• Décompresser...

    Après une année 2006 épuisante, j'ai décidé de m'accorder quelques jours de repos bien mérités dans le sud de la France, pour décompresser et me ressourcer. J'ai besoin de la mer, du soleil, des senteurs méditerranéennes, de l'accent reposant et chantant des gens de là-bas. Et pour ne rien gâcher, on y mange délicieusement bien. Nice est une superbe ville, animée, avec ses vieux quartiers, ses marchés odorants, et ses restaurants. Il y a bien entendu le Chantecler, mais il y a aussi Don Camillo, Le Colonial Café, Aphrodite, le Kei's Passion, Les Epicuriens, Jouni et encore bien d'autres. Voici quelques entrées et plats servis pour le moment à l'Aphrodite : Grosses langoustines rôties à la fleur de Thym, figues et poivrons grillés au jus de volaille. Ravioles d'aubergines aux pommes rôties, sorbet verveine et craquant de Roudoudou. Cromesquis de brandade de morue et coquille Saint Jacques, crème de potimarron, gnocchi à la crème de noix, ail confit et persil plat. Krispy de Brousse fraîche aux girolles et huîtres, pourpier d'hiver et vinaigre noix. Peut-être le dernier cabillaud cuit à l'unilatéral, huile d'olive citrino, crémeux de cocos de Paimpol, fruits secs grillés, poudre de cèpes et jus de volaille. Filet de St Pierre au four, réglisse et pistou, artichauts violets aux citrons confits et salade d'herbes. Que du bonheur dans tous ces plats, où l'été n'a pas fini de chanter. Des ingrédients de première qualité, cuisinés à la provençale, pour une extase gustative de premier ordre. C'est sûr, je reviendrai gonflé à bloc (dans les 2 sens du terme...). D'autant plus que je me laisserai certainement allé dans quelques petites dégustations de vins locaux (notamment à La Part des Anges). Bref, je vais décompresser. Et je vous souhaite d'en faire autant, avant d'attaquer 2007 !

  • OGM, encore...

    Des paysans du Saskatchewan (Canada Nord-Ouest), certifiés en agriculture biologique, ont vu leurs récoltes de colza refusées en bio car contaminées par des organismes génétiquement modifiés (OGM). Les contaminations proviennent de cultures sur semences OGM produites par les firmes multinationales Monsanto et Bayer, et implantées parfois assez loin des parcelles bio. Les 950 paysans touchés ont évidemment entamé des procédures judiciaires contre Bayer et Monsanto, leurs pertes totales étant estimées à plus de 14 millions de dollars ! René de Paulis, administrateur de la fédération internationale d’agriculture biologique Nature & Progrès : "Comme nous ne voulons pas que l’agriculture biologique disparaisse en France et en Europe à cause des cultures transgéniques, comme nous ne voulons pas d’un avenir où la variété du vivant serait réduite à quelques espèces, elles-mêmes soumises aux caprices et aux désirs de profit des quelques multinationales, nous intensifierons la lutte contre les OGM, avec l’ensemble des organisations qui y participent déjà. Car entre la bio ou les OGM, il faut choisir ! S’ils devaient être consultés sur cet ultimatum, nous ne doutons pas du choix que feraient les consommateurs. Mais précisément, sont-ils encore maîtres de leurs choix ?" Car quand on lit, dans l'article précédent les tonnes de soja transgénique déversées chaque jour en Europe, on peut se poser des questions... Tiens, au fait, et où c'est noté que le morceau de viande que vous venez d'acheter provient d'une bête nourrie au soja transgénique ? Terriens, on vous trompe, et il est temps d'agir...

  • Agrobusiness ou petits paysans ?

    " La monoculture du soja, cultivé avec les techniques de l'agrobusiness, est une agriculture sans paysans , explique Martial Gomez, représentant des agriculteurs du Paraguay. L'extension des terres cultivées conduit à l'expulsion manu militari des petits producteurs et entraîne la montée de la violence au sein de ces communautés ". Au Brésil, 40 millions de paysans ont ainsi été expulsés ces dernières années tandis que la couverture forestière s'amenuise au profit de cette culture fortement utilisatrice d'herbicides et de pesticides, et excluant les polycultures. Actuellement, le soja monopolise 47% des surfaces cultivées en grains au Brésil et tout l'ouest de l'Etat du Parana... Même situation en Argentine, où cette culture intensive a augmenté de 75% dans les 5 dernières années et couvre désormais 15 millions d'hectares, soit la moitié des surfaces cultivées. Principalement destiné à nourrir des élevages tout aussi intensifs dans les pays européens, ce marché est détenu par 4 grands groupes : Cargill, Bunge et Archer Daniels Midland pour les Etats-Unis et la société Louis Dreyfus en France. Interrogé sur ses pratiques, Cargill n'a pas répondu aux ONG sur les impacts locaux de son activité, mais s'est tout de même engagé en juillet dernier sous la pression de Greenpeace à " ne plus acheter de soja qu'aux producteurs respectant le Code de la forêt ou s'orientant vers la conformité totale à la réglementation". Ce progrès, salué par le CCFD, ne répond pas en revanche aux inquiétudes des agriculteurs sur la perte d'emplois locaux, les atteintes à la biodiversité, les OGM ou encore la déforestation. Cargill estime par ailleurs contribuer au développement de l'Amazonie, une des régions les plus pauvres du monde : " nous aidons les agriculteurs locaux en leur fournissant des semences et d'autres denrées essentielles aux récoltes et en ouvrant de nouveaux marchés pour leur production ", explique le groupe. Des arguments largement contredits par le CCFD, qui rappelle que " les producteurs de soja de cette région sont surtout des investisseurs du sud du Brésil, venus s'installer pour cultiver le soja à grande échelle tout en chassant les petits producteurs et en ne créant que peu d'emplois dans cette filière ". Aucun chiffre sur ce supposé " développement local " n'a par ailleurs été communiqué aux ONG. Louis-Dreyfus Négoce, acteur français du marché, a reconnu quand à lui oralement " les méfaits du soja sur le plan social et environnemental, mais dégage l'entreprise de toute responsabilité, explique Catherine Gaudard du CCFD. Avec une importation de 8000 tonnes de soja par jour venant du Brésil, et 12 000 venants d'Argentine, sa responsabilité nous semble au contraire évidente ", ajoute-t-elle. Pendant ce temps, la Fetraf (fédération d'agriculteurs familiaux) met en place des filières alternatives pour le soja non OGM, dans le but de conserver la souveraineté alimentaire de ces pays et de préserver un mode de culture familial, pilier de l'économie locale. Et le gérant de fonds Diapason, spécialisé sur le marché des matières premières, lance un nouvel indice basé sur les cultures non-OGM. Il parie sur une " prime à la rareté " des cultures conventionnelles face au développement massif des produits transgéniques, dont les surfaces augmentent de 10% par an. A cette rareté s'ajoute le fait, non négligeable, qu'une majorité de consommateurs dans plusieurs pays sont opposés aux OGM. Alors, si vous consommez du soja, évitez les OGM et le soja transgénique : vous aiderez des milliers de petits paysans à vivre et pas une multinationale sans scrupules à faire du pognon...

  • Dépenses folles ou achats raisonnés ?

    Noël est synonyme de consommation massive. Les Français y consacrent en moyenne 500 euros dont les deux tiers sont investis en cadeau. Pour les spécialistes du commerce équitable, cette fête constitue l’occasion de faire mieux connaître et acheter leurs produits. C’est en tous cas le pari du site www.lemarchecitoyen.net. Premier annuaire rassemblant les commerçants bio et équitables, le marché citoyen recense des boutiques pour l’instant uniquement sur la région Ile de France. Il propose des « objets de décoration, des jouets, des vêtements ou des gourmandises s’inscrivant dans une démarche de consommation citoyenne. Les commerçants référencés sur le site ont pris un ou plusieurs engagements sociaux, environnementaux et économiques dans l’exercice de leur activité. »Même démarche mais en version papier pour le guide de la consommation citoyenne, édité par Alternatives Economiques. Il se propose d’aider ses lecteurs à « distinguer les produits réellement éthiques, équitables ou écologiques de ceux qui en portent juste le déguisement ». Pour les auteurs de ce guide, les nouvelles attentes des consommateurs ont commencé à impulser des changements dans les pratiques sociales et environnementales des entreprises. Les consommateurs changent vite et leurs préoccupations environnementales grandissent. Et ça, c'est très bien ! On réfléchi avant d'acheter. Il était temps...

  • Tout va bien...

    Il y a des périodes, comme ça, où on se demande ce qui se passe... Tout le monde court, à la chasse aux cadeaux de Noël ou de Nouvel An, trop tard comme d'habitude, et donc tous en même temps, comme d'habitude. Parkings complets, embouteillages, files monstres... Et ce sera la même frénésie d'achats contrôlés ou non, pour l'alimentation, avec des files interminables, de l'énervement, des pertes de temps et des gens épuisés, irrités et agressifs. Alors que c'est une période de fêtes et de bonne humeur. Et puis il y a les réveillons, ce qui n'est plus trop facile de nos jours, avec toutes ces familles décomposées, recomposées et re-décomposées, et toutes les haines sous-jacentes et les reproches qui éclateront et terniront ces nuits festives... D'autres partiront skier dans des stations sans neige (réchauffement climatique oblige), tous en même temps, comme d'habitude. Avec des bouchons énormes, le plein de diesel dans les narines, et la file partout... Et s'il y a de la neige, elle sera artificielle. Et où il y en aura, il y aura la foule : ce sera l'enfer. Par contre, il fera beau, c'est déjà ça ! D'autres enfin, s'envoleront vers les Canaries, par charters entiers, entassés comme des sardines, et passeront les fêtes au chaud, toujours entassés comme des sardines, en faisant la file partout. Heureusement, il y a encore des familles unies, chez qui ces fêtes de fin d'années se déroulent comme avant, dans la joie et les vraies valeurs. Et puis, il y a aussi ces jeunes couples amoureux qui se baladent en ville, et que l'on croise, main dans la main, imperméables à tout ce remue-ménage ambiant, le regard enflammé. Donc, tout va bien !

  • 6 à table...

    Hier soir, organisation d'un dîner comme j'aime bien le faire, pour des amis que j'apprécie, avec les vins fournis par un fana, qui aime partager ses grands flacons. Bref, en attendant les invités, on a achevé 2 magnifiques bouteilles déjà entamées, à savoir un Château Haut-Brion blanc 2003 (somptueux), et un Véga-Sicilia cosecha 1989 "Unico" Ribera del Duero (bouteille 075322 sur 105.860 bouteilles produites, magnifique, sur des pruneaux mûrs, mais tout en ayant une fraîcheur et une rondeur admirables). Cela commençait plutôt bien... On débuta le programme officiel avec un Taittinger Collection Champagne Brut 1978 (légèrement madérisé, mais avec une superbe matière), sur les zakouski, suivi d'un Champagne Besserat de Bellefon brut "Cuvée des Moines" en Blanc de Blancs (beaucoup plus traditionnel, mais fort agréable). Passés à table, le Chevalier-Montrachet Grand Cru 1998 du Domaine Ramonet fût impérial (superbe nez, gras et opulent, magnifique longueur) sur les Noix de St Jacques bretonnes poêlées, et petits chicons caramélisés. Le Haut-Brion blanc 1993 (somptueux, comme il se devait d'être) s'avéra majestueux sur le ragoût de homard breton et sa julienne de légumes croquants (bio), légèrement crèmée. Suivirent 3 grands vins rouges pour accompagner un très beau pageot méditerranéen, son gratin dauphinois et son gratin d'aubergines : un Château Haut-Batailley 1990 en Pauillac (superbe nez, belle bouche classique, en finesse et en longueur), un Château Talbot 1986 en Saint-Julien (nez moins ouvert, mais très belle bouche, puissante et longue), et un magnifique Château Haut-Brion rouge 1986 en Pessac-Léognan. Vraiment admirables et exceptionnels. On acheva sur un grandiose Château Pontet-Canet 1982 en Pauillac pour accompagner le plateau de fromages affinés, accompagné de son pain à la farine d'épeautre, pour vraiment terminer avec un mythique Monbazillac 1929 "réserve du Theulet" du Château de la Fonvieille, sur le gâteau au chocolat aux pépites de framboises de Marcolini. La petite dégustation de Whisky qui suivi, s'avéra intéressante et didactique : Highland Park E.O 12 ans (40°), 15 ans (40°), 25 ans (50,7°), et 11 ans d'âge en 1995 (59,6°) sur Orkney Islands : l'expression même du meilleur whisky... Bref, une soirée exceptionnelle, tant au niveau des flacons débouchés que des mets servis : moments fort intenses, d'autant plus qu'ils sont de plus en plus rares...

  • 80% des français ne veulent pas des OGM...

    Les syndicats agricoles français continuent de se déchirer sur la question des organismes génétiquement modifiés (OGM), qui reste une pomme de discorde à quelques mois de l'élection présidentielle. "Aucun homme politique français n'est assez courageux pour poser le problème dans sa totalité", regrette Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, le syndicat majoritaire. La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a reconnu mardi que le gouvernement attendait "un créneau" pour faire passer le projet de loi sur les OGM devant les députés. Ce texte vise à encadrer les cultures et les essais OGM et à autoriser les cultures d'OGM en plein air à des fins de recherche et de commercialisation, sous réserve pour les agriculteurs concernés de déclarer les parcelles consacrées à des plantes transgéniques. Pour la FNSEA, "il y a urgence a transposer les directives européennes et laisser la recherche publique travailler". Mais Mme Lambert reconnaît que "si 80% consommateurs français ne veulent pas des OGM, cela pose pour les agriculteurs la question de savoir s'il faut en cultiver ou non". Philippe Meurs, le président des Jeunes Agriculteurs, le syndicat le plus favorable aux OGM, estime que "tous les citoyens sont trompés car il y a des OGM qui entrent tous les jours dans la production alimentaire pour les humains et les animaux". "Aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités car en cas de problèmes on ne veut pas être montrés du doigt comme lors de la maladie de la vache folle", affirme M. Meurs. Le président de la Coordination rurale François Lucas dénonce le fait que dans le projet de loi "les agriculteurs sont tenus responsables en cas de problèmes alors que ceux-ci devraient être imputés aux semenciers". Les deux syndicats les plus opposés aux OGM sont la Confédération paysanne et le Modef (Mouvement de défense des exploitations familiales). "Nous demandons un moratoire immédiat sur les OGM", rappelle Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne. Il affirme que s'il n'y avait pas eu d'actions de son organisation dès 1997, "il y aurait des OGM partout en France" alors que 5.000 hectares seulement portent des cultures OGM, selon différentes estimations. Pour Xavier Compain, le président du Modef, "ni nous ni nos vaches ne veulent manger des OGM". Le syndicat proche du PCF se prononce toutefois "pour la recherche publique car sinon on risque de laisser la voie libre aux OGM américains". De son côté, le leader altermondialiste et ancien porte-parole de la Confédération paysanne José Bové, placé jeudi en garde à vue pendant six heures pour le fauchage d'un champ de maïs transgénique en Haute-Garonne, laisse entendre que ce sujet va animer la campagne présidentielle.

  • Energie consommée sur terre...

    L’énergie consommée en 2004 par les six milliards de Terriens vivant sur la planète bleue équivaut à environ 9 milliards de tonnes de pétrole (9 Gtep ou gigatonnes d’équivalent pétrole). Une consommation qui est mal répartie, puisque le milliard de personnes vivant dans les pays industrialisés s’approprie 80% de l’énergie disponible. Etant donné que les cinq milliards de personnes défavorisées aspirent à rejoindre les standards de consommation des pays développés, on peut prévoir sans risque d’erreur que le besoin énergétique de l'humanité se situera, en 2050, entre 25 et 30 Gtep pour les 8 à 10 milliards de personnes qui vivront alors sur terre. Même déséquilibre entre les différentes sources d’énergie à l’échelle de la planète : plus de 80% de l’énergie produite est polluante et non renouvelable (énergie fossile : 7,5 Gtep, nucléaire : 0,6 Gtep) et moins de 20% est propre et renouvelable (biomasse : 1,1 Gtep, hydraulique : 0,7 Gtep, énergies renouvelables : 0,02 Gtep). La fin de l'ère du tout pétrole a sonné, les constructeurs auto cherchent d'autres voies pour propulser leurs véhicules. Le monde de l'automobile se prépare à dire adieu au pétrole poussé par une double urgence : des réserves en or noir qui s'épuisent et un parc grandissant qui accentue encore la pollution par gaz à effet de serre. Longtemps délaissées par les constructeurs, les alternatives à l'essence et au gazole (98% de l'énergie consommée dans les transports) font désormais l'objet de toutes les attentions et de toutes les recherches. Du GPL à l'énergie solaire en passant par les biocarburants ou par les prometteuses piles à combustibles fonctionnant à l'hydrogène, tout est étudié. Mais le plus intéressant aujourd'hui semble être le moteur à air comprimé, qui offre plusieurs avantages indéniables : disposer d’une ressource gratuite, propre et en quantité infinie : l’air, ne pas diminuer ni dégrader cette ressource, ne pas polluer,rouler sans carburant inflammable et sans risque d'explosion. Plusieurs projets s’emploient à améliorer la conception et le rendement de tels moteurs. En France, la société française MDI de l’ingénieur Guy Nègre propose une voiture à air comprimé, la MiniCat's qui fonctionne selon un cycle thermodynamique à 5 temps et à 3 chambres séparées (2 chambres cylindriques d'aspiration et d'expansion et 1 chambre sphérique de compression reliée par un injecteur d'air électronique à deux réserves d'air comprimé de 300 litres à 300 bars). Ce véhicule dispose d’une autonomie de dix heures en cycle urbain. Le réapprovisionnement se fait à une station-service ou en compressant l’air dans le véhicule lui-même au moyen d’un compresseur électrique. Son moteur de 35CV permet de rouler jusqu'à 110 km/h avec une autonomie de 200 km en cycle urbain. L’économie réalisée grâce à ce mode de propulsion est importante, puisque l’air est... gratuit. Alors, votre prochaine voiture, à essence ou à air comprimé ?

  • 2006 : +0,42°...

    La température moyenne à la surface du globe a encore augmenté de 0,42 degré en 2006, sixième année la plus chaude depuis le début des statistiques, selon des données révélées aujourd'hui par l'Organisation mondiale de météorologie (OMM) et commentées sur le site Nouvel Obs.com. Dans l'hémisphère nord, plus industrialisé, l'augmentation de température est de 0,58 degré au-dessus de la moyenne de la période de référence 1961-1990, ce qui fait de 2006 la quatrième année la plus chaude. Le record est détenu par l'année 1998. L'accroissement est cette année de 0,26 degré dans l'hémisphère sud, où 2006 a été la septième année la plus chaude. Les données n'incluent pas le mois de décembre et seront complétées en février prochain mais la tendance est bien claire et il ne devrait pas y avoir de changement notable, a indiqué à la presse le directeur général de l'OMM, Jean-Michel Jarraud. Le réchauffement de la planète est dû pour l'essentiel à l'activité humaine, a-t-il rappelé. L'année 2006 a été marquée par des désordres climatiques comme des sécheresses prolongées dans la corne de l'Afrique, en Australie et en Chine. Des inondations inhabituelles se sont abattues sur l'Europe de l'Est en avril, mais aussi dans certaines régions d'Afrique et d'Amérique Latine.En Europe, la température moyenne du mois de juillet a été la plus élevée jamais enregistrée, de 2,7 degrés au-dessus de la normale. L'automne a également été exceptionnel avec des températures de trois degrés plus élevées, du nord des Alpes au sud de la Norvège. Les températures n'ont jamais été aussi élevées cet automne en Angleterre depuis 1659, aux Pays-Bas depuis 1706 et au Danemark depuis 1768. La période de janvier à septembre a été la plus chaude jamais observée aux Etats-Unis tandis que l'Asie a été frappée par une saison cyclonique particulièrement dure. Les désordres climatiques ont favorisé d'immenses incendies de forêt, provoqué des glissements de terrain et des coulées de boue et détruit des récoltes. La fonte des glaces arctiques s'accélère, a aussi constaté l'OMM. En septembre, la surface glaciaire était la plus petite jamais enregistrée après 2005, soit 5,9 millions de km2. Le rythme de fonte est désormais de 8,6% par décennie, soit 60.421 km2 par an, "plus que la superficie de la Suisse", s'est alarmé M. Jarraud. La glace qui recouvre l'océan Arctique pourrait complètement disparaître durant l'été d'ici 2040, selon une étude publiée mardi dans le magazine américain Geophysical Research Letters. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent de se développer au rythme actuel, la banquise qui recouvre l'Arctique pourrait connaître des périodes de stabilité suivies par une brusque fonte des glaces. Selon des travaux de chercheurs du Centre national pour la recherche atmosphérique (NCAR) de l'université de Washington et de l'université Mc Gill de Montréal, en 2040, seule une petite portion de la glace pérenne arctique se maintiendrait sur la côte nord du Groenland et du Canada durant les mois d'été. Cette fonte brutale devrait avoir un impact profond sur le réchauffement de la planète, ont mis en garde les experts. L'OMM va d'ailleurs lancer en 2007 une étude sur deux ans consacrée aux évolutions dans les régions polaires et leurs relations avec les changements du climat, a annoncé M. Jarraud. Bref, tout se confirme et s'accélère. Terriens, il est grand temps d'agir...

  • 8.500 visites par mois...

    Et voilà, après 4 petits mois d'existence, ce modeste blog coup de gueule créé pour vous informer le plus justement possible des dangers qui nous entourent, et des modifications comportementales que nous nous devons d'adopter pour les éviter, est dorénavant visité par 8.500 personnes par mois, soit 283 par jour... ! Ce petit compteur qui s'affole me motive à persévérer dans cette voie, et à continuer d'écrire chaque jour sur des sujets qui m'ont toujours passionné, et rendus, aujourd'hui, brûlants par l'actualité. Nous vivons une époque charnière, où tout va vraiment changer très vite : une foule d'événements menaçants arrivent à grands pas au niveau climatique, les analyses environnementales tirent la sonnette d'alarme tellement nous sommes baignés dans un air, une eau et des aliments toxiques, et les consommateurs que nous sommes tous, prennent enfin conscience de cet impact sur notre santé et celle de nos enfants. Tout cela ne peut que créer un bouleversement mondial de remise en question des pratiques industrielles, de l'agriculture industrielle et des élevages industriels eux aussi. Nous assisterons à un retour des industries non polluantes et équitables, à une agriculture bio respectueuse de l'environnement (dommage pour les producteurs d'OGM, dont le rêve va s'écrouler), et à des élevages bio de terroirs. De notre côté, individuellement, nous nous devons de boycotter tous les produits qui nous trahissent à grands renforts de publicité mensongère, et optez pour ceux qui sont sains et respectueux de notre environnement et de notre santé : les industriels seront obligés de s'adapter à la demande. Mais il faut absolument que les gouvernements s'unissent et s'engagent très rapidement et franchement dans une série de mesures allant dans ce sens. Hier, j'entendais sur TF1 qu'en 2050, Avignon serait un port maritime, suite à la fonte de la calotte glacière et à la montée des eaux. Et chez nous, pendant ce temps, les politiciens flamands réclamaient sur la RTB l'autonomie de la Flandre ! Mais qu'ils la prennent, et vite, car en 2050 il n'y aura plus de Flandre, ni de Pays bas, ni de Camargue... Au lieu de perdre toute son énergie dans ces faux débats politiques à la noix, je préférerais voir de vrais hommes politiques (pas des marionnettes, des vrais, comme ceux qu'on a connu dans le passé) prendrent leurs responsabilités et lutter efficacement contre tout ce qui risque de nous arriver si nous ne bougeons pas ! Mais je suis optimiste : on s'est bien fait avoir jusqu'à présent. Mais on ne nous aura plus ! Nous allons aussi appliquer la tolérance zéro pour les pollueurs, pour les groupes agro-alimentaires mondiaux, pour les produits chimiques et les pesticides, pour les OGM, et vous verrez, tout va changer. Absolument tout. Grâce à vous, grâce à nous tous. Merci de votre intérêt pour ce petit blog.

  • La première éco-ville...

    Dongtan (la plage de l'est) est la première éco-ville en construction. C'est en Chine, dans l'estuaire du Yangtse, à côté d'une réserve naturelle d'oiseaux migrateurs, organisée autour de canaux fluviaux. Première phase en 2010 avec 25.000 habitants, pour en compter 500.000 en 2050. L'objectif pour Dongtan est de réduire à néant les émissions de dioxyde de carbone, et de limiter à moins de 2 hectares par personne l'empreinte écologique. On y prévoit un maximum de recyclage des déchets, une autosuffisance énergétique et alimentaire. Electricité fournie par éoliennes et panneaux solaires, chauffage fourni par la combustion des déchets, besoins énergétiques réduits de 70% grâce aux matériaux de construction green-tech, fournis localement, alimentation issue de l'agriculture biologique des campagnes avoisinantes, et suppression de la voiture individuelle : tout sera accessible à pied, en vélo, en bateau taxi solaire ou en bus à hydrogène. C'est ce qu'on appelle aller dans le bon sens ! Cette expérience, extrêmement suivie par le gouvernement chinois, devrait servir de base à de futurs projets pour la Chine qui se trouve dans l'obligation de trouver des solutions durables aux problèmes liés à la croissance démographique (augmentation de la pollution et de la demande en énergie). Et ici, on commence quand ?

  • Reach, enfin...

    L'Union européenne va enfin se doter ce mercredi d'une législation pour contrôler les produits chimiques, présents dans les produits de consommation courante et soupçonnés d'être responsables de nombreux cancers. Les eurodéputés voteront en seconde lecture le projet de réglementation "Reach". Même si les écologistes jugent les concessions à l'industrie trop importantes, l'issue du vote ne fait guère de doute dans la mesure où les trois principaux groupes politiques (conservateurs, socialistes et libéraux-démocrates) soutiennent ce compromis. Pour le rapporteur du texte, le socialiste italien Guido Sacconi, les eurodéputés vont adopter tout simplement "la législation la plus ambitieuse du monde pour les générations futures". Sur quelque 100.000 substances commercialisées dans l'UE, seules celles mises sur le marché depuis 1981, à peine 3.000, ont été étudiées ! Reach (en anglais : Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques) va instaurer, sur 11 ans, l'enregistrement de quelque 30.000 substances fabriquées ou importées dans l'UE pour des quantités dépassant une tonne par an. Ce ne sera désormais plus aux autorités publiques de démontrer la nocivité des produits, mais aux industriels de prouver qu'ils sont sûrs. Les tests de sécurité et l'enregistrement des substances dans une agence basée à Helsinki se feront progressivement d'ici 2018 (on a le temps !), en donnant la priorité aux plus gros volumes et aux substances les plus préoccupantes. L'industrie a obtenu de ne pas devoir présenter de rapport de sécurité pour celles produites en quantité inférieure à 1 tonne par an (1 tonne de polonium, c'est pas grave !). L'ultime controverse a porté ces derniers mois sur l'autorisation des substances les plus dangereuses, comme celles qui sont cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR). Certaines pourront finalement continuer à être autorisées si les risques sont "valablement maîtrisés". Mais les industriels devront prévoir un plan de substitution, dès lors qu'une solution de rechange existe, ou à défaut présenter un plan de recherche et développement pour en trouver une (mais comme il n'y a que le pognon qui compte, n'y comptez pas trop...). Pour le Fonds mondial de la nature (WWF), qui réclamait une substitution obligatoire, c'est une "occasion ratée" pour l'Europe, alors que l'industrie européenne a jugé "bureaucratique" le principe de substitution. L'un des textes les plus complexes de l'histoire de l'UE, Reach a fait l'objet d'un lobbying impressionnant jusqu'aux gouvernements des pays tiers, américain ou sud-africain. Face à la puissance de l'industrie chimique européenne, forte de 440 milliards d'euros de chiffre d'affaires et qui abrite le numéro un mondial, l'allemand BASF, les ONG ont répliqué par des campagnes spectaculaires avec des prises de sang sur des députés européens, démontrant la persistance de substances toxiques dans l'organisme des années après leur interdiction. Il était grand temps de réagir (si pas trop tard)! Et comme il leur faudra 11 ans pour analyser seulement 1/3 des substances toxiques qui nous polluent chaque jour, on n'est pas prêts d'arrêter de déguster...

  • Dégustation du lundi (15)

    Lundi soir inhabituel, car passé en dehors du Clos, et seulement à 3, mais cependant, fort agréable. Lieu du jour : le Wine Bar (au croisement de la Chaussée d'Alsemberg et de la Rue de Stalle), tenu par Claude, la patronne à la culture oenologique et gastronomique sans faille. Bref, très agréable dîner arrosé d'un Pernand Vergelesses 1er Cru 1999 "Les îles de Vergelesses du Domaine Chandon de Briailles (qui s'avéra très beau sur les entrées). Suivi d'un Cornas 1998 "La Sabarotte" du Domaine Courbis (rond, fondu, long : parfait sur cette volaille de Bresse aux petits légumes et frites à la graisse d'oie). Pour achever par un Côte Rôtie 1997 de Jasmin à Ampuis, lui aussi magnifique, avec ce plateau de fromages affinés. La patronne a ses entrées en Bourgogne (que ce soit chez Méo-Camuset, Coche-Dury et beaucoup d'autres...) et on comprend pourquoi, tant sa passion des bonnes choses, sa connaissance des domaines, des viticulteurs et des millésimes est grande ! Un endroit où les mets, les vins et la parole se dégustent avec beaucoup de bonheur. Bref, un lieu précieux, et encore un bon lundi...

  • Devenir végétarien...

    L'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture souligne, dans le rapport récent qu’elle vient de publier, les nuisances générées par le secteur de l’élevage sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre, mais aussi dégradation des terres et des eaux. Le prix fort à payer pour une production mondiale de viande annuelle, passée en trente ans de 99 à 244 millions de tonnes ! Première mauvaise surprise, l’élevage de bovins génère davantage de gaz à effet de serre que les véhicules automobiles. Le système digestif des ruminants, à lui tout seul, est à l’origine de 37 % de tout le méthane dû aux activités humaines. 65 % des émissions d’hémioxyde d’azote, qui ont un potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que le CO², sont quant à elles essentiellement imputables au fumier. Deuxième point noir, l’eau, essentiellement destinée à l’irrigation des cultures fourragères. 15 m3 d’eau sont en moyenne nécessaire pour produire 1 kg de viande soit dix fois plus que pour obtenir 1 kg de céréales. La production animale constitue la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau (antibiotiques, hormones, produits chimiques des tanneries, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères...). On estime ainsi qu’aux Etats-Unis, l’élevage et l’agriculture fourragère sont responsables de 37 % de l’utilisation de pesticides, de 50 % de celle d’antibiotiques, et d’un tiers des charges d’azote et de phosphore dans les ressources en eau douce. Le secteur engendre aussi près des deux tiers de l’ammoniac d’origine anthropique, qui contribue sensiblement aux pluies acides et à l’acidification des écosystèmes. Troisième point négatif : le péril pour la biodiversité de la Terre. Les animaux d’élevage constituent environ 20 % de la biomasse animale terrestre totale, et la superficie qu’ils occupent aujourd’hui, 30 % de toute la surface émergée de la Terre, était autrefois l’habitat de la faune sauvage. Or, les forêts disparaissent, sont défrichées, pour créer de nouveaux pâturages. L’Amérique latine illustre ce phénomène avec près de 70 % des anciennes forêts d’Amazonie converties en pâturages. Parallèlement, les troupeaux par le surpâturage, la compaction et l’érosion sont à l’origine d’une détérioration des terres à grande échelle et contribuent à la désertification en zone aride. Voilà donc 3 bonnes raisons de limiter fortement notre consommation de viande, ou mieux, de devenir végétarien ! Et consommer bio, évidemment... Pour le bien de soi et celui de la planète.

  • Pibarnon 2001 en magnum...

    Ce Pibarnon 2001 dégusté hier soir me pousse à vous faire partager mon plaisir pour cette appellation, séparée en deux par l'autoroute reliant Marseille à Toulon. Les fondateurs de l'appellation, la comtesse de Portalis, de château Pradeaux, et Lucien Peyraud du domaine Tempier, ont su faire du mourvèdre, dans les années 1940, l'emblême et l'âme de Bandol. Seule région où ce cépage mûrit lentement grâce aux 3.000 heures d'ensoleillement et à l'air marin qui s'engouffre généreusement jusque sur les hauteurs de l'appellation, lui donnant sa maturité et sa belle acidité. Henry de Saint-Victor abandonna ses affaires à Paris en 1977 pour se lancer dans la construction de Pibarnon. Grâce à son esprit pionnier, et à sa volonté farouche, il est parvenu, en 25 ans, à hisser patiemment ce domaine dans le groupe très sélect des meilleurs vins de France. Le vignoble, en forme d'hémicycle, planté en restanques, ressemble à un magistral amphithéâtre grec, dominant la Méditerranée. Ce Pibarnon 2001 avait une finesse aromatique et une élégance certaine, d'un équilibre parfait, d'une grande fraîcheur en bouche avec des tannins ronds, et avec de jolies notes de pivoine et de fruits rouges ; c'était magique ! Mais d'autres Bandols valent la peine : Lafran Veyrolles, La Rouvière (Bunan), Le Domaine de la Suffrène (Cuvée des Lauves), Jean Pierre Gaussen, le domaine Gros'Noré et La Tour du Bon (Cuvée Saint-Férréol). Pour la petite histoire, le Moulin des Costes (Cuvée Charriage) du domaine Bunan dans le millésime 98 est considéré par le magazine anglais Decanter, comme l'un des 100 vins au monde à boire avant de mourir ! Petite appellation les Bandols ? Que nenni !

  • Belle soirée arrosée...

    Très belle soirée, hier, qui nous a permis de comparer quelques grands flacons. Un petit Chablis de Billaud Simon 2002 comme mise en bouche, suivi d'un Chablis Grand Cru Fourchaume 2002; puis d'un Chablis 1er Cru "Montée de Tonnerre" 2002, tous deux de La Chablisienne, pour terminer, à ce niveau, sur un Chablis Vaucopin 2000 de Jacquinot à Chichée. La typicité était, pour chaque bouteille, au rendez-vous, avec quelques notes plus évoluées pour la dernière bouteille. Parfait avec les noix de St Jacques et chicons caramélisés ! Pour suivre, on attaqua un splendide magnum de Pibarnon 2001 en Bandol. Le Clos des Mouches 1990 en Beaune Chanson Père & Fils s'avéra tout à fait dépassé, tout comme le Fort de Latour 1989 en Pauillac (mais qu'on acheva quand même en fin de repas, l'oxygénation lui ayant fait le plus grand bien...). On passa alors à Pradeaux 2000, toujours en Bandol, plus alcoolisé et sur des fruits plus mûrs que le précédent. Néanmoins parfaits sur ce bar de ligne, gratin dauphinois et gratin d'aubergines. Un régal. On acheva le repas avec Le muté, grains de la Rectorie 2004 en Banyuls pour accompagner le moelleux au chocolat fin, suivi d'un très beau Chinon 2003 Coteau du Noiré de Philippe Alliet. J'ignore d'où provient vraiment le petit mal de tête persistant de ce matin : soit des Chablis dont le taux de souffre provoque souvent ce problème, soit des vodkas qui suivirent... En tout cas, pas des rouges ! Mais peu importe : Carpe Diem !

  • Principes de précaution...

    Pour éviter au maximum ces imposteurs endocriniens, voici quelques conseils : les enfants, les ados et les femmes en âge de procréer devraient limiter la consommation de poissons gras provenant de régions très contaminées comme la mer baltique et ceux issus d'élevage ainsi que la graisse animale, qui dans la chaîne alimentaire, est la destination finale des produits chimiques. Avec la viande et le fromage, ce sont les principales sources de contamination humaine par la dioxine. Soutenir l'agriculture biologique est un moyen de préserver l'eau et l'environnement. Consommez BIO !Minimisez les contacts entre aliments et plastiques. Ne les chauffez pas dans des récipients ni dans des emballages en plastique, en particulier au micro-ondes. Même si le mode d'emploi indique que c'est fait pour, mettez les aliments dans une assiette, en attendant que les fabricants démontrent l'innocuité de ces barquettes. Ne chauffez pas les biberons en plastique au bain marie ni au micro-ondes. Préférez ceux en verre et n'y mettez jamais la tétine. Bannissez les pesticides de la maison et du jardin. Si votre voisin est un obsédé du gazon anglais, fuyiez avec vos enfants quand il traite. Limitez les insecticides dans la maison. Attention aux diffuseurs dans la chambre des petits enfants. Ici, pas de risque de malaria, une piqûre de moustique n'est pas grave. En revanche, ces produits ne sont pas testés sur le plan toxicologique. On ne sait rien de leurs effets hormonaux. Un bon moyen de choisir cosmétiques et produits d'hygiène, c'est de viser la composition la plus courte. Celui qu'il faut absolument éviter, c'est le 4 methylbenzyliden camphre ou 4-MBC. Moins il y a des substances différentes, moins vous en avez sur la peau et moins vous en expédiez dans le circuit d'eau potable.La plupart de ces perturbateurs endocriniens sont dans l'environnement de manière durable et il va falloir faire avec. On ne peut pas s'arrêter de boire ou de respirer. En revanche, on pourrait interdire leur production immédiatement. Mais pour cela, il faut prouver leurs effets. Malheureusement, la charge de la preuve n'appartient pas aux industriels qui commercialisent ces substances. Il faut des études financées par des fonds publics pour faire la démonstration de leur nocivité avant d'obtenir leur interdiction. Bref, ce n'est pas pour demain...même si le projet Reach a enfin été voté par la commission européenne ! Le mieux est d'appliquer le principe de précaution, et de se méfier en permanence des magnifiques produits proposés par les multinationales, à grands renforts de publicité. Réfléchissez avant d'acheter ! Notre santé à tous en dépend... Terriens, il est temps d'agir...

  • Imposteurs endocriniens...

    Aujourd'hui surgit une très gosse inquiétude à propos des effets des "imposteurs endocriniens", issus de la pollution chimique, à des doses infinitésimales. Certaines molécules imitent les hormones et trompent notre organisme. Les messages que nos cellules s'envoient continuellement les unes aux autres sont perturbés par ces substances baptisées perturbateurs endocriniens ou mieux: imposteurs endocriniens. Tant que ces troubles n'étaient constatés que chez les animaux, on ne s'est pas trop inquiété. Mais l'homme est un mammifère. Un mammifère dont le nombre et la qualité des spermatozoïdes est en chute libre. L'Occident post-industriel n'a pas fini de payer la légèreté avec laquelle il a laissé son environnement se dégrader. En apparence, les choses vont mieux, seulement en apparence. On a fini par empêcher toutes les usines de se servir des cours d'eaux comme dépotoir, on a bâti des stations d'épuration, on pense recyclage et récupération. Les écologistes ont quelques représentants dans la caste politique. Surtout, on commence enfin à faire le lien entre des phénomènes étranges rapportés depuis les années 50 par des scientifiques et des écologistes que personne n'a vraiment écoutés. Oiseaux pêcheurs aux malformations grotesques, naissant sans yeux, adultes qui abandonnent les nids, qui boudent la parade nuptiale, colonies décimées sans explication, visons qui deviennent stériles, alligators au pénis atrophié, hécatombes mystérieuses de phoques ou de dauphins, mollusques et poissons qui changent de sexe. La liste est longue... Georg Karlaganis nous explique : « Sur le marché, il y a 100 000 substances et 3000 sont vendues en grande quantité. Chaque année, il y a entre 200 et 300 nouvelles substances en Europe et environ 50 sont notifiées chez nous, en Suisse, car il y a une grande industrie chimique. » Une des caractéristiques de ces substances, c'est d'être extrêmement volatiles, de se condenser et d'être évaporées continuellement. Elles sont transportées par les courants marins ou aériens et se répandent sur la planète entière. L'autre caractéristique, c'est qu'elles ne sont pas bio dégradables. Certaines ne seront jamais éliminées, on les appelle polluants organiques persistants ou POP. Leur réduction et leur élimination à l’échelle mondiale est devenue une priorité reconnue par le Programme environnemental des Nations Unies. Quant à nous tous, à part subir, il n'y a plus grand chose à faire... Une fois de plus, les multinationales nous ont eu ! Juste pour le pognon, et en se foutant de ce qu'elles laissaient derrière elles... Triste monde et pauvre planète...

  • Incinérateur et cancers...

    Selon une étude nationale financée dans le cadre du Plan Cancer, il existe bien un lien significatif entre le niveau d’exposition aux incinérateurs dans les années 70-80 et l’augmentation de la fréquence de certains cancers au cours des années 90-99. Même si la tentation est grande de transposer ce lien à la situation actuelle, l’INVS se veut prudent et précise que cette étude porte sur une situation passée, ces résultats ne peuvent pas être transposés aux situations actuellement générées par les incinérateurs, moins polluants et mieux contrôlés qu’auparavant. Il est vrai que les normes d’émissions ont été réduites notamment depuis le 28 décembre 2005 ( c'était hier...), mais le Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIDD) rappelle que seuls 20 composés pour les rejets atmosphériques ont été retenus dans les normes, notamment 12 métaux lourds comme le mercure ou le plomb, mais la liste des polluants non assujettis à des normes est encore plus longue. Beaucoup de composés organiques sont produits par l’incinération et ne sont pas mesurés alors qu'ils sont également persistants, toxiques et bioaccumulables, comme les dioxines (Et ça, c'est aujourd'hui...). L’étude a confirmé que la contamination en dioxine se fait principalement par ingestion d’aliments imprégnés de polluants et notamment les aliments riches en graisse puisque les dioxines sont lipophiles : produits laitiers, œufs et les lipides animaux. À l’heure où l'OMS qualifie l'augmentation du nombre de cancers de véritable épidémie, il paraît aberrant que l’incinération soit aujourd’hui un système de traitement encore largement utilisé, développé et soutenu en France, et ailleurs, sachant que ce procédé produit des milliers de polluants différents et empêche le développement de filières alternatives de traitement des déchets ! Ces études confortent une action engagée dans le domaine de la gestion des déchets et basée sur la réduction des volumes de déchets à la source, l’augmentation de la quantité de déchets valorisés par réemploi, recyclage, compostage ou méthanisation et le respect des nouvelles normes environnementales en vigueur, plus strictes. Bref, si vous achetez une maison, repérez d'abord les incinérateurs avoisinants (Drogenbos), et vérifiez d'où viennent les vents dominants : c'est la zone où l'on vit moins longtemps... Mais, plus sérieusement, évitons d'acheter des produits sur-emballés, trions nos déchets et pensons recyclage : ce sera déjà ça en moins à incinérer...

  • Fruits, légumes et pesticides...

    Plus de 50% des fruits, légumes et céréales consommés en France contiennent des résidus de pesticides. 7% des échantillons dépassant même les Limites Maximales en Résidus (limites officielles à ne pas dépasser). Découvrez quels sont les résidus qui contaminent nos aliments : Les salades font parties des aliments les plus contaminés par les résidus de pesticides : Chlorothalonil (Cancérigène possible), Iprodione, Vinclozoline et Procymidone (Suspectés tous les 3 d’être cancérigènes et perturbateurs endocriniens), Deltamethrine (Perturbateur endocrinien) et Propyzamide (Cancérigène probable et suspecté d’être reprotoxique). Les fruits sont très traités aux pesticides: ainsi les fraises souvent poussées sous serres sont traitées avec de nombreux fongicides (pour tuer les champignons). Les analyses montrent que les 2/3 des fraises contiennent des résidus de pesticides et 15% dépassent les LMR ! Voici quelques unes des molécules les plus fréquemment détectées dans les fraises et leurs effets sur la santé: Cyproconazole (Cancérigène probable et toxique de la reproduction), Procymidone (Cancérigène probable et perturbateur endocrinien), Hexythiazox (Cancérigène possible) et Carbendazime(Suspecté d’être mutagène et perturbateur endocrinien). Et maintenant les tomates...Les tomates importées d’Espagne, consommées et analysées en Suisse, contiennent des résidus dans 81% des cas dont 7% dépassent les Limites Maximales en Résidus (LMR)! On y trouve du Carbendazim, du Chlorothalonil, de l' Iprodione, du Procymidone et du Pyrimethanil ! L'endosulfan a été retrouvé dans 31,7% des poivrons testés ! Et le methamidofos dans 20,7% des cas, les Limites Maximales en Résidus (LMR) étant excédés dans 18,7% de ces échantillons...! Même les fines herbes (basilic, persil, estragon) sont fortement traitées et contiennent des résidus de pesticides ! Plus de 23% de ces aliments végétaux contiennent parfois plusieurs résidus de pesticides, jusqu’à 8 différents! Il y a également des résidus de pesticides dans l’eau que vous buvez, dans certains jus de fruits et dans les vins. On trouve même des résidus de pesticides dans les poissons (saumon, thon..), dans les fruits de mer (moules, huîtres…) et même parfois dans la viande de bœuf ou le lait ! Ce sont ainsi des dizaines de pesticides différents que vous ingérez chaque jour par votre alimentation et qui viennent contaminer votre corps. Bref, vous croyez manger sainement et vous vous empoisonnez à petit feu... La seule solution : passer au bio ! Non seulement, les fruits et légumes bio ne contiennent AUCUN résidu de pesticide, mais en plus, quelle différence de goût ! Alors, on s'y met ?

  • Dégustation du lundi (14)

    Les lundis se suivent et ne se ressemblent pas... On débuta la dégustation par un vin acheté plus pour le design de la bouteille que le contenant, mais en pensant qu'il pourrait ressembler à notre petite production locale : vin suisse Dôle 2005 (bouteille rouge, ornée d'une croix blanche en son milieu, magnifique). Contenant : ressemble un peu au Clos, mais bouchonné, donc nettement moins bien ! Suivi un Château Malartic-Lagravière 1982 Grand cru Classé en Graves, au nez typique de cigare. Première bouche un peu courte, mais vite rattrapée par une très belle finale, longue et fruitée. Suivirent en duel un Château La Conseillante 1989 en Pomerol (97% Parker) et un Grands Echezeaux 1989 (bouteille n° 5.043 sur 11.417 bouteilles produites) de la Société Civile de la Romanée Conti. Mêmes robes, mêmes évolutions, mêmes dépôts. Au nez, rive droite pour le premier et italien pour le second ! A la bouche, préférence pour le premier, puissant, rond et subtil, par rapport au second jugé trop métallique, bien que les deux s'avérèrent délicieux à boire, tout en étant un peu décevants, à la vue des étiquettes... Et on termina, comme prévu, par un Loire biodynamique : un Anjou 2004 d'Olivier Cousin, à la robe noire, trop extraite, vert au nez et fort astringeant en bouche, mais avec une fraîcheur étonnante. A revoir dans plusieurs années, au cas où... Lundi prochain, nous ne serons que trois, mais nous fêterons Noël ! Mieux vaut s'y prendre à l'avance... La suite lundi prochain !

  • H5N1 : c'est pas fini...

    Suite à l'accroissement important en 2006 des cas de grippe aviaire chez les oiseaux en Afrique et en Asie, mais aussi de l´accélération du nombre de cas humains, y compris en Russie du Sud, la Finlande se prépare sérieusement à une possible arrivée du virus dans le pays au printemps prochain, et met la dernière main à son dispositif de préparation. En Belgique, on attend de voir, et on s'organisera après, comme d'habitude...Liste des pays ayant déclaré des cas de grippes aviaires (oiseaux migrateurs ou élevage de volailles) : Afghanistan, Albania, Austria, Azerbaijan, Bosnia and Herzegovina, Bulgaria, Burkina Faso, Cambodia, Cameroon, China, Côte d'Ivoire, Croatia, Czech Republic, Denmark, Djibouti, Egypt, France, Georgia, Germany, Greece, Hong Kong, Hungary, Kazakhstan, India, Indonesia, Iraq, Iran, Israel, Italy, Japan, Jordan, Laos, Malaysia, Mongolia, Myanmar, Niger, Nigeria, Palestine, Pakistan, Poland, Republic of Korea, Romania, Russia, Serbia and Montenegro, Slovakia, Slovenia, Spain, Sudan, Sweden, Switzerland, Thailand, Turkey, Ukraine, United Kingdom, Vietnam (Total: 55).La lutte contre le H5N1 se révèle difficile, tant le virus mute. Il y a un mois, le journal scientifique PNAS annonçait qu'une souche résistante au vaccin envahissait la Chine. Si cette souche se généralise, la composition du vaccin humain en cours devra être modifiée.L'OMS conseille d'ailleurs la production d'un vaccin humain basé sur cette nouvelle souche, et craint, d'autre part, qu'une pandémie globale ne se déclare en Indonésie, où la moitié des cas d'infections humains par le H5N1 a été reportée. Bref, on n'a pas fini de rigoler ... Et j'ose à peine imaginer la pagaille dans notre beau Royaume, à l'annonce du premier cas humain de grippe aviaire... Le gouvernement compte sur les médecins généralistes ! Cela promet !

  • Polonium : élément radioactif rare ou isotope commun ?

    LONDRES (AP) -- Le polonium, élément radioactif rare qui a causé la mort par empoisonnement de l'ex-espion russe Alexandre Litvinenko, est mortel même en très petites quantités: moins d'un gramme suffit à tuer. Il n'est cependant mortel qu'en cas d'ingestion. Une fois ingéré, cet élément que l'on trouve à l'état naturel dans la croûte terrestre mais qui est également produit dans les réacteurs nucléaires, émet un type de radioactivité qui est le plus nocif connu, capable d'altérer l'ADN humain. Manipuler du polonium exige donc d'énormes précautions. "Le poison a probablement été fabriqué dans un établissement extrêmement spécialisé", note le docteur Derek Hill, expert en radiologie au King's College de Londres. "Cà n'est pas le genre de choses que vous pouvez fabriquer dans votre garage". Cà, c'est ce que l'on pouvait lire hier. Aujourd'hui, selon l'afp, le professeur de physique Peter D. Zimmerman, du même King's College de Londres, affirme lui, "que le polonium-210 est un isotope industriel assez commun" ! Faudrait peut-être qu'ils se mettent d'accord, ces deux-là ! Et il ajoute que cette substance sert notamment à ioniser l'air pour dissiper l'électricité statique des vêtements. Les brosses antistatique peuvent contenir jusqu'à 10% d'une dose létale de polonium-210 ! Voilà encore quelque chose qui n'est assurément pas noté sur l'étiquette des brosses antistatiques... On nous cache des choses, plein de choses ! A tout choisir, je préfère encore quelques décharges d'électricité statique...

  • Etés plus longs, hivers plus courts...

    L'augmentation du nombre annuel de journées estivales est de l'ordre de 4 jours tous les 10 ans à Paris et de plus de 5 jours tous les 10 ans à Toulouse. L'année 2003 correspond au record du nombre de journées estivales sur la période 1951-2003 : 115 journées estivales à Toulouse et 78 à Paris ! De même que le nombre annuel de jours de gel diminue, la période de l'année sujette aux gelées diminue elle aussi. Le nombre de jours entre la première et la dernière gelée présente de fortes variations d'une année sur l'autre mais, en moyenne sur 1951-2003, cette période diminue de près de 11 jours/décennie à Toulouse et d'environ 9 jours/décennie à Nancy ! Enfin, au niveau des vignobles,l'évolution des dates de pleine floraison et de vendanges est également une illustration régionale de changements manifestes du climat. Depuis 1987, ces deux stades gagnent en précocité. C'est ainsi qu'aujourd'hui, en Champagne, les vendanges ont lieu deux semaines plus tôt qu'il y a vingt ans ! En Alsace, les dates des principaux stades de développement de la vigne n'ont pas évolué de manière significative jusqu'au début des années 80. Depuis cette période, les dates de débourrement et de floraison ont avancé d'environ 15 jours, celles de véraison d'environ 23 jours ! En Côtes du Rhône méridionales, on remarquera qu'en l'espace de 50 ans, en Tavel ou en Châteauneuf du Pape, les vendanges ont avancé de trois semaines et que ce phénomène s'intensifie depuis le début des années 1990 ! Dans 30 ans, on vendangera fin juin... A moins qu'on se décide tous à enfin bouger, changer notre façon de vivre, respecter l'environnement et poser des actes réfléchis qui vont dans le bon sens ! Terriens, il est temps d'agir !

  • Chauffage solaire par convection...

    Les techniques d'énergie renouvelable évoluent rapidement : chaque jour voit naître des produits plus performants et moins chers, ou de nouvelles inventions. Un panneau de chauffage solaire par convection forcée Cansolair MAXsolaire RA 240 (voir lien) procure une température ambiante confortable pour un logement de +- 100 m2 selon le nombre d'heures d'ensoleillement. L'appareil est approuvé par l'ACNOR. Primé pour son design et son efficacité, il ne requiert aucun entretien et ne consomme que 31 watts pour faire tourner le ventilateur thermostatique. L'appareil filtre l'air tout en favorisant sa circulation dans l'espace à chauffer : 2,55m3 par minute d'air frais au niveau du plancher est aspiré par un ventilateur puissant, puis passe par un filtre et est propulsé au travers d'un premier clapet régulateur. Ensuite l'air poursuit sa course en passant par le noyau collecteur, avant d'être pulsé au niveau du plafond pour chauffer l'habitation. Plusieurs unités peuvent être utilisées, si besoin est. Chaque unité est entièrement automatique, contrôlée par thermostat et maintient la température ambiante moyenne. Le MAXsolaire RA240 a un taux de réponse rapide de 8 minutes, entre l’apparition du soleil et l’allumage du ventilateur. Ces nouveaux panneaux solaires diminuent significativement le coût du chauffage conventionnel et réduisent par conséquent les rejets de CO2. Ils sont conçus pour être complètement indépendants et sont complémentaires à votre système de chauffage existant. Longtemps considéré comme beaucoup trop cher à l'achat, le chauffage solaire Cansolair est maintenant une solution plus qu'abordable. Voilà encore un moyen efficace de faire des économies d'énergie fossile et polluante, et d'aller dans le bon sens... On y va ?