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    La consommation de viande rouge en trop grande quantité pourrait augmenter le risque d'infarctus du myocarde. C’est ce que suggère une étude menée par des chercheurs de l’université Harokopio à Athènes, en Grèce. On sait que le régime méditerranéen est synonyme de bonne santé cardiovasculaire. Cette alimentation riche en antioxydants et pauvre en graisses saturées a des vertus protectrices vis-à-vis du cœur. Pourtant, depuis quelques dizaines d’années, les taux d'accidents cardiaques et vasculaires explosent dans les pays où traditionnellement ce type de régime était répandu. C’est notamment le cas de la Grèce où les habitants ont de plus en plus tendance à laisser tomber les habitudes de leurs grands-parents pour consommer des quantités de plus en plus importantes de viande rouge. Cette évolution pourrait constituer une première explication à la flambée des maladies cardiovasculaires dans le pays. De là à dire que nous devons tous devenir végétariens, c'est un pas que je ne franchirai pas !

  • Pas fous les belges...

    La vigne, dont les spécificités sont très liées à des critères météorologiques, s'apprête à vivre une phase de grande mutation -notamment géographique- en raison du réchauffement de la planète, selon des scientifiques réunis à Dijon à l'occasion d'un colloque sur le thème: "Réchauffement climatique, quels impacts probables sur les vignobles?". (28-30 mars). La date des vendanges est à ce titre un outil précieux de l'évolution climatique: une variation d'un degré par rapport à la normale entre mai et août entraîne une variation de 10 jours de la date des vendanges. En disposant d'une longue série de dates de vendanges, et en tenant compte de l'influence exercée par des facteurs extraclimatiques, on peut établir des variations décennales et séculaires du climat.Grâce aux études d'Emmanuel Le Roy Ladurie, membre de l'Institut de France, également présent à Dijon, la méthode des vendanges a permis des reconstructions assez fidèles concernant les six derniers siècles du climat en France. A l'étude du seul XXe siècle, le constat du réchauffement climatique est sans appel. Vers 1945, les vendanges à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) intervenaient début octobre. Aujourd'hui, c'est début septembre. En outre, la perspective scientifique d'un réchauffement croissant de la planète devrait avoir des effets majeurs sur l'emplacement des vignobles. En Europe, la limite septentrionale de la culture s'étendait en 1946 de la Bretagne à l'Ukraine, en passant par Paris et Berlin. D'ici 2100, elle devrait remonter jusqu'en Scandinavie. En 2050, on pourrait assister dans le sud de la France à des vendanges début août. Et les Côtes du Rhône ressembleront peut-être à du Sidi Brahim, un vin d'Afrique du Nord. En effet, l'évolution géographique des cépages devrait, elle aussi, être significative. A chaque cépage son climat, comme le signale Grégory Jones, de l'Université Sud Oregon: pour le Pinot Gris, la température moyenne durant la période de phénologie -qui court du premier bourgeon à la maturation- doit être de 13 à 15 degrés, 16-20° pour la Syrah ou encore 18-22° pour le Nebbiolo. De telle sorte qu'à l'heure actuelle on ne trouve de la Syrah que dans le Sud de l'Europe. "Mais en 2100, avance Bernard Seguin, il sera peut-être possible d'en cultiver en Champagne". Bref, quand il y a 10 ans, 5 amis décidaient de planter 156 pieds de vigne (pinot gris, merlot et cabernets franc et sauvignon) sur un terrain plein sud, et en terrasses, à Bruxelles, ils n'étaient pas fous : c'étaient des visionnaires ! L'aventure, et les résultats ne font que commencer... Vivement 2037, que les ceps aient 40 ans !

  • Les effets des pesticides ou le bio ?

    Lorsqu’ils cherchent une partenaire pour s’accoupler, certains rats feraient les frais d’une contamination subie par leur arrière-grand-père. Une étude publiée cette semaine montre en effet que les femelles préfèrent s’accoupler avec des rats dont l’ancêtre n’a pas été exposé à la vinclozoline, un fongicide utilisé dans l’agriculture pour protéger les fruits.De nombreuses études ont montré que cette substance avait des effets néfastes sur l’appareil reproducteur des rats. L’exposition à la vinclozoline entraîne des anomalies dans le développement des testicules et du pénis et affaiblit les capacités de reproduction des mâles. L’Union européenne a inscrit ce produit sur la liste des substances devant être retirées du marché. En France, son utilisation doit prendre fin au 31 décembre 2007. L’équipe de David Crews (University of Texas at Austin, USA) et de Michael Skinner (Washington State University, USA) a sélectionné des rats issus d’un arrière-grand-père qui avait été exposé in utero au fongicide. Lorsque les mâles sont mis en présence de femelles sans histoire et de femelles issues d’un ancêtre contaminé, ils choisissent une partenaire dans l’un deux groupes sans marquer de différence. En revanche, les femelles préfèrent clairement les mâles dont l’ancêtre n’a pas été exposé au fongicide. De fait, ce produit n’a d’effet que sur l’appareil reproducteur des mâles. Le chercheur Michael Skinner (Washington State University, USA) avait déjà montré que les perturbations endocriniennes des pesticides se transmettaient sur plusieurs générations. Cette nouvelle étude, publiée cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, montre à quel point les stratégies de reproduction d’une espèce animale peuvent être affectées par cette contamination. Ces travaux confirment aussi l’importance des phénomènes dit ‘’épigénétiques’’. Il s’agit de modifications qui affectent des cellules sans que l’ADN soit modifié. Ce ne sont pas des mutations génétiques mais des changements dans les mécanismes qui régulent l’expression des gènes qui sont donc transmis à travers les générations. Encore une bonne raison d'éviter les pesticides et donc, de se nourrir bio, seule certitude, aujourd'hui, de ne pas en avaler...

  • Dégustation du lundi (27)

    Un lundi sans thème, et donc varié... On débuta par un Chinon 99 vieilles vignes de Philippe Alliet, au nez un peu fané, avec des fruits rouges frais en bouche, mais une finale pas terrible (un peu boisée et verte). Mieux que le 2004 bu récemment, mais pas encore çà... Le suivant, avec son nez de bordeaux technique, un côté crémeux et lacté en bouche, tendre et rosé comme un agneau, mûr, et sans défaut s'avéra être un Château d'Armailhac 2000 en Grand Cru Classé en Pauillac. Bien, mais un peu léger pour le millésime. On attaqua alors un vin plus concentré, plus massif, chaud avec de l'alcool, et à la bouche fruitée et vanillée, mais qui devient vite sèche pour tomber sur la barrique : un Domaine Perdiguier 2001, Cuvée d'En Auger, vin de pays des coteaux d'Enserune (jamais dégusté par aucun d'entre nous). Le suivant présenta un premier nez d'alcool qui s'estompa vite pour laisser place à un second nez de pruneaux bien mûrs. Il était moins lourd et moins chaud que le précédent, mais le côté rafles mûres en finale pouvait s'apparenter à une astreigeance verte assez déplaisante. Un Château Le Puy 2003, en Côtes de Francs. Un vin naturel, vinifié de père en fils depuis 1610, déjà dégusté il y a peu dans le millésime 98, mais en cuvée Barthélémy. On termina cette dégustation avec un vin au nez magnifique de tabac et de cuir, et à la bouche de mûres et de cassis, dans un bel équilibre : un Smith Haut Lafitte 1996, en Pessac Léognan, Grand Cru de Graves à Martillac. Et on termina vraiment cette dégustation hebdomadaire par un Ducru Beaucaillou 1996 en Saint Julien, qui malgré sa cote Parker de 96/100 (et à boire entre 2008 et 2035), nous offrit un nez d'abord légèrement bouchonné, vite estompé, puis un nez de vieux bordeaux (86 ou 82), plus complexe que le précédent, mais toujours un peu liégeux. Nouveau mot apparu ce soir : la buvabilité. Avec un sans faute pour le Château d'Armailhac. Lundi prochain, 2 vins blancs bien frais sur la terrasse, puis 3 Syrah. Cela peut-être pas mal, s'il fait beau. A suivre...

  • Ma secrétaire va mal...

    J'ai la chance d'avoir une super secrétaire (ce n'est pas tout à fait la mienne, c'est celle du bureau), toujours prête à me rendre service avec le sourire. C'est important. Mais je m'inquiète pour elle : elle se nourrit mal ! Adepte du LIGHT (déjà un très mauvais point), elle consomme sans réfléchir toutes sortes de produits industriels agro-alimentaires allégés, sans gras, sans goût, et bourrés d'additifs nocifs. Elle consomme également des pommes Pink Lady (sa préférée), importée de Nouvelle-Zélande et traitée 27 fois. Dernièrement, elle a même acheté des fraises (en plein hiver), qui ne doivent avoir aucun goût, aucune saveur, et doivent être bourrées d'additifs et de pesticides ! C'est triste ! Dans le cadre de l’Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable, le CRIOC demande aux distributeurs de contribuer à une meilleure information des consommateurs au rayon fruits et légumes. En particulier, il préconise le développement d'un étiquetage informatif et d'autres mesures encourageant les choix compatibles avec un développement durable. En effet, vu l'impact environnemental des fruits et légumes transportés sur de longues distances ou produits en serres chauffées, les fruits et légumes locaux, de saison et issus de l’agriculture biologique ou intégrée apparaissent comme des choix plus respectueux de l’environnement. Or, les informations fournies sur les étiquettes et sur les lieux de vente ne permettent pas aux consommateurs de repérer facilement les fruits et légumes répondant à ces critères. Les prix ne constituent pas davantage un signal clair, encourageant les choix durables. Vous devez tous prendre conscience qu'un kilo de carottes d'Afrique du Sud équivaut à 5,5 kg de CO, qu'un kilo de tomates produites sous serre consomme 6 fois plus d'énergie qu'un kilo de tomates produite sous serre non chauffée en saison, et qu'il faut dépenser 50 fois plus d'énergie pour produire une salade sous serre chauffée qu'en plein champ ! Bref, vive les produits locaux, de saison, et si possible bio... Mais de là à changer les habitudes alimentaires de ma secrétaire, j'ai un doute. Oufti, c'est qu'elle est têtue, la bièce...

  • Merci de signer la pétition...

    La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité. L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs. Les lobbys, aidés par l'Etat, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe. Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos successeurs, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir. Kokopelli dans une pétition intitulée 'Libérons les semences', en estimant que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain vous propose de signer la pétition suivante :"Conscient que le maintien de la biodiversité est facteur de sécurité, d’indépendance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain, conscient que la semence est un bien commun à tous les peuples, je demande que la loi AFFIRME le droit inaliénable de toute personne de cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger, offrir, céder, transmettre, tout végétal (graine, bouture, plant, tubercule, etc.) sans restriction légale d'aucune sorte. Je revendique le droit de me procurer et de consommer librement la nourriture issue du produit des semences de population, de pays, de famille, dites anciennes : toutes, graines de vie. En signant cette pétition, je défends ma liberté, un patrimoine et permet, avec l’association Kokopelli, la transmission de la biodiversité et de la fertilité aux générations futures". Outre votre signature immédiate, vous pouvez télécharger la pétition pour l'imprimer pour la diffuser autour de vous, et si vous avez un site Internet, faire un lien vers cette page : http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat Au-delà de la volonté de mainmise sur le vivant, dont font acte les multinationales (dont MONSANTO, encore et toujours), soutenues par l’état, nul n’a le droit d’imposer la génétique semencière de demain. Les hybrides ont montré leurs limites, les OGM (refusés par 85 % des consommateurs) sont une faillite sanitaire et technologique. Les semences reproductibles, issues des variétés de population, constituent certainement, sur les acquis de 10.000 ans de recherche, une des grandes solutions d’avenir. Merci à vous de signer la pétition de Kokopelli. Il y va de l'avenir de la biodiversité, du goût des fruits et légumes d'antan. Si on laisse faire ces multinationales, bientôt nous ne mangerons plus qu'une seule espèce de tomate, une seule espèce de pomme, etc, exclusivement commercialisée par un énorme groupe agro-alimentaire mondial : le cauchemar ! Terriens il est grand temps d'agir...

  • Une île propre...

    Une petite île de l'archipel des Canaries, El Hierro, va devenir la première île au monde à être alimentée à 100% par des énergies renouvelables, a assuré mardi le gouvernement espagnol. Le ministère de l'Industrie a annoncé qu'El Hierro, île volcanique de 278 km2 peuplée de 10.500 habitants, serait alimentée entièrement en électricité par une combinaison d'éoliennes et d'hydroélectricité. "El Hierro sera la première île au monde alimentée à 100% par des énergies renouvelables", a-t-il affirmé dans un communiqué.Le système mis en place comprendra une centrale hydroélectrique alimentée par deux réservoirs, un parc éolien et un système de pompage. "La plus grande partie de l'énergie injectée dans le réseau de distribution proviendra de la centrale hydro-électrique", d'une capacité de 10 MW, selon le communiqué. "La majorité de l'énergie produite par les éoliennes servira a alimenter le système de pompage" pour stocker l'eau dans un des deux réservoirs, "sous forme d'énergie potentielle", ajoute-t-il. L'excédent d'énergie éolienne servira à alimenter deux usines de désalinisation d'eau de mer. Une centrale conventionnelle, préexistante, fonctionnant au diesel, sera maintenue pour les cas d'urgence en cas de manque d'eau et de vent. "Par ce système, nous parvenons à transformer une source d'énergie intermittente en un approvisionnement contrôlé et constant d'électricité", s'est réjoui le ministère. Le système représentera un investissement de 54,3 millions d'euros, étalé jusqu'en 2009, et permettra d'éviter l'émission des 18.700 tonnes de CO2 par an actuellement rejetées par la centrale thermique locale. L'Espagne est un des leaders européens de l'énergie éolienne. Elle a enregistré lundi son record de production éolienne : les forts vents qui ont soufflé sur le pays ont permis aux moulins de fournir 27% de la demande électrique du pays ! C'est pas beau çà ? Alors, on s'y met quand ?

  • Dégustation du lundi (26)

    Agréable lundi soir à 5, avec une dégustation à l'aveugle dédiée à la Loire, en rouge, et avec les cépages cabernet franc ou sauvignon. Le premier vin présentait un nez puissant, mûr et alcoolisé, avec une attaque riche, mais en entonnoir. Un Paimparé 2005, vin de pays, d'Agnès et René Mosse. Le second présenta une réduction au nez, avec un nez vraiment peu agréable, du fruit aussi, mais avec de l'astringence et de l'assèchement en finale. Un vin qui s'avéra aussi beaucoup plus léger que les 3 autres : Chinon Vieilles Vignes 2004 de Philippe Alliet, fort décevant par rapport à ses autres vins dégustés auparavant... Le troisième, avec son nez de poivrons, son beau volume bien équilibré, sans être trop massif, cette craie, typique du cabernet franc, et ce bel élevage était également un Chinon : Clos de la Dioterie 2003 de Charles Joguet. Très beau. Le dernier, sur des fruits frais et des tannins très serrés, moins chaud que le premier, mais astringent en finale était un Anjou 2004 de Mosse, également. Vinrent ensuite 2 bouteilles hors concours : un Château Cheval Blanc 1995 en Saint Emilion Grand Cru (assez décevant malgré son nez de bel élevage typique bordelais : plat et dilué ! Ce millésime 95, tant décrié à l'époque, s'avère vraiment mauvais dans le temps !), et un Marquis de Terme 1961 en Margaux à Cantenac (au nez herbacé et de pin, à la bouche vieille, sur la descente, et sans grand plaisir à boire...). D'après mes savants calculs, nous devrions encore profiter de 27 bouteilles hors concours dans les mois à venir : espérons qu'elles soient meilleures... Pas de thème défini pour lundi prochain. Qui vivra verra.

  • Monsanto condamné pour publicité mensongère...

    Monsanto, propriétaire du premier désherbant vendu au monde a été condamné, fin janvier 2007, pour publicité mensongère, par le tribunal correctionnel de Lyon. Le fabricant a dû retirer les allégations « biodégradable » et laissant le « sol propre » après usage, qui pouvaient amener à utiliser le produit comme s’il était sans risque. Malgré l’homologation française du Round Up et celle européenne, de son ingrédient principal, le glyphosate, le professeur Gilles-Eric Seralini, chercheur en biologie moléculaire à l’Université de Caen, dénonce la toxicité du mélange tel qu’il est vendu, après des études sur les cellules, l’une est parue et l’autre à paraître dans la revue Environmental Health Perspective. « La réglementation n’est pas au niveau de la science et la science n’est pas au niveau de ce qu’elle devrait » en ce qui concerne les impacts sur la santé des pesticides, pour le chercheur, expert en éthique environnementale pour la Communauté européenne. L'alternative nous vient de la chaîne de jardineries "Botanic" (il y en a une cinquantaine en France) qui a pris un tournant radical en 2007 : ne plus vendre, en libre-service, les engrais, herbicides et pesticides de synthèse. Cette politique se fait au détriment des marques qui détiennent la plus grande force de frappe marketing, comme le Round Up de Monsanto, premier polluant des eaux de surface selon l’IFEN (Institut Français de l’Environnement). En revanche, les alternatives naturelles (plus de mille références labellisées « éco-jardinier ») pour l’entretien des jardins sont mises en avant et recommandées par les vendeurs, autour d’un Point Eco-jardinier, dans chaque magasin . La grande distribution prend cette fois l’initiative d’une pratique vertueuse, quitte à favoriser une tendance de consommation qui s’amorce. « Les gens sont prêts. Nous ne sommes plus sur un phénomène marginal mais de société ». Très bonne initiative : il est grand temps de penser à protéger notre environnement, et d'arrêter de le polluer avec tous ces produits chimiques vendus par des multinationales, qui se foutent éperdument de la pollution des sols et de votre santé ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Un film à voir...

    Depuis quelques années, les consommateurs ont été sensibilisés quant à l’importance de l’alimentation, ainsi qu’à la qualité, la quantité et l’origine de certains produits tels que la viande, le poisson, les légumes ou encore les fruits. Désireux d’en savoir plus dans ce domaine, le réalisateur de ce documentaire, Erwin Wagenhofer, s’est rendu aux quatre coins du monde et a traduit en images la déclaration de Jean Ziegler : « Grâce à ce que l’agriculture produit actuellement de par le monde, 12 milliards de personnes pourraient être nourries sans problème. Ce qui revient à dire que chaque enfant qui meurt de faim, est en fait un enfant assassiné ». "We feed the World" est un documentaire qui parle de nourriture et de globalisation, de pêcheurs et de fermiers, de nous et de ce qui se trouve dans notre assiette. A partir de quelques exemples aussi emblématiques que représentatifs, ce sont les mécanismes de marché de l’industrie agro-alimentaire mondiale, et des bénéfices que celle-ci génère qui y sont démontrés.La mondialisation, et plus précisément celle du commerce et de l’industrie alimentaires est froidement analysée, mettant en lumière l’incroyable gabegie du système capitaliste qui privilégie le profit à court terme au détriment de la planète et des hommes qui y vivent. Erwin Wagenhoffer a sillonné la planète pour y filmer le désarroi, la colère aussi, de producteurs locaux dont l’activité se voit menacée, voire détruite, par la prééminence des grandes sociétés transnationales. Les dangers pesant sur les écosystèmes, les réserves de ressources naturelles, sont aussi soulignés par un film au ton dénonciateur, dans la lignée du Cauchemar de Darwin. Documentaire époustouflant, We feed the world réunit un casting peu commun : des agronomes, des biologistes mais aussi des fermiers, des pêcheurs britanniques affectés par les règlementations européennes, des dirigeants de firmes transnationales (comme Peter Brabeck, le P.D.G. de Nestlé, pour qui tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles : « Ce que nous mangeons n’a jamais été aussi bon, nous n’avons jamais été aussi riches, nous n’avons jamais été en meilleure santé, et nous n’avons jamais vécu aussi longtemps qu’actuellement. Nous avons tout ce que nous désirons »). Seule œuvre cinématographique où les spectateurs ont tous envie de pleurer en voyant des poussins et le sort qui les attend, "We feed the World" réussit un formidable exploit : poser à ses publics la question de leur propre responsabilité en tant que consommateurs et citoyens. "We feed the World", déjà sorti en Allemagne et en Autriche, est d’ores et déjà numéro 1 de leur box-office respectif. C’est mérité. Sortie prévue le mois prochain en Belgique : allez-le voir ! Terriens,...

  • Dégustation du lundi (25)

    Très belle dégustation de Pessac-Léognan rouges lundi au Clos. On débuta par un Smith Haut Lafite 2003 (nez de tabac, velouté et soyeux, avec de beaux fruits mûrs, mais aussi avec un peu de verdeur, un petit côté rustre en bouche, et surtout un manque d'acidité), suivi de son grand frère en 1996 (hélas bouchonné), pour passer sur un Château Les Carmes Haut-Brion en 2003 (au nez moins expressif que le premier vin dégusté, avec un côté soyeux et une fort belle élégance, mais aussi un peu d'astringence). On dégusta ensuite un Château Haut-Brion 1997 (au nez de vieux vin, avec de l'alcool, sur des notes de fruits noirs et de pain grillé, mais un peu dilué). Le Bahans de Château Haut -Brion 1995 qui suivi s'avéra lui aussi bouchonné ! Décidément, pas de chance ce lundi ! Heureusement, il y avait des réserves.... On passa donc au Domaine de Chevalier 2000 (lui aussi avec un beau nez de tabac, une belle longueur et chaud, mais trop extrait et trop technique pour certains d'entre nous, avec un boisé trop présent et un terroir dénaturé). Arriva alors un très beau La Mission Haut-Brion 1993 (avec un superbe nez de grand vin, de la noblesse et de la classe : un vrai Pessac de Pessac ! Magnifique). On attaqua ensuite La Mission Haut-Brion 1995 (avec une matière très noble et une superbe longueur, et des fruits qui s'éternisent au palais : très belle bouteille aussi !). Et on acheva ce fort beau lundi par un superbe Domaine de Chevalier 1989, qui fût à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre de ce domaine, un de mes favoris depuis de nombreuses années. La semaine prochaine, on s'attaque au Loire rouge, en cabernet franc ou en cabernet sauvignon. Je vous tiens au courant...

  • L'Europe s'engage enfin...

    «L'Europe de l'écologie», selon Jacques Chirac, est née. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement ont franchi, ce vendredi à Bruxelles, un pas historique pour relever le défi climatique. Ils sont parvenus à s'entendre sur des objectifs contraignants et ambitieux pour tenter d'enrayer le réchauffement de la planète et ses conséquences humaines.«Nous pouvons dire au reste du monde, l'Europe prend le leadership. Vous devez nous rejoindre pour combattre le changement climatique», s'est félicité le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Les chefs d'Etat ont en effet entériné la proposition de Bruxelles engageant l'UE à réduire unilatéralement d'au moins 20 % (par rapport au niveau de 1990) ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020. La part pourrait aller jusqu'à 30 %, comme le recommandent les scientifiques pour limiter à deux degrés le réchauffement d'ici à la fin du siècle par rapport au début de l'ère industrielle, si les autres pays développés la suivent dans le cadre d'un nouvel accord international. «Cela permettra à l'Europe de jouer son rôle d'avant-garde», a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, qui préside l'UE. Selon les participants, ce sommet restera «historique». Même Greenpeace y voit «la décision la plus importante» prise depuis l'adoption du protocole de Kyoto. Encore fallait-il s'entendre sur les moyens. Si les 27 étaient d'accord pour accroître l'efficacité énergétique de l'UE de 20 % d'ici à 2020 et atteindre une proportion minimale contraignante de 10 % de biocarburants dans la consommation d'essence et de gazole, la question d'un objectif contraignant de 20 % pour les énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, géothermique, solaire ou issue de la biomasse) les divisait profondément. La France, la Finlande et la plupart des pays de l'Est ne voulaient pas d'un tel engagement jugé irréaliste. A l'heure actuelle, la part des énergies renouvelables dans l'UE représente à peine 7 %. Pour faire accepter cet objectif, Angela Merkel a accepté d'introduire une plus grande souplesse dans la répartition nationale de cet objectif européen. En effet, celui-ci s'applique à l'Union dans son ensemble, mais chaque pays déterminera avec Bruxelles son propre objectif.Il sera ainsi tenu compte «des particularités, des points de départ et des potentiels propres à chacun», souligne le Conseil. Mais le plus dur reste à faire : fixer les objectifs nationaux de chaque pays. Le président de la Commission européenne fera des propositions dès le «troisième trimestre» avec la pleine participation des pays membres... ce qui promet de belles empoignades.

  • Ogm et pesticides : le cercle vicieux...

    Les pesticides sont partout, et leurs molécules s’attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants. Savez vous qu’il y a des pesticides dans la rosée du matin sur les fleurs ? Savez qu’il y en a dans l’eau de pluie à Paris, Rennes, Marseille, Lyon, Bordeaux ? Savez vous qu’il y en a dans les sources, dans les nappes les plus profondes, dans les sols, dans les pommes, dans le pain ? Savez vous qu’il y en a dans le sang des nouveaux nés, dans le lait des mères, dans la graisse de nos corps ? Savez vous qu’il y en a dans l’air intérieur des maisons ? Jusqu’au début de 2007, les responsables de ce désastre sans précédent pouvaient dormir tranquillement. Nul ne les connaissaient. Grâce au livre « Pesticides : révélations sur un scandale français » qui a paru chez Fayard ce 1er mars, ce ne sera plus le cas ! Ses deux auteurs, Fabrice Nicolino et François Veillerette, sont connus et reconnus. L’un est journaliste, il a travaillé notamment pour Politis, Télérama, Géo, Le Canard Enchaîné. Il est l’auteur de plusieurs livres dont « Le tour de France d’un écologiste »( paru au Seuil ). Il collabore au mensuel« Terre sauvage ». L’autre est responsable écologiste, ancien président de Greenpeace en France et actuel président du Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures, l’association de référence en France sur la question des pesticides. Vous pouvez les retrouver sur internet depuis le 15 février à l’adresse suivante : www.pesticides-lelivre.com. Un livre à acheter et à lire ! D'autre part, on apprend qu'en Argentine, 150 millions de litres de pesticides sont désormais épandus au lieu de 1 million de litres avant la culture du soja transgénique ! Depuis 1996, le soja transgénique est en train d'envahir l'Argentine, et de là, arrive en Europe et en Chine (huiles pour la consommation humaine et aliments pour le bétail). L'argentine est le 1er exportateur au monde de produits issus du soja. 37 millions de tonnes, 10 milliards de dollars, 30% des exportations nationales.14 millions d'hectares, soit la moitié des terres cultivables argentines, sont accaparées pour le soja. Et la déforestation explose. Le soja transgénique, c'est Monsanto. Un soja résistant au glyphosate (le Round up©). Les graines sont vendues avec le désherbant qui tue tout le reste, sauf ce soja, et qui épandu par avion. Les rendements promis furent énormes au début... Sauf qu'apparaissent maintenant des mauvaises herbes tolérantes au glyphosate et qu'il a donc fallu augmenter les doses de poison (150 millions de litres de glyphosate épandus maintenant au lieu de 1 million de litres avant). Un cercle vicieux. Les cultures vivrières à proximité sont détruites et abandonnées, et les animaux et les hommes sont malades. Un véritable cauchemar sanitaire : le soja "Round up ready© " détruit la terre, pollue l'environnement, développe les maladies... Heureusement, un puissant mouvement populaire paysan s'organise. Et là aussi, une vidéo sur les OGM et les pesticides à voir absolument ! http://www.dailymotion.com/video/xrn35_ogm-lhorreur-reveillez-vous-avant Terriens, il est temps d'agir...

  • Dégustation du lundi (24)

    Encore un beau lundi soir ! Dégustation sans thème, à 4, et qui nous réserva d'agréables surprises. On commença doucement avec un Cabernet Sauvignon 2001 Raimat Costers et Segre D.O. du Delhaize (souple, net, propre, agréable, au nez de réglisse, plaisant mais avec une finale banale). Puis les choses sérieuses commencèrent, avec un Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse 98 en Saint Emilion Grand Cru ( élevage à la bordelaise, robe noire et concentrée,fruits, généreux, mais assez simple, et même un peu décevant dès qu'on découvrit la bouteille, ce Château nous ayant comblé de bonheur autrefois, sur plusieurs millésimes). Ce fut ensuite le tour d'un très beau château L'Evangile 94 en Pomerol (avec un très bel élevage, plus complexe que le vin précédent, et un fort beau volume en bouche, malgré le millésime). Et on acheva la soirée sur un Ducru Beaucaillou 98 en Saint Julien (tannique, vanillé, jeune et puissant, à la robe noire, mais n'ayant pas la technicité qu'un Léoville Las Cases pourrait avoir...). Une dégustation intéressante et appréciée. Lundi prochain, ce seront les Pessac Léognan, de Pessac ou de Léognan, c'est selon... A suivre...

  • La saveur des tomates oubliées...

    Et voilà, c'est fait ! C'est peut-être un peu tôt, mais j'ai profité de cette belle journée pour lancer aujourd'hui les semis de 48 pieds de tomates, dans une mini serre intérieure. Je les mettrai en terre sur la terrasse dans 5 semaines, en espérant qu'il fera chaud, et surtout qu'il ne gèlera plus ! Mais avec la hausse des températures que nous connaissons, je ne prends pas beaucoup de risques... A la mi-mai, je devrais commencer à pouvoir récolter les tomates précoces "Tondino di Maduria" (variété de type Roma, produisant une grande abondance de fruits rouges en forme d'oeufs, d'une quarantaine de grammes, et assez juteux). Suivront les 4 autres variétés de tomates oubliées, plantées elles aussi : "Opalka" (variété à fruits très allongés de type tomate-piment, à la très bonne saveur, et à la chair ferme, avec très peu de graines et de jus), "Muscat" (variété magnifique produisant une abondance de fruits de belles taille et de très bonne saveur jusqu'aux gelées)," Livingston's Favourite" (la préférée d'un ancien spécialiste de la tomate, aux fruits lisses, d'un beau rouge, et à la saveur excellente) et la tomate rouge "Des Andes" (variété de fruits très allongés en forme de corne ou de piment. Très bonne saveur, avec très peu de graines et de jus : une des meilleures tomates, paraît-il !). Je me suis procuré ces semences de tomates oubliées issues de l'agriculture biologique auprès de l'Association Kokopelli. Cela me changera de ces graines de tomates F1 en vente au brico, sans saveur, sans goût et pleines d'eau... Je vous confirme cela dans 70 jours !

  • 3.390.000 hectares...

    Le parc amazonien de Guyane a été enfin créé par le Décret n° 2007-266 du 27 février 2007. La création de ce 8ème parc national, à l’étude depuis treize ans, a été relancée en 2002 par le Président de la République lors du Sommet de la terre de Johannesburg. Elle répond à une double responsabilité de la France : écologique mais également éthique, explique le Ministère de l’écologie et du développement durable. La forêt guyanaise, seul massif tropical amazonien de l’Union européenne, fait partie du plateau des Guyanes (qui s’étend du Brésil au Guyana). Elle est un haut lieu de biodiversité et abrite aussi des communautés d’habitants tirant traditionnellement leurs moyens de subsistance de la forêt. Concernant une surface de 3.390.000 hectares, le parc dont le nom a été inscrit dans la loi du 14 avril 2006 relative aux parcs nationaux, aux parcs naturels marins et aux parcs naturels régionaux, est en particulier constitué d’un « cœur de parc » de 2.030.000 hectares de forêts primaires d’une valeur écologique exceptionnelle et concerne cinq communes où résident plus de 7.000 habitants. Le fonds mondial pour la nature WWF s'est réjoui de la création du parc Amazonien de Guyane en demandant cependant que la lutte contre l'orpaillage illégal soit renforcée. Cette création apparaît comme une avancée déterminante pour la lutte contre la déforestation, l’un des principaux facteurs du réchauffement climatique planétaire, estime le WWF. La création de vastes zones protégées sont un point essentiel pour la conservation des milieux rares, le maintien de processus écologiques et la survie à long terme d’espèces ayant besoin de grands territoires, comme le jaguar (Panthera onca) ou encore l’aigle harpie (Harpia harpyja), selon le WWF. Le parc amazonien de Guyane, frontalier au parc des Tumucumaque (dans l’Etat brésilien d’Amapa), renforcera la dynamique de coopération dans le domaine des aires protégées entre la Guyane et le Brésil, souligne le Ministère de l’écologie et du développement durable. Ces deux parcs formeront l’une des plus vastes zones terrestres protégées du monde ! Une excellente initiative qui pourrait peut-être inciter d'autres états à une plus grande protection de la forêt amazonienne, poumon de notre planète, et actuellement décimée jour après jour...