• Période trépidante et chargée...

    Pas de dégustation hebdomadaire lundi passé, faute de combattants en cette période trépidante et chargée... Il faut bien avouer qu'en cette période, on déguste plus que d'ordinaire, toutes les occasions étant bonnes : pré-réveillons en cascade, fêtes plus ou moins improvisées, déjeuners de fin d'année avec les collègues, au cours desquels on s'amuse souvent bien mieux que lors du réveillon officiel. D'autres, dont c'est le métier, n'arrêtent pas de déguster et découvrir de nouveaux flacons, comme ce Harlan Estate 2002, Napa Valley (inconnu de ma modeste personne), dégusté après un Trotanoy 70 et un Grange 99 : le plus incroyable des vins bus en 2007. Un mixte de plumes du peintre, de Lafite et de Porto : le paradis, paraît-il... Le Number One américain, au prix d'un petit Petrus ou d'un très grand Haut-Brion (soit 1.000 dollars). Parker le cote 100/100 : 'This profoundly complex wine exhibits notes of cedar, black currant liqueur, scorched earth, smoke, and graphite. Incredibly broad, sweet, full-bodied, opulent, and voluptuous...' 'Approaching perfection. On the palate those flavors are intense and vibrant, creating a mouthcoating sensation and finishing with a long, persistent finish and rich, integrated tannins.' C'est vrai que cela à l'air magnifique, mais le prix titanesque d'un tel flacon vaut-il le plaisir qu'on éprouve à le boire ? Pour ma part, je me retire 2 semaines dans un pays où le salaire mensuel moyen est de 12 Euros : cela fait réfléchir ! Et cela remet pas mal de choses et de valeurs en place ! Ce blog atteindra les 100.000 visiteurs pendant ce voyage, et je vous en remercie. Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous ! On se retrouve le 7 janvier. En pleine forme.

  • Consommer du poisson : oui, mais pas n'importe lequel...

    Faut-il mieux acheter du colin ou du cabillaud pour ne pas aggraver l'extinction des espèces? La dorade royale et les Saint-Jacques sont-elles menacées ? Pour aider les consommateurs à faire le bon choix chez le poissonnier et éviter d'acheter les espèces victimes de surpêche, WWF-France, va lancer un mini guide au mois de janvier dans le cadre d'une campagne destinée à sensibiliser les consommateurs mais aussi les professionnels de la filière. La réglementation européenne impose l'étiquetage des produits de la mer (nom de l'espèce, zone de capture, pêche en mer, produit d'élevage) mais cet étiquetage est "souvent insuffisant pour permettre au consommateur de faire des choix avertis par rapport à la situation réelle des océans", souligne le WWF. Ce mémento en deux pages de format poche classe poissons, coquillages et crustacés en trois catégories : "A éviter" pour les espèces sur-pêchées dont certaines sont en voie d'extinction (cabillaud, anguille, espadon, loup de mer, raie, requin, thon rouge etc.); à consommer "Avec modération" pour les espèces à problèmes (thon albacore, bar, calamar, coquille St Jacques, dorade royale etc.) et "A privilégier" pour celles qui ne sont pas menacées (huitre, moule, maquereau, colin d'Alaska, sardine etc.). Il distingue les produits d'élevage des produits sauvages et indique pour ces derniers les différentes provenances - Atlantique Nord-Est, Golfe de Gascogne, Manche, Mer du Nord, Atlantique Nord. "La pêche est engagée dans une spirale infernale : 75% des espèces marines pêchées sont surexploitées ou en passe de l'être", selon l'ONG. Elle recommande d'opter de préférence pour des produits labellisés MSC, norme édictée en 1995 par la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations-Unies) qu'il juge "la plus fiable". Quelque 100 millions de tonnes de produits aquatiques (poissons, mollusques et crustacés) sont consommées chaque année dans le monde depuis 2002, soit six fois plus qu'en 1950, selon les données de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Et la demande mondiale devrait augmenter de 2% par an au cours des deux prochaines décennies. Bref boycottons le cabillaud, la raie, l'espadon et le thon rouge lors de nos achats ou au resto, et laissons le temps à ces espèces menacées d'extinction de se reconstituer. C'est important la biodiversité, et il faut tout faire pour la préserver ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Soleil d'hiver et CO2...

    C'est décidé, je pars au soleil me recharger les batteries. Un rapide calcul sur le site de Climact montre que ce vol aller-retour dégagera 4,15 tonnes de CO2 (pour 2 passagers) ! La honte ! C'est plus que les 2,46 tonnes de CO2 dégagés par ma voiture en un an ! Faut donc compenser. CLIMACT participe, en Inde, au financement de l’installation d’un système de traitement des eaux usées qui permet la récupération du méthane, un puissant gaz à effet de serre, et son utilisation comme source d’énergie renouvelable. Ce système de traitement des eaux usées devrait permettre de réduire les émissions de 17 000 tonnes de CO2eq par an, ce qui représente les émissions de 4 000 vols aller/retour entre Bruxelles et Delhi. Il ne me reste plus qu'à investir 104 euros dans ce projet pour effacer l'empreinte CO2 de ces 4,15 Tonnes de CO2 pour ce voyage, et dormir la conscience tranquille... Mais vais-je le faire? Il vaudrait mieux que le prix de tous les vols soit majoré et comprenne d'office cette compensation CO2. Tous les voyageurs la paieraient et certains d'entre eux réfléchiraient peut-être plus avant de prendre l'avion et de polluer...

  • OGM, c'est pas fini...

    L'Alliance pour la planète - 80 associations dont Greenpeace et le WWF - et la Confédération paysanne ont annoncé, vendredi 14 décembre, suspendre leur participation aux travaux du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM.Ces deux organisations ont annoncé leur décision à l'occasion de la première réunion vendredi du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM dont la création a été annoncée par un décret le 6 décembre et qui doit notamment se prononcer sur le maïs OGM Mon 810, le seul actuellement cultivé en France. Les deux organisations sont opposées au fait que le gouvernement n'a pas opposé la clause de sauvegarde à Bruxelles qui permet à un Etat membre d'interdire la culture d'un OGM autorisé au plan communautaire."La non activation de la clause de sauvegarde trahit l'esprit et les engagements du Grenelle", a indiqué à l'issue de la réunion du comité de préfiguration Arnaud Apoteker, de Greenpeace s'exprimant au nom de l'Alliance."Seule la notification de la clause de sauvegarde auprès de la Commission européenne pourrait nous permettre de réintégrer le processus de discussion", a-t-il ajouté. Le gouvernement a simplement décidé un gel à minima des cultures OGM jusqu'au 9 février prochain, le temps d'adopter une nouvelle loi sur les OGM. Le texte de loi en préparation sur les OGM qui sera présenté en conseil des ministres le 19 décembre "organise la coexistence sans résoudre aucun des problèmes qu'elle pose. Or, la coexistence étant impossible, ce texte ne fera qu'organiser la contamination génétique à grande échelle", a indiqué l'Alliance dans un communiqué.Elle a par ailleurs estimé que la société civile était "sous représentée" dans la composition de la future Haute autorité et que la présence dans cet organisme "de représentants de l'industrie OGM, qui ne peuvent être à la fois juge et partie, est inadmissible". Je croyais qu'avec Sarkozy ce serait fini ! Et bien non, c'est pas fini ! Les multinationales qui produisent les OGM ont les dents longues et sont coriaces. Le fric : c'est tout ce qui compte. Faire du fric à n'importe quel prix. Au détriment de la biodiversité, au détriment de la santé, au détriment des petits agriculteurs partout dans le monde, au détriment du goût, au détriment de l'opinion publique qui n'en veut pas, etc. Un scandale.

  • Becel et Danacol à éviter...

    Les cardiologues et les diététiciens déconseillent de consommer des boissons et beurres faibles en cholestérol sans accompagnement médical. Les effets à court terme des produits alimentaires destinés à faire baisser le cholestérol sont prouvés scientifiquement : si vous prenez chaque jour ces produits en bonne quantité, votre taux de cholestérol diminue de 10 à 15%. C'est magique ! Le seul souci sont les effets à long terme... Des études allemandes indiquent qu'une prise à long terme stimule une calcification des artères. Cà, c'est beaucoup moins bien et beaucoup moins rigolo... Moralité : évitons de consommer ces produits miracles des multinationales agro-alimentaires, crées par des apprentis-sorciers dans le seul but de faire du pognon, et sans se soucier le moins du monde de votre santé à moyen et long terme ! Mangeons du vrai beurre, mais sans en abuser. C'est une histoire de goût et de santé. Et pour les aliments qui le permettent, passons à l'huile d'olive. Notre cholestérol s'en portera bien et nos artères aussi.

  • Tous à l'Air du Temps...

    Plus une semaine ne s'écoule sans que l'on soit bombardé d'articles sur un restaurant qui devient soudainement incontournable : L'air du temps à Noville-sur-Mehaigne, et son chef Sang Hoon. Ouvert depuis 10 ans, ce restaurant n'est pas neuf ! Par contre, ce qui change, c'est l'intérêt de Sang pour la cuisine moléculaire qu'il apprend à Paris et en Espagne, et qui immanquablement, change sa façon de travailler, et donc ce que vous trouvez dans votre assiette... "Cônes de potiron, mayonnaise de foie gras et gel de thé au jasmin", "Textures de truite de Bonlez, bulles de pommes de terre, écume de verveine", "Cryoméringue,cacao menthe glaciale" sont des associations dont la complexité semble plutôt là pour épater les yeux que réjouir le palais ou l'estomac. Azote liquide, sphérification,Chlorure de calcium, méthylcellulose, transglutaminase est le vocabulaire de cette "nouvelle cuisine". L'alginate de sodium (E401), l'acide citrique, la lécithine (E322), l'isomalt (E953) et l'acide ascorbique (E300) sont les additifs "alimentaires" qu'il utilise, à l'aide de son siphon et de sa cartouche de N2O, pour arriver à ses fins. Tout cela ne m'emballe guère, tout comme la "cuisine" d'El Bulli... La gastronomie, ce n'est pas des nuages, des bulles, de l'écume, de l'air ou de la mousse ! Pourquoi dénaturer le produit, le diluer, le transformer à un tel point qu'il soit méconnaissable ? Rien ne vaut le vrai produit de terroir dans lequel on peut mordre à pleines dents. Je n'en démordrai jamais !

  • dégustation du lundi (51)

    Hier soir (chouette, j'ai rattrapé mon retard !), après un week-end fort chargé, tranquille petite dégustation à 3, nos 2 autres compères étant en Loire. On attaqua donc tranquillement un Clos du Marquis 96 en Saint Julien (coté 90/100 par ce vieux Parker) : robe noire légèrement évoluée, beau nez rond de fruits rouges persistant, une bouche pleine et opulente, sur les mêmes fruits rouges, enrobés de tannins fins, avec une belle longueur fort plaisante. Il n'a certes pas la concentration de son grand frère le Léoville-Las Cases, mais c'était très beau. On poursuivi alors, toujours tranquillement, sur un Château Troplong Mondot 1996, 1er Grand Cru Classé en Saint Emilion, au très beau nez lui aussi, frais et épicé, à la robe plus évoluée que le précédent, et avec une fort belle bouche comportant néanmoins des tannins assez durs par encore fondus. Normal, il est à boire entre 2007 et 2017 : il faut lui laisser le temps. Tranquille.

  • Dégustation du lundi (50)

    En l'honneur de la venue du petit Mathias, on dégusta le 03/12/2007 un Marie Besnard 2004 en Anjou de chez René Mosse : un nez d'alcool et de pétrole sur des fruits mûrs, une attaque puissante qui tombe assez vite, un vin assez lourd, peut-être servi trop chaud. On attaqua alors un Château Gruaud Larose 89 en Saint Julien, au très beau nez de fruits rouges, frais et persistant. La bouche, toujours sur les fruits rouges, était belle, mais austère (une finale de cabernet, sans le fruité), et sans la longueur que pouvait laisser présager le nez. Histoire de millésime : le 82 et le 86 ont un fruité qui persiste plus. Très belle bouteille quand même. On poursuivi avec un Vega Sicilia Reserva Especial "Unico" (Bouteille n° 01554 sur 14.338), mis en bouteille en 2003 sur base d'un mélange de barriques de 85, 90 et 91, 3 millésimes exceptionnels. Le nez m'indiqua tout de suite un vin étranger, avec du fruit et un boisé qui fait peur. Heureusement, la bouche s'avéra magnifique, fruitée, fraîche et tout en finesse : une splendeur. Il pourrait encore attendre 10 ans, qu'il se fasse, car ce vin est encore fort jeune. On termina sur un Tokaji Aszù 1996 Dobogo 6 Puttonyos, dense comme un sirop, à l'acidité remarquable, au nez très complexe, et à la bouche un peu oxydative, très fraîche, sur des raisins secs et des abricots. Une dégustation qui s'achève en beauté.

  • Dégustation du lundi (49)

    Il y a 3 lundis, nous avons dégusté des Gamay. Et je n'aime pas les Gamay... On commença par un Moulin à Vent 2006 au nez de Gamay et d'alcool, à la bouche un peu restrictive, au fruit caché, pas assez opulent ou gourmand. On passa à un Gama-Sutra, Vin de Table d'Olivier Lemasson en Vins de Touraine (SARL Les Vins Contés). Un nez bio, avec un soupçon de réduction. Gentil mais pas terrible. Par contre, une belle bouche et une belle longueur sur des fruits acidulés. On passa ensuite à un Fleurie 2006 d'Yvon Matras. Un nez bio de ferme et de CO2 qui efface le fruit toutefois présent, mais une belle bouche sur un Gamay avec une finale fort acidulée. Parfait sur un groin farci... On profita de l'entracte pour ouvrir un Marsannay Clos du Roy 2005 d'Hervé Charlopin, histoire de changer de cépage. Un nez puissant, boisé, vanillé et chaleureux, mais une bouche pas terrible malgré une belle finale. On dira un vin trop travaillé dans le chai, et pas assez dans la vigne... On poursuivi ensuite avec un Pinot d'Aunis "Les Mortiers" Coteaux du Loir 2005 de Nathalie et Christian Chaussard. Un nez étranger à mourir, poussiéreux, d'insectes noirs écrasés. Une bouche avec du fruit et d'autres choses fort dérangeantes, très désordre... Bref, un vin non conforme fait par un vigneron non conforme... On passa à la suivante : un Morgon 2003 de Guy Breton, au nez de semoule de riz aux raisins, à la bouche de Porto sans l'alcool, et à la robe qui scintille de mille feux, bourrée de petites paillettes (radioactives ?). Très spécial. Heureusement, cette dégustation s'acheva sur un très beau Château Talbot 82, Grand Cru Classé en Saint Julien : un fort beau nez de tomates confites, de boisé fondu et de café, une très belle robe âgée et soyeuse et une magnifique bouche sur des fruits et des tannins fin, avec une belle matière. Mais il devait encore être bien meilleur il y a 5 ans. Gruaud Larose 82 en a encore sous la pédale, Talbot plus.

  • Dégustation du lundi (48)

    Il y a 4 lundis, nous avons dégusté un Vin de Pays du Jardin de la France, cépage Romorantin, Provignage 2006 d'Henry Marionnet au nez beurré, citronné, floral et frais, et à la bouche d'une belle attaque sur ces mêmes nuances d'agrumes, avec une belle longueur qui fini sur des amandes. On passa ensuite à un Château Simone 2005, appellation Palette, au nez fumé et plus rond. Manquait un peu de corps en milieu de bouche, mais très belle finale. Suivi un Arbois Pupillin 2004 de la Maison Pierre Overnoy, mis en bouteille par Emmanuel Houillon. Un nez de CO2, de ferme, et des notes animales et de cuir. Une robe assez claire, rose foncé, un vin paysan avec de la finesse, mais un manque d'élégance. On poursuivi avec un Gamay 2004 d'Olivier Cousin, appellation Anjou Gamay contrôlée. Un nez perturbant, peu courant et sec, une bouche mûre avec un fruit qui se développe en finale, mais aussi rustique que le précédent... On termina sur un Grand Echezeaux 1996 de la Société Civile du Domaine de la Romanée Conti, à Vosne Romanée (Bouteille n° 03332). Un magnifique nez de tabac, de fruits rouges et de boisé. La bouche s'avéra identique au nez, au début, avant de vite tomber dans un boisé où le fruit n'a plus de parole : des petites notes de Pinot barriquées à mort... Faut être con pour payer aussi cher d'aussi mauvais vins...

  • J'ai planté mon MAC...

    Désolé de vous avoir abandonné si longtemps, mais j'ai planté mon mac... Bêtement, en faisant une mise à jour EFI : j'ai lâché le doigt de l'interrupteur alors que le curseur à l'écran s'activait, et BOUM, plus rien ! Le noir complet et un tac-tac-tac ne présageant rien de bon !C'est alors un véritable plaisir que d'amener son Mac chez Cami "services", de devoir s'engager à payer 90 euros pour un devis, d'attendre 2 semaines avant de l'avoir, de tomber à la renverse en lisant le montant des réparations (916 euros ! Carte mère à remplacer !), de téléphoner au service clientèle Apple pour dire son mécontentement, et pour finir, sur une bonne note, enfin, d'apprendre que la réparation sera prise en charge par Apple ! Nous voilà encore 2 semaines plus tard, et j'ai récupéré ma bête... Je vais donc pouvoir reprendre mes petits commentaires sur ce blog... Cela me manquait un tantinet...