• Dégustation du lundi (42)

    Exceptionnel lundi en l'honneur de l'anniversaire de l'un d'entre nous. On débuta très fort par un somptueux Corton Charlemagne Grand Cru 1997 de Leroy, au très beau nez de Chardonnay, ample et gras sur un très beau boisé, avec une magnifique bouche, toute en longueur. L'accord mets/vins fût parfait avec ce homard breton à l'Armoricaine. On poursuivi avec un très beau Riesling 2002, du Vignoble de Katzenthal, d'Audrey et Christian Binner. Pureté cristalline au nez, d'une netteté incroyable. Bouche magnifique elle aussi, bien que le vin aurait pu être un peu plus sec. Et encore un accord parfait, sur cette grosse sole de Zeebrugge, servie avec une sauce hollandaise au Riesling (le même) et crevettes grises. On passa alors aux rouges, avec un Château Palmer 1998 en Margaux, de Mäller-Besse. Un superbe nez jeune et puissant, sur un bouquet exceptionnel. A la bouche, il se montre ample, avec de la chair, et explose en finale avec ce superbe Cabernet bien mûr qui claque sous la langue. Très flatteur. second rouge de la soirée : un Anjou 2006 de René Mosse. La surprise, car nous étions tous en Madiran, en Cahors ou en Languedoc ! Un nez puissant, fermé, tannique, sur des notes de cassis bien mûrs. Une concentration qui s'explique par les rendements très faibles du millésime. Parfait sur ce foie gras poêlé et sa sauce aux herbes. Vînt ensuite un vin noble, au très beau nez, plus fondu que le précédent, mais moins fondu que le Palmer (plus serré, complet et riche). Mais toute la matière est bien là, sur des tannins fins, et avec une très belle longueur : Château Cheval Blanc 1998, 1er Grand Cru classé en saint-émilion. A boire entre 2009 et 2030 : on est un peu tôt, mais sans aucun regret... Pour achever ce très beau lundi, une originale assiette de fromages sur un Château Gruaud Larose 1986 en Saint Julien. une robe noire, un magnifique nez, des notes animales : l'expression d'un Bordeaux accompli après 21 ans de bouteille ! Superbe ! Dimanche prochain : vendanges du Pinot au Clos à 19h00 (dimanche sans voiture oblige). Et lundi, on verra bien...

  • Dégustation du lundi (41)

    Très bonne soirée de dégustation à 5, avec pour thème l'Italie. On débuta par un vin au nez typique (ils en font aussi en Italie?) à la robe rubis profond, au nez concentré, mais à la bouche légèrement pétillante, réduite, puis alcooleuse : un Montepulciano d'Abbruzzo 2004 d'Emidio Pepe (bouteille n° 3.565) Agricultora Bioiologica, bénéficiant, en plus , du label triple A (agriculteur,artisan et artiste). Suivi un vin à l'opposé du premier, avec de la vitalité, qui titille tout l'avant de la bouche et rien à l'arrière : très peu de goût et de fruits. Y. Leccia, Domaine d'E. Croce en Patrimonio 2005. Ok, c'est un vin corse : l'intrus de la soirée... On poursuivi avec un Brecciarolo Superiore 2003 en Rosso Piceno, issu d'une région inconnue d'Italie (mais quand même médaillé du titre de meilleur vin rouge d'Italie), composé d'un assemblage de Montepulcciano et de Sangiovese. Un vin italien comme je les aime, et sûrement le meilleur rapport qualité prix de la soirée. On continua avec un Brunello Di Montalcino "La Velona" 2002, au nez chimique et boisé : tout dans le pif et rien dans la bouche. Un vin fatiguant, qu'on n'a pas envie de terminer. Et on termina sur un Monte Faustino, Amarone Della Valpolicella Classico 2001, qui n'a rien à voir avec les délicieux Quintarelli dégustés il n'y a pas si longtemps... Un beau nez virant vers le Porto, mais une bouche fade et neutre. Difficile de déguster des vins sans avoir de repères, faute d'expériences italiennes...et dur dans les appréciations, j'en conviens ! Ceci devrait changer la semaine prochaine, puisque nous amènerons tous une bouteille qui fera plaisir à celui d'entre nous dont on fêtera l'anniversaire. A suivre.

  • ROB : à boire et à manger...

    Se présentant comme LE grand magasin gourmet de Bruxelles, Rob déçoit souvent. Ce soir, dégustation de petits feuilletés au Roquefort ou au chèvre et olives. Pour être concret, on a cherché le fromage, qui était inexistant ! A 6,15 euros les 2 pièces, c'est cher pour de la vulgaire pâte feuilletée, mais en plus ce n'est pas bon ! Pareil pour leur lasagne au Homard, où l'on recherche vainement un morceau de chair de crustacé... Bref, au niveau traiteur, il y a vraiment moyen de bien mieux faire ! Surtout qu'ils comptent bientôt ouvrir un restaurant... Quand aux fruits comme les pêches et les abricots, qui sortent des chambres froides, il est rare de pouvoir les consommer, soit parce qu'ils pourrissent avant de mûrir, soit parce qu'ils ne mûrissent jamais ! Or, quand on voit le prix demandé, on est en droit de s'attendre à des produits de première qualité, ce qui n'est assurément pas le cas... Mais loin de moi l'idée de démolir l'enseigne qui a quand même beaucoup de mérites : tenter de réunir en une seule surface tout ce qui se fait de meilleur ! Au niveau poissons, viandes et fromages, le pari est réussi, mais cher. Rien à dire au niveau épicerie fine, vins, alcools : on trouve beaucoup de choses. Idem au niveau pâtisserie et boulangerie. Par contre, c'est la cata au niveau rayon surgelés, qui ressemble plus à un rayon Carrefour qu'à un rayon dédié aux gourmets... Bref, il va falloir travailler à remonter la barre plus haut et arrêter de vivre sur une réputation, car de petits commerces bruxellois spécialisés surpassent la qualité proposée chez Rob. Le seul problème, c'est qu'il faut en faire le tour et cela prend du temps. Mais quand on aime, on ne compte pas... Tout le monde le sait.

  • Dégustation du lundi (40)

    Chouette petit lundi à 3, où pour la troisième fois consécutive, nous eurent le plaisir de déguster, en plus des vins, des espèces de tomates oubliées, qui goûtent vraiment la tomate ! De toutes les formes et de toutes les couleurs, elles ont chacune leur spécificité et leur goût propre : un vrai plaisir ! Les miennes furent dégustées il y a 2 semaines, celles d'un potager du Hainaut la semaine passée, et aujourd'hui, l'un d'entre nous nous fit découvrir les 3 espèces cultivées sur sa terrasse. La leçon à retenir, c'est que pour redécouvrir le vrai goût des tomates, il faut les cultiver soi-même : c'est mille fois meilleur que ce qu'on trouve dans le commerce et bien moins cher... Côté vin, on attaqua calmement avec un Domaine des Mélanies 2001 en Corbières (en agriculture biologique), avec un nez agréable et élégant sur des fruits mûrs, mais à la bouche plutôt rustique, sur des pruneaux, avec de l'alcool, mais aussi de la fraîcheur. On poursuivit avec un Spadina Una Rosa, un Nero d'Avola 2003 de Sicile, au nez très frais, présentant en première bouche une masse incroyable de fruits mûrs et croquants, avant de s'aplatir sur un peu de vanille et un petit côté boisé... Vin très technique et bien fait, mais sans personnalité ni terroir. On termina par un Château Pradeaux 2000 en Bandol, au nez discret, avec une pointe d'élégance et une autre d'alcool. Sa finale manquant de corps, mais longue et fraîche me trompa. Rien à voir avec un Pibarnon 2000 dégusté récemment : les Bandols 2000 et 2001 sont beaucoup plus concentrés et expressifs. Lundi prochain : des vins italiens. Et cette fois-ci, on s'y tient !

  • L'ADN de la vigne n'a plus de secret...

    De part son importance dans la culture française mais aussi de part sa place dans l’histoire de l’homme depuis le Néolithique, la vigne a été l’une des premières plantes à fleurs candidates au séquençage. Un consortium public franco-italien publiait fin août dans l’édition électronique de la revue Nature une version de haute qualité du génome de Vitis vinifera qui confirme la richesse aromatique de cette plante. Les chercheurs ont sélectionné une variété issue du fameux Pinot noir, le cépage bourguignon, et l’ont cultivée sur plusieurs générations afin de réduire la variabilité génétique de la plante. La plupart des variétés de vigne sont en effet très fortement hétérozygotes, elles possèdent fréquemment deux allèles différents d’un même gène, soulignent Patrick Wincker (Génoscope, CNRS, France) et ses collègues. La plante qu’ils ont séquencée est homozygote à plus de 90%. Sur les 30.000 gènes répertoriés, une grande quantité produisent des molécules essentielles aux arômes du vin. Vitis vinifera possède par exemple beaucoup plus de gènes codant pour des tannins ou des terpènes que les autres plantes dont l’ADN est connu. Au cours de l’évolution ces gènes ont été amplifiés au sein du génome de la vigne, expliquent les chercheurs. Ils ont également découvert un grand nombre de gènes codant pour le resvératrol, un polyphénol qui serait au cœur du ‘’paradoxe français’’, apportant ses bienfaits aux buveurs modérés de vin rouge. Grâce à la séquence de l’ADN de la vigne, les scientifiques espèrent aider les viticulteurs à mieux lutter contre les ravageurs et les maladies de la vigne : on pourra mieux cibler les traitements et utiliser des produits moins nocifs pour le sol et pour la santé. Cela ouvre également de nouvelles pistes de recherches sur les arômes et le goût du vin, même si, sur ce terrain, il est difficile de concurrencer le savoir-faire des vignerons et des œnologues. Seul bémol, cette découverte ouvre également toute grande la porte aux essais transgéniques sur la vigne ! Et je parie que d'ici peu, Monsanto, toujours avide de profit, proposera des pieds de vignes V1 qui produiront 4 fois plus de raisins, trois fois plus gros et protégés contre le mildiou, l'oïdium et la pourriture grise... Seuls, le goût et la qualité des tannins seront altérés. Mais çà, ils s'en foutent...