• Le Guide Lemaire en pleine guéguerre...

    Pour info aux gastronomes, voici deux communiqués de presse envoyés, le premier par la nouvelle équipe du Guide Henry Lemaire 2008 et le deuxième par l’ancienne équipe du Guide Henry Lemaire 2007. Allez vous y retrouver... «La direction du Guide Henry Lemaire a décidé un profond remaniement de son équipe rédactionnelle suite aux critiques suscitées lors de la parution de l’édition 2007. Equipe qui pour l’élaboration du dernier guide n’a pu, entre autres, écarter un nombre important d’erreurs ou de faiblesses. La réalisation de la prochaine édition du guide ne sera donc pas confiée à la société DSD Media, dirigée par Roland Dreyer, qui a assuré la Régie de Presse des deux précédentes parutions. Deux nouvelles équipes rédactionnelles, l’une néerlandophone, l’autre francophone, remplaceront la rédaction actuelle dirigée par Philippe Fievet et mise en place par DSD Media, ce qui renforcera la crédibilité du seul guide gastronomique véritablement belge." Second communiqué : " Philippe Fiévet, Rédacteur en chef du Guide Henry Lemaire, a pris la décision de renoncer officiellement à ses fonctions. C’est non seulement le rédacteur en chef mais également toute l’équipe rédactionnelle qui se retire aujourd’hui, refusant unanimement de se laisser entraîner dans des dérives purement mercantiles initiées par la nouvelle direction sous la responsabilité de Aldo Mungo. Philippe Fiévet a assuré ses fonctions de rédacteur en chef du Guide Lemaire durant ces deux dernières années.C’est avec conviction qu’il refuse de cautionner un guide de complaisance dont la seule finalité serait de faire payer, en tout ou en partie, les restaurateurs présents dans ses pages.» J'avais déjà critiqué ce "guide gastronomique" lors de son édition 2007, retirée du marché à juste titre. L'édition 2008 est encore pire, puisque seuls, les restaurateurs ayant payé, ont l'immense privilège d'y figurer ! Quant aux critiques succinctes des établissements, elles ne vous apprennent rien au niveau de l'assiette ! Un guide et un nom à oublier désormais ! Heureusement, d'autres guides existent. Mais rien ne vaudra jamais le bouche à oreille entre gastronomes passionnés et objectifs... Des bonnes tables, il y en a beaucoup. Mais vous ne les trouverez plus dans "Le Guide Lemaire". Tout au plus, une cote sur 10, monnayée et subjective...

  • On est sauvés ?

    Une "Arche de Noé verte" abritant des graines des principales cultures vivrières a été inaugurée, ce mardi 26 février, en plein coeur de l'Arctique, véritable cocon pour la diversité végétale menacée par les catastrophes naturelles, les guerres et le changement climatique. Enfouie dans une montagne de Longyearbyen, chef-lieu de l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg), à 1.000 km du pôle Nord, la réserve de semences pourra accueillir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons, deux fois plus que le nombre de variétés existant dans le monde. Lors de la cérémonie d'inauguration, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a affirmé que l'endroit est "un jardin d'Eden glacé". Chaudement emmitouflés, la militante écologiste kényane et prix Nobel de la paix, Wangari Maathai, et le Premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, ont ensuite déposé symboliquement des graines de riz dans une des chambres froides. "Le monde est un endroit plus sûr aujourd'hui", a déclaré à l'AFP le père du projet, Cary Fowler, directeur du Fonds mondial pour la diversité des cultures (GCDT), peu après la cérémonie cosmopolite qui mêlait chant traditionnel lapon, musique d'inspiration africaine et choeur d'enfants. "Nous pouvons maintenant stocker en toute sécurité un nombre considérable de semences vulnérables et précieuses", a-t-il précisé. La réserve de semences fonctionnera comme un filet de sécurité. Elle conservera dans des conditions optimales, à -18°C, des doubles de graines stockées dans les 1.400 banques de gènes existantes. Celles-ci n'offrent pas les mêmes garanties que la nouvelle venue: protégée par des tonnes de roc, des portes blindées et des parois en béton armé, elle peut résister à une chute d'avion ou à un missile nucléaire. Caméras de télésurveillance et ours polaires complètent le dispositif. Si une variété de culture vient à disparaître dans son milieu naturel, les Etats et institutions pourront récupérer les graines qu'ils ont déposés et dont ils demeurent propriétaires. Sous l'effet des maladies, du changement climatique ou encore des activités humaines, la diversité génétique s'appauvrit. En 1949, les paysans chinois cultivaient plus de 10.000 variétés de blé, dix fois moins 20 ans plus tard. Or, la diversité est indispensable pour mettre au point des cultures plus résistantes, moins gourmandes en eau et en engrais, aptes à s'adapter au réchauffement climatique et plus nutritives. D'autant qu'en 2050, il y aura 9 milliards de bouches à nourrir. "Nous espérons et oeuvrons pour le meilleur, mais nous devons nous préparer au pire", a précisé José Manuel Barroso. Grand comme deux fois la Belgique pour une population de 2.300 âmes, le Svalbard --où aucune culture ne pousse-- est considéré comme l'endroit idéal pour une réserve de semences. Isolé mais accessible, politiquement stable, l'archipel est recouvert d'un permafrost qui garantit à l'Arche suffisamment de fraîcheur même en cas de défaillance des systèmes de réfrigération. La réserve de semences a coûté environ 6 millions d'euros, financés par la Norvège. Tout cela est bien beau, mais il vaudrait mieux cultiver toutes ces espèces végétales partout sur la planète, plutôt que d'acheter des semences manipulées génétiquement et uniformisées, à des grands groupes agro-alimentaires comme ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA. Ces firmes ne rêvent que d'une chose : s'approprier le monde du vivant et inonder la planète de leurs semences trafiquées, pour nourrir 9 milliards d'individus ! Un rêve diabolique qui va à l'encontre du bon sens, de la biodiversité, de notre santé ! Consommons des produits saisonniers, de terroirs, si possible bio, et luttons contre ces méga-multinationales que rien ne semble arrêter. Terriens, il est grand temps d'agir...

  • Dégustation du lundi (58) : Les bordeaux...

    Fort belle dégustation, à 4, ce lundi soir, avec pour thème les bordeaux ou style bordeaux... On démarra avec un vin au très beau nez de beau bordeaux, d'un certain âge, sur de la tomate confite et un peu de bois. La bouche, assez fluide, présenta une forte acidité et un boisé trop marqué en finale. C'était assez austère et sec : un Château Montrose 1995 en Saint Estèphe (93/100 Parker). On poursuivi avec un vin au beau nez de cèdre noble. La bouche, avec un fruité beaucoup plus imposant que dans le précédent, et un boisé beaucoup plus fondu, faisait ressortir un cabernet à la Rothschild, sur une belle longueur : Château Pichon Longueville, Comtesse de Lalande 1997 en Pauillac. Le suivant, bouchonné, avec ses 96/100 de Parker, aurait dû être magnifique : Philip Togni Vineyards 2001 Napa Valley Cabernet Sauvignon. Censé être topissimo : à boire une autre fois ! Le quatrième : une BOMBE ! Robe noire d'encre, nez exotique et puissant, avec un petit côté de vin de cépage. La bouche : confiturée, très concentrée sur des fruits très mûrs, mais avec une belle fraîcheur et une belle acidité : un velours liquide ! Quilceda Creek 2004, Columbia Valley en 100% cabernet sauvignon. 13 hectares (ce qui est peu), âge moyen des vignes : 18 ans (ce qui est peu), 70 hectos / hectare (ce qui est énorme!), 14°9 (ce qui est beaucoup), et 99/100 pour Parker. C'est le seul grand vin de l'état de Washington, considéré comme un des meilleurs vins américains. On termina par une seconde bombe, mais différente : un fort beau nez, riche, fin et concentré, d'une très belle complexité, à la robe noire, et plus ouvert que le précédent. La bouche, magnifique, complexe, opulente et longue, ne présenta ni sécheresse, ni boisé : des petits fruits qu'on croque, sur une belle finesse, malgré la richesse. Ce vin en a sous la pédale : à boire entre 2012 et 2040 (désolé, on n'a pas pu attendre...) et 97+ de Parker : un Château Mouton Rothschild 2003. en Pauillac. Bref, un fort beau lundi qui contrastera avec lundi prochain, dont le thème "Languedoc -Roussillon" risque d'être plus décevant, quoique cela dépende fort des flacons qu'on amène... Bonne semaine aux lecteurs oenologues.

  • Bruxelles, ils s'en foutent...

    Exceptionnellement, je ne peux m'empêcher de publier LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE D'AMID FALJAOUI, directeur général de Trends-tendances, à propos de la S.A. Belgique :"Peut-on comparer un pays comme la Belgique avec une société commerciale, en l'occurrence une société anonyme ? Rudy Aernoudt, l'économiste flamand bien connu, n'a pas hésité à le faire pour nos confrères du journal L'Echo. Et l'exercice est plutôt amusant. Premier point de différence entre une SA et la Belgique SA, c'est que dans le cas d'une société anonyme classique, il arrive que les cadres dirigeants veuillent racheter l'entreprise parce qu'ils croient dans son potentiel. Et cela, quitte à s'endetter. Les financiers appellent cela un management buy out. Dans le cas de la Belgique, il n'y aura, hélas, pas de management buy out. Pourquoi ? Parce que les cadres dirigeants de la SA Belgique, entendez le gouvernement actuel, a déjà annoncé qu'ils ne resteront pas au-delà de Pâques. Dans le cas de la Belgique SA, c'est encore pire, puisque son PDG, ou si vous préférez le Premier ministre, a déjà déclaré qu'il décomptait les jours qui le séparent d'ici au 23 mars ! Non seulement, Guy Verhofstadt ne veut pas rempiler, mais il a d'autres objectifs et notamment devenir président de la SA Union européenne. L'autre point de comparaison, c'est que la SA Belgique a ce qu'on appelle un CFO, un chief financial officer ou, en bon français, un directeur financier. Le problème, c'est que ce CFO, Didier Reynders, a déjà fait comprendre qu'il ne serait pas contre le fait de devenir le futur PDG. Par ailleurs, le nom du PDG est déjà connu et Yves Leterme, puisque c'est de lui dont il s'agit, a déjà été choisi par l'assemblée générale des actionnaires du 13 juin dernier ! Et pour ajouter à la confusion, il faut bien reconnaître que le futur PDG a malheureusement un défaut aux yeux de certains investisseurs : il est en effet l'otage d'un syndicat d'actionnaires nommé N-VA. Or ce syndicat d'actionnaires dispose d'une minorité de blocage et n'a qu'un seul but : dissoudre la SA Belgique ! Pour corser le tout, imaginez que cette SA Belgique, qui est donc à deux doigts d'être dissoute, dispose d'une marque mondialement connue : Bruxelles. On sait même ce qu'elle vaut : 540 milliards de dollars, c'est l'évaluation réalisée par un cabinet international. Le problème, c'est que tout le monde dans la SA Belgique s'en fout de Bruxelles. Pourtant en cas de dissolution de la SA, ces 540 milliards de dollars vont disparaître en fumée. Et ça, avouez que c'est encore plus scandaleux que les 5 milliards de perte de la Société Générale...". Voilà une jolie façon de faire comprendre la situation pourrie dans laquelle se trouvent les pauvres citoyens francophones du Royaume, et ce qu'on va déguster dans les 4 ans à venir... Je vous le disais ici en-dessous : on est mal barré ! Aaaah, si seulement les médecins d'Yves Leterme pouvaient lui administrer un traitement à base de morphine pour soigner ses varices à l'oesophage, il planerait et serait plus cool. Cela arrangerait peut-être les choses... On peut toujours rêver, non ? Une fleur d'iris en bouche. On peut délirer, non?

  • Pollué pour raison politique...

    Le constat de ces vingt dernières années montre clairement une amélioration de la qualité de l’air ambiant à Bruxelles. Celle-ci est liée à différents facteurs tels que la suppression d’importantes sources d’émissions (incinérateurs hospitaliers, usines de cokeries…), l’appauvrissement des combustibles en composés organiques volatils (COV) ou en soufre, la suppression du plomb dans l’essence, l’introduction du pot catalytique sur les voitures, le renouvellement du parc automobile, l’utilisation croissante du gaz naturel pour le chauffage… Néanmoins, la situation actuelle doit encore être améliorée pour certains polluants. L'ozone troposphérique occupe une place importante parmi les polluants préoccupants : le seuil de protection de la santé est régulièrement dépassé. L’ozone est un polluant secondaire et sa production est influencée par les émissions de ses précurseurs : les NOX et les COV. Les particules en suspension comme les PM10 ou PM2.5 d'origines diverses (chauffage, véhicules à moteur) constituent une préoccupation nouvelle pour les décideurs en raison de leur importante nocivité. De nouvelles normes européennes ont d’ailleurs été mises en place pour ces substances. Le CO2, principal polluant responsable de l'effet de serre, est aussi le plus important en termes de quantité avec près de 5 millions de tonnes émises annuellement à Bruxelles. Sa présence croissante dans l’air ambiant est essentiellement due à l’augmentation régulière des consommations énergétiques liées au chauffage, au transport et aux activités industrielles. Les POPs (polluants organiques persistants tels que pesticides, hydrocarbures aromatiques polycycliques ou « HAP », …) ne présentent pas de concentrations inquiétantes. Néanmoins, vu leur toxicité et leur persistance dans l'environnement, le respect de la norme de qualité de l'air concernant les HAP sera surveillé avec beaucoup d'attention. Ce qui m'étonne dans tout cela, c'est que la pollution engendrée par les avions survolant allègrement Bruxelles n'est même pas invoquée par Bruxelles-environnement (pour une raison politique?), alors qu'ils sont, entre autres, responsables d'énormes émissions de NOX qui produisent de l'ozone... La qualité de l'air de notre belle ville verte ferait un grand bon en avant si le survol de Bruxelles était interdit ! Mais avec le futur premier ministre qu'on va devoir se taper (et qui est déjà ministre de la mobilité aujourd'hui), je parie que le sujet ne sera même pas abordé ! On est mal barré, je vous le dis. Terriens, il est temps d'agir !

  • Dégustation du lundi (57).

    Très belle dégustation à 5 au Clos ce lundi soir sur le thème de la syrah, du mourvèdre, du cinsault, du carignan et autres cépages du sud. On attaqua la dégustation avec un vin naturel au nez, sur de la fraise. La bouche légère, fruitée, facile à boire présentait quand même une certaine finesse, malgré un côté vert ou une sécheresse en finale : Sainte Epine 2006 d'Hervé Souhaut en Saint Joseph. Le second vin, "Sotanum" 2000 de Cuilleron-Gaillard-Villard, en Vin de pays des collines Rhodaniennes était, hélas, bouchonné... Le troisième, avec son nez de pruneaux à l'alcool, son début de bouche visqueux, puis fluide, toujours sur les mêmes pruneaux à l'alcool, le tout sur une belle matière et une fort belle longueur présentait quand même une petite sécheresse en finale, due à son jeune âge : Clos des Papes 2004 de Paul-Vincent Avril en Châteauneuf-du-Pape. Quand même élu onzième meilleur vin du monde en 2004, et premier en 2005 (n°1 au top 100) par Wine Spectator ! Le quatrième, avec sa robe foncée, et son nez de fruits noirs bien mûrs et de boisé présenta une bouche puissante, concentrée, serrée et boisée, mais compensée par une fort belle acidité. Un peu lourd quand même : La Landonne 2001 en Côte Rôtie de Guigal. A trop faire, on fini par tout perdre... Pour terminer, un vin au nez fin, de légumes puis de fruits mûrs. En bouche : beaucoup de fruits mûrs, avec de la fraîcheur, puis du boisé et de l'alcool en finale. "O" du Clos de Nines 2004, en Coteaux du Languedoc. Un peu fatiguant, comme le précédent... Lundi prochain : bordeaux ou style bordeaux, à 4.

  • Ils se mettent tous au vert...

    Va falloir faire gaffe et ouvrir l'oeil : depuis qu'on parle réchauffement climatique, pollution, planète, énergies durables et dégagement de CO, les multinationales de tout poils se mettent curieusement au vert, et nous offrent des produits qui sont, tout d'un coup, écologiques et respectueux de l'environnement et de notre santé ! Cela fait des décennies qu'ils polluent le monde et nous empoisonnent, et d'un coup, ils virent de bord, modifient leurs emballages, et nous matraquent de pseudo "écologiques, verts, naturels, respectueux de l'environnement, etc."! Bizarre, ce changement de cap. La régie de contrôle des publicités mensongères va avoir du boulot : car, à part l'emballage, rien n'a changé ! Ils nous fourguent toujours leurs mêmes saloperies, avec la même composition nocive, en n'ayant rien changé à leurs méthodes de production polluante ! Et leur seul credo reste le pognon : faire du pognon et encore plus de pognon. Vérifions bien les étiquettes et la composition avant de nous laisser berner par ces pratiques commerciales douteuses et répressibles ! Me concernant, je continue de privilégier les produits bio. Mais pour tout le reste, il va falloir ouvrir l'oeil, et le bon ! Terriens, il est temps d'agir...

  • dégustation du lundi (56)

    Intéressante dégustation au Clos, à 5, sur le thème de la Côte de Beaune. On commença par un vin jeune, mûr et classique (= moderne). Un nez de cerises mûres, et une bouche légère, avec une fort belle persistance du fruit, sur une belle finesse : un Beaune 1er Cru 2003 "Clos des Mouches" de Jean Garaudet (aussi bon que Drouhin, mais à moitié prix). Le second vin présenta un nez de cacao et de café fraîchement moulu, vinifié à l'ancienne. La bouche s'avéra huileuse, avec de l'alcool, un peu de verdeur et assez déséquilibrée : un Pommard "Les Vaumuriens" 2004 de J-F Coche-Dury (bouteille 000204). Le troisième, avec sa robe délavée et trouble, son nez acide et sa bouche pas terrible du tout était un Saint Romain 2001 "Sous Roche" du Domaine de Chassarney. Le quatrième, avec son nez de fraises écrasées, d'oeuf pourri, de verdeur et d'alcool ne se présentait pas mieux que le précédent... Une bouche d'éther, de menthol, au goût de désinfectant ! Un Volnay- Chanlin 1er Cru 2002 de Blain Gagnard. Triste et décevant. Vînt alors le 5ème et dernier vin de ce soir : un nez noble et complexe de petits fruits rouges et de tabac blond et une bouche magnifique, veloutée, un pur jus de petits fruits rouges, très mûrs, avec de la complexité. En Busigny "Le sang rouge de la terre" 2005 de Bernard Van Berg, vigneron à Meursault, en Bourgogne Grand Ordinaire. Très belle bouteille (une Baronne), 100% pinot noir, et seulement 600 bouteilles (10 hecto/l'hectare) : une belle découverte ! Lundi prochain, nous serons sur les syrah, grenache, mourvèdre, carrignan et autre cinsault. Bonne semaine !

  • La biodiversité toujours plus menacée...

    Je publie ici la lettre juste reçue de Kokopelli, un distributeur de semences de fruits et légumes oubliés, dont l'activité essentielle au maintien de la biodiversité, a été condamnée par les tribunaux français. C'est un peu long, mais instructif. Aidons-les à aller en cassation : l'enjeu est primordial ! "Amis et amies de Kokopelli, journalistes, sites internet, blogs, presse, vous êtes nombreux à avoir fait circuler l'information relative à nos condamnations par les tribunaux. Nous tenons à vous en remercier sincèrement. Nous remercions également celles et ceux qui nous ont déjà fait parvenir des dons pour nous aider financièrement. Le coût de tous les procès depuis deux années est de 88 000 euros, ce qui inclue les pénalités diverses et variées, les honoraires des très nombreux avocats et les frais annexes. Tous ceux qui souhaitent contribuer financièrement peuvent le faire, dorénavant, à partir de notre site internet car nous venons d'inclure la possibilité de faire un "don libre" en ligne. L'Association Kokopelli prend bonne note des déclarations et des promesses de Madame Nathalie Kosciusko-Morisset, Secrétaire d'Etat à l'écologie (qui vient d'ailleurs de déclarer sur France-Inter qu'elle était cliente de Kokopelli). Nous osons espérer qu'elles seront suivies de mesures concrètes nous permettant de continuer le travail que nous effectuons depuis une quinzaine d'années, à savoir la protection d'une biodiversité alimentaire qui n'est pas virtuelle et en chambre froide (dans des congélateurs ou dans le permafrost Norvégien) mais qui est accessible à tous, jardiniers, maraîchers et agriculteurs. En ce qui concerne le procès qui nous est intenté par la Société Baumaux, nous allons faire appel de ce jugement pour le moins surprenant puisque l'Association Kokopelli a été quand même condamnée à payer des pénalités pour concurrence déloyale alors que Monsieur Philippe Baumaux a été débouté de quasiment toutes ses demandes, dont sa requête de fermeture de notre association! En ce qui concerne le procès que nous venons de perdre en Cour de Cassation, contre la FNPSP et le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences), nous demandons à l'Etat Français de bénéficier d'une amnistie sur les pénalités et les frais générés par la condamnation qui sont d'environ 20 000 euros. La très bonne surprise du jugement en Cassation aura été que le GNIS a été débouté de toutes ses demandes: le GNIS a donc perdu contre Kokopelli! Rappelons que le GNIS, sous l'égide du Ministère de l'Agriculture, nous harcelait depuis de très longues années! Cela signifie que c'est la FNPSP qui a obtenu du tribunal une confirmation de notre condamnation à hauteur de 5000 euros pour elle-même (et donc de 20 000 euros pour l'Etat); rappelons que cette fédération des sociétés de la semence potagère regroupe des petites maisons semencières mais aussi et surtout les grandes multinationales qui ont pris l'agriculture et les agriculteurs en otage: Limagrain, Syngenta (le grand ténor de l'agriculture toxique) et Monsanto, le n° 1 mondial de la semence sous tous aspects et le n°1 mondial de la semence potagère. L'Association Kokopelli est en train de préparer une réponse élaborée au dernier communiqué du GNIS. D'ores et déjà, nous souhaitons mettre en valeur la première problématique suivante. Le GNIS a cru bon de nous poursuivre depuis des années parce que nous distribuons des variétés non inscrites dans leur Catalogue National. Nous en déduisons donc que toutes les variétés inscrites dans leur Catalogue National sont autorisées à la vente et à la culture. Comment explique-t-on dans ce cas la présence, à la page 82 du catalogue 2006 (qui au 8 février 2008 est encore la référence), de 15 variétés de maïs OGM dont 6 ont pour "événement de transformation" le maïs de Monsanto tant décrié, le MON 810? Ces 15 variétés OGM ont été répertoriées dans les catalogues 2004, 2005 et 2006 (Benjil, Boisa, César Cb, Elgina, Garonna, etc) . Certaines sont en fait inscrites depuis 1998! L'Espagne, (où vont se fournir, en semences OGM peu chères et illégales, un grand nombre d'agriculteurs Français) avait déjà inscrit, en 2004, 11 variétés de maïs de type MON 810. L'autre "événement de transformation" (un euphémisme pour ne pas nommer un tripatouillage transgénique) présent dans ces chimères génétiques est le Bt 176, la propriété de Syngenta. Soulignons que l'expression grotesque "événement de transformation" est non seulement le symptome d'une maladie de civilisation mais aussi un cache-misère pour faire oublier au peuple que le MON 810 de Monsanto n'est pas une variété mais une super-variété qui a généré des dizaines de variétés de maïs chimériques. La seconde problématique que nous souhaitons mettre en valeur est la suivante: il existe dans ce Catalogue National une liste de variétés permises à la vente pour les amateurs. Or, nous avons pu prouver avec la Campagne Robin des Semences que des centaines de supermarchés en France des chaînes Auchan, Leclerc, etc. vendent en toute impunité à l'automne des fruits de variétés strictement interdites à l'usage professionnel. Quelle est donc la valeur d'un Catalogue National qui répertorie des variétés OGM qui ne sont pas autorisées à la culture et qui, de plus, répertorie des variétés anciennes, réservées à l'usage amateur, distribuées illégalement par les chaînes de supermarchés? Quels sont donc les attributs et prérogatives du GNIS qui s'est vu débouter en Cour de Cassation parce qu'il n'était pas autorisé statutairement à poursuivre en justice l'Association Kokopelli? Les finalités du GNIS ne seraient-elles pas tout simplement d'aider leurs amis des multinationales semencières à acquérir le monopole total sur la semence et à confisquer intégralement le vivant? Le GNIS aurait-il l'intention de modifier ses statuts pour mieux rattaquer notre association car il est vrai que lorsque le Maréchal Pétain créa cette "institution hybride" en 1941, il n'avait pas prévu que l'Association Kokopelli sèmerait de bonnes semences de vie, 60 ans plus tard, dans le mépris le plus total d'un catalogue fantoche à la solde de l'agro-chimie et des multinationales de la semence. Nous renvoyons tous ceux qui seraient intéressés par ce sujet à l'article de Dominique Guillet: "Le Catalogue National, une nuisance agricole de plus?" Nous vous remercions de nouveau pour votre confiance et votre soutien". http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

  • Dégustation du lundi (55)

    Fort belle dégustation du lundi, à 3, chez moi. On attaqua par un vin charnu, profond, à la robe noire, avec un col pourpre. Au nez : petits fruits noirs (cassis, mûres) et de la finesse. En bouche, très dense sur des fruits noirs, texture veloutée, très bel équilibre entre le concentré de fruits mûrs et l'acidité, et fort belle longueur, toute en finesse, sans aucune astringence : la classe ! Un château Léoville Poyferré 2003 en Saint Julien (côté 98/100 par Parker). On poursuivi avec un vin fort similaire, à la robe foncée mais avec un anneau un plus évolué que le premier. Au nez, des fruits et de la tomate confite sur un fort bel équilibre. En bouche, moins dense et concentré, avec un manque de fruits ou de matière par rapport au précédent, mais néanmoins très beau : Château Ducru Beaucaillou 1996 en Saint Julien. On acheva les rouges avec un vin plus âgé à la robe et au nez, et un peu plus sclérosé en bouche, quoique toujours fort agréable à boire : un Grand vin de Léoville du Marquis de Las Cases 1988, toujours en Saint Julien. Et on acheva cette fort belle dégustation par un vin liquoreux au très beau nez frais et puissant et à la bouche magnifique et fort longue, toute en dentelle et d'une superbe finesse : un Château Coutet à Barsac, 1986, "Cuvée Madame" en 1er Cru classé. Supérieur à Yquem, paraît-il... Lundi prochain, dégustation au Clos, avec pour thème La Côte de Beaune, en 1er Cru. D'ici là, j'arrête de boire. et je note qu'en 2020 et en 2023, je dois absolument faire lire des étiquettes à des potes.

  • Produits bio : tout le monde y viendra...

    Créé en 1973, Naturalia est aujourd'hui la première enseigne spécialisée de produits biologiques et naturels en région parisienne avec 34 magasins proposant plus de 5000 références. De pratiques agricoles soucieuses des écosystèmes et non polluantes en pratiques commerciales assurant une juste rémunération aux producteurs des pays en voie de développement, l'univers bio ne se résume pas à la simple protection de l'environnement. Du producteur au consommateur, chaque acteur concerné participe au respect d'une même éthique qui veut préserver les ressources naturelles aussi bien que la qualité de vie des hommes qui travaillent la terre ou la santé des consommateurs. Qu'il s'agisse de soutenir le commerce équitable ou les fabricants de cosmétiques ou de produits d'entretien qui ont fait le choix difficile de mettre au point des produits efficaces à base d'ingrédients naturels et non polluants, Naturalia joue pleinement son rôle de distributeur depuis 30 ans en entretenant des relations suivies avec ses fournisseurs, en privilégiant l'innovation et en restant actif du début de la production jusqu'à la vente du produit fini. Un rayon frais approvisionné quotidiennement en fruits et légumes, un rayon épicerie très complet et des produits diététiques, un magasin Naturalia, c'est plus de 4000 produits alimentaires labellisés bios. Manger bio, c'est privilégier les qualités à la fois gustatives et nutritives des aliments et s'attacher à préserver un bon équilibre alimentaire. Face au manque de qualité et à la standardisation des produits issus d’une filière conventionnelle dont les méthodes ont de graves conséquences sur l’environnement et, parfois, sur le consommateur, la toute jeune filière biologique répond avec des produits de grande qualité, dont le goût et la richesse nutritionnelle sont préservés. Filière en développement régie par un cahier des charges élaboré en 2000 et sans cesse amélioré, l’élevage de poissons bios se fait sans manipulation génétique, produits chimiques ou antibiotiques et concerne aujourd’hui la truite, le bar, le saumon, la daurade, le cabillaud, le turbot et les crevettes. Faite de bonnes pratiques de pêche dans les fonds marins les plus préservés, l’offre bio s’applique aussi aux poissons sauvages ! Prenons l'exemple des crevettes : pratique traditionnelle asiatique devenue une monoculture à grande échelle depuis les années 70, avec pour conséquences de multiples problèmes de maladies et de pollution, la crevetticulture vient de changer de visage ! En effet, après cinq ans d’un développement respectueux de tous les critères de l’aquaculture propre, la ferme de la compagnie OSO, à Madagascar, est le premier élevage de ce type au monde à obtenir le label “Agriculture Biologique”. Implantés sans déboisement préalable dans des marais maritimes situés au pied du Parc national des Tsingy de l’Ankarana, ses bassins contiennent une eau vivante qui se défend naturellement contre les agressions. Dans cet environnement exempt de résidus, les crevettes et les gambas nourries de farines bios et de déchets de poissons évoluent à raison de huit par m2, au lieu de cent dans les élevages intensifs ! L'avenir, c'est le bio. Et tout le monde y viendra. Les industries agro-alimentaires ont été bien trop loin dans la production à tout prix, au dépend de la qualité gustative, de la santé des consommateurs, et de la pollution de l'environnement ! Ce temps là est révolu. Vive la biodiversité, les produits de terroir, la qualité et le goût d'autrefois, et des cultures et des élevages respectueux de l'environnement. Il n'y a aucune autre alternative. Terriens, il est temps d'agir...

  • 17.700 jours...

    Qu'est-ce que le temps passe vite ! Déjà 17.700 jours et l'impression d'être né avant-hier, d'avoir terminé mes études hier, et de bosser depuis fort peu de temps... Toujours 27 ans dans la tête, et pourtant... Ce n'est pas tous les jours qu'on fête cette étape de mi-parcours dans la vie ! Sauf accident prématuré... Et il faut bien avouer qu'à force de fêter avec la famille et les amis l'événement depuis plusieurs jours, je prends certains risques... Je passerai les très bons repas successifs au Fourneau, au Belga Queen, chez Mamy Louise, au Café Maryse, etc. pour m'attarder sur les vins dégustés ces 2 derniers jours. La meilleure bouteille appréciée hier, jour J, fut ce Château Haut-Brion 1990, splendide, encore très jeune et sur le fruit, avec une belle acidité et ces petites notes fumées typiques, et d'une longueur impressionnante. Rebelotte ce midi, avec un Beaune, Clos Saint Landry 2004, en 1er Cru de chez Bouchard Père et fils pour commencer en blanc (assez jeune, fruité, ample et d'une belle longueur, comme dimanche passé), un Château Haut Brion 1993, Grand Cru Classé de Graves en Pessac Léognan en dentelle et en finesse, sur le fruit avec les mêmes notes fumées qu'hier, et d'une fort belle longueur. Et un Château La Fleur de Gay 1992 en Pomerol : une belle fleur loin d'être fanée, sur un fruit doux et rond, et des tannins fins bien intégrés d'une belle persistance en bouche. Encore un petit effort demain soir, jour de la dégustation du lundi, avant de pouvoir diminuer la cadence et s'assagir, comme il se doit à cet âge respectable... Car cela fera déjà 17.701 jours au compteur ! Qu'est-ce que le temps passe vite... Mais quand on aime, on ne compte pas ! Tout le monde le sait.