• Pauvres tétards...

    Les têtards mâles peuvent devenir des grenouilles femelles sous l'effet de polluants de type oestrogène présents dans leur milieu naturel, a révélé une expérimentation menée dans un laboratoire suédois. Ce phénomène pourrait contribuer à expliquer pourquoi près d'un tiers des espèces de grenouilles vivantes dans le monde sont actuellement menacées d'extinction, indique cette étude qui sera publiée en mai dans le magazine américain Environmental Toxicology and Chemistry. Deux espèces différentes de grenouilles ont été exposées à des niveaux d'oestrogène similaires à ceux constatés dans les eaux d'Europe, des Etats-Unis et du Canada. Les résultats ont été édifiants: alors que l'on comptait moins de 50% de femelles pour chacune des espèces, cette proportion a changé de façon significative pour les grenouilles réparties en trois groupes exposés à des niveaux différents d'oestrogène. Les têtards exposés à la plus faible concentration d'hormones dans un des trois groupes ont été deux fois plus nombreux à se transformer en femelles.Dans les deux groupes exposés à des niveaux plus élevés d'oestrogène, les grenouilles sont devenues des femelles à 95% dans le premier cas et à 100% dans l'autre.Ces résultats sont tout à fait alarmants : on a constaté ces changements spectaculaires en exposant les grenouilles à une seule substance, alors que dans la nature, il peut y en avoir de très nombreuses autres présentes ensemble. Il est prouvé que les pesticides et d'autres substances chimiques industrielles peuvent agir comme des oestrogènes dans le corps, ce qui a poussé à mener cette expérience. Parmi les grenouilles ayant changé de sexe, certaines sont devenues des femelles capables de procréer tandis que d'autres avaient des ovaires mais pas d'oviductes, étant ainsi stériles. Si toutes les grenouilles deviennent des femelles, cela pourrait avoir un effet destructeur sur leur population. Le seul remède dans l'immédiat serait d'améliorer le traitement des eaux dans les zones où les grenouilles pourraient être affectées, en filtrant les concentrations d'oestrogène provenant des pilules contraceptives et des polluants industriels. Quant aux effets de cette pollution sur l'être humain, je vous laisse deviner, bien que rien ne soit encore prouvé à ce niveau !

  • Bio avec ou sans OGM ?

    Ce mardi 27, 3 faits sont à retenir à ce sujet : Non sans une évidente malhonnêteté intellectuelle, certaines argumentations tentent aujourd’hui de nous faire croire que la norme – tout à fait arbitraire ! – de 0,9 % de tolérance aux OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) qui prévaut en agriculture conventionnelle – et qu’on essaie aujourd’hui d’imposer en bio – équivaudrait à un zéro de fait. C’est faux ! Ce n’est pas parce que le conventionnel est dispensé d’étiquetage en-dessous du seuil fatidique de 0,9 %, que cela pourrait signifier – on se demande bien par quel tour de passe-passe – qu’il n’y aurait pas d’OGM en-dessous de 0,9 % ! C’est absurde. En bonnes mathématiques, 0 =? 0,9 ! Et ce ne sera jamais le cas. Si le consommateur a confiance dans l’agriculture biologique, c’est parce que zéro y égale toujours zéro, parce que la bio est un système de production naturel et transparent qui ne raconte pas de carabistouilles aux gens ! Il est donc impératif de soutenir les agriculteurs bio, qui sont les seuls à garantir une production sans OGM. Le règlement européen doit donc être particulièrement limpide en la matière car un consensus mou sera une porte ouverte à la pollution par les OGM. Nature et Progrès propose donc que le paragraphe relatif aux OGM soit rédigé comme suit : « L’utilisation d’OGM dans la production biologique est interdite. Par souci de clarté et de cohérence, il convient qu’un produit ne puisse pas être étiqueté en tant que produit biologique lorsqu’il est composé d’OGM, produit au départ d’OGM ou qu’il contient des OGM en quantités supérieures au seuil quantitatif de détection, c’est à dire le niveau fiable de détection de présence d’OGM dans un produit. Ce niveau est actuellement fixé à 0,1 %. ». Insistons, une fois encore, sur le fait que le seuil de 0,9 %, qui prévaut pour les produits issus de l’agriculture conventionnelle, est purement arbitraire. Quand les OGM auront fait leur joyeuse entrée dans la chaîne alimentaire, il ne fait aucun doute que ce seuil devra être constamment revu à la hausse. C’est aujourd’hui qu’il faut fermer la porte aux OGM ! Et, pour garantir au citoyen le libre choix des produits qu’il consomme, il n’y a plus aujourd’hui qu’un seul rempart : l’agriculture biologique ! Pendant ce temps, à la Commission européenne, le rapport de consultation de Marie-Hélène Aubert, Verts/ALE, FR a été approuvé, moyennant de nombreux amendements, par 34 voix pour, 2 contre et 1 abstention. Mais le vote a été serré sur de nombreux éléments du texte ce qui laisse présager de nouveaux changements en plénière. Selon la Commission européenne, les denrées alimentaires ne pourraient être commercialisées en tant que produits biologiques si elles contiennent des OGM, sauf si elles ont été contaminées de façon accidentelle, dans la limite du seuil communautaire de 0,9% d'OGM existant pour les aliments conventionnels. Parmi leurs amendements (non contraignants pour le Conseil), les députés ont voulu expliciter de manière plus précise l'interdiction des OGM et de tous les "produits obtenus à partir d'OGM ou à l'aide d'OGM" dans la production biologique, et ce sans exception même pour les médicaments vétérinaires. Les membres de la commission de l'agriculture estiment aussi que le règlement devrait être renforcé de façon à ce que les opérateurs de l'ensemble de la filière (exploitants, fournisseurs, fabricants d'aliments pour animaux, transformateurs) soient "tenus" de veiller à ce que leurs produits ne contiennent pas d'OGM et, "en cas de contamination accidentelle ou techniquement inévitable par des OGM", soient en mesure de "prouver qu'ils ont pris toutes les mesures nécessaires" pour l'éviter. En revanche aucun amendement mentionnant un seuil de contamination n'a été adopté. Et pendant ce temps, la procureur Dominique Puechemaille a requis six mois de prison dont trois avec sursis, la peine la plus sévère, et 3.000 euros d'amende, à l'encontre de trois prévenus, faucheurs d'OGM, déjà condamnés dans une affaire similaire et qui ont refusé de se soumettre aux prélèvements d'empreintes génétiques, lors du dernier fauchage. Une peine de 4 mois dont deux avec sursis et 3.000 euros d'amende a été réclamée contre deux autres faucheurs volontaires, déjà condamnés dans une affaire similaire. "Les faits sont simples: ce sont des destructions de bien d'autrui en réunion et pour certains en état de réitération. Ce sont des actes injustifiables, des méthodes intolérables", a assené la procureur. "Les prévenus invoquent l'état de nécessité pour justifier leurs actions, mais le danger imminent n'est en rien démontré, la contamination non plus. La crainte ne fait pas le danger. Rien ne prouve que ces essais portent atteinte à l'environnement", a poursuivi Dominique Puechemaille (qui ferait bien d'étudier mieux ses dossiers). Pour 13 autres prévenus, qui ont participé au fauchage et refusé un prélèvement d'empreintes génétiques, la procureur a requis 6 mois avec sursis et 1.500 euros d'amende et pour les 14 derniers militants, 4 mois avec sursis et 1.500 euros d'amende. Les 32 prévenus comparaissent tous depuis lundi pour "dégradation grave du bien d'autrui commise en réunion", et pour 16 d'entre eux pour "refus de prélèvement d'empreintes génétiques". Me Pierre Le Breton, avocat du groupe américain Monsanto, partie civile, a rappelé que "l'état de nécessité ne pouvait être retenu" et demandé "313.000 euros de réparations". Dans la nuit du 13 au 14 août 2006, les 32 militants avaient été interpellés puis placés en garde à vue après la destruction d'un champ d'essais de maïs génétiquement modifié de 3.000 m2 appartenant à Monsanto à Villereau (Loiret). Vingt-sept d'entre eux avaient été libérés le 14 au soir et les autres 24 heures plus tard. Bref, un beau bras de fer entre la multinationale Monsanto qui veut absolument envahir les champs européens avec ses OGM, et les opposants à ces cultures transgéniques, dont les agriculteurs BIO, menacés en première ligne, et la Commission européenne au milieu ! La gueguerre est loin d'être finie : il va falloir rester vigilant, et lutter fermement contre ces multinationales agro-alimentaires sur-puissantes. Terriens, il est temps d'agir !

  • Dégustation du lundi (23)

    Magnifique dégustation hors clos à 4, le 5ème profitant, en famille, du cyclone Gamède à l'île Maurice. Bonne mise en bouche avec un blanc au nez floral et une bouche d'agrumes sur un bel élevage : un Aile d'Argent 2004, du château Mouton Rothschild. Suivi un Troplong Mondot 1995 en Saint Emilion Grand Cru, au nez assez volatile, avec de l'alcool, et à la bouche serrée et fermée. On le compara immédiatement au Léoville Barton 95, en Saint Julien, qui suivi, presque identique, avec plus de fruits au nez et à la bouche. On passa alors à un Château Soutard 86 en Saint Emilion Grand Cru Classé, qui s'avéra assez léger et sans grande longueur, malgré les éloges de Parker... Et puis, là, tout changea ! D'abord avec un somptueux Lafite Rothschild 96 en Pauillac, qui effaça tout ce qui précède, avec un nez de tabac et de fumée, une jeunesse incroyable, une fermeté et un fruité intense, typique du millésime. Côté 100/100 par Parker, et à boire entre 2020 et 2050 ! Grandiose ! On continua sur la même lancée, avec un Mouton Rothschild 85 en Pauillac : rien à voir avec le 86 de la semaine passée. Plus terreux, des notes de cuir, plus abouti : très belle bouteille ! Et on acheva, quant à ce qui me concerne, sur un Mouton d'Armaillacq 1947, de Philippe de Rothschild, toujours en Pauillac... Robe noire, mais plus évoluée (rouille) à la lumière, nez d'un vieux vin dans une année chaude, et fort belle bouche évoluée (supérieure au Cheval Blanc 1949, dégusté en magnum, il y a quelques années). C'est à ce moment que je décidai de m'esquiver, vu les rendez-vous du lendemain matin... Je ne peux donc vous dire comment fut le dessert au chocolat, ni surtout le Rivesaltes de Mas Amiel 1978... Mais, croyez-moi, j'en aurai bientôt des nouvelles... A suivre.

  • Repeupler les fonds marins...

    La plus importante opération d'immersion de récifs artificiels en France est programmée dans la rade de Marseille au printemps, pour redonner vie aux fonds marins et développer l'industrie de la pêche, à l'image de ce qui se fait au Japon. Loups, sars, saupes et mérous devraient à terme revenir coloniser une zone de 200 hectares située entre les îles du Frioul et la baie du Prado, une fois coulés par trente mètres de fond quelque 30.000 m3 de pièces de béton et de métal, de toutes formes et de tous volumes. Le projet marseillais est modeste comparé au modèle japonais et à ses 20 millions de m3 de récifs artificiels. Il va cependant doubler la totalité des opérations déjà réalisées le long des côtes françaises. Depuis une dizaine d'années, Marseille suit l'exemple du Parc marin voisin de la Côte bleue, né en 1983 des premiers constats sur la pollution de la Méditerranée. Dans une de ses deux réserves, celle du Cap Couronne, les études de suivi des récifs ont montré que leur biomasse a été multipliée par trente entre 1995 et 2001 ! Un récif artificiel arrive à être plus productif qu'un fond naturel. On créée un maximum d'infractuosités, car les espèces se répartissent en fonction des cavités que vous leur offrez. La faune doit pouvoir trouver toutes les cavités, de 1 cm3 à 1 m3. Les récifs doivent être créés en fonction des fonds, des courants et des espèces que l'on veut attirer. A Marseille, ils seront positionnés au mètre près sur les racines d'un ancien herbier de posidonies, évitant ainsi leur envasement et la sédimentation qui étouffe : on ne détruit rien ! La pêche sera interdite sur zone pendant dix-huit mois pour laisser au récif le temps de jouer son rôle et permettre aux poissons de migrer dans toute la rade. Mais la moitié sera définitivement transformée en sanctuaire où seule la navigation de surface sera autorisée. L'opération, d'un coût de 6 millions d'euros, est financée par le fonds européen pour la pêche (40%), l'agence nationale de l'eau (30%), la ville de Marseille (20%) et la région (10%). Voilà une belle initiative qui devrait se généraliser sur toutes les côtes et permettre à de nombreuses espèces en difficulté de retrouver un habitat et un milieu propice à la reconstitution de la biomasse désormais disparue...

  • Dégustation du lundi (22).

    Encore une très belle dégustation à 4 au clos, ce lundi. On démarra avec un bordeaux 88 (jugé à l'aveugle) qui s'avèra être un Mas de Daumas Gassac 97, Vin de Pays de l'Hérault... Beau nez, boisé assez présent, bouche sans grande longueur et un peu diluée, due au millésime, mais beaucoup de plaisir quand même et une certaine finesse. Suivi un vin jeune, puissant, velouté, avec une belle puissance, et un nez de fruits qu'on retrouve à la bouche, sur une superbe longueur : Domaine de Chevalier 1990 en Pessac Léognan. Très beau flacon... Suivi un Troplong Mondot 96 bouchonné. Vraiment dommage... Et on termina sur un monstre de concentration, de puissance, noir de robe, avec un nez de pruneau, de menthol et de fraîcheur. Un vin noble, d'une jeunesse incroyable, côté 100% par Parker, un Mouton Rothschild 1986 en Pauillac. Il n'y a que les bordelais qui peuvent produire de tels monstres, offrant tant de plaisir 21 ans après les vendanges. Plus de 300.000 bouteilles furent produites cette année-là sur les 72 hectares du domaine. Incroyable ! Lundi prochain, nous poursuivrons dans la même voie, avec des flacons antérieurs au millésime 1997. J'aime vraiment bien ces lundis ! A suivre...

  • Bio Corner Place St Job

    J'ai découvert, par hasard ce midi, un magasin bio sympa. Cela fait des années que je ne suis pas rentré dans un magasin bio : je les trouvais vieillots. Un peu à l'avance au rendez-vous fixé pour déjeuner au Relais St Job, j'ai donc poussé la porte de ce temple dédié au bio ! Ouvert le dimanche (mais fermé le mardi), 5 à 6 clients dans ce magasin self-service, un personnel jeune, accueillant et souriant, et surtout, des rayons bien présentés et bien achalandés : il ne m'en fallait pas plus pour faire des emplettes imprévues... En lisant attentivement tous les ingrédients des produits présentés, on est vraiment rassuré sur le fait qu'ils ne contiennent ni matières grasses hydrogénées, ni OGM, ni traces de pesticides ! C'est déjà très bien. Mais ce qui m'a surpris, c'est la diversité des produits présentés : le secteur bio a vraiment fait des efforts pour diversifier ses produits ! Outre les fruits et légumes frais, les charcuteries et viandes, et les fromages et produits laitiers, on y trouve des pâtes fraîches alléchantes, des quenelles au Comté ou à la Ricotta et aux épinards, et une foule de nouveaux produits, faciles à cuisiner. J'y ai aussi notamment trouvé des variantes aux biscuits Borg, qui étaient les seuls, à ma connaissance, à ne pas contenir de graisse hydrogénée, ainsi qu'un choco à tartiner, dépourvu des mêmes substances cancérigènes... Je passe sur les jus (100% myrtilles), les conserves de lentilles vertes (délicieuses, avec une simple vinaigrette), des pâtes à tartes ou pizza (là aussi, sans matières grasses hydrogénées), des tartelettes au citron ou à la framboise à tomber, et des herbes fraîches bio. Que du bonheur, que des senteurs, que des produits sains, de qualité, sans OGM, pesticides ou graisses hydrogénées. De tels commerces représentent l'avenir vers lequel les consommateurs européens vont se tourner. C'est déjà le cas d'un français sur 4 ! Et vous, vous vous y mettez quand ?

  • Bio pollué : NO WAY !

    Je lisais le Soir, tranquille, quand j'ai bondi suite à l'article suivant :" L'Europe veut-elle signer l'arrêt de mort du bio ? Alors que les produits « bio » répondent à une demande croissante des consommateurs et à la nécessité de sauvegarder une agriculture de qualité, le Parlement européen se prononcera d'ici peu sur une réglementation controversée. Celle-ci autoriserait la présence de traces d'OGM et de pesticides dans l'alimentation biologique. Fin décembre 2006, un projet d'adaptation de la réglementation de l'agriculture bio a de fait été adopté sans bruit par une majorité de pays au Conseil de l'agriculture. Et ce, malgré la ferme opposition de la Belgique, la Grèce, l'Italie et la Hongrie. Pour « Nature & Progrès », qui a lancé ce vendredi une pétition à ce sujet (www.natpro.be), cette proposition de la Commission sape les fondements d'une agriculture basée sur l'observation et le respect des lois de la nature. Premièrement, l'utilisation de pesticides et d'engrais ne serait plus explicitement interdite dans le bio. Deuxièmement, on tolérerait la présence de 0.9 % d'OGM, ce qui correspond à la même quantité tolérée dans l'agriculture conventionnelle. Enfin, les cahiers des charges bio, plus stricts, seraient en partie jetés aux orties. Tous ces éléments risquent de provoquer l'écroulement du secteur car les petits producteurs ne seront plus à même de suivre dans un tel système. « On assiste à un véritable hold-up du bio par l'agro-alimentaire, dénonce l'ONG environnementale. Comment l'Europe peut-elle sacrifier sur l'autel des intérêts économiques la seule forme d'agriculture qui intègre vraiment la problématique du développement durable ? » Une action en justice n'est pas négligée. Et si ce projet passe la rampe du Parlement ? « Nature & Progrès » ne néglige pas la possibilité d'une action en justice pour faire valoir le droit des producteurs et consommateurs : « Et si aucun tribunal n'est en mesure de nous garantir le droit élémentaire de nous nourrir comme nous le souhaitons, si la spoliation dont nous sommes victimes était sans appel, alors il nous resterait à tout reprendre à zéro et à redéfinir les critères d'une agriculture durable », conclut Francis Giot. Outre les conséquences d'un tel règlement sur la qualité de l'alimentation, « Nature et Progrès » s'interroge sur les effets climatiques d'une telle mesure : « En ce qui concerne les émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère, une récente étude menée par l'Université technique de Munich, a montré que là où l'agriculture conventionnelle rejette en moyenne 1,4 tonne de CO2 par hectare, l'agriculture biologique n'en rejette que 0,54 tonne ! », explique Francis Giot. Les dés sont-ils jetés ? L'histoire récente des OGM nous rappelle que le Parlement européen a souvent adopté des positions plus en phase avec les préoccupations des citoyens. Et que la fronde menée par de nombreuses régions soucieuses d'interdire les OGM sur leur territoire a poussé la Commission, divisée sur le sujet, à envisager une réglementation susceptible de garantir la coexistence entre les cultures conventionnelles et transgéniques. De quoi faire garder espoir aux défenseurs du bio...". Le vote de cette nouvelle réglementation par les euros-députés, soudoyés par les multinationales agro-alimentaires, serait une véritable catastrophe : nous ne sommes ni aux Etats-Unis, ni en Amérique du Sud ! Nous sommes en Europe et refusons les OGM ! Il est hors de question d'accepter la présence d'OGM ou de pesticides dans les aliments bio, qui ne le seraient plus ! Ceux et celles qui se nourrissent au bio recherchent des aliments sains et goûtus. Il faut absolument leur laisser cette liberté, face à l'envahissement mondial de l'agro-alimentaire par une poignée de multinationales sans scrupules, qui ne pensent qu'au pognon ! Il faut voir ce documentaire de Canal+, non passé à l'antenne (bizarre, pour quelle raison?) que j'évoque plus bas sous le titre "La preuve de la nocivité des OGM". Il faut absolument nous protéger de ces entreprises (ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA) qui s'attaquent à la planète entière en y répandant leur poison. Messieurs les euros-députés, prouvez-nous votre intégrité et votre bon sens ! Ne touchez pas au bio : NO WAY ! Quant à nous, pauvres citoyens manipulés, signons la pétition, ce sera toujours cela... Allez sur le lien "Nature et Progrès" dans la colonne de droite. Terriens, il est grand temps d'agir...

  • Plus de 600 variétés de tomates...

    L' Association Kokopelli a pour finalité de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers. Cette collection planétaire est présentée dans l'ouvrage " Semences de Kokopelli ". A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc. Et également d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.“ Semences de Kokopelli ”, dans sa sixième édition, se présente pour la première fois en quadrichromie. L’ouvrage est en grand format, avec 648 pages couleur, 927 photos et une couverture cartonnée. L’auteur est Dominique Guillet. L’introduction est de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA. Par rapport à la 4 ème édition, les nouvelles rubriques de la 6 ème édition comprennent: 257 nouvelles photos; de nouveaux articles; des témoignages sur Semences sans Frontières; les processus d’érosion génétique; les chimères génétiques dans divers pays du monde; des chapitres sur le blé, le seigle, l’orge, l’artichaut, la stevia ... L'ouvrage fait également 140 pages de plus. Il présente tout d’abord 50 pages d'articles sur la biodiversité, la confiscation du vivant, la folie des chimères génétiques. C'est un manuel de production de semences pour le jardin familial avec des informations très détaillées permettant à tous les jardiniers, et maraîchers, de produire leurs propres semences en toute pureté variétale. Semences de Kokopelli présente aussi une analyse précise des processus d'érosion génétique pour chaque espèce alimentaire ainsi que des informations récentes quant à la présence de plantes transgéniques alimentaires dans diverses parties du monde. Cet ouvrage présente une collection planétaire de 2700 variétés et espèces principalement alimentaires. Vous y trouverez, de plus, un répertoire de 2700 variétés ou espèces: plus de 600 variétés de tomates, près de 400 variétés de piments doux et forts, plus de 50 variétés d’aubergines, 250 variétés de courges, 80 variétés de melons, 130 variétés de laitues et beaucoup d’autres plantes potagères. Chaque variété est décrite avec les caractéristiques qui lui sont propres ainsi qu’avec de nombreuses informations quant à son origine historique. Je viens de passer commande de semences de 5 variétés de tomates oubliées, que je ferai pousser dès le printemps, dans l'espoir de retrouver le vrai goût des tomates d'antan. Cela devrait être bien meilleur que ces tomates F1 qui poussent sous serres en Flandre et dont sont inondées les grandes surfaces..., ou ces autres tomates espagnoles, meilleures, mais traitées à outrance ! Et en plus, on lutte contre la perte de la biodiversité, en ré-introduisant des espèces en voie de disparition... Terriens, il est temps d'agir... Même avec un petit geste comme celui-là...

  • La débâcle des océans...

    Bel article dans "Le Monde" du 10 février consacré à l'océan, qui donne sa couleur à la planète bleue (parce qu'il en occupe 72% de la surface), et qui, encore cette année, a apporté 20% des protéines animales à 2,6 milliards d'habitants sur terre... Et pourtant, il faut savoir que depuis 1950, 7% des espèces marines ont disparu (plusieurs variétés de baleines, d'espadons,de tortues,de requins, de raies n'existent plus !). Et 29% supplémentaires sont en voie de disparition, parce qu'ils ont perdu plus de 90% de leur population (le cabillaud, le saumon sauvage, le marsouin, la raie tachetée, le chevalier cuivré, le colin, l'églefin la crevette ou le thon rouge). Nous ne consommons plus que 4.000 tonnes de saumon sauvage par an : tout le reste provient de l'aquaculture, ce qui soulève d'autres problèmes, ces poissons d'élevage étant nourris de petites espèces de poissons sauvages, qui s'épuisent elles aussi... Au début, on pêchait les poissons de surface (baleines), puis, juste sous la surface (églefin) ou proche des côtes (cabillaud, fruits de mer), ou remontant les rivières (saumon). En 1980, on est descendu beaucoup plus bas (à 400 mètres, puis à 2.500 mètres) pour remonter des grenadiers, des empereurs, des lingues bleues, des sabres et des requins. Ces espèces vivant dans des eaux très froides ont une croissance lente et vivent longtemps : un grenadier vit 60 ans, un empereur jusqu'à 150 ans ! Leur maturation sexuelle vient tard (une vingtaine d'années avant qu'ils ne se reproduisent), et comme ils sont pêchés trop vite et trop jeunes, les stocks s'épuisent... Boris Worm, jeune allemand de 37 ans qui enseigne la biologie marine à Halifax, est un des initiateurs du plus grand bulletin de santé jamais réalisé sur l'état des océans, fruit de 4 ans d'enquêtes en collaboration avec 14 biologistes et océanographes internationaux. Ce bulletin affirme que la tendance générale à l'érosion de la biodiversité tend vers un effondrement global de tous les taux de poissons pêchés pour 2048 ! C'est dans quarante ans, seulement... il préconise la création de réserves interdites à la pêche, l'interdiction de la pêche de grands fonds et des filets dérivants, l'interdiction de pêche des espèces menacées, et des quotas ou moratoires pour les autres. Ce n'est que comme cela que nos océans pourrons se reconstruire et que la biodiversité marine pourra se reconstituer. Et, de notre côté, consommons des poissons de mer, ou d'élevage bio, en boycottant les espèces en voie de disparition (anchois, caviar, esturgeon, baudroie, lotte, carrelet, plie, flétan, églefin (ou haddock), lieu, colin de l'Alaska, merlan, morue, cabillaud, pangasius, saumon atlantique sauvage, sébaste sole et thon rouge), et en n'abusant pas de celles qui sont menacées (calamar, loup de mer ou bar de Méditerranée, omble, sardine, thon à ventre rayé et thon jaune, turbot). Et il reste quoi ? Les crevettes, le flétan, le homard, le hareng, les huîtres, le lieu (colin) d'Alaska, le lieu noir, le maquereau, le merlu du cap, le saumon d'élevage bio atlantique ou pacifique et les autres espèces de thon. En 2040, nous serons 9 milliards sur terre ! Ce serait bien qu'on puisse encore pêcher...

  • Dégustation du lundi (21)

    Magnifique dégustation, à 3 ce soir, sur le thème du millésime 82 ! On débuta par un Château Pichon Longueville, Comtesse de Lalande en Pauillac. Très beau nez, complexe,chocolaté et cèdre, très belle bouche au boisé bien intégré, avec un beau fruité et une belle intensité. Parker le cote 99/100 et l'estime comme le meilleur 82 encore en dégustation... Suivi un Château Gazin, en Pomerol, au nez plus discret et légèrement ferreux, plus massif et concentré en bouche, mais avec une légère astringence en finale. Coté 81/100 par Parker. On termina par un Château Talbot en Saint Julien, à la robe noire, avec un magnifique nez de cabernet plus serré que les précédents, mais plus discret, et une très belle bouche, quoique moins complexe et moins fine que le Pichon Comtesse... Coté 96/100 par Parker. Il faut savoir que seulement 3 petits km séparent Pichon Comtesse de Talbot, occupés par Léoville Poyferré et Léoville Barton. Il faut aussi savoir que Gazin, en 82, souffrait de conditions sanitaires encore douteuses... Lundi prochain, dégustation à 4 sur les millésimes 86, 90 ou 96 au choix. Qui vivra verra...

  • Sauve qui peut...

    Le gouvernement norvégien a rendu public vendredi les plans architecturaux de "l'Arche de Noé" végétale. Cette chambre forte est destinée à stocker l'ensemble des variétés de semences végétales existant sur notre planète en prévision de possibles catastrophes naturelles ou nucléaires. Elle sera construite sous le permafrost, à l'intérieur d'une montagne de l'archipel norvégien du Svalbard, au beau milieu de l'Arctique. Jusqu'à trois millions de semences, recueillis dans le monde entier, seront ainsi stockées dans deux pièces de 375 mètres carrés situées au bout d'un tunnel de 120 mètres et préservés à une température de -18 degrés Celcius. Dans chaque chambre, il y aura des rangées d'étagères métalliques sur lesquelles seront disposées des boîtes en plastique qui à leur tour contiendront les échantillons, rangés dans des emballages de polyéthylène et d'aluminium imperméables. Une porte triangulaire, faite d'acier et de ciment et illuminée par des œuvres d'art aux couleurs changeantes en fonction de la lumière, constituera l'entrée du lieu, sur le flanc de la montagne. "Nous avons pris en compte la hausse de la température (extérieure) et situé l'entrepôt si loin dans la roche qu'il sera dans le permafrost [sol gelé en permanence] et ne sera pas affecté" par les changements climatiques, a expliqué Magnus Bredeli Tveiten, responsable du projet à la Direction norvégienne des chantiers publics. Situé à environ 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, l'entrepôt ne sera pas endommagé en cas de fonte des glaces du Groenland et, par conséquent, d'une hausse du niveau de la mer. Certains experts prédisent que l'eau pourrait monter de sept mètres. Il ne devrait pas non plus être affecté par une éventuelle fonte totale des glaces de l'Antarctique, un phénomène qui pourrait faire monter le niveau de la mer de 61 m selon certaines estimations. La chambre forte résistera également à l'élévation des températures.La première pierre a été posée en juin. La construction devrait commencer en mars. L'inauguration est prévue pour la fin de l'hiver 2008. Jean-Marie Prosperi, professeur à l'Ecole nationale supérieure agronomique de Montpellier et coordinateur des collections végétales de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), avait nuancé l'intérêt d'un tel projet. Les semences ne pourront pas se conserver au-delà de 50 ans, avait-il pointé. Qui plus est, '"entre 30% et 50% des espèces ne sont pas conservables sous forme de semences dans la glace", dont les plantes tropicales, les arbres fruitiers et la vigne. La Norvège serait donc si pessimiste sur l'avenir de notre planète qu'elle bâti une arche de Noé végétale... Espérons qu'elle se trompe !

  • La preuve de la nocivité des OGM...

    Beau petit reportage, exposant toutes les magouilles politico-commerciales autour du mais génétiquement modifié de Monsanto, que la multinationale est parvenue à introduire en Europe, et donc dans votre assiette... Le lobbying de ce monstre de l'agro-alimentaire a bien fonctionné : rapport de nocivité truqué du mais en question, afin de minimiser les effets constatés sur les rats (nourris seulement pendant 90 jours...), incompétences des autorités sanitaires des gouvernements européens (qui ont certainement été achetées par Monsanto pour se taire), incompétence des ministres européens de l'agriculture et de l'environnement qui n'appliquent pas le principe de précaution (alors que tout indique qu'il faut le faire) et qui votent oui à sa culture en Europe, et imbécillité des cons-sommateurs qui achètent ces céréales et en consomment tous les matins jusqu'au jour où... Après 90 petits jours, les rats nourris aux OGM présentent des lésions au pancréas, aux reins, et anomalies sanguines ! Et vous allez en consommer pendant des années ? Pas moi ! Je ne suis pas fou... Voici l'adresse du reportage : vous serez ébahi ! http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886 Et merci à José Bové et Greenpeace de continuer le combat...

  • Les bienfaits du vin rouge...

    Le magazine Fortune du 05 février titre en couverture : "Boire du vin rouge et vivre plus longtemps". Un article consacré au Resvératrol, présent dans la peau du raisin, vante les mérites de cette molécule, que le laboratoire Sistris compte bien commercialiser, pour se faire quelques billions de dollars... L’effet du resvératrol sur la santé le plus anciennement connu concerne les propriétés antioxydantes, antiradicalaires de la molécule. Or on pense de plus en plus que les processus radicalaires et d’oxydation sont à l’origine de nombreuses pathologies dont les cancers et les maladies cardio-vasculaires. L’oxydation engendre des modifications métaboliques entraînant un forte augmentation du cholestérol accumulé dans les artères, phénomènes initial conduisant à l’infarctus et à la thrombose. On comprend donc aisément pourquoi le resvératrol, inhibant les phénomènes d’oxydation et certaines enzymes responsables (cyclooxygénase) peut avoir une action bénéfique. Concernant les cancers, la molécule présente des effets puissants. Le trans-resvératrol peut induire la mort par apoptose de certaines lignées de cellules tumorales humaines en inhibant l’activité et l’expression de la cyclooxygénase. Il en résulte une diminution de la production de molécules inflammatoires associées au développement des cancers. Tout cela est magnifique ! Mais, inutile de commencer une cure concentrée de comprimés de Resvératrol (dont on ne connaît pas l'effet à fortes doses sur le corps, tant il interagit d'une façon très complexe sur une foule de molécules) : il suffit de boire un verre (ou deux) de bon vin rouge et de sentir le bien-être vous envahir... Le vin rouge est une mine d'or de micro-molécules, une équilibre subtil et naturel de substances bénéfiques pour le corps humain. Et en plus c'est bon ! Pourquoi s'en priver ?

  • Dégustation du lundi (20)

    Dégustation consacrée aux mono-cépages, ce lundi, qui débuta par 2 vins du Delhaize, à savoir un Domaine Schlumberger Pinot Noir "Les Princes Abbés" 2005 (Léger, aqueux, mais parfait pour la mise en bouche), et un Saint Joseph 2005 en Côtes du Rhône, mis en bouteille par Delhaize, et qui pour ses 8 euros nous charma par son honnêteté, et sa Syrah bien faite, sans défaut. Suivi un Pommard 2000 "La Chanière" de Catherine et Claude Maréchal, tout à fait bouchonné... On monta d'un fameux cran avec un Bodegas y Vinedos "Alion" Cosecha 1995 du Ribeiro Del Douro (Bouteille n° 1524 sur 214.000), au nez complexe de fruits et d'herbes, et à la bouche magnifique, et d'une très grande fraîcheur. On quitta alors résolument le thème de la soirée avec un somptueux Château Lafite Rothschild 1999 en Pauillac, concentré, au nez encore fermé, à la bouche ronde, sur des tannins très fins et une belle matière et une très longue finale, hélas encore un peu marquée par la barrique, vu son très jeune âge. A revoir en 2014 ! Et on termina par un Château Gazin 1958, Grand Cru Classé en Pomerol, étonnant de jeunesse, et avec un élevage ayant conservé toute sa droiture, ne laissant apparaître aucun défaut majeur, alors que 58 fût un petit millésime... Très belle bouteille ! Lundi prochain, on attaque le millésime 1982. A suivre...

  • Bio livré chez vous par la ferme...

    Pour celles et ceux qui veulent manger bio à petit prix, pourquoi ne pas se faire livrer régulièrement un cageot de légumes et fruits de saison, en provenance directe d'une ferme bio ? C'est simple, on est sûr de la fraîcheur et de la qualité, et c'est moins cher qu'en grande surface...Voici quelques adresses : Paniers de la Ferme Arc en Ciel. Les Hayettes, 126 à 6920 Wellin tel-fax : 084-38.96.67. http://www.fermearcenciel.be Livraison chez le particulier, ou dans quelques points de dépôts, de Laeken à Wellin, le samedi toutes les 2 semaines. Légumes, aromates, parfois quelques découvertes ... avec recettes! Les légumes viennent presque uniquement de chez eux (= pas de "bio industriel"). 30€ par petit panier (2-3 personnes), possibilité de paniers plus grands et d'abonnement. Possibilité de s'approvisionner pour quelques autres produits provenant de fermes des environs sur commande (jus, yaourt, viande,...). Den Diepen Boomgaard. Rijkenhoekstraat, 80 à 1850, Grimbergen. 02/270.00.35 Fax: 02/270.09.30 http://www.diepenboomgaard.be Livraisons dans des points de dépôts sur Bruxelles. Possibilité de s'approvisionner en fruits, pain, farine et plats préparés. Projet social concernant des personnes très marginalisées. Livraison chaque semaine, 7.5€ ou 12.5€ selon la taille. Oasis du Ginkgo asbl 1A, Avenue de la Couronne, b. 4 à 1050 Bruxelles. Tel. :02/644 08 52. http://oasisduginkgo.freezope.org/ Un terrain cultivé collectivement près de Braine l'Alleud (en général co voiturage), ou chacun peut s'essayer à la culture et repart avec des légumes... Le début des haricots asbl, dépôt à Ixelles est au 76 rue wayenberg, cotisation prix libre, dépôt de panier de la ferme Arc en Ciel, et bien d'autres produits. Pour la viande, on peut commander chez bio vallée (www.bio-vallee.be), boeuf et porc, ils livrent mais il faut congeler. Sinon la ferme du Haillon fait aussi des colis ou la ferme de l'arbre à Rotheux (Liège); mais là il faut être au courant car c'est moins régulier. De plus en plus de gens font appel à ces fermes, et je trouve l'idée intéressante : on évite les frais des intermédiaires et la marge bénéficiaire de la grande surface; on mange sainement, une alimentation variée selon les produits de saison, comme le faisaient nos grands-parents...

  • C'est vraiment la voiture de demain...

    La Honda FCX Concept avait fait sensation au dernier salon de Tokyo, et à peine 3 mois plus tard, elle faisait encore plus grande impression lors de son exposition au salon de Detroit, suite au discours de Takeo Fukui, l'homme à la tête d'Honda, qui a profité du salon américain pour indiquer les développements à venir de ce modèle, et ils ne sont pas minces ! On avait cru en effet que cette auto ne serait qu'un concept sans lendemain, comme le Kiwami du salon de Tokyo en 2003, mais non. Cette auto préfigure la prochaine génération de voiture à pile à combustible (PAC) d'Honda. Elle est attendue pour l'année prochaine, et elle roule depuis fin 2006. Rappellons qu'Honda a déjà à son actif la FCX, une auto présentée en 2002, et dont une famille américaine, des heureux pionniers, jouit déjà d'un exemplaire. Avec le premier ministre nippon, ces particuliers américains prouvent que la voiture à hydrogène by Honda, zéro pollution à l'utilisation, est suffisament fiable pour un usage quotidien standard. Il suffit d'avoir de l'hydrogène ! Mais faire encore mieux, voilà la finalité du FCX Concept, qui est une sorte de FCX 2 : tout a été miniaturisé. Les ingénieurs d'Honda sont parvenus à tout caser dans le seul espace de la console centrale (là où se trouve la boite de vitesses dans une voiture traditionnelle à propulsion), et en dessous de la banquette arrière (là où dans les voitures traditionnelles, on met souvent le réservoir d'essence) ! Autre différence,les réservoirs d'hydrogènes sont plus petits sur la nouvelle génération. Mais ils contiennent pourtant plus d'hydrogène. La pression est toujours de 350 bars, mais c'est la structure du réservoir qui est nouvelle : elle absorbe de l'hydrogène. Honda a fait ce choix pour des raisons de poids. Car si cela aurait été possible de parvenir au même résultat avec un réservoir à la pression de 700 bars, la rigidité énorme que demande la résistance à cette pression aurait exigé beaucoup de matière, donc de la masse. La solution d'Honda, où la matière interne du réservoir est un peu comme celle d'une éponge, serait donc plus avantageuse, mais on précisera qu'elle est encore expérimentale, et en attente d'homologation (alors que des réservoirs d'hydrogène à 700 bars ont déjà été dûment testés et réceptionnés). La puissance est de 80 kW à l'avant, et de 2 x 25 kW à l'arrière, soit une puissance totale de 130 kW (environ 177 ch). Ce qui devrait suffire pour assurer à l'auto des performances satisfaisantes, tout en donnant à Honda une très grande liberté pour définir le comportement de l'auto. Nous en venons au problème du ravitaillement, le problème crucial, puisqu'avec à peine une centaine de stations d'hydrogène dans le monde, peu de gens en ont une dans leur voisinage. Et comme l'ouverture de nouvelles stations est une question assez politique, la réflexion d'Honda est vite allée vers une solution où le particulier serait autonome. En clair, le client achète sa voiture, et on lui vend en même temps un outil pour qu'il puisse se fabriquer lui-même son carburant ! Cela aurait été possible de parvenir à ce but avec la technique de l'électrolyse, qui aurait fonctionné avec une alimentation en eau et en électricité, mais pour des raisons de coût, Honda a retenu la solution du gaz naturel pour son Home Energy Station (HES). Une fois installé, cela marche tout seul, et cela sert à tout. On peut même résilier l'abonnement au fournisseur d'électricité, puisqu'en plus de cracker le gaz naturel pour produire de l'hydrogène, le HES inclut une petite PAC qui délivre un courant de 5 kW. Mieux : le processus de fabrication de l'hydrogène produit de la chaleur, qu'il est prévu de récupérer pour chauffer de l'eau... Le particulier comprend vite que s'il s'équipe d'un HES, il va faire des économies... L'appareil a été dimensionné par Honda avec la capacité de produire l'hydrogène nécessaire à un plein en 20 heures, qui permet à l'auto de parcourir 560 km sans émettre le plus petit gramme d'oxyde d'azote, ni de monoxyde de carbone ou de quelque composé organique volatil. Du vrai zéro-pollution ! La seule pollution est à la maison, les émissions de CO2 lors du crackage du gaz naturel, et elles sont 40 % inférieures à celles que la voiture aurait émises sur la route (et encore moins si l'on compte l'électricité produite et le chauffage de l'eau sanitaire). Et qui ne rêve pas de voitures toutes silencieuses, avec juste un petit filet de vapeur qui sort de l'échappement ? Les constructeurs automobiles bougent enfin : il était temps...

  • Résidus de pesticides dans 65,7% des fruits...

    En Europe, ce sont en effet 47% des aliments qui contiennent des résidus de pesticides dont 5% sont non conformes à la réglementation (dépassement des Limites Maximales en Résidus - LMR) ! Notez qu'en 2003, la contamination par les résidus de pesticides dans les aliments n'était que de 42% (sic!) avec des dépassements de LMR identiques aux nouveaux chiffres. La nourriture des bébés est également contaminée : au niveau européen, la contamination des aliments pour bébé est préoccupante : 8,7% d’entre eux contiennent des résidus de pesticides et 2.7% d’échantillons dépassent mêmes les LMR ! Un scandale ! Pour la France ce sont 48% des aliments qui contiennent des résidus de pesticides dont 4% qui dépassent les LMR. Si ce chiffre de 48% montre une très légère baisse par rapport à l’année précédente, les résultats sont très contrastés. En effet, si la situation semble s’améliorer pour les légumes (34% d’aliments contaminés en 2004 contre 41% en 2003), la situation est inverse pour les fruits : 65.7% contiennent des pesticides en 2004 contre 64.5% en 2003 et surtout pour les céréales où il n’y avait aucun dépassement de LMR en 2003 alors qu’en 2004 ce sont 2.4% des céréales analysées qui sont au-dessus des LMR, pour un total de 50.4% d’échantillons contaminés soit plus qu’en 2003... En France comme en Europe, un cocktail de pesticides ! En France, les résidus multiples sont de plus en plus fréquents puisqu’on est passé de 23.7% des échantillons d’aliments végétaux contenant de 2 à 8 pesticides différents en 2003 à 25.5% de ces aliments contaminés par des résidus multiples en 2004 ! Et Europe on assiste à la même tendance, + 3% d'échatillons avec des multi-résidus de pesticides dans les végétaux et céréales(on passe en 2003 de 20,5% à 23,4% en 2004). Les aliments conventionnels deviennent toxiques : l’enquête européenne montre également par modélisation que certains aliments sont tellement contaminés par des résidus de pesticides que les plus gros consommateurs de ces aliments peuvent ingérer journellement des quantités supérieures aux doses de référence pour la toxicité aiguë ! C’est le cas pour des enfants qui pourraient ainsi ingérer jusqu’à 8 fois la dose de méthamidophos, un insecticide neurotoxique, dans des laitues, ou encore 4 fois la dose de oxydemeton-methyl, toxique pour la reproduction et le système nerveux, dans des pommes ! (Cà, cela va refroidir une copine qui adore les pommes non bio...). « Devant cette contamination toujours très préoccupante des aliments par les pesticides, le MDRGF appelle les législateurs européens à intégrer des objectifs de réduction de l’usage des pesticides en agriculture dans les législations actuellement en préparation. A un jour du 2° colloque de l’Appel de Paris sur environnement et santé, la France, grand pays agricole, devrait porter cette demande de manière prioritaire, et rompre ainsi avec une tradition de grande dépendance à l’utilisation des pesticides en agriculture» déclare François VEILLERETTE, Président du MDRGF. D'un côté on nous rappelle de consommer 10 légumes ou fruits par jour, afin de lutter préventivement contre le cancer, et de l'autre, en appliquant ce conseil, on se bourre de résidus toxiques, dépassant les limites maximales conseillées, et qui provoquent le cancer... Il n'y a qu'une seule solution : consommer BIO ! Je ne le répéterai jamais assez... Et à ceux qui me répondent que c'est plus cher, je répète que je préfère manger moins, mais sain. Et en plus, ces aliments bio nous forcent à manger des produits de saisons, et nous font re-découvrir le vrai goût des aliments ! Que du bonheur...