• Retrait de 30 produits phytosanitaires...

    En France, le ministère de l'Agriculture a ordonné mardi le retrait à la vente de 30 substances pour des produits phytosanitaires. Ces substances sont "considérées comme les plus préoccupantes", selon un communiqué du ministère. Elles entrent dans la composition de plus de 1500 préparations commerciales de produits phytosanitaires (pour les plantes).La décision a été "prise conformément aux engagements du Grenelle de l'environnement".Prochaine étape: l'élaboration d'un plan de réduction de 50 % de l'usage des pesticides, si possible dans un délai de 10 ans, toujours conformément aux conclusions du Grenelle de l'environnement. Les autorisations de mises sur le marché (AMM) des préparations retirées sont les suivantes: Alachlore, Endosulfan, Paraquat, Aldicarbe, Fenbutatin Oxyde, Parathion-Methyl, Azinphos-Methyl, Fenpropathrine, Procymidone, Azocyclotin, Fenthion, Terbufos, Cadusaphos, Fenarimol, Tolyfluanide, Carbofuran, Fluquinconazole, Trifluraline, Chlorfenvinphos, Méthamidophos, Vinchlozoline, Coumafène, Méthidathion, Dichlorvos, Methomyl, Diuron, Oxydemeton-Methyl, Carbendazime, Molinate, Dinocap. S'agissant des stocks, les préparations ne seront plus autorisées à la distribution à compter du 30 avril 2008 et à l'utilisation par les agriculteurs à compter du 31 décembre, à l'exception de quelques-unes des préparations. Dommage qu'il faille, comme d'habitude, attendre d'avoir épuisé les stocks, avant de voir la loi vraiment appliquée. Les agriculteurs français vont donc continuer de polluer l'environnement et de nous empoisonner pendant 11 mois avec ces substances très préoccupantes... Tout va donc pour le mieux...

  • Dégustation du lundi (54)

    Très intéressante dégustation à 3 ce lundi soir, sur le thème de la Côte de Nuits. On attaqua avec un Charmes-Chambertin 1996 Grand Cru de Pierre Bourée et Fils (assez léger, gentil pour une bouteille de 12 ans d'âge, mais avec un manque de caractère), pour poursuivre avec un Morey Saint Denis 1er Cru "Aux Charmes" 2005 du Domaine de Pierre Amiot et Fils, de Jean-Louis et Didier Amiot (avec un très beau nez sur le fruit, pas trop travaillé, ni boisé et avec beaucoup de finesse). Vînt ensuite un Domaine des Perdrix 2003, Nuits St Georges 1er Cru "Aux Perdrix" Quasi Monopole de B. et C. Devillard (belle concentration due au millésime 2003, le plus chaud après 1947,, vinifié par un gars qui sait faire du pinard : cela aurait pu être un Louis Jadot ou un Bouchard Père et fils. Très belle bouteille.). Et on termina cette dégustation sur un La Tâche 1998, Monopole, de la Société Civile de la Romanée-Conti (bouteille n° 05757), cotée 93/100 par Parker. Très bon pour 98, assez évolué, mais qui passe bien après le 2003. Un beau nez assez puissant, et une gentille bouche qui incite à ne plus trop le laisser en cave. Moralité : buvons les Bourgognes jeunes, parce que plus on les attend, plus cela s'avère compliqué et souvent décevant... Lundi prochain, dégustation surprise, anniversaire oblige...

  • Les déjeuners du dimanche (2)

    Le dimanche, journée de repos par excellence, surtout pendant la trêve du hockey, est la journée idéale pour se consacrer à la famille et à ses amis. J'en profite donc, depuis quelques temps déjà, pour aller déjeuner avec ce vieux Paul, toujours au même endroit, puisqu'il l'apprécie, histoire de le requinquer, ce qui semble fonctionner. Accompagné, pour la seconde fois consécutive, d'un célèbre vigneron-arbitre-vendeur de vins, c'est donc à 3 que nous eûmes l'immense privilège de partager ce fort sympathique repas, assez semblable à celui de dimanche passé au niveau des mets, et différent au niveau des vins : un Beaune, Clos Saint Landry 2004, en 1er Cru de chez Bouchard Père et fils pour commencer en blanc (assez jeune, fruité, ample et d'une belle longueur), et un Château Haut Brion 1993, Grand Cru Classé de Graves en Pessac Léognan pour finir en rouge (bien que sur un petit millésime, tout à fait autre chose que le 99 dégusté mercredi : un Haut Brion, sans toute la puissance des grandes années, mais tout en dentelle et en finesse, et d'une belle longueur). Bref, encore une très bon dimanche ! Et dire que demain, c'est déjà lundi, et que dans 7 jours, c'est de nouveau dimanche... Qu'est-ce que le temps file !

  • Petit poulet de Bruxelles aux morilles...

    Maintenant que mon mal de tête me quitte enfin (sûrement dû à ces 2 vins blancs de Loire, dégustés hier soir...), je me permets de revenir sur ce plat tout simple et tellement bon, dégusté lui aussi hier soir. Vous achetez quelques petits poulets de Bruxelles (ceux qui courent en liberté, et pas d'infâmes volailles nées et mortes en batteries, et dont le goût fait même s'enfuir les chats), que vous débitez en morceaux avant de les poêler au beurre (du vrai beurre au sel marin de Guérande, et pas un pseudo machin anti-cholestérol), pour bien dorer la peau et empêcher les sucs de s'échapper. Vous mettez le tout dans une grande casserole, dans laquelle vous versez 2 boîtes de jus de morilles (Monteil, 375 gr), et vous laissez cuire avec couvercle. Pendant ce temps, vous hydrater 100 grammes de morilles séchées, que vous rincez plusieurs fois, avant de les poêler au beurre. Là, il est temps de peler de vraies bintjes de belle taille, non traitées, et de les tronçonner en frites artisanales, que vous plongerez dans une bonne huile végétale de qualité, après les avoir séchées. Quand le poulet parfumé aux morilles est bien cuit, récupérez le jus de cuisson dont vous ôterez les graisses en surface. Versez le reste du jus sur les morilles, ajoutez une bonne dose de vraie crème fraîche à 40% de matières grasses (et pas un truc allégé sans goût) et laissez réduire. Assaisonnez de fleur de sel et de poivre noir et servez. Un plat de fêtes, simple à réaliser, goûtu, parfumé, avec de la matière et de bons produits. Bon appétit.

  • Dégustation du mercredi...

    Notre habituelle dégustation du lundi n'ayant pas pu avoir lieu, nous l'avons reportée à ce mercredi, chez moi. Le Clos, à 5, et en grande forme. On débuta par un Domaine de Beaumard 1969 en Savennière (intéressant, mais à la finale boisée), pour poursuivre avec une série de rouges : un Volnay Santenots-du-Milieu, Premier Cru 2004 du Domaine des Comtes Lafon à Meursault (nez vert, peu complexe, manque de richesse), suivi d'une Côte Rôtie, Côte blonde 1999 de René Rostaing à Ampuis (légèrement pétillant, sans finesse : très bien pour une petite Syrah à 15 Euros, mais pas pour un vin de ce prix coté 100/100 par Parker). On attaqua ensuite un Château Haut-Brion 1999, Grand Cru Classé des Graves, en Pessac Léognan (Une catastrophe : équivalent à un Bordeaux Supérieur sans défauts). Suivirent alors quelques magnifiques flacons : un Château de Beaucastel 2000 "Hommage à Jacques Perrin" en Châteauneuf-du-Pape (la plus belle bouteille dégustée ce soir, avec de la puissance et de la finesse), suivie d'un d'Arenberg 2004, Mac Laren Valley "The Dead Arm-Shiraz", coté 95/100 par Parker, avec raison. Le Château Montrose 1990 en Saint Estèphe, coté 100/100 par Parker, s'avéra magnifique. Le Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1961, en Pauillac qui suivi (94/100) fut fort apprécié, malgré son âge. On attaqua alors un Lafran Veyrolles 2000, en magnum, de Bandol qui fit l'unanimité au niveau fraîcheur, longueur et complexité, pour terminer sur un Domaine des Beaumard 1989 en Quarts de Chaume, un vin blanc moelleux, intéressant mais n'ayant pas la finesse d'un Sauternes ou d'un Jurançon. Ces vins furent accompagnés d'un petit poulet de Bruxelles aux morilles, pommes frites maison, et d'un plateau de fromages affinés, fort appréciés. Lundi prochain, on attaque les Côtes de Nuits. Qui vivra verra...

  • Encore un bon dimanche...

    Quel plaisir d'inviter à déjeuner un bon vivant, qu'on sort de Bordet, et dont on ignore s'il pourra encore le faire un jour. Assez faible au départ, il a vite repris des couleurs avec le Corton Charlemagne Grand Cru 2002 de Louis Jadot ! Quelques moules parquées plus tard, il reprenait goût à la vie et à ses plaisirs. Suivirent des Praires et des Plates de Zélande iodées à souhait, qui lui firent rapidement oublier tous ses malheurs. Le Château Pavie 1990 en Saint Emilion Grand Cru, de Valette fut apprécié à sa juste valeur, tout en riant de tout et de rien. C'est que ce Monsieur très cultivé a également un grand sens de l'humour et de la dérision, ce qui anime toujours les discussions, d'une manière fort plaisante. Moment d'émotion lors de l'ouverture du Mouton Rothschild 1921 en Pauillac, Médoc : encore un très beau nez de vieux bordeaux avec du fruit, et une bouche agréable bien qu'assez courte. Une véritable surprise ! Les desserts annonçaient déjà la fin de cet agréable déjeuner et le retour à Bordet, où il ne mange quasi pas, faute d'appétit. Pourquoi ne sert-on pas un bon verre de bon bordeaux aux patients de ces hôpitaux pour leur ouvrir l'appétit, et tant qu'on y est, pourquoi ne pourrait-on pas y manger à la carte ? Je suis certain que bon nombre de patients iraient beaucoup mieux, et, en tout cas, retrouveraient l'appétit ! Pour le vin, on va lui arranger cela, mais pour ce qui est des plats, ce sera beaucoup plus difficile... Ceci dit, voilà un dimanche que nous n'oublierons pas !

  • Les macarons de Pierre Hermé...

    Un SMS à une copine en voyage à Paris, et je me retrouve, le lendemain matin, face à 12 macarons de ce dieu du macaron qu'est Pierre Hermé. Et comme cela se sait, les prix ont suivis... Mais quel bonheur ! 6 macarons (partagés entre amis) à la truffe noire, d'un équilibre et d'une finesse incomparables, magnifique association d'un macaron truffé croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur, et d'une farce truffée elle aussi et légèrement sucrée : de la dentelle ! Les 6 autres, à la truffe blanche, jouent dans un tout autre registre, tout aussi intéressant : un macaron plus neutre qui laisse la farce aux arômes puissants de truffe blanche s'exprimer tandis que quelques morceaux de noisettes craquent sous la dent : une recette diabolique et exquise ! Quel délice pour le palais, quel plaisir pour un gastronome. C'était divin. Mes hommages, Monsieur Hermé.

  • Régime méditerranéen...

    Le régime méditerranéen, ou crétois, suscite l’intérêt des médecins depuis que, pour la première fois dans les années 60, un spécialiste américain en nutrition a parlé des bénéfices pour la santé de ce type de diète. Depuis des centaines d’études, parfois contradictoires, ont tenté d’appréhender et d’expliquer ce phénomène. Aujourd’hui, la plupart des experts reconnaissent son intérêt dans la diminution des maladies cardio-vasculaires et la prévention des cancers et de l’obésité. Deux nouvelles études européennes viennent élargir un peu plus l’éventail des bénéfices attribués à ce mode de vie. La première concerne l’alimentation des femmes enceintes et semble démontrer une relation positive entre cette alimentation et une diminution du risque d’asthme et d’allergies pour les enfants à naître. Cette corrélation serait liée aux bienfaits des antioxydants sur les systèmes qui mettent longtemps à se développer, comme l'appareil respiratoire et le système immunitaire. Une autre recherche se consacre plus particulièrement à l’huile d’olive, dont les polyphénols (des antioxydants naturels) améliorent la qualité des malades qui souffrent de stress oxydatif et lutteraient aussi efficacement contre le vieillissement des cellules et l’ostéoporose. Le régime méditerranéen est une pratique alimentaire qui associe un apport calorique relativement faible (pourquoi je suis gros?) par rapport à l’activité physique déployée avec une consommation abondante de légumes et de fruits frais, de pain, de céréales (base de l’apport énergétique), de fruits secs et d’huile d’olive. D’autre part, les produits d’origine animale représentent une faible part de l’alimentation, à l’exception du poisson qui est souvent présent dans les assiettes des populations méditerranéennes. Ail, huile d'olive, soupe de poisson, rouille et croûtons, salades croquantes et goûteuses, fruits et légumes de saison odorants et naturels, poissons de la grande bleue pêchés le matin, olives, pastis ou rosé à l'apéro, bandol rouge pour les repas : le paradis, et en plus c'est bon pour la santé ! Pour ma part, ce régime est adopté depuis belle lurette. Et vous, c'est pour quand ?

  • Adieu four, gril et friture...

    L’acrylamide est une molécule cancérigène se formant lors de la cuisson à haute température d’aliments riches en hydrate de carbone (amidon, sucres) et en protéines. Les aliments qui en contiennent le plus sont les frites, les chips, le pain, les biscuits et généralement tous les produits soumis à des températures élevées comme le café, les amandes grillées,etc. La substance peut avoir des effets sur le système nerveux, entraînant des lésions des nerfs périphériques, elle est également classée cancérogène pour l'homme. Ce n’est que depuis quelques années, après la découverte en 2002 de fort taux contenus dans certains aliments, que cette molécule fait l’objet d’une étroite surveillance. D'après une nouvelle étude, financée par l'UE et publiée dans la revue International Journal of Cancer, il existe une association positive entre un niveau élevé d'acrylamide dans le sang et le développement du cancer du sein. Les auteurs soulignent le fait que leur étude ne prouve pas l'existence d'un lien direct entre l'acrylamide présent dans les aliments et le cancer mais évoque toutefois cette possibilité qui doit être confirmée par des travaux plus approfondis. L’acrylamide ne se forme qu’à certaines conditions, il faut cuire à haute température des aliments riches en amidon (principalement la pomme de terre). Seul les modes de cuisson de type sec sont concernés: cuisson au four et au gril, rôtissage, friture. On ne trouve pas, ou peu, d'acrylamide dans les aliments cuits dans l'eau. La substance est synthétisée surtout lorsque l'asparagine, un acide aminé naturel, entre en réaction avec des sucres naturels comme le glucose, c’est la réaction de Maillard, du nom du chimiste français qui l’a identifié pour la première fois. C'est justement cette réaction qui donne aux aliments frits leur goût, leur consistance et leur couleur brune si caractéristiques. Un adulte consommerait en moyenne 0,4 microgramme (millionième de gramme) d'acrylamide par kilogramme de poids corporel chaque jour. Sans certitudes, les chercheurs conseillent toutefois d’en diminuer la quantité ingérée. Pour cela il faut veiller à ne pas dépasser les temps de fritures nécessaires, la majeure parite de l’acrylamide se formant en effet durant les dernières minutes de cuisson. Il faut également éviter de consommer les aliments noircis ou carbonisés qui en contiennent d’importantes quantités. Bref, adieu les croûtes de pain croquantes, les frites, les chips, les croquettes de crevettes, les pizzas, les tartes et les biscuits, les gratins (dauphinois et autres), et bonjour les cuissons basse température et vapeur ! On va maigrir, c'est sûr ! Mais qu'est ce que cela va être dur pour le moral... En attendant, j'essaye les croquettes de crevettes vapeur et le persil bouilli : je vous dirai quoi...

  • Dégustation du lundi (52)

    Et voilà : reprise de nos dégustations hebdomadaires ce lundi soir, après un long break bien mérité. Petite dégustation à 4 avec un Château d'Epiré 2004 en Savennières (Anjou), gourmand et sans défaut, un Pommard 2002 de Blain Gagnard, en finesse mais avec une finale fort dérangeante, et un Casa De Santar Reserva 2003 Dâo (Portugal)avec une belle acidité et une belle fraîcheur, mais rien de plus. Aucun de ces 3 vins ne nous permit de prendre notre pied. Par contre, on s'est retrouvé et c'est le principal ! L'absent grippé du jour nous concocte un programme pour les dégustations à venir : ce sera plus sérieux dès lundi prochain. Ceci me laisse le temps d'aborder le tout récent déjeuner intime organisé pour les 97 ans de notre ami Walter, au cours duquel furent dégustés 2 bouteilles de Champagne Besserat de Bellefond Cuvée des Moines (subtil), 2 autres de Chassagne Montrachet 2003 de Daniel Baudrand (gentil), une Impériale (6 litres) de Mouton Rotschild 1985 (fort plaisant, mais inférieur au 1986) et un Yquem 1911 (date de naissance de Walter) superbe nez mais sec en bouche, pour finir avec une Mandarine Napoléon X0 au goût trop prononcé de Cognac. Deviendrais-je difficile ? Je commence à me le demander...

  • Un monde de gros...

    Depuis le 1er janvier 2008, afin de faire face à une montée croissante d’une population de plus en plus obèse, le Royaume-Uni a décidé d’interdire les publicités pour les aliments contenant un très fort tôt de graisse, sucre et sel dans les émissions télévisées pour les moins de 16 ans. Cette mesure gouvernementale intervient au moment où une étude publiée en octobre 2007 affirme de façon alarmante que la moitié des Britanniques seraient obèses dans les prochaines vint-cinq années ! On constate que l’action engagée par la nation de l’outre-Manche est beaucoup plus percutante et offensive que l’initiative française. En effet, alors que plus d’un million d’enfants français sont les victimes d’obésité, un seul message de prévention est affiché sous les publicités faisant la promotion des aliments et boissons déséquilibrées. En 2004, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments éditait un rapport titré « Glucides et Santé ». Ce document recommandait une révision urgente et complète des spots publicitaires en affirmant que « la publicité, en particulier à la télévision, sur l’alimentation des enfants doit être totalement revue car, à cet âge, on ne peut pas être lucide sur le caractère publicitaire des messages ». Malgré les alertes sanitaires et la mobilisation des associations de défense des consommateurs, les grosses industries agroalimentaires ne semblent pas très motivées et enthousiastes pour confronter sérieusement ce problème de santé publique. Il faut ajouter que la recette financière est très importante dans cette part de marché, surtout au sein de la jeunesse. Toutefois, depuis 2005, d’importants et de nombreux organismes se sont regroupés pour dénoncer les méfaits de la « mal bouffe » et ainsi faire pression sur les autorités compétentes pour exiger la suppression des publicités promouvant les produits surchargés en sucre. Aujourd’hui, bien faire manger et bien éduquer ses enfants sont des actes civiques et citoyens modernes et responsables. Chaque citoyen se doit pour sa santé de respecter son corps et son âme et de rejeter en force cet esprit de soumission de la consommation sous-alimentaire. Au lieu de s'émouvoir du gavage des oies et canards pour la production du foie gras, les parents devraient plutôt réagir contre le gavage de leurs enfants organisé par des multinationales sans scrupules ! Terriens, il est temps d'agir ...

  • Monsanto 810 enfin interdit ?

    La Haute autorité provisoire sur les OGM a "relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs" dans son avis sur le maïs OGM MON 810, à propos duquel elle exprime des "doutes sérieux", a indiqué mercredi son président, Jean-François Le Grand. Selon lui, les éléments scientifiques nouveaux sont "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km" de l'OGM en question, "la résistance chez des insectes" et "les effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les micro-organismes. "Cet avis est conforme à l'état d'esprit du Grenelle" de l'environnement, a de son côté souligné Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Environnement. "Des scientifiques pointus nous ont répondu qu'il y avait des éléments scientifiques nouveaux par rapport à ceux qui avaient permis l'autorisation du MON 810 en 1998 et ils ont fait état de doutes sérieux". Pour le leader altermondialiste José Bové, il n'y a désormais "qu'une seule possibilité" : la clause de sauvegarde. "On attend la décision du ministre de l'Ecologie (...). A mon avis il n'y a qu'une seule possibilité", a-t-il déclaré sur LCI, faisant allusion à l'activation par la France de la clause de sauvegarde qui lui pemettrait d'interdire la culture du MON 810 (le seul maïs OGM cultivé en France). Même réaction au sein des associations écologistes. "Je vois mal comment avec un avis pareil on pourrait ne pas appliquer la clause de sauvegarde", a déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace. "Il est évident pour nous ce soir que la clause de sauvegarde sera activée par le président de la République", a déclaré de son côté Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement. Du côté de la FNSEA par contre, "rien ne devrait pousser le gouvernement à accélérer un processus de décision sur cette clause de sauvegarde, à moins d'agir d'une facon politicienne", explique le vice-président du syndicat agricole, Pascal Férey. Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a indiqué que le gouvernement prendrait une position officielle sur l'activation, ou non, de la clause de sauvegarde dans les quarante-huit heures. Mardi, Nicolas Sarkozy s'était déclaré prêt à faire jouer cette clause en cas de "doute sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème". Cette clause permet à un pays européen d'interdire un organisme génétiquement modifié autorisé par l'Union européenne à condition de le justifier par des éléments scientifiques nouveaux. Bientôt plus d'OGM en France ? Monsanto n'a certainement pas dit son dernier mot...