesticides. La France étudie aussi un plan dans ce sens, présenté lors de son « Grenelle de l’environnement ». Ce qui est terrifiant dans tout cela, c'est qu'on nous annonce que le vin est contaminé par des pesticides mortels, tout en avouant qu'il en contient moins que les fruits et légumes, que la ligue anti-cancer vous pousse à consommer en grandes quantités... pour votre santé ! C'est le délire le plus total ! En conclusion, mangeons Bio. Et buvons Bio aussi. C'est notre seule garantie de ne pas nous empoisonner...

  • Poissons plats radioactifs...

    L’association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest (ACRO), laboratoire français indépendant, s’inquiète du peu d’attention accordée au traitement de l’un des deux principaux nucléides rejetés par la filière du nucléaire : le tritium (l’autre étant le Carbone 14). Alors que la France a été choisie pour accueillir le projet de réacteur expérimental ITER, dont le mode de fonctionnement devrait générer, d’importantes quantités de cette substance, l’association invite les experts à en réévaluer le degré de toxicité. Le tritium est « l’isotope radioactif de l’hydrogène auquel il se substitue au cours d’un processus métabolique ». Son stockage entraînant des coûts élevés, les exploitants nucléaires ont bénéficié de normes les autorisant à disperser l’élément radioactif dans l’environnement, arguant de « sa très faible toxicité ». Ce laisser-aller n’est pas sans conséquence, comme l’illustre la pollution au tritium de la nappe phréatique située sous le Centre de Stockage de la Manche (CSM), qui perdure depuis plus de 30 ans d’après les déclarations de l’ACRO. Le transfert de la substance radioactive en milieu aquatique pourrait en effet avoir de lourdes retombées sur l’ensemble de l’écosystème, estiment les scientifiques. S’intéressant au phénomène de la « bio accumulation », ils ont démontré que l’incorporation du tritium à la matière organique lui permettait de s’introduire à chacune des étapes de la chaîne alimentaire. Il pénètre ainsi dans l’organisme des cétacés, des mollusques et des poissons. Plus préoccupant, ce processus de transmission s’intensifie lors de l’assimilation du tritium par les molécules organiques. Une enquête menée par l’ACRO dans la baie de Cardiff, située au Sud du Pays de Galles, a révélé que les teneurs en tritium prélevées sur les poissons plats étaient 1 000 à 10 000 fois supérieures à celles contenues dans l’eau de mer du même site ! Bien que le tritium ne soit pas l’élément radioactif le plus toxique issu de l’industrie nucléaire, son déversement dans la nature reste préoccupant en raison du volume des quantités générées. L’échéance fixée par la loi du 28 juin 2006 apporte certes une note d’espoir, imposant aux industriels « la mise au point pour 2008 de solutions d’entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur ». Mais des démarches doivent être menées en parallèle afin de mieux cerner les risques qu’implique l’exposition prolongée à ce type de radioactivité, si l’on veut être en mesure de les éviter. Quant on sait que pour le Japonais Masatoshi Koshiba, prix Nobel de physique 2002, 'Les 2 kg de tritium qui circuleront dans ITER pourraient tuer deux millions de personnes', il y a de quoi regarder sa sole de Douvres d'un autre oeil ! On supposait déjà que les poissons plats (qui vivent au fond) étaient contaminés aux métaux lourds (plomb, mercure et autres saloperies), voilà qu'on apprend qu'ils sont également radioactifs ! Tout va bien. Très bien. Et merci aux exploitants nucléaires, qui depuis 30 ans, nous polluent invisiblement et dans le secret le plus total ! Une énergie propre, le nucléaire ?

  • La pêche au thon rouge : c'est reparti !

    Géant mondial de la pêche au thon rouge atlantique avec l'Espagne et l'Italie, la France promet une "tolérance zéro" à ses pêcheurs pour la saison 2008 qui débute fin mars, après des années de laxisme et de surpêche de ce poisson, roi des sushis. "Cette année, nous avons un quota de 4.775 tonnes et nous pêcherons 4.775 tonnes. Ceux qui pêcheront un thon de plus le sentiront passer en termes de sanctions. En 2008, c'est tolérance zéro", a déclaré le directeur des pêches Christian Ligeard. Tancé par Bruxelles, comme l'Italie, Paris doit être irréprochable après avoir "explosé" son quota 2007 pour ce poisson qui, malgré son nom, se pêche principalement en Méditerranée : 10.000 tonnes pêchées pour 5.593 autorisées. Ce dépassement serait dû en partie à des fraudes: six thoniers-senneurs du Languedoc (sud) font actuellement l'objet d'une enquête judiciaire. La France, qui dépasse son quota depuis des années, doit annoncer jeudi la répartition des 4.775 tonnes par bateau. Car le thon rouge, qui se vend très cher au Japon, aiguise les appétits. Les pêcheurs français ont touché de 5,50 à 6,50 euros le kilo en 2007 contre 2 euros pour le merlan. Les dépassements de quota font hurler l'UE et les défenseurs de l'environnement, alors que les scientifiques mettent en garde contre un effondrement des stocks. Dans un rapport international publié en octobre, l'Italie et l'Espagne ont été accusées d'avoir dissimulé plusieurs milliers de tonnes de capture. Le WWF a demandé en janvier aux grandes surfaces de boycotter ce poisson. Le contrôle de cette pêche internationalisée s'avère compliqué: les senneurs pêchent aux Baléares ou en Libye et transbordent leurs poissons en mer pour qu'ils soient transportés vers des cages d'engraissement, en Croatie ou à Malte entre autres. "Dès qu'ils savent qu'on est dans un port pour un contrôle, ils débarquent ailleurs", regrettent des inspecteurs. Des points de débarquement seront donc imposés en 2008. Le meilleur moyen de protéger ce poisson en voie de disparition est de ne plus en manger ! Ne l'achetez plus chez votre poissonnier, ni en grande surface, et choisissez autre chose à la carte au resto : ils n'en n'achèterons plus aux grossistes, qui eux, n'en achèterons plus aux pêcheurs. Cette tactique fonctionnerait à merveille, s'il n'y avait pas ces japonais et leurs sushis...

  • Dégustation du lundi (61)

    Belle dégustation à 5, ce lundi, sur le thème du "Grand Cru" noté sur l'étiquette. Le premier vin dégusté, avec sa robe rubis évoluée, présenta un nez noble de vieux pinot. La bouche, fluide, manquait de fondu et de finesse, sur un fruit trop discret : Clos Vougeot 1998, Grand Cru, du Domaine Amiot Servelle. Le second, malgré sa fort belle robe, était bouchonné : La Romanée Grand Cru 1986 de Bouchard Père & Fils (bouteille n° 02407), du Monopole du Domaine du Château de Vosne Romanée. Dommage. La troisième, avec sa robe noire et son nez vanillé et fruité, offrit une bonne bouche sur un fort beau fruit, mais avec un manque d'acidité. On lui reprocha également de zigzaguer avant de revenir, en finale, sur quelque chose de plus structuré : Château Duhart-Milon 2005, Grand Cru Classé en Pauillac, des Domaines Barons de Rothschild (Lafite). Le quatrième, avec un nez plus boisé que le précédent, s'annonçait comme un bordeaux plus classique. De la matière, avec une belle acidité, et une belle longueur assez vive, sur des fruits mûrs et de la complexité : Château Beau-Séjour Bécot 2003, en Saint Emilion Grand Cru Classé. Le cinquième et dernier flacon de la soirée présenta un nez ouvert sur des fruits très mûrs, mais avec un petit défaut (liégeux ou cabernet franc vert ou poivron vert flapi ou nuage de poussières selon les 4 dégustateurs ayant du nez ce soir). La bouche, croquante sur des fruits, s'avéra naturelle et fort belle : Château Cheval blanc 1999, 1er Grand Cru classé en Saint Emilion. Notons que le défaut décelé du nez est peut-être dû aux vendanges précipitées et anticipées suite au passage d'une mini-tornade de grêle, qui endommagea les grappes cette année-là... Lundi prochain, relâche de Pâques. Rendez-vous, pour la prochaine dégustation, le lundi 31 pour fêter naturellement un anniversaire sans CO2.

  • Merci Marie-Monique Robin !

    Terrifiant reportage sur MONSANTO et les OGM ! Merci à Arte et Marie-Monique Robin de nous avoir ouvert les yeux sur cette multinationale agro-alimentaire qui ne recule devant rien pour s'approprier le monde du vivant sur la planète entière ! Publicité mensongère, analyses et rapports scientifiques truqués, pots de vins aux hommes politiques et aux gouvernements, pressions sur les autorités et les laboratoires indépendants, lobbying auprès de la commission européenne : c'est pire que la mafia ! Les américains et la FDA en prennent plein la figure, et se retrouvent tout à fait discrédités... Comment encore faire confiance à nos hommes politiques qui se laissent corrompre, comment croire la FDA (Food and Drugs Administration), comment croire les scientifiques qui appuient les cultures OGM, après tout ce que nous avons pu voir ? Terriens, ne comptez que sur vous-même et votre bon sens pour vous nourrir, et optez pour le bio ! Luttons contre la culture d'OGM en Europe d'abord, et dans le monde entier ensuite. Et boycottons tout produit alimentaire contenant des OGM. Quant à Monsanto, qui a fait un milliard de dollars de bénéfices en 2007, boycottons ses produits, dont le Round-up, désherbant hyper-toxique. Des alternatives existent ! Et protégeons la biodiversité (ou ce qu'il en reste), tant qu'il en est encore temps ! Terriens, il est vraiment grand temps d'agir !

  • Dégustation du lundi (60)

    Ce soir, à 4, les Beaujolais. Le premier, avec un nez qui s'ouvre sur du Gamay (et pas sur de la banane ou de la fraise !), c'est déjà bon signe ! Une bouche encore jeune, sur des fruits rouges et de la cerise du nord en finale, mais avec de la verdeur : le fruit n'est pas libéré. Côte de Brouilly 2005 "Les Feuillées" de Laurent Matray, issu de vignes plantées en 1916 sur le Mont Brouilly. Le second, avec son nez de banane plantain bien mûre et flambée, et sa bouche de beau fruit, mais fort banane, et un soupçon d'astringence ne me plu pas plus que le premier : Morgon 2006 de Marcel Lapierre. Le troisième, au nez de cassonade et de barrique cuite, et à la bouche marquée par l'alcool, la barrique et l'absence de fruit, fût le moins bon de la soirée : Saint Amour "Clos du Chapitre" 2003 du Domaine de la cave Lamartine, de Paul Spay. Le quatrième présenta un nez d'aneth, combiné à de beaux petits arômes. La bouche, sur de beaux fruits rouges, un soupçon d'aneth et un boisé assez présent nous fît penser à un bourgogne. Et c'en était un ! La Romanée Grand Cru 1998 de Bouchard Père & Fils (bouteille n° 01384), du Monopole du Domaine du Château de Vosne Romanée. La plus petite appellation française (84 ares), et hélas, un magnifique terroir pas fort mis en valeur dans ce flacon dont le prix nous laisse pantois ! On aurait dû être en extase... Ce sera peut-être le cas lundi prochain, avec l'obligation d'avoir la mention "Grand Cru" sur l'étiquette. Qui vivra verra...

  • Monsanto : ce mardi sur Arte à 21h00...

    Au coeur du procès fait à l'expansion des cultures transgéniques dans le monde se trouve le rôle déterminant des multinationales du secteur de l'agroalimentaire, dont l'américaine Monsanto est à la fois le leader et le symbole. La journaliste et réalisatrice Marie-Monique Robin mène l'enquête sur les pratiques industrielles et commerciales de l'une des entreprises les plus controversées des dernières décennies. Ce qui est nouveau dans cette histoire récente des OGM, c'est qu'elle concerne la nourriture, un élément symboliquement essentiel de la vie, et qu'elle se déroule dans un contexte de mondialisation de l'information, favorisée notamment par le développement d'Internet. Pour mener son enquête, Marie-Monique Robin a effectué ses recherches devant son écran d'ordinateur, comme tout un chacun peut le faire. Tous les éléments, y compris les plus confidentiels du dossier, y apparaissent clairement, cette mise en scène accentuant le caractère dénonciateur d'un complot mené à grande échelle face auquel l'internaute curieux est à la fois bien seul et très informé. On y apprend ainsi les multiples cas de collusion entre le pouvoir politique, principalement américain, et les intérêts de Monsanto, les techniques d'infiltration des instances publiques comme la FDA (Food and Drug Administration) par les hommes de main de la multinationale, le jeu des "portes tournantes" entre public (la FDA) et intérêts privés (Monsanto), les pressions exercées sur les scientifiques qui ont eu la mauvaise idée de contester les résultats des analyses officielles. Bref, toute la panoplie du complot ourdi par la pieuvre chimique est révélée par la Toile. Le sérieux de la démarche se lit surtout dans les enquêtes sur le terrain à travers le monde. Des ravages de la contamination du maïs mexicain par le maïs américain, à ceux causés par le développement du coton BT (transgénique) en Inde ou les effets environnementaux du soja transgénique entré clandestinement au Paraguay, le documentaire approche de près la réalité de ces transformations profondes des structures de production, un peu comme ce fut le cas lors de la "première révolution verte", comme le note d'ailleurs une intervenante indienne. Le monde selon Monsanto apparaît comme un procès à charge, une charge certes argumentée, mais qui renforcera surtout les convaincus dans leurs convictions, ce qui tombe fort bien, juste avant la discussion prochaine de ce dossier déjà lourd à l'Assemblée nationale... Alors, ne regardez pas Les Experts, Miami : suivez ce nouveau reportage sur Arte ! Terriens, il est temps d'agir !

  • La margarine : lisez ceci et jetez-là...

    C’est un processus qui transforme les poly-insaturés, normalement liquide à température ambiante, en graisses solides à température ambiante, comme la margarine. Les huiles les moins coûteuses sont utilisées pour leur production: l’huile de soja, de maïs, de graines de coton et de colza qui déjà, par la méthode d’extraction, sont rances et contiennent de minuscules particules de métal (l’oxyde de nickel) . Dans un réacteur à température élevée, cette huile est alors mise sous pression par un gaz hydrogéné. Ensuite, sont introduits dans la mixture, des émulsifiants et des fécules pour lui donner une meilleure consistance. Elle subit alors une deuxième séance à haute température pour un nettoyage à la vapeur. Ce processus lui enlève toute odeur indésirable. La couleur naturelle de la margarine est grise et elle va donc être javellisée. Pour lui donner un goût et une couleur appétissante, des colorants et des arômes artificiels seront ajoutés. Et finalement, ce mélange sera compressé et emballé en plaquettes ou en tubes et vendu sous le label d’aliment diététique. Les graisses altérées partiellement hydrogénées produites à partir d’huiles végétales empêchent l’utilisation des acides gras essentiels et sont responsables de plusieurs effets délétères; dysfonctionnement sexuel, augmentation du taux de cholestérol dans le sang et paralysie du système immunitaire. La consommation de graisses hydrogénées est associée à un nombre de maladies, pas seulement le cancer mais aussi l’athérosclérose, le diabète, l’obésité, le dysfonctionnement du système immunitaire, poids inférieur à la moyenne des nouveau-nés, des malformations chez les nouveau-nés, la diminution de l’acuité visuelle, la stérilité, difficulté de lactation et problèmes osseux et de tendons. Malgré tout cela, les graisses hydrogénées sont considérées comme des aliments diététiques. La popularité de la margarine partiellement hydrogénée plutôt que celle du beurre est le triomphe d’une duplicité publicitaire sur le bon sens. Notre meilleure défense est de l’éviter comme la peste... Si vous voulez "tout comprendre sur les graisses", voyez le lien dans la colonne à droite ! Vous allez changer vos habitudes alimentaires ! L'huile d'olive vierge, 1ère pression à froid, et le vrai beurre : il n'y a que ça qui est bon !

  • L’hydrogène fait rêver...

    "Son utilisation à grande échelle permettrait de résoudre bien des problèmes liés à la crise énergétique, à la pollution et au réchauffement climatique, mais un obstacle demeure : son stockage. Gaz comprimé ou liquéfié, nanotubes de carbone ou alliages métalliques, de nombreux candidats sont en lice dans les laboratoires du monde entier. Au Japon, l'un des concurrents, l'hydrure d'aluminium, déjà connu, vient de faire une belle échappée... Le nouveau procédé qui vient d’être mis au point par le professeur Shin-ichi Orimo, de l'Institute for Materials Research (IMR) de l'université de Tohoku (Japon), fait appel à l’aluminium et apparaît plutôt prometteur. L’hydrogène est ici stocké sous la forme de particules d’hydrure d'aluminium. L'aluminium a pour lui l'avantage de la légèreté et, de plus, la densité d'hydrogène atteinte par le LMR est bien plus grande : l'équipe de l'IMR a stocké 9,3 litres d'hydrogène dans un petit volume de 4 par 6 centimètres et de 5,5 mm d'épaisseur, soit 13,2 centimètres cubes ! Pour extraire l'hydrogène, sous forme gazeuse, il suffit de chauffer cette poudre à 80 °C. Les travaux se poursuivent, et l’équipe estime pouvoir réduire la température nécessaire à la dissociation du gaz jusqu’à 60 °C. Shin-ichi Orimo envisage une application de sa découverte d’ici trois ans. La Japan Steel Works fonde aussi beaucoup d’espoir dans cette technologie pour alimenter les piles à combustible de véhicules. Par rapport aux actuels réservoirs sous pression à 350 bars, la technique de l’IMR permettrait de concentrer 3,6 fois plus d’hydrogène pour une masse moitié moindre. Mais ces réservoirs en aluminium seraient à usage unique. En effet, la réaction qui dégage l'hydrogène n'est pas réversible. L’ensemble devrait donc être interchangeable, à la manière d’une pile. L'inconvénient n'est peut-être pas rédhibitoire car, une fois le réservoir vidé de son hydrogène, il ne reste à l'intérieur que de l'aluminium pur, donc facilement recyclable." Article lu sur Futura-sciences. Voilà encore une bonne nouvelle : la recherche avance à grand pas et dans très peu de temps, nous roulerons tous à l'hydrogène, en ne rejetant que de la vapeur d'eau ! Le rêve ! Mais qu'est-ce qu'il va pleuvoir...

  • Bien manger, c'est le début du bonheur...

    Nouveau slogan de la marque "Président", un des 2 groupes agro-alimentaires ayant abandonné la production de fromages au lait cru (dont le fameux camembert) pour des raisons de rentabilité, au dépend du goût, comme d'habitude... Tous les fromages Président sont donc pasteurisés et tripotés, afin de vous offrir un coeur moelleux en toute circonstance. C'est logique : il est figé ! Adieu le temps où l'on attendait que son camembert se fasse et se donne, avant d'être dégusté avec bonheur... Vous n'avez plus droit aujourd'hui qu'à avaler ces matières grasses insipides et triturées, habilement appelées Crème de Camembert, Camembert de Campagne, Cloche Saveur, Président Léger, Coulommiers de Campagne, Petit Brie, Le Lingot, La Brique, La Brique de Campagne, Le Rouy et autre Péché Mignon, tous sans aucun plaisir gustatif ! Outre le slogan " Bien manger, ...", il est aussi amusant de les voir utiliser à profusion le mot "Campagne" pour un produit plus industriel que jamais... Heureusement, il subsiste quelques véritables producteurs de fromages au lait cru, amoureux de leur métier et de leur terroir, fiers de leurs produits naturels et goûtus. Mais jusque quand ? En attendant, évitons ces fromages (des groupes Lactalis et Isigny) qui n'en sont pas et dégustons ces petits trésors au lait cru, tant qu'il y en a encore. Car bien manger, c'est vraiment le début du bonheur...

  • Avec ou sans ?

    L’Allemagne s'engage dans une rénovation de sa législation visant à apporter davantage de transparence et de sécurité en matière d’OGM, tant dans le domaine agricole que dans celui de la consommation. Au regard de ce qu’impose la législation européenne, les avancées sont sensibles en revoyant à la hausse les contraintes de plantation, de responsabilité et de commercialisation des OGM. Les agriculteurs allemands qui souhaitent cultiver des variétés transgéniques devront dorénavant se référer aux 'bonnes pratiques agricoles' qu’imposent les nouveaux textes en matière de culture d’OGM. Ainsi, des distances d'isolement, pour limiter les risques de pollution génétique des cultures conventionnelles, sont imposées aux cultures d’OGM. A titre d’exemple, l’agriculteur qui sème du maïs OGM doit prévoir un couloir de 150 m vierge d’OGM entre sa parcelle et celle de son voisin (si celle-ci est semée en maïs conventionnel), cette distance passant à 300 m dans le cas d’un voisinage avec du maïs biologique. Bien que cette disposition soit très loin d’éloigner le risque de contamination, elle apparaît novatrice. En outre, le principe de 'responsabilité sans faute' pour les cas de dissémination/pollution involontaire d’OGM est maintenu, sauf lorsque les nouvelles distances d’isolement des OGM ne sont pas respectées en accord avec l’agriculteur conventionnel, lequel ne pouvant logiquement plus se plaindre s’il venait à voir ses cultures contaminées. Pour le reste, les Allemands se sont attachés à clarifier l’étiquetage des produits alimentaires, notamment avec la distinction des produits sans OGM. Ainsi, les produits d’origine animale (laitages, œufs, viande…) ou végétale, obtenus sans aucun recours aux OGM, pourront dorénavant être facilement identifiés par les consommateurs grâce à une nouvelle étiquette 'sans OGM'. Cet étiquetage constitue une réelle avancée en terme de transparence, d’autant que l’étiquetage actuel 'contient des OGM', imposé à tout produit alimentaire contenant plus de 0,9 % d’organismes génétiquement modifiés, ne concerne pas les produits d’origine animale. L'initiative est louable, mais insuffisante : il faut les interdire tout simplement ! La distance de 300 mètres n'est pas suffisante (cela a été démontré) et les cultures bio seront donc contaminées ! Boycottons les produits avec OGM (qui sont déjà fort nombreux, et à votre insu), battons-nous pour les interdire, et achetons bio. Le bon goût des aliments n'a pas de prix, notre santé non plus.

  • Alimentation responsable...

    A 73 ans, Jane Goodall engage un nouveau combat. Dans "Nous sommes ce que nous mangeons" (Actes sud), elle dénonce les aberrations de l'industrie agroalimentaire et lance un plaidoyer pour une alimentation responsable. Rencontre avec une vieille dame indignée.1,2 milliard de bœufs, vaches, veaux et moutons destinés à l’abattage vivent sur terre : 100 000 bovins sont abattus par jour aux Etats-Unis, 3 000 000 par an en France. Ce véritable continent d’animaux de boucherie, et la monoculture céréalière qui l’accompagne, occupent 25 % des terres cultivées planétaires. Un tiers des céréales mondiales nourrit le bétail que dévorent un demi-milliard d’Occidentaux trop gras. Au Brésil, 23 % des terres arables vont à l’alimentation du bœuf exporté, au détriment du maïs et des haricots noirs, nourriture de base des paysans. 90 % du bœuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis. 50 000 tonnes de bœuf passent chaque année de l’Amérique latine aux Etats-Unis. Les conséquences ? L’obésité : 6,7 milliards de hamburgers sont vendus aux Etats-Unis chaque année dans les fast-foods. En moyenne, un Américain entre 7 et 13 ans mange 6,2 hamburgers par semaine, presque un par jour. L’eau gaspillée : 50 % de l’eau consommée aux Etats-Unis sert à l’élevage. Et le réchauffement planétaire : les déjections et pets des ruminants libèrent chaque année dans l’atmosphère 60 millions de tonnes de méthane, dont la molécule accumule vingt-cinq fois plus de chaleur solaire qu’une molécule de CO2… Derrière la critique de la nourriture industrielle, les animaux demeurent toujours au cœur des préoccupations. Aux Etats-Unis, les produits chimiques agricoles tuent à peu près 67 millions d’oiseaux chaque année. En Iowa, on ne les entend plus saluer le printemps sur les terres cultivées. Silent spring, “le printemps silencieux”, la prophétie de Rachel Carson, une des initiatrices du mouvement écologique des années 1960, semble en passe de se réaliser. C’est affreux… Quand on oppose à Jane Goodall qu’il faut bien développer une agriculture intensive pour nourrir une population de six milliards d’humains, elle se fâche. “Je crois à l’avenir de la culture biologique. Les jeunes générations comprennent, je le vois dans toutes mes conférences. Elles vont boycotter la nourriture industrielle, elles vont changer leur manière de se nourrir, et cela va gagner le monde… En 1990, aux Etats-Unis, les consommateurs ont acheté pour 1 milliard de dollars d’aliments et de boissons issus de l’agriculture biologique. En 2002, ce chiffre atteignait 11 milliards. Que se passera-t-il en 2020 ? Résultat immédiat, de plus en plus de fermiers américains choisissent de se convertir aux méthodes biologiques. On comptait en 1997 485 000 hectares bio . Ils avaient doublé en 2004. C’est très encourageant. Il faut aussi voir les rendements. Pendant la sécheresse de 1998, les exploitations bio américaines ont donné des récoltes beaucoup plus abondantes que les fermes industrielles. Cela commence à se savoir… Même si notre vieux monde industriel, voué au profit rapide, ne change pas par préoccupation éthique ou par compassion pour les animaux, il devra bien évoluer ne serait-ce que pour survivre. Cela me rend optimiste ! Je suis végétarienne, regardez comme je suis en forme. Nous pouvons tout à fait nous passer de viande, vous savez !" Un livre à acheter pour adopter une alimentation plus responsable...

  • Dégustation du lundi (59)

    Intéressante dégustation du lundi, ce soir, avec 2 blancs comme mise en bouche : le premier au nez discret et à la bouche fort serrée, pas très agréable à boire, et le second, très proche, mais avec un fort beau nez, et une bouche grasse et onctueuse, sur du fruit et avec un boisé fondu fort bien intégré, porté par une belle acidité : Le vin le plus simplement 2004 et 2005 "Le Fourneau" en Bourgogne grand ordinaire blanc de Bernard Van Berg (un graphiste bruxellois, ayant acheté à Blagny de très vieilles vignes mal situées, dont personne ne voulait plus, et qui sort 600 bouteilles à raison d'une grappe par pied. Il débuta en 2004 et trouva sa voie dès 2005 : à suivre !). On attaqua ensuite les 5 rouges de la dégustation proprement dite, sur le thème du Languedoc-Roussillon : la première, au nez de CO2 et de rafles, du être dégazée et carafée une bonne heure avant de présenter un nez du Clos et une bouche fort fluide sur des bonbons acidulés : "C'est pas la mer à boire"(NDLR: ceci n'engage que le vigneron) en Côtes de Roussillon village 2006 du Domaine du Possible. Le second présenta un nez de choucroute et de baies de genévrier ! Après l'avoir secoué, ce nez de chou persista, puis s'effaça pour revenir... Par contre, la bouche s'avéra magnifique : un vin opulent et concentré sur de fins petits fruits rouges et sur une fort belle trame. On aurait dit une belle Côte Rôtie ! Faugères 2002 "Jadis" du Domaine Léon Barral, vinifié par Didier Barral. La bonne surprise de ce soir au niveau bouche. Le troisième, avec son nez d'encre et de gouache, et sa bouche morte et vide nous déçu : Mas Daumas Gassac 2002 ! Le suivant, présenta un beau nez évolué, mais boisé et classique, et une bouche trop boisée et sèche : "L'esprit de Pennautier" 2001 Château de Pennautier, Cabardès. Et pour terminer, un Rivesaltes ambré 1956 en vin doux naturel du Domaine de Rancy, avec un beau nez, un beau fruit, un beau sucre et une belle robe, mais sans nous faire décoller : anodin et manque de finesse : le reste de la bouteille finira en sauce... Lundi prochain les Beaujolais, saucissons et compagnie : thème difficile où le pire côtoie souvent le meilleur... On verra bien...

  • Pas bon, la viande rouge...

    Des experts du National Institute of Health (USA) ont interrogé un demi-million (!) d'Américains depuis 1995 sur leurs habitudes de consommation de viande et de viande hachée (les célèbres hamburgers dont on taira ici les marques, mais aussi toutes les saucisses, charcuteries et autres préparations) et ont corrélé ces chiffres avec l'apparition de cancers dans cette population. Les autres facteurs de risque, comme le tabagisme, ont bien entendu été pris en considération aussi. Il ressort de cette méga-étude épidémiologique que les gros mangeurs de viande rouge (hachée ou non) voyaient leur risque de cancer augmenter de 24% pour le cancer de l'intestin, de 20 à 60% pour les cancers de l'œsophage, du foie, du poumon et du pancréas. Ils n'ont par contre pas trouvé de relation avec le cancer du sein, de l'estomac ou de la prostate. Les auteurs font remarquer que les personnes qui consomment beaucoup de viande l'accompagnent généralement de beurre, de frites et d'autres nourritures riches en graisses saturées et en calories. L'obésité y est souvent associée. On ne peut donc exclure une cause commune. Pour ma part, j'ai arrêté d'en manger à 14 ans, par dégoût : ma seule décision sage en pleine adolescence... Et depuis lors, c'est poissons et légumes ! Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui il n'y a quasi plus de poissons sauvages, et que la qualité des légumes est en chute libre. Le bio est donc la seule alternative possible (en attendant qu'il ne soit contaminé par les OGM...). Mais qu'est-ce qu'ils foutent tous avec notre planète ?