• L'amérique change... enfin !

    Selon "Sciences et avenir", l’administration du président George Bush a manipulé l’information scientifique sur le réchauffement climatique et a contribué à désinformer le public sur cette question cruciale, selon une enquête menée par une commission du Congrès américain. Depuis son arrivée à la Maison Blanche en 2001, le président George Bush a toujours combattu le protocole de Kyoto, refusant d’admettre que le réchauffement climatique était lié à l’activité humaine et rejetant le principe de limites contraignantes pour réduire les émissions de dioxyde de carbone. Dans le même temps, son administration faisait tout pour que les messages envoyés aux élus et à la nation soient en accord avec cette position présidentielle, dénonce aujourd’hui une commission d’enquête de la Chambre des Représentants. Le public a été désinformé, a expliqué hier Henry Waxamn, représentant démocrate de Californie, qui préside la commission d’enquête. D’anciens membres de l’administration et beaucoup de chercheurs ont été entendus par les élus du Congrès. Rick Plitz, employé par l’administration pour résumer les travaux des chercheurs du public à l’intention du Congrès, a démissionné en 2005 lorsqu’il s’est aperçu que les conclusions des scientifiques étaient trafiquées par un officiel de la Maison Blanche, Phil Cooney, désormais employé par ExxonMobil, afin de diluer les résultats sur les effets du réchauffement climatique et de gommer les références au rôle de l’activité humaine dans le phénomène. Des chercheurs comme Drew Shindell, de la NASA, a expliqué que ses travaux sur l’Antarctique, montrant un risque de réchauffement rapide, avaient été mis sous le boisseau par l’administration. Selon une enquête menée par une association, l’Union of Concerned Scientists (UCS), qui a interrogé plusieurs centaines de scientifiques des agences fédérales, plus de la moitié des chercheurs travaillant sur le climat a subi des pressions ces dernières années. Au début de l’année 2006 le spécialiste du climat James Hansen, du Goddard Institute for Space Studies de la NASA, avait le premier rompu le silence en affirmant être victime de censure de la part de sa direction. Le président américain est désormais obligé de reconnaître que le réchauffement climatique est un enjeu majeur mais il refuse toujours le principe contraignant du protocole de Kyoto. Cependant, le Congrès étant désormais à majorité démocrate, la politique américaine devrait rapidement changer. Plusieurs projets de loi prévoyant un système de quotas et d’échange comparable à ce qui existe en Europe ont été déposés, y compris par des élus Républicains. Le dernier rapport du GIEC, qui sera rendu public vendredi à Paris, devrait encore enfoncer le clou. Et soyez sûrs qu'il l'a également fait pour des centaines d'autres choses, qui vont des attentats du 11 novembre, à Ben Laden, à la guerre en Irak, à l'innocivité des OGM, et Dieu sait encore quoi... Un scandale de plus ; il faudra bien qu'il soit jugé un jour, pour tout cela...

  • On en saura plus vendredi...

    500 experts scientifiques sont réunis à Paris pour approuver le 4ème rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat). Ce travail, qui a duré 6 ans et mobilisé plus de 2500 scientifiques de 130 pays, devrait confirmer des prévisions alarmantes sur le réchauffement climatique. A l’occasion de cet événement, Greenpeace publie un rapport dans lequel il propose un scénario pour réduire de 50% les émissions de GES d’ici 2050. Créé en 1988 à la demande du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie), le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) travaille sous l'égide de l'ONU et du PNUE. Il a publié son 1er rapport en 1990, devenu depuis un outil de décision pour les gouvernements. En 1995, son second rapport servira de base scientifique à la création du protocole de Kyoto. Le dernier, en 2001, a confirmé le rôle des activités humaines dans le réchauffement planétaire et a fait état d’un réchauffement probable compris entre 1,4 et 5,8° de 1990 à 2100. Le niveau moyen de la mer devrait par ailleurs augmenter de 9 à 88 cm entre 1990 et 2100. Pour son très attendu 4ème rapport, le GIEC réunit cette semaine 500 experts internationaux à Paris, qui doivent en approuver les conclusions. Le contenu, qui est déjà annoncé comme très alarmant, doit être révélé vendredi. D’ores et déjà, les auteurs ont annoncé qu'il est désormais inévitable que les phénomènes climatiques extrêmes (fortes chaleurs, précipitations, tempêtes) deviennent plus fréquents. Le document évoque par ailleurs une hausse de la température de 3 degrés d'ici 2100 et n’exclut pas des hausses supérieures à 4,5 degrés. La suite vendredi... et n'oubliez pas d'éteindre vos lumières demain, jeudi, à 19h55, et de tout rallumer à 20h00 !

  • Ethique de la gastronomie et souveraineté alimentaire

    "Bon, propre et juste" est le dernier livre de Carlo PETRINI, traduit en français. Bien au-delà d’une simple quête hédoniste du « Manger bien - Manger mieux », le mouvement Slow Food (qui fête ses 20 ans en Italie) s’attaque aux effets pervers de la mondialisation et aux intérêts des multinationales. Porte-étendard de l'« écogastronomie », son message est colporté par ses 100.000 adhérents dans le monde, dont ma petite personne... C’est l’idée même de la gastronomie et de la cuisine que Carlo Petrini s’emploie à révolutionner. Ce que nous mangeons oriente le monde et l’avenir (l’alimentation, l’agriculture, l’identité des terroirs, l’environnement et la biodiversité, la consommation, l’économie et la politique). Au travers de 17 courts récits et d’anecdotes passionnantes, il nous emmène en voyage dans le monde – Italie, Mexique, France, USA – à la rencontre des peuples, des paysans, des chefs cuisiniers, de produits rares, de recettes et de saveurs. Quel avenir les produits alimentaires artisanaux ont-ils dans les pays industrialisés et les pays en voie de développement ? Comment préserver la biodiversité ? Comment mangera-t-on demain ? Quels modèles de consommation pour demain ? Véritable phénomène, la vague Slow Food touche les 5 continents. Ce livre de 270 pages peut être commandé sur le site de Slow Food au prix de 16,50 Euros. Une bonne source d'informations pour cuisiner vrai et manger sain. N'oubliez pas : on est ce qu'on mange ! Important, non ?

  • La température augmente et la biodiversité diminue...

    Entre 200 et 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de famine et entre 1,1 et 3,2 milliards d'habitants manqueront d'eau d'ici 2080 en raison du réchauffement climatique, indique une étude du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Sept millions d'habitations pourraient être inondées. En Australie, la Grande Barrière de corail, plus grand organisme vivant au monde (qui s'étend sur plus de 345.000 km2), pourrait complètement disparaître d'ici quelques décennies (provoqué par une hausse des températures de l'eau ainsi que des pluies acides), écrivent les experts, selon des extraits du rapport publiés mardi dans le quotidien The Age. L'étude doit être publiée dans les mois à venir, venant complèter le quatrième rapport du Giec qu'il rendra public vendredi lors de sa réunion à Paris. Le Groupe concentre l'expertise optimale sur le réchauffement climatique sous l'égide des Nations unies. La température du globe s'est déjà accrue de 0,7 à 0,8 degré depuis 1900. Si l'augmentation atteint deux à trois degrés, toujours par rapport à leur niveau de 1900, c'est jusqu'au système forestier de l'ensemble de l'Amazone qui est menacé. Les "Alpes australiennes" (sud-est), un système fragile en raison du manque d'eau chronique dont souffre le pays-continent, seraient quant à elle "complètement perdues". Pour la planète, il s'agit d'une "perte de biodiversité énorme", souligne le rapport. Le coût humain et économique est lui aussi très lourd, en particulier dans les pays les plus pauvres, comme en Afrique, et dans les régions situées à fleur d'eau, comme le Bangladesh et les îles du Pacifique, avertit l'étude. Inutile de se voiler la face, inutile de nier ce qui se passe, ou de le relativiser... La situation est grave, et en attendant que les gouvernements ne prennent, enfin, des décisions drastiques afin d'inverser les tendances désastreuses de consommation effrénée actuelle, et de pollution y étant liée, agissons tous, chacun à notre niveau, pour respecter cette planète qui ne tourne plus rond... et qui le montre... Et n'oubliez pas ce jeudi, de tout éteindre chez vous entre 19h55 et 20h00 ! Juste pour montrer qu'il faut que cela bouge. Même la tour Eiffel s'éteindra.... Alors, pourquoi pas vous ?

  • Dégustation du lundi (19)

    Petit lundi de mise au point à 5, avant 4 lundis à 4 ou 3, faute d'indisponibilité. On débuta, dans de beaux verres clairs, par un Saumur blanc "Les Fresnettes" 2004 du Château de Targé (à la belle robe dorée, frais, agrumes, vert, amandes et amertume en finale). On poursuivi par un "Poignée de raisins" 2005 du Domaine Gramenon en Côtes du Rhône (Superbe robe rubis, nez "Clos" alcool et fruits, bouche fraîche et fruitée, mais assez simple). Suivi un vin concentré et puissant à la robe presque noire, mais doté d'une superbe finesse : un "La Torré" 1997 du Domaine Gardiès en Côtes de Roussillon Villages (jugé comme une Syrah à la bordelaise). Suivirent 2 Bandols : le Domaine de Gros-Noré en 1998 (belle robe foncée, à peine oxydée, et d'une incroyable fraîcheur, mais astreingeant en finale) et un Château Ste Anne en 1993 (Robe plus légère, léger anneau rouille, beau nez, finesse, élevage et fraîcheur également), tous 2 dont l'appellation s'avéra fort difficile à découvrir à l'aveugle... Pour terminer sur un Saumur Champigny 2003 "Cuvée Ferry" toujours du Château de Targé. A vrai dire, on était plutôt parti sur une Syrah ou un vin étranger qu'un bon vieux Cabernet Franc. Peu importe, tant qu'on déguste, partage et découvre de bonnes choses, entre amis. La suite lundi prochain...

  • Patrimoine culturel immatériel en danger...

    Partant du constat que la mondialisation et les transformations sociales qu'elle a entraînées "font peser de graves menaces de dégradation, de disparition et de destruction sur le patrimoine culturel immatériel", la "Convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel" du 17 octobre 2003, entérinée début 2006, ouvre en effet des perspectives nouvelles à ceux qui se sont engagés dans ce combat et à ceux dont l'avenir dépend de son issue. Elle met en place des mesures importantes de protection de ce patrimoine, "creuset de la diversité culturelle et garant du développement durable". "Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de générations en générations, est recréé en permanence par les communautés et les groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de l'histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de continuité". Il relève notamment des champs suivants : "pratiques sociales, rituels et événements festifs; connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers; savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel." Cette définition et toutes ses implications ne laisseront pas indifférents les défenseurs de l'identité et de l'esprit des AOC. Car au-delà même de sa valeur symbolique dans la culture occidentale, le vin est l'exemple parfait de cette conjonction en un même objet, de l'histoire, de la mémoire collective, de la connaissance d'un milieu et de savoir-faire locaux. Depuis l'identification des crus au fil des siècles jusqu'au choix des méthodes de vinification ou des façons de tailler la vigne, en passant par la sélection des cépages en fonction de leur adaptation à un milieu donné, chaque vin apparaît comme le produit de ce travail collectif, conduit et relayé de générations en générations, qui définit le patrimoine immatériel de l'humanité.Plus encore : tout autant que le produit et sa technicité, les caractéristiques du milieu où il se développe rencontrent cette définition. De récentes recherches visant à cerner le concept de terroir montrent que les racines de la vigne créent avec le temps les conditions physiques et micro-biologiques qui feront de tel endroit le creuset d'une identité gustative unique. Au-delà du simple paysage, l'homme est intervenu au sein de la nature et du vivant pour en faire un véritable patrimoine, par l'intermédiaire de la vigne.C'est de ce patrimoine que les AOC tiennent leur légitimité et leur raison d'être.Or, les traitements chimiques, l'abandon de certains terrains inadaptés aux méthodes d'exploitation industrielle et la perte des savoirs et savoir-faire menacent directement l'intégrité de ces ères culturelles, tout en faisant disparaître la relation particulière de l'homme à la terre qui s'y est développée. L'infraction des standards (de l'industrie ou de la législation) dans cet univers compromet à la fois la diversité et la durabilité de ses formes. Le vin et les AOC en tant que patrimoine sont gravement en danger.L'idée de vouloir les placer sous la protection de l'UNESCO se défend donc parfaitement. Le problème de l'information et de sa diffusion, en laissant place aux discours obscurantistes, permet en effet l'installation d'une relation de prédation touchant les producteurs, les appellations et l'environnement naturel et social. L'influence des conseillers techniques et l'imposition d'une certaine idée de la qualité ont conduit non seulement des vignerons à mettre de côté leur connaissance du milieu et à perdre leur savoir-faire, mais encore à déprécier la valeur de leurs particularités. Résultat : abandon de terrains ou de cépages jugés trop difficiles à exploiter, expansion de surfaces impropres à la production viticole et pourtant rattachées aux appellations, disparition de méthodes de vinification traditionnelles au profit de standard souvent inappropriés, pollution (la viticulture est aujourd'hui le type d'agriculture le plus polluant en France), et parfois réduction du vigneron à l'état de simple producteur de raisins. Une redistribution qui bénéficie aux fournisseurs de produits de synthèse et autres solutions oenologiques, et aux assembleurs et grandes structures de mise en marché : le schéma productiviste suit son cours normal : augmentation des volumes, baisse de la valeur de la matière première, dépendance du producteur. Les vins issus de ce système portent le même nom que les vins respectant les ressources et l'héritage de leur appellation, tout en affichant une perte considérable de qualité et en devenant majoritaires. A cette échelle, la prédation prend la forme de l'usurpation d'identité, transformée en marque et vidée de son contenu objectif.Un mouvement de retour à l'autonomie de la profession de vigneron et réintégration des savoirs au niveau collectif sont donc plus que souhaitables. A ce titre, la batterie de mesures prévues dans le cadre de la Convention est encore une chance réelle d'assurer un avenir aux AOC, et de préserver ainsi ces terroirs et cette diversité, si importants pour nous tous.

  • 01/02/2007 de 19h55 à 20h00 : 5 minutes de répit pour la planète...

    L’Alliance pour la Planète lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique. Pourquoi le 1er février ? Car le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale. Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle ! Les membres de l’Alliance pour la Planète sont les associations environnementales, mais aussi juridiques, sociales, humanitaires, scientifiques, les associations de consommateurs, d’agriculteurs, les syndicats … Sont exclus les organismes d’Etat, les entreprises et les partis politiques. Ces ONGs, agissent depuis plusieurs décennies pour enrayer le processus destructeur que nous connaissons. Les victoires obtenues, si elles sont réelles et appréciables, ne sont néanmoins pas à la hauteur des enjeux planétaires : leur seuil d’efficacité est atteint ; les systèmes politiques et économiques ne répondent pas aux attentes écologiques des citoyens. C'est pourquoi ils se sont rassemblés, pour agir plus efficacement, face à la toute-puissance des lobbies économiques, en particulier des multinationales, à l’inertie du monde politique et des autres institutions qui acceptent trop souvent de sacrifier notre futur pour des intérêts catégoriels à court terme. Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Et, peut-être que quand nous rallumerons tout à 20h00, tous en même temps, on provoquera un magnifique court circuit planétaire... Et là, tous ceux qui nous dirigent s'apercevront peut-être que les citoyens attendent vraiment que les choses bougent, et vite... N'oubliez pas : c'est ce jeudi à 19h55 ! Vivement jeudi. Et lundi.

  • Augmentation du prix de l'énergie...

    Voilà bien un sujet qui m'énerve. Electrabel, monopole d'état, tout comme Belgacom, nous a tous pompé un maximum d'argent pendant des décennies, en surfacturant le coût de l'électricité. Puis s'annonça la libération des marchés. On vit alors, avec étonnement, nos factures d'électricité diminuer progressivement jusqu'à la date fatidique, Sibelga se devant d'être concurrentiel avec les nouveaux fournisseurs... Entre-temps, c'est un véritable trésor de guerre qu'Electrabel a accumulé pendant tout ce temps. Et c'est cet argent qui devrait servir à investir dans les énergies renouvelables, pour arriver à respecter l’objectif d’atteindre 21% de consommation d'électricité provenant des énergies renouvelables en 2020, imposé par l'Union européenne ! Et pas une augmentation des tarifs, à nouveau appliquée aux cons-sommateurs que nous sommes ! Evidemment, aux yeux des actionnaires de Suez, qui rachètent Electrabel, ce trésor de guerre leur appartient désormais : pas question d'y toucher ! Raz le bol d'être le dindon de la farce de ces monopoles, et maintenant, de ces multinationales... Juste pour que ces messieurs engrangent sur notre dos de mirobolants dividendes...

  • Autoroutes, boulevards, pollution et enfants...

    La croissance pulmonaire des enfants est ralentie par la pollution atmosphérique liée au trafic routier, affirment des chercheurs américains qui suivent une cohorte d’enfants depuis plusieurs années. Il a déjà été démontré que cette pollution aggrave les maladies respiratoires et entraîne des milliers de morts prématurées chaque année. L’équipe de James Gaudeman (University of Southern California) va plus loin en montrant que le développement pulmonaire des enfants est affecté, augmentant le risque de maladies cardiaques et respiratoires à l’âge adulte. Gaudeman et ses collègues ont évalué depuis huit ans la croissance et les capacités pulmonaires de 3.600 enfants habitant en Californie. Les chercheurs ont constaté que ceux qui vivent à 500 mètres (ou moins) d’une autoroute ou d’un grosse axe de circulation avaient à 8 ans une croissance pulmonaire réduite par rapport à ceux vivant à 1.500 mètres de l’autoroute. Ils publient cette semaine leurs travaux dans la revue médicale The Lancet. Lorsqu’ils avaient présenté leurs résultats préliminaires en 2000, ces mêmes chercheurs avaient relevé de très forts écarts. Les enfants vivant dans des zones polluées avaient un taux de croissance pulmonaire annuel de 1%, contre 12% pour ceux vivant dans des zones peu polluées. Les principaux polluants rejetés par le trafic routier sont le dioxyde d’azote, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les particules fines en suspension. Sachant qu’entre 10 et 18 ans les poumons connaissent une phase de développement rapide, ceux dont la croissance est entravée risquent de souffrir de problèmes respiratoires à l’âge adulte, explique Gaudeman. De quoi inciter les dirigeants à bien réfléchir aux lieux d’implantation des écoles et des infrastructures dédiées aux enfants. De quoi inciter les parents qui déposent leurs enfants à l'école à ne pas les noyer dans des nuages de gaz de pots d'échappements. De quoi inciter les autorités publiques à opter pour des véhicules scolaires non polluants. Et de quoi inciter le parlement européen de voter des lois réduisant encore beaucoup plus les normes de pollution des futures voitures, même si le lobby de l'industrie automobile s'y oppose fermement... Terriens, il est temps d'agir...

  • Il y a du boulot...

    L’Union européenne s’est fixé l’objectif d’atteindre 21% de consommation d'électricité provenant des énergies renouvelables en 2020. Il y a du boulot... Pour l’éolien, l’Allemagne arrive en tête de la production, suivie par l’Espagne, et le Danemark, qui totalisent, à eux trois, 84% de la capacité de production européenne. Les énergies renouvelables pourraient ainsi fournir, dès 2020, un quart de l'alimentation électrique en Allemagne, permettant d’éviter l'émission de 110 millions de tonnes de CO2 ! La biomasse, qui représente un potentiel important pour la production d'électricité et de chaleur au sein de l’UE, reste en revanche insuffisamment exploitée. Elle souffre d’un manque de soutien financier et seuls le Danemark, la Finlande et le Royaume-Uni connaissent actuellement des courbes de croissance importantes pour cette source d'énergie. De même, la production d'électricité photovoltaïque est encore faible et ne pourra se développer qu’avec une véritable politique de soutien pour rentabiliser les investissements des producteurs. Selon une enquête d'opinion Eurobaromètre, publiée le 9 janvier par la Commission européenne, les Européens s'expriment très largement en faveur du solaire (80 %), de l’éolien (71 %) et de l’hydroélectricité (65 %). Enfin, au plan économique, le marché des énergies renouvelables représenterait, selon le Programme des Nations Unis pour l’Environnement, entre 40 et 78 milliards de dollars par an d’ici 2010. Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) estime de son côté que les technologies liées à l’efficacité énergétique pourraient atteindre 87 milliards de dollars sur les trente prochaines années. Rappelons par ailleurs qu’en Europe, ce secteur devrait créer, à l’horizon 2010, 1 million d’emplois ! Bref, il y a du boulot ! On s'y met quand ? Optons déjà tous pour un fournisseur d'électricité verte : ce sera un bon début ! Et si nous construisons ou rénovons, pensons énergies renouvelables, et devenons indépendant à ce niveau. C'est amorti en 7 ou 8 ans, et puis c'est gratuit ! A vie !

  • Dégustation du lundi (18)

    Voilà une dégustation du lundi (hors Clos) qui débutait on ne peut plus mal : 3 bouteilles de Spa Reine sur la table et 5 verres d'eau ! Du jamais vu en 10 ans... Et cela se poursuivi dès le début de la dégustation, puisqu'il nous fût offert (imposé) de goûter les Rolls des Trappistes, dans les verres ad hoc ! Une Westvieleren (10°2), suivie d'une Rochefort 10 (10°). Après quoi, on pu enfin en venir aux choses sérieuses : la dégustation de vins, avec hélas des verres noirs... Des verres que je n'apprécie pas du tout dans le sens où le plaisir de voir le vin, d'étudier sa robe, d'admirer ses larmes est absent. J'estime donc être volé d'un plaisir qui fait partie intégrante de la dégustation (bien que dans ce cas, les sens olfactifs sont peut-être plus développés...). La dégustation débuta avec un Riesling 95 Clos Saint Hune de Trimbach (nez corinthe et pétrole, bouche verte, fraîche et fort acide pour son âge). Suivi un vin épicé, alcoolisé, avec du fruit et une petite astringence en finale, que tout le monde affirma être une syrah ou une grenache, alors qu'il s'agissait d'un Côtes de Nuit ! Un Morey Saint Denis 1er Cru 2002 "La Forge". Du pur Pinot noir... Suivi alors un trio de flacons magnifiques, vraiment bien appréciés : La Fleur Petrus 98 en Pomerol, Léoville Las Cases 2003 en Saint Julien et La Mouline 2001 en Côte Rôtie de E. Guigal : magnifiques tous les 3 ! Puis, on goûta alors enfin cette fameuse cuvée spéciale en Sancerre 95 de Cotat "Les Monts Damnés" (plaisant, mais trop soufré, selon un vigneron enrhumé qui s'était échoué à notre table). Pour terminer avec un Vin de Voile 96 de Robert Plageoles à Gaillac, qui me fît fort penser au premier vin de la dégustation... mais c'était déjà la fin de cette soirée, ce qui explique peut-être cela... La suite lundi prochain.

  • Poissons : achats réfléchis...

    Bonne initiative de WWF Belgique, qui distribue en ce moment un petit fascicule pour aider les consommateurs de poissons à faire le bon choix lors de leurs achats. C'est vrai que si nous boycottions tous le thon rouge et le cabillaud (2 espèces en voie de disparition tellement ils ont été surpêchés), les grandes surfaces n'en proposeraient plus dans leurs rayons, et les restaurateurs n'en mettraient plus au menu... Et donc, faute de demande, les pêcheurs n'en pêcheraient plus. Mais là, on rêve, car les japonais n'arrêterons jamais de manger du thon rouge, et je connais quelques familles belges, pour qui le traditionnel cabillaud du vendredi va être dur à remplacer ! Donc, il faut que cela vienne de plus haut, c'est-à-dire du gouvernement, ou de l'Europe. Ils établissent chaque année des quotas, mais ceux-ci sont bien trop larges pour que ces espèces puissent reprendre leur souffle et se multiplier. En plus, ces quotas sont rarement respectés, toutes les pêches n'étant pas déclarées.. La solution serait donc celle de Greenpeace qui pousse à instaurer un moratoire de pêche sur plusieurs espèces menacées, et à créer d'immenses réserves naturelles de par le monde, où il serait totalement interdit de pêcher. Et là, on se heurte, de plein fouet, à plein de monde, qui vit de la pêche... Pourtant, il faudra bien y passer un jour, si on ne veut pas manger un jour le dernier cabillaud de la planète... Et en attendant, consommez malin, avec votre petit guide d'achat WWF... Ce sera déjà ça...

  • H1N1 de 1918 pour étudier le H5N1 de 2007...

    Ils sont fous, mais ils l'ont fait ! Des chercheurs ont recréé le H1N1, le fameux virus de la grippe espagnole de 1918, à partir de gènes identifiés dans des échantillons prélevés sur des victimes de la pandémie ! Fallait oser ! Ce petit virus a quand même tué 50 millions de personnes, juste après la guerre de 14/18... Après avoir infecté des souris, ce sont maintenant des singes macaques qui ont eu le triste privilège d’être contaminés avec le virus de la grippe espagnole de 1918, afin de mieux comprendre la spécificité de ce virus.La vitesse avec laquelle l’infection s’est développée chez les singes et la gravité des symptômes confirment ce qui avait été observé chez les souris : la souche H1N1 de 1918 déclenche une réaction démesurée du système immunitaire qui attaque et détruit les poumons en quelques jours. Ils ont dû être euthanasiés au bout de quelques jours, tant leurs souffrances étaient grandes. Ce virus se réplique très vite et envahit rapidement l’ensemble du système respiratoire de l’animal. L’analyse de leurs tissus pulmonaires a révélé de gros dégâts : hémorragies et infiltrations de cellules du système immunitaire.En effet, comme on le soupçonnait, le virus H1N1 de la grippe de 1918 déclenche une réponse excessive et incontrôlée de l’immunité innée. Il s’agit de la première ligne de défense du système immunitaire, qui comprend entre autres les cytokines, impliquées dans l’inflammation. Chez les singes infectés avec le virus de 1918, cette réponse innée prend des proportions démesurées. Cela serait dû à la capacité du virus de réduire la production d’agents qui contrôlent la réponse immunitaire innée, comme les interférons. Cela laisse le champ libre aux molécules inflammatoires et finalement la réponse immunitaire se retourne contre l’organisme, en l’occurrence contre les poumons qui se remplissent de liquide. Les malades sont littéralement «noyés», précisent les chercheurs.Cela explique pourquoi la grippe espagnole a davantage tué de jeunes adultes que des personnes âgées, contrairement à la grippe saisonnière. Plus le système immunitaire est robuste, plus la tempête que le virus déclenche est forte. Depuis que le H5N1 laisse planer la menace d’une nouvelle pandémie mondiale de grippe, les travaux sur la grippe espagnole se multiplient. L’étude du virus de 1918 – dont la reconstitution ne fait pas l’unanimité- a montré qu’il s’agissait probablement d’un virus passé directement des oiseaux à l’homme, sans passer par l‘étape de recombinaison chez un animal intermédiaire, comme le font les virus saisonniers de la grippe. L’agent pathogène est conservé dans deux laboratoires publics de très haute sécurité, l’un aux Etats-Unis l’autre au Canada. Espérons seulement qu'un seul de ces petits virus ne s'échappe pas d'un de ces 2 labos... Cela fait froid dans le dos... Mais c'est peut-être parce que le froid arrive enfin ! L'hiver arrive, et la grippe aussi....

  • Déchets et incinérateurs...

    Sacs plastiques, emballages, verre, déchets ménagers, piles, etc.,débordent de nos poubelles et encrassent notre environnement. La combustion à 700° de matières fermentescibles, mélangées aux matières plastiques, provoque des dioxines, qui ne peuvent être toutes filtrées dans les incinérateurs ! Sur les 123 incinérateurs que compte la France, une centaine n’est toujours pas aux normes de l’arrêté du 20/9/02 ! Et même en respectant ces normes, un incinérateur de 100 000 tonnes rejette chaque année 120 tonnes d’oxyde d’azote, 30 tonnes de dioxyde de soufre, 5 tonnes de monoxyde de carbone, 6 tonnes d’acide chlorhydrique, 1 tonne de poussières, 300 kg de métaux lourds 100 kg d’acide hexafluorhydrique, 60 kg de cadmium, et 60 mg de dioxines ! C'est super pour tous ceux qui habitent à côté, et plus loin... Les conséquences pour notre santé sont connues, cancers, leucémies, stérilité... etc. Et pourtant il existe des solutions : le recyclage ! Dany Dietmann, maire de Manspach, a mis en place un programme de gestion des déchets tout à fait remarquable. Sa communauté de communes pratiquant le tri et la pesée embarquée ne produit plus aujourd’hui que 103 kg de déchets par an et par habitant (la moyenne du pays est de 365 !) rendant ainsi l’incinération quasi inutile ! Les 14 000 habitants des 33 communes en question sont parvenus à réduire la masse des déchets grâce à plusieurs actions : d’abord la pesée embarquée, l’effort de tri se trouve récompensé, le citoyen paye en fonction du poids des déchets produits. Les habitants de ce secteur pratiquent le tri sélectif : le compostage permet de diminuer la quantité de déchets de 100 kg par an (25% ) et a un double avantage, permet d’enrichir le sol de nos jardins, et produit aussi du méthane. Ce méthane est récupéré afin de produire de l’énergie. Sur les 7 millions de tonnes de déchets verts produits chaque année en France, seul 1% est valorisé ! L’Allemagne a 53 usines produisant du bio-gaz, la France en a deux ! Puis vient le recyclage : celui du verre permet d’économiser 250 000 tonnes de pétrole par an ! Celui de l’aluminium permet d’économiser 3 millions de tonnes équivalent pétrole ! Le recyclage de l’acier permet une économie de 60%, et pour faire une bouteille en plastique d’un litre il faut 300 g de pétrole ! Trois litres d’huile de vidange recyclées donnent deux litres d’huile propre. Ce qui n’est pas recyclable aujourd’hui, le sera demain, à l’exemple des panneaux bois en particules qui ne sont recyclables que depuis peu. Pour cela, nous devrions avoir des recycleries, complément des déchetteries, de façon à ne pas laisser partir dans une benne des produits réutilisables. Les produits non recyclables, en attente de solution, peuvent être stockés au sec, déjà triés, sur un site protégé. Voilà le futur : un pays qui peut s’enrichir de ses déchets tout en améliorant la santé de ses habitants et la qualité de l'environnement ! Avant, quand on démolissait une maison, on récupérait tout : les briques, les tuiles, le bois des charpentes, planchers et châssis, et le plomb des tuyauteries. Aujourd'hui, quand on démoli une maison, on ne récupère plus rien et tout va à la décharge : béton, chapes, cloisons gyproc, plastiques des tuyauteries et des châssis, ...etc. Là aussi, nous devrions changer, et penser construction bio et matériaux naturels et recyclables. Nous devons absolument modifier notre façon irréfléchie de consommer, et privilégier les produits et emballages les moins polluants pour l'environnement. C'est simplement une question de bon sens et de respect. Alors, on s'y met ?

  • Croissance de 13% des cultures OGM en 2006...

    C'est une catastrophe : les surfaces des cultures génétiquement modifiées, ont enregistré une croissance de 13% en 2006 dans le monde en dépassant pour la première fois les 100 millions d'hectares, indique le rapport annuel de l'International service for the acquisition of agri-biotech applications (ISAAA) publié jeudi. L'ISAAA prévoit un doublement rapide avec 200 millions d'hectares OGM et 20 millions d'agriculteurs utilisateurs dans le monde d'ici 2015. Les surfaces des cultures OGM (organismes génétiquement modifiées) ont atteint 102 millions d’hectares en 2006, soit une progression de 13%. La France a décuplé ses cultures d'OGM, passant de 500 hectares de maïs Bt résistant aux insectes en 2005 à 5.000 ha en 2006. La croissance sans précédent observée dans le monde entre 1996 et 2006 équivaut à une multiplication par 60 des surfaces cultivées, souligne le rapport. Le rapport indique que la croissance de l’adoption des cultures biotechnologiques est nettement supérieure dans les pays en voie de développement, avec une augmentation de 21% dans ces pays, à comparer à celle de 9 % dans les pays industrialisés.Les pays du Sud représentent aujourd'hui 40% de la superficie mondiale consacrée aux cultures biotechnologiques. Mais les États-Unis continuent d’impulser la croissance en Amérique du Nord et dans le monde. Ils représentent la plus importante croissance de superficie absolue en 2006 avec 4,8 millions d'hectares en plus. Le Brésil prend la tête de la croissance en Amérique du Sud avec une augmentation de 22% des surfaces, pour atteindre 11,5 millions d’hectares de soja et de coton biotechnologiques, ce dernier ayant été commercialisé pour la première fois en 2006. L'Inde se révèle le chef de file de l'Asie avec la plus forte croissance de surfaces, soit 192% en un an, passant de 2,5 millions d'hectares à 3,8 millions d’ha. Ce pays devient ainsi le cinquième plus grand producteur de cultures biotechnologiques au monde, devançant pour la première fois la Chine.L'Afrique du Sud a pris la tête du continent africain en multipliant pratiquement par trois ses superficies de cultures OGM. En Europe, la croissance s'est poursuivie en Slovaquie, devenue le sixième des vingt-cinq pays de l'UE à cultiver des plantes biotechnologiques. Mais l'Espagne reste de loin le leader européen avec 60.000 ha en 2006."Plus de 90 % - soit 9,3 millions - des agriculteurs qui ont cultivé des plantes biotechnologiques l’an passé étaient de petits agriculteurs dotés des faibles ressources des pays en voie de développement, ce qui a permis aux biotechnologies de contribuer modestement à la diminution de leur pauvreté", estime Clive James, fondateur et président de l'ISAAA, une organisation à but non lucratif mais financée par les grands semenciers internationaux (tiens, comme c'est bizarre...), disposant d’un réseau international de centres conçus pour contribuer à la lutte contre la faim et la pauvreté en partageant les applications de cultures biotechnologiques. La réalité pour ces petits paysans est évidement toute autre : non seulement les OGM ne produisent pas plus que les graines naturelles, mais ces paysans sont désormais obligés de s'endetter, d'une part pour se fournir chaque année en semences auprès des grandes multinationales (les graines issues des OGM étant stériles), mais également pour se fournir en pesticides divers de traitement des cultures, auprès du même fournisseur, évidemment... Bref, une vaste opération financière mondiale, au dépens de notre santé, de notre environnement, de notre biodiversité, de notre planète à tous. Un véritable scandale que nous nous devons de dénoncer, et des produits que nous devons boycotter ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Alerte 4 en Asie : le H5N1 revient...

    Quatre morts en quatre jours en Indonésie, nouveau cas humain en Chine, foyers découverts au Vietnam et au Japon: en Asie, la grippe aviaire refait parler d'elle en ce début d'hiver, réveillant le spectre d'une résurgence aux dimensions planétaires. "Les inquiétudes persistent... Les foyers de contamination avicoles au Vietnam mais également les cas humains en Chine et en Indonésie, nous les percevons comme une indication que le virus est toujours présent", avertit Hans Troedsson, responsable au Vietnam de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Et cela a encore la potentialité de se modifier, et de se modifier selon le pire scénario où une souche du virus pourrait provoquer une pandémie en étant facilement transmissible entre humains", ajoute l'expert. L'Indonésie a annoncé samedi deux nouvelles morts, portant à 61 le bilan humain dans l'archipel, le plus élevé au monde. La Corée du Sud et la Chine ont confirmé des nouveaux cas humains, qui sont aujourd'hui sains et saufs. Le Vietnam, un des pays les plus touchés lors de la dernière vague de grippe aviaire, a annoncé la contamination d'une sixième province. Et le Japon a confirmé la découverte d'un nouveau foyer. Il y a de quoi être surpris par cette résurgence de la maladie alors qu'on l'avait déjà oubliée depuis plusieurs mois voire plus d'un an dans certains pays. Mais M. Troedsson explique que le virus étant "plus actif quand il fait plus froid", l'épizootie est nécessairement plus médiatisée l'hiver. D'autant plus que les migrations des oiseaux sauvages vont reprendre, vers février. La position géographique du Maroc en fait un point de passage privilégié pour les oiseaux migrateurs rentrant d'Afrique vers l'Europe. Une situation qu'il convient de mettre en corrélation avec la situation de l'épizootie : en janvier-février 2006, plus de 50.000 volailles ont succombé au Nord du Nigeria. Le virus se trouvant désormais sur le sol africain, il ne serait donc pas surprenant que le Maroc soit touché. En effet 500.000 oiseaux vont faire escale au Maroc entre février et avril. "Nous escomptons une répétition de ce qui s'est passé l'an dernier quand le virus est soudainement devenu très actif", averti Peter Cordingley, porte-parole du bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. "Espérons que les gouvernements qui n'étaient pas prêts la dernière fois seront cette fois-ci plus préparés", a-t-il ajouté. A Hong Kong, le secrétaire à la Santé York Chow, n'est pas moins rassurant: "Le monde entier fait face à un risque réel", a-t-il averti samedi après la confirmation de la réapparition de la grippe aviaire dans le territoire d'un oiseau retrouvé mort. Depuis son apparition fin 2003 en Asie, la grippe aviaire a fait 161 morts mais la transmission de la maladie reste encore largement limitée à des contacts entre volailles et humains. La contamination interhumaine, très redoutée car pouvant être synonyme de pandémie, reste marginale. Mais "nous savons que ça arrivera, un jour ou l'autre", avertit M. Troedsson. Profitons donc de ces dernières poules faisanes à la brabançonne, chapons de Bresse aux morilles, et autres petits poulets de Bruxelles tant qu'il est encore temps. Car cela recommence sérieusement à sentir le roussi !

  • Dégustation du lundi (17).

    Petite dégustation fort sympathique ce lundi soir, organisée par l'un d'entre nous. On jurait tous être sur un Chardonnay pour le premier vin, alors qu'on dégustait, tranquille, un Château Pape Clément 2002 blanc en Pessac Léognan... Vin gras, huileux, au nez d'agrumes, élevage trop marqué, mais fort belle finale). Heureusement qu'on parla d'un Cabernet Franc pour le second, qui s'avéra être un Chinon "Les Varennes du Grand Clos" de Charles Joguet en 2003 (sec, riche, puissant et fondu, mais de la verdeur, de l'astringence, et une finale fort poivrée). La catastrophe pour le troisième flacon servi (l'un en Loire, l'autre en Bourgogne, le troisième en rive droite et moi en Bandol) sur un Chafandin 2003 de la Ribera Del Douro (Vin espagnol, coté 95 par Parker, élu meilleur vin du monde en 2006 lors de l'International Challenge of London, et produit à 15.000 bouteilles...). Un nez de cassis cuit, une belle concentration, une fort belle fraîcheur en bouche, et une longueur impressionnante. Heureusement, pour le dernier flacon, alors que nous étions sur un Cotes du Rhône, l'un d'entre nous annonça une Syrah 2003 ou un Hermitage 2001, face à un magnifique "Ex-Voto", Ermitage 2003 de E. Guigal. Superbes flacons donc, et dégustation d'autant plus difficile, que les 2 dernières bouteilles n'avaient jamais été dégustées auparavant... La suite lundi prochain.

  • Saumons d'élevage...

    En 2006, environ 790.000 saumons et truites sont passés entre les mailles des filets des centres d'élevage norvégiens, contre 722.000 l'année précédente, et mettent en péril les poissons sauvages à qui ils transmettent des parasites. "Le pou du saumon est le plus à craindre", explique Espen Farstad, de l'organisation chasse et pêche NJFF. Petit crustacé marin qui vit dans l'eau salée, ce pou mord la peau du saumon jusqu'au sang, se nourrit de son mucus et entraîne la mort des moins résistants. Le saumons sauvages sont les plus vulnérables lors de la remontée des rivières. "A l'avenir, c'est tout le système génétique de la faune sauvage qui pourrait être modifié", met en garde M. Farstad. Pourtant, le "laks" ("saumon" en norvégien) fait l'objet d'une surveillance sans relâche. Caméras sous-marines sophistiquées et plongeurs guettent le moindre trou dans les filets des cages d'aluminium qui reposent par 35 mètres de fond. Ces fuites sont "un crime pour l'environnement", dénonce Peter Gullestad, à la tête de la Direction norvégienne de la pêche. "La Norvège est face à son plus important défi écologique", affirme-t-il à l'AFP.Les saumons fugueurs transportent des parasites qui menaçent tout l'écosystème marin.Le Lepeophtheirus salmonis est la bête noire de l'industrie de la pêche en Norvège. "Nous faisons tout pour éviter que les saumons s'échappent de leurs cages pour infecter les rivières environnantes", assure Bernt Wictor Haugen, éleveur de la région du Finmark, à quelques encâblures du Cap Nord. Homme-grenouilles, bains anti-poux, antibiotiques, vaccins, tous les moyens sont employés pour faire co-exister en harmonie le saumon d'élevage et la pêche commerciale. Mais pour les organisations de défense de l'environnement, ça ne suffit pas. "Les éleveurs ne prennent pas le problème assez au sérieux. Il faut punir les centres d'élevage défaillants", affirme Maren Esmark de WWF Norvège. Elle demande des sanctions plus sévères de la part des autorités à l'encontre des éleveurs laxistes. Au ministère de la Pêche, la fugue des saumons est pourtant une priorité. Il s'agit de défendre une réputation mondiale. Bref, comme vous venez de le lire, votre superbe saumon fumé du réveillon a été vacciné, a reçu des antibiotiques et des bains anti-poux, sans parler de son alimentation (hormones de croissance, OGM,...?) et des colorants donnant à sa chair une belle teinte commerciale ! Et en plus de tout cela, il est responsable de la disparition du vrai saumon sauvage... Il ne vous reste pas au travers de la gorge ?

  • Vie urbaine...

    Aujourd'hui, la moitié de la population mondiale vit dans des villes, et cette proportion devrait atteindre les deux tiers en 2030: le mode de vie des urbains détermine donc l'avenir de la planète. En France, où les quatre cinquièmes de la population vivent déjà en ville et où une proportion plus grande encore y travaille, le logement et les déplacements des ménages sont à l'origine de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Les secteurs du bâtiment et des transports absorbent ainsi les trois quarts de la consommation énergétique du pays. Et leurs émissions sont celles qui ont le plus augmenté depuis 1990, annihilant l'essentiel des efforts accomplis par l'industrie, l'agriculture et l'énergie.Or, la France s'est fixé pour objectif de diviser par quatre ses émissions à l'horizon 2050. Pour y arriver, il faudra s'attaquer au chantier des villes. Premier visé, le bâti. Là, les marges de progression sont considérables. Depuis la première réglementation thermique édictée après le choc pétrolier de 1973, et progressivement durcie, les déperditions thermiques des constructions neuves ont été divisées par quatre. Pourtant, la consommation énergétique du parc de logements et des locaux d'activité tertiaire a augmenté de 20%. Il faut donc aller plus loin. Les gisements d'économie sont multiples: dans la construction neuve, dans les appareils électriques, mais surtout dans la rénovation des habitations existantes. Les techniques sont connues et un recours intensif aux énergies renouvelables est possible. Tout est affaire de sensibilisation et surtout de financement. Second visé, la "dépendance automobile" qui pose un défi encore plus redoutable aux politiques urbaines, car l'étalement des villes a fait exploser les déplacements motorisés, qui dépendent toujours quasi exclusivement du pétrole. D'ici un quart de siècle, la planète devrait compter 2 milliards d'urbains de plus, essentiellement au Sud, dont près d'un demi-milliard en Chine. Comme ceux du Nord, ils aspirent à un cadre de vie et à des moyens de transport de qualité. Mais s'ils empruntent le même chemin que les pays riches, les ressources d'une seule planète n'y suffiront pas... Terriens, il est temps d'agir...

  • Véhicules d'avenir...

    Quand les premières hybrides – une création japonaise — sont apparues sur le marché, on les présentait comme les voitures écologiques. C’était la voiture de l’avenir. On nous promettait des véhicules ne consommant que 4 litres/100km. Toyota a lancé la Prius en 1997, et Honda a suivi, peu après, avec la Insight. Chez Honda, la puissance du moteur à essence est renforcée par le moteur électrique, ce qui améliore les performances et réduit la consommation. Chez Toyota, la Prius est une voiture à base électrique assistée d’un moteur à essence. Dans les conditions optimales, cette voiture peut rouler jusqu’à 50 km/h en mode exclusivement électrique, donc, sans consommer d’essence et sans polluer. « Il y a de 800 à 850 millions d'automobiles en circulation dans le monde. D’ici 2025, ce chiffre aura doublé. On doit absolument diminuer de moitié, le plus tôt possible, ne serait-ce que pour faire de la place, en terme de réserves pétrolières, à la motorisation de la Chine. Et dans 10 ou 15 ans, il va falloir passer à une autre technologie encore plus pointue que celle de l'hybride, où on va tendre vers la consommation pétrolière 0 », dixit Richard Bergeron qui a publié "Le livre noir de l’automobile" chez Hypothèse. Où est passée la voiture écologique qu’on nous promettait, il y a quelques années? La voiture hybride est de plus en plus chère. Est-on en train de dénaturer ce qu’on croyait être une solution à la pollution et à l’augmentation des prix du pétrole? Le privilège d’économiser de l’essence sera-t-il réservé aux riches? L’industrie automobile saisira-t-elle cette opportunité de rendre la planète moins polluée ou, au contraire, continuera-t-elle à ne viser que ses propres intérêts? L'étape suivante, mais qui ne sera industrialisable que vers 2015, c'est la pile à combustible. Il existe dix-neuf voitures de ce type qui roulent aux Etats-Unis et au Japon. Le combustible en question est de l'hydrogène ce qui fait de ces véhicules l'étape la plus proche de la voiture écologique absolue. Dans son cycle d'utilisation, une voiture de ce type ne rejette que de l'eau qui est le résidu de la réaction chimique entre l'hydrogène et l'oxygène. Vous verrez, on va y arriver ! Il faut juste laisser le temps aux gouvernements de trouver un moyen de taxer l'air !

  • Chaud, 2006, chaud...

    2006 s’avère être la sixième année la plus chaude enregistrée au niveau mondial. Ainsi l’impression de réchauffement se confirme, d’autant plus que les autres années les plus chaudes sont 1998, 2005, 2002, 2003 et 2004. Pour la France, il s’agit de la deuxième année la plus chaude et en Australie on vit la pire sécheresse depuis que les mesures existent, quand au Canada 66 km² de glace se séparent du continent. Statistiquement cela définit non plus une anomalie mais une nouvelle tendance. Ces données sont donc alarmantes surtout quand les Etats Unis freinent encore au niveau fédéral pour ne pas adopter le protocole de Kyoto et que la Chine et l’Inde (2,4 milliards des habitants sur 6,5 millards) veulent comme nous consommer (soit environ un milliard d’habitant pour les pays "développés" USA - Canada - UE). Ce qui devrait en toute logique tripler notre consommation et pollution. Ainsi Chirac a mis le doigt où il fallait pour désigner les enjeux de la présidentielle en expliquant que la révolution "écologique" est aussi une révolution technologique, et donc industrielle. En effet, si nous voulons agir vite, nous devons basculer dans les nouvelles énergies. En fait nous savons tous que nous devrons changer de voiture (les bio-carburants, il fallait les faire il y a cinq ou dix ans, maintenant c’est un peu tard) pour passer à des voitures à énergie renouvelable. Nous savons tous que nous devrons changer nos modes de consommation par l’utilisation de plus en plus fréquente des transports en commun par exemple, mais aussi par des modes de distribution qui devront évoluer. Mais nous savons aussi qu’être à la pointe sur ces marchés est une opportunité pour le futur et pour nos industries. En effet si la recherche et le développement combinés à l’usage permettent d’établir des prix de marché d’électricité propre en dessous du marché actuel, alors les industries trouveront un argument pour rester ou pour se développer en France et en Europe. Nicolas Hulot face à cette dernière nouvelle se sentira certainement renforcé dans sa décision d’y aller. Souhaitons qu’il y aille pour que le débat monte un peu... et que les choses changent !

  • Voiture verte...

    Bon pour l'environnement et pour le portefeuille, on n'attendait plus que le biocarburant soit autorisé à la commercialisation. C'est chose faite depuis ce 1er janvier, en France. Tout en réduisant de 70% les émissions de gaz à effet de serre, le bioéthanol (composé de 15% de super et de 85% d'éthanol issu de betterave ou de céréales) est 30% moins cher que l'essence classique et même plus compétitif que le gazole. Un carburant à moins de 0,85 euro : c'est donc désormais possible, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis, au Brésil, en Suède, en Allemagne et en Pologne. Car, pour l'encourager, le gouvernement a annulé "toutes les taxes sur la partie verte (85% maximum) du produit". La fiscalité du superéthanol est ainsi fixée à 33,43 euros/hl. "Conformément à leurs engagements, les distributeurs de carburants signataires de la charte vont progressivement installer les nouvelles pompes pour atteindre l'objectif de 500 à 600 points de ventes avant la fin de l'année 2007", a expliqué le ministère de l'Economie. Restent les automobiles vertes. Aujourd'hui, seuls deux constructeurs en vendent. Mais trois autres se sont déjà engagés à proposer au moins un modèle adapté dès cette année. Le gouvernement souhaite ainsi porter la part des biocarburants dans la consommation totale de carburant à 5,75% en 2008 et à 7% en 2010, tandis que, selon un sondage, 9 Français sur 10 se disent disposés à acheter un véhicule roulant au biocarburant et 7 sur 10 sont prêts à payer plus cher à la pompe pour "rouler propre". Il serait grand temps que tout le monde s'y mette, et vite... Soyez relax, roulez en voiture verte !

  • Guide Lemaire 2007...

    J'ai en mains un exemplaire du tout nouveau guide Lemaire 2007, dont le créateur, Henry Lemaire, doit se retourner dans sa tombe...Comme dirait une connaissance avertie : "Ce guide est une fumisterie aux mains d'un rédacteur en chef qui est un bon oenologue, mais qui n'y connaît rien en gastronomie". Il suffit de lire sa préface et de se rendre compte de son amour pour la cuisine moléculaire, faite de mousses insipides... Comment est-il possible de placer en première position à Woluwé-Saint Pierre, avec 88/100 le restaurant "Les 3 Couleurs", où l'on mange très mal, et qui, faute de clientèle, est contraint de passer des publicités dans les toutes boîtes, avec les petits restos chinois du coin ? Comment est-il possible de donner 76/100 "Au Repos des Chasseurs" à Watermael Boisfort, où j'ai participé au déjeuner le plus pitoyable qu'il m'ai été donné jusqu'à présent, et où plus de la moitié d'entre nous furent malades le lendemain ? Comment est-il possible de ne pas évoquer la Table de Mamy, dans la même commune ? Comment est-il possible de coter 90/100 "La Truffe Noire" à Ixelles, alors qu'on va de déception en déception lors des dernières visites, et comment est-il possible de mieux coter une taverne avec sous plats en papier que des restaurants bien meilleurs, avec une vraie nappe en tissu ? Quant "Au Fourneau", il est bien supérieur à tout ce qui précède dans la rubrique Marché aux poissons... Comment est-il possible de vanter Rouge Tomate, mauvais et surfait ? Bref, rien de juste dans ce guide, qui paraît-il, a été retiré de la vente... Je suis sûr qu'il doit y avoir une bonne raison, mais je ne vois vraiment pas laquelle. A mes yeux, il n'existe qu'un bon guide, honnête et indépendant : le Gault et Millau . Là au moins, vous ne serez pas trompés...

  • Dégustation du lundi (16).

    Première dégustation 2007 du Clos, sans thème, qui fût un véritable feu d'artifice au niveau vins amenés par chacun de nous 5 ! Premier flacon : "Noëls de Montbenault" en Anjou 2005 de Richard Leroy, la référence en Chenin sec d'Anjou, paraît-il. Suivi un Côtes du Jura 1947 de Jean Bourdy à Arlay, en rouge. Vin encore fort plaisant à boire et au très beau nez. Vînt un Château du Puy "Barthélemy" 1998 en Côtes de Francs, de JP et P Amoreau, piège à la dégustation à l'aveugle, qui amène partout, sauf à Bordeaux... On évita ensuite un domaine des Grecaux Hêméra 2000 en coteaux du Languedoc d'isabelle et Alain Caujolie-Cazet, bouchonné, pour terminer sur "La Turque" Côte Brune 2001, en Côte Rôtie de E. Guigal, étonnante elle aussi, et encore un peu jeune, mais très belle. Bref, une dégustation qui est partie dans tout les sens, mais dont chaque bouteille fût fort intéressante. Lundi prochain, la dégustation sera organisée dans les règles par l'un d'entre nous pour fêter un heureux événement : à suivre...

  • Pomerol à gogo...

    Je reviens à l'instant, sain et sauf, du déjeuner d'anniversaire donné en l'honneur de ce phénomène de Walter, 96 ans, au Provençal à Nil-Saint-Vincent, tenu par Robert Marchal (et Chouchou en cuisine). Ce petit déjeuner informel qui dura 7 heures, à 4, nous permis de déguster dans l'ordre : un magnum, suivi d'une bouteille de champagne Lanson avec les zakouski, puis, dégustés par millésime, Château Latour à Pomerol (2002, 2001 et 1999), Château La Fleur-Petrus (2002, 2001 et 1999), Château Trotanoy 2001, Vieux Château Certan 1999 et Château Hosanna (2001, 2000 et 1999). Soit 11 bouteilles de Pomerol... dont le meilleur s'avéra être le Château Hosanna en 1999, les 2 autres millésimes de ce château étant encore fort fermés, mais néanmoins superbes au niveau concentration et finesse des tanins. Les bouteilles de Château La Fleur-Pétrus s'avérèrent plus nobles et plus fines que celles du Château Latour à Pomerol, avec des grains de tannins fins et serrés et une très belle structure. On acheva ce délicieux repas par une bouteille exceptionnelle sortie de la cave du Provençal : un Porto 1937 du Douro, extra-fin "Vieux Tawny", vieilli en fûts et mis en bouteille en 1977, importé par Marsal S.A. : magnifique ! Accessoirement, pour accompagner ces quelques flacons, nous eûmes droit à un onctueux carpaccio de Saint Jacques aux truffes d'hiver, un succulent filet de rouget Barbet en persillade à l'échalote, un beau filet de sole cuit à la vapeur de homard, chou vert confit et sauce Maltaise, et de magnifiques ris de veau aux morilles (pour moi, un turbot). Le café et ses mignardises m'aidèrent à remplir mon rôle de Bob, en tout honneur. Le tout étant de connaître ses limites... Encore un très bon moment qui restera en mémoire...

  • Corruption de Monsanto...

    Le célèbre épidémiologiste britannique Richard Doll, surtout respecté pour avoir établi la corrélation entre le cancer du poumon et le tabac, a travaillé toute sa vie à étudier les effets sur la santé de certains produits toxiques industriels. Selon le quotidien britannique The Guardian de vendredi, il aurait reçu d'importantes sommes d'argent de l'industrie chimique pendant plus de vingt ans. Le journal affirme que, dans les années 80, Richard Doll aurait ainsi perçu 1 200 euros par jour de la part de la société chimique américaine Monsanto, et cela pendant un an. De quoi mettre en doute certaines de ses conclusions scientifiques. Décédé en juillet 2005 à l'âge de 92 ans, Doll avait également mené des recherches sur les effets de l'«agent orange», l'herbicide utilisé par les Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam et produit par Monsanto. Le journal affirme avoir vu le contrat liant le chercheur à Monsanto, indiquant une collaboration de mai 1979 à mai 1986. Richard Doll affirmait alors à une commission australienne qu'il n'y avait aucune relation entre les deux, alors que l'on sait aujourd'hui que ce produit a été des plus nocifs pour la population vietnamienne. Un autre document montre que Doll avait également touché 22 000 euros de la part de plusieurs multinationales de la chimie, dont Chemical Manufacturers Association, Dow Chemical et ICI, pour avoir publié une étude assurant qu'il n'y avait aucun lien entre le chlorure de vinyle (utilisé dans les matières plastiques) et le cancer (sauf celui du foie). Une conclusion que l'OMS (Organisation mondiale de la santé) conteste toujours. Cette affaire risque de déchirer le monde scientifique : Sir Richard Doll restera un pionnier pour avoir sauvé des millions de personnes, tout au long de sa vie au service de la santé (Sir Richard Doll avec son collègue Peto sont les auteurs d’un travail daté de 1981 qui fait encore figure de référence pour certains et qui estimait les causes environnementales du cancer à des niveaux très bas, seulement de 1 à 3% des cas ! (voir Doll R, Peto R, " The cause of cancer, quantitative estimates of avoidable risks of cancer in the united states today" J.Natl. Cancer Inst. 1981.66, 1191-1308.) . L'information selon laquelle Richard Doll aurait été sous contrat avec des firmes comme Monsanto éclaire ces travaux d’un jour nouveau ! Et soyez sûrs que les études sur la nocivité des GSM, des OGM, des pesticides, des nano-particules, des substances chimiques persistantes ou autres additifs alimentaires sont tout aussi faussées et truquées à coup de millions d'euros provenant des multinationales qui, désormais, dirigent le monde, et pour lesquelles, seuls, comptent le chiffre d'affaires et le bénéfice, sans se soucier un instant de votre santé, ni des dégâts environnementaux... Un véritable scandale !

  • Adieu, les cendriers...

    Et voilà, c'est fait : depuis le 1er Janvier 2007, il est tout à fait interdit de fumer dans les lieux publics ! C'est une bonne chose pour tout le monde : on est déjà assez pollué comme cela à longueur d'année par tant d'autres choses... Avec la mort et la disparition totale des cendriers, il va falloir maintenant inventer toute une série de nouveaux objets à poser sur la table, pour pouvoir y déposer les noyaux d'olives (des noyautiers), les petites piques des zakouski (des ranges-bâtonnêts), les couennes de saucisson (des avales-couennes), les coques des pistaches (des coquiers), les chewing gums et bâtonnets de sucettes des enfants (pots à crasses),les kleenex, les emballages de portions de beurre et les capsules et bouchons de bouteilles (des poubelles de table), les pelures de mandarines (des mini-compostiers), et Dieu sait encore quoi ! Bref, les designers spécialisés en Art de la Table ont du boulot, et le Larousse aussi ! On ne va quand même pas remettre de vulgaires cendriers à table... : les fumeurs, dont je fais partie, seraient trop tentés...

  • Terrasse fleurie en janvier...

    C'est incroyable, mais vrai : nous sommes le 6 janvier et plusieurs jardinières sur la terrasse sont encore en fleurs ! D'habitude, fin octobre, début novembre, ces plantes perdaient leur feuillage et annonçaient l'hiver proche ! Et bien, cette année, c'est raté : non seulement elles ont conservé leur feuillage touffu et verdoyant, mais en plus elles continuent de fleurir, par centaines, comme si de rien n'était ! Il s'agit essentiellement des variétés Bidens Golden star, Coreopsis verticallata et Sedum Floriferum, que je plante chaque printemps dans des jardinières et dans des pots, car elles n'arrêtent pas de fleurir de mai à octobre, et forment de belles tâches jaunes et vertes sur la terrasse des mois durant, sans beaucoup d'entretien. Peut-être passeront-elles "l'hiver"? En tout cas, Terriens, ceci prouve encore qu'il se passe quelque chose d'anormal sur notre petite planète bleue... Et ces changements, perceptibles par nous tous, s'accélèrent d'année en année, ce qui ne laisse rien présager de bon pour l'avenir... Terriens, il est grand temps d'agir !

  • Recette poisson : le Ceviche...

    Le Ceviche est un plat que j'ai dégusté pour la première fois au Pérou : ce sont des morceaux de poissons crus assaisonnés. C'est frais et coloré, avec tous les parfums de la mer : un délice ! Je vous en livre la recette car, avec ce qu'on annonce pour 2007, l'été sera bientôt là... Pour 6 personnes, il vous faut : 750 grammes de filets de rascasses ultra frais (la daurade convient aussi), 200 grammes de grosses crevettes roses décortiquées, et, si possible en bio : 2 oignons violets, 1/2 concombre, 3 citrons verts et 2 jaunes, 1 gousse d'ail violet, du poivre noir, de la fleur de sel, 1 noix de gingembre frais, 1 piment rouge, 20 cl de lait de coco et 1 botte de coriandre fraîche. Prélevez le zeste d'un citron vert, pressez les citrons et mélangez le jus avec l'ail, les zestes et le piment finement hachés, le gingembre râpé, 2 cuillères à café de fleur de sel et 1 de poivre noir moulu. Découpez les filets de poissons en cubes, et mettez-les dans un plat en verre, arrosez du jus et ajoutez les oignons finement hachés. Mélangez délicatement, couvrez d'un film alimentaire et laissez mariner 3 heures au frigo. Avant de servir, ajoutez le lait de coco, le 1/2 concombre coupé en petits cubes, les crevettes, et la coriandre finement ciselée. Vérifiez l'assaisonnement et servez : un pur délice, une palette de couleurs magnifique, et une quantité d'arômes et de saveurs incroyable ! Et en plus, c'est un menu minceur ! Bon appétit !

  • Nano-particules, macro-danger...

    Alors que la production mondiale de nanomatériaux croît continuellement, on sait bien peu de choses de leurs effets sur la santé. Pourtant, si les leçons de la catastrophe de l'amiante avaient été tirées - ce dont on peut douter -, la capacité des nano-particules et des nanofibres à pénétrer le système respiratoire et à interagir avec les cellules aurait dû inciter à décupler les efforts de recherche consacrés à la toxicologie des nanostructures. On en est loin... Avec l’avènement des technologies de l’infiniment petit, la recherche et la production de nanoparticules (particules dont la taille ou le diamètre ne dépasse pas 100 nanomètres, soit 0,1 micron, ou un milliardième de mètre) va augmenter de manière exponentielle dans les prochaines années. Les nanoparticules sont incorporées dans divers produits : vêtements, cosmétiques, pneus, farts de skis, etc., et seront exploitées à l’avenir pour des applications médicales ou à des fins environnementales. Or l’état des connaissances sur les effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérigènes des particules micro et nanométriques de la pollution atmosphérique fait craindre que les nanoparticules fabriquées par l’homme puissent avoir, elles aussi, des conséquences néfastes sur la santé. Les quelques études scientifiques publiées font état d’interactions des nano-particules avec les cellules, et incitent à la prudence. Le secteur des cosmétiques est actuellement l'un des plus attirés par les nano-sciences. Des marques comme CHANEL, CLINIC, DIOR, ESTEE LAUDER, NEUTROGENA et L'OREAL en intègrent dans leurs gammes sans se méfier des effets que peuvent engendrer ces matériaux (par exemple des Nanosomes de Pro-Rétinol A + dans le REVITALIFT de L'OREAL). Or, on sait que la matière nanométrique a la capacité de traverser les barrières des systèmes de protection (peau, paroi intestinales), d'encrasser irrémédiablement les poumons et d'entrer dans notre code génétique (ADN). Bref, les multinationales jouent à l'apprenti-sorcier, et c'est, à nouveau, le con-sommateur qui va casquer ! A quoi cela sert-il de s'enduire tous les jours d'anti-rides, si c'est pour mourir d'un cancer avant qu'elles n'apparaissent ? Terriens, il est temps de réfléchir et d'agir en conséquence...