• Dégustation du lundi (39)

    Un bon petit lundi soir à 5, lors duquel nous avons protégé le vignoble et les grappes mûres par la pose d'un filet, en attendant les vendanges. Quelques grappes attaquées par la pourriture grise ont été éliminées. Pourvu que les autres restent saines... On attaqua avec un Künstler 2005 Hocheim Hölle Rheingau, un Riesling allemand frais et sympathique pour une mise en bouche. On poursuivi la dégustation avec un Pinot noir 2005 de Gérard Schueller en Alsace, au nez typique de vin naturel qui a besoin de s'oxygéner, et à la bouche gentille. Le suivant fût une déception : Un Cos d'Estournel 1998 en Saint Estephe. Normal quand on sait que Bruno Prats vinifia, avec succès, les vins du domaine de 1970 à 1997, et que le suisse qui racheta le château ne fît rien de bon avant 2004, date à laquelle il rappela le fils de Prats... On continua avec un Solanes 2003, Priorat. Un vin espagnol au nez fort boisé et éthéré et à la bouche de bonbon chimique : pas terrible non plus... On eût ensuite droit à un vin au nez complexe, avec de la grenache, que personne n'a pu deviner : un Château Vignelaure 1971, en Coteaux d'Aix en Provence de Brunet à Rian dans le Var (bouteille n° 119.726 sur 146.000). On dégusta ensuite un Uroulat 2005, Jurançon de Charles Hours à Monein, qui s'avéra vraiment bien fait et fort agréable, avant de terminer sur un second Künstlem 2003 Hölle Riesling Auslesse, composé de raisins plus mûrs que le premier vin dégusté, pétroleux et plus long en bouche. La semaine prochaine, dégustation de tomates oubliées et Mozzarella di Buffala, accompagnées de vins italiens. Tout un programme pour fêter la fin de l'été. Quel été ?

  • Dégustation du lundi (38)

    C'est donc ce mercredi qu'eut lieu notre dégustation du lundi (histoire de changer les habitudes). Un beau petit mercredi à 4 qui débuta par un Grand Regnard 2004 en Chablis, au très beau nez, et avec une très belle bouche manquant toutefois de longueur. Suivi une bouteille légèrement bouchonnée et non dévoilée dont la petite soeur suivra bientôt. On dégusta ensuite un vin atypique : un Clos Rougeard "Le Bourg" 2003 en Saumur Champigny de Foucault. Assurément le meilleur Loire rouge, 100% cabernet franc, qui nous guidait vers bordeaux, avec beaucoup de finesse et de délicatesse, malgré l'année chaude et l'alcool au nez. Curieux de voir ce vin dans 10 ans. On termina cette modeste dégustation de vins de vacances par un Château de Pampelonne rouge 2003, en Côtes de Provence, qui nous sembla parfait et fort agréable, mais un peu strict. Laissons-lui le temps de se donner, de s'arrondir et de se fondre... Lundi prochain, nous serons enfin 5. Il sera alors temps de poser les filets sur le vignoble, de belles grappes bien noires commençant à tenter les volatiles de tout genre... Thème de la dégustation : une bouteille de retrouvailles, qui fera plaisir aux 4 autres.

  • Dégustation du lundi (37)

    C'est, enfin, à 3, que nous nous retrouvâmes ce lundi pour affronter ce mildiou présent dans la vigne, vu les magnifiques conditions météo de ces dernières semaines... Après un rognage conséquent, et l'élimination de toutes les jeunes pousses atteintes, et un traitement sévère à la bouillie bordelaise en prévision des averses à venir, nous reprîmes enfin notre rythme de dégustations hebdomadaires... Pour commencer, un vin rouge au très beau nez de violette (normal, quand on vient de se laver avec un savon ST !) et aussi avec de la fraise. La bouche, un peu moins avenante, se termine sur une légère astringence, vu le jeune âge du flacon, et un boisé légèrement trop marqué. Vosne-Romanée 2002 en vieilles vignes du Domaine Bizot . On passa ensuite à beaucoup plus sérieux avec un magnifique Château Montrose 1990 en Saint Estèphe : jamais nous n'avions dégusté un aussi beau Saint Estèphe ! Une concentration formidable augurant encore de belles années de garde, un nez de vieux bordeaux rond, puissant, plein, typique d'une année chaude, et une bouche parfaite et longue sur un cabernet bien mûr : la plénitude ! Magnifique. Normal pour un vin coté 100/100 par Parker. La suite des événements lundi prochain.

  • Tomates oubliées et mozzarella...

    La mozzarella di Buffala provient du sud de l'Italie, dans la région des marais où vivent les buffles dont le lait est gras et riche en protéines, plus précisément à Lazio, au sud de Rome. Ce fromage est depuis longtemps reconnu. Il est coté en Bourse de Naples et de Capoue en l'an 1601 au même titre que l'or et le blé et sa popularité n'a jamais cessé de croître. La Mozzarella di Bufala bénéficie d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) et n'a rien à voir avec ces boules de mozzarella caoutchouteuses, à base de lait de vache, et sans goût vendues en grandes surfaces ! Elle est produite avec le lait des bufflonnes. Elle est moelleuse, fondante en bouche comme une mousse de lait, et avec un goût typique, fin et délicat. Un plaisir gastronomique ! Et comme pour le moment je récolte sur la terrasse mes tomates oubliées (anciennes espèces), j'en ai profité pour préparer la véritable tomate/mozzarella : de bonnes tomates mûres et goûteuses que vous débitez en tranches, une véritable boule de mozzarella di bufala que bous débitez en rondelles. Fleur de sel et poivre noir du moulin sur l'ensemble et vous pouvez alors dresser le plat : une rondelle de tomate, une portion de rondelle de mozzarella, une feuille de basilic (que vous laissez dépasser, pour la couleur), et vous continuez comme cela, en formant une couronne. Vous arrosez le tout d'une excellente huile d'olive, première pression à froid et vous avez devant vous un plat succulent, goûtu et parfait pour l'été (si un jour on en a un !). Oubliez les tomates fades (style Flandria en grandes surfaces) et la Mozzarella plastique (Santa Lucia ou Galbani, toujours en grandes surfaces) et le basilic séché : optez pour les produits authentiques. C'est le jour et la nuit !

  • Chère, la rentrée...

    Avec toutes les hausses de prix annoncées pour ce mois d'août, et qui concernent des produits de base, la rentrée s'annonce plus chère que jamais ! Augmentation des prix du pain, des pâtes, de la bière, du lait, du fromage et du beurre, de la viande, du sucre et donc aussi des confiseries, sans parler de tous les produits dérivés à base de ces ingrédients... Cela promet ! Ces hausses sont dues, côté céréales et alimentation bétail, à la sécheresse qui sévit en Australie, aux mauvaises récoltes en Europe de l'est, et à l'utilisation croissante de céréales pour la production de bio-carburant. Côté lait et produits dérivés, elles sont dues à la forte demande de la Chine de lait en poudre. Ajoutons à cela le prix du poisson qui ne cesse de grimper, vu sa raréfaction et nous pouvons nous préparer à une nouvelle baisse sérieuse du pouvoir d'achat (déjà que le passage à l'Euro n'avait pas été triste à ce niveau...). Résultat : les gens vont se rabattre sur les produits blancs, de piètre qualité nutritive et sans goût, et achèterons moins de produits de terroirs et de produits bio, pourtant les seuls aujourd'hui à garantir une qualité nutritive et gustative et une authenticité ancestrale... Encore un coup dur pour l'éducation gastronomique des jeunes, qui seront gavés de crasses insipides et toxiques...

  • Cela faisait des années...

    Cela faisait des années que je n'avais plus mangé de tarte aux groseilles vertes... Ma grand-mère en préparait de délicieuses, et c'est sûrement la raison pour laquelle j'ai flashé sur cette tarte ce midi ! Elle était sublime, et cela m'a rappelé plein de souvenirs d'enfance. C'est fou comme la mémoire du goût ne se perd pas avec le temps. Un délice, avec des fruits de saisons, comme le faisaient nos grands parents. Ce sont des choses qui se perdent, car les gens ne cuisinent plus et mangent souvent la même chose. En plus, ils ne se soucient plus des produits de saisons. Ils ont donc une alimentation déséquilibrée, certains nutriments essentiels ne faisant plus partie de leur alimentation. Nos grands-parents mangeaient de tout, selon les saisons, et je pense que c'est pour cela qu'ils vivent si vieux. Les jeunes qui n'auront pas eu la chance d'avoir connu une grand mère gastronome et excellente cuisinière partent dans la vie sans repères et n'auront pas appris à se nourrir... Ils ne goûteront jamais une tarte aux groseilles vertes, et c'est bien dommage.

  • Dégustation du lundi (36)

    Nous avons dégusté dans l'ordre : un très beau Chassagne Montrachet 1er cru 1994 de Joseph Drouhin, suivi d'un tout aussi beau Château des Tours 94 Réserve en Vacqueras, suivi d'un magnifique Château Canon 85, Saint Emilion 1er Grand Cru classé, lui-même suivi d'un étonnant Cabernet Sauvignon Réserve 81 Robert Mondavi Nappa Valley, pour terminer avec un très beau Chambertin 1921 (Mise en bouteille Vandermeulen), suivi d'un dernier Richebourg 62 Charles Noël, pour la route. Trêve de plaisanterie, cette dégustation date, jour pour jour, d'il y a 9 ans ! Au Clos, évidemment. Autres temps, autres moeurs. Ce 6 août 2007, faute de combattants, toujours en vacances, nous avons, à 2, quand même vraiment apprécié Les Rouges des Baties en Crozes-Hermitage 2005 de R.J. Dard et F. Ribo à Mercurol. Vin "coup de coeur" d'Olivier Labarde, au nez très expressif de petits fruits rouges mûrs, et à la bouche très fraîche sur les mêmes fruits rouges mûrs mais croquants et concentrés : un véritable délice, sur une fort belle longueur ! Le mildiou envahissant le vignoble, et 4 bras ne suffisant pas, un sérieux rognage des jeunes pousses et un traitement à la bouillie bordelaise s'avèrent indispensables, lundi prochain au plus tard. Et là, nous devrions être 4.......