• Kyoto : on n'y est pas encore...

    Un rapport récent de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) et de son centre thématique européen «Air et changements climatiques» (CTE/ACC) montre que l'UE des 15 ne réduira ses émissions d'ici 2010 que de 0,6% si elle s'en tient aux seules mesures déjà mises en œuvre. Rappelons que l’objectif de Kyoto vise à réduire de 8 %, d’ici à 2012, les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990 ! La seule option possible pour atteindre l’objectif de l’UE-15 reste donc de mettre en œuvre toutes les mesures gouvernementales existantes et prévues, et de recourir aux mécanismes de Kyoto et aux puits de carbone. Le rapport estime en effet qu'en tenant compte des mesures et politiques nationales qui sont prévues mais pas encore mises en œuvre, l’UE-15 pourrait réduire les émissions de 4% supplémentaires. Mais à condition qu'elles soient mises en œuvre à temps, juge la commission. En outre, dix des quinze États membres prévoient d'obtenir des crédits de réduction des émissions venant de projets de pays tiers, mis en œuvre dans le cadre des mécanismes de Kyoto fondés sur le marché. Ce recours prévu aux mécanismes de Kyoto pourrait contribuer lui aussi à réduire les émissions de 2,6 % de plus. Ainsi, si ces prévisions se réalisent pleinement, les émissions pourront être réduites, d'ici 2010, de 7,2% par rapport à celles de l'année de référence. L’utilisation de puits de carbone, comme la plantation de forêts destinées à absorber du CO2, pourrait également réduire encore les émissions de 0,8% complémentaires. La réduction totale pourrait donc atteindre 8% tout juste, c'est-à-dire l'objectif de Kyoto. Par ailleurs, alors que dans l’UE-15, entre 1990 et 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué dans la majorité des secteurs, les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports restent en augmentation. Elles ont augmenté de près de 26 % et cette augmentation devrait atteindre 35 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2010, si les pays se contentent des politiques existantes. Ces projections montrent qu'il n'y a de place ni pour l'autosatisfaction, ni pour l'erreur. Il est indispensable que tous les États membres fournissent leur part d'efforts afin de garantir l'aboutissement de l’engagement collectif. Les retardataires doivent intensifier sans délai leur effort afin d'atteindre leurs objectifs, le cas échéant en adoptant de nouvelles mesures nationales de réduction des émissions. Le commissaire à l'environnement, a prévenu le 23 octobre dernier les ministres du Conseil Environnement que les pays européens qui prévoyaient de dépasser largement leurs émissions de dioxyde de carbone verront leurs plans nationaux d'allocation rejetés pour la prochaine période. Bref, de sérieuses menaces pour ceux qui prendraient leurs engagements signés à Kyoto à la légère...

  • Un pavé dans la marre...

    Je vais lancer un petit pavé dans la marre : il paraîtrait que le Carrefour d'Auderghem (ancien GB à côté du Brico) est bourré d'amiante. Toute la structure du plafond en est couverte. Et comme dans ce genre de magasin on bricole à longueur d'année (montage de stands, modification de l'éclairage, suspension de pancartes ou de caméras, modification de l'air conditionné, etc.) on touche nécessairement à ce revêtement dangereux et des particules se dispersent dans l'air que les clients respirent... Ceci explique certainement le fait qu'ils aient construit un parking sur le toit sans s'appuyer sur les structures intérieures existantes, comme ils auraient pu le faire, mais en créant une nouvelle structure extérieure, autour du bâtiment existant, sans y toucher ! Ce n'est certes pas le seul bâtiment contenant encore de l'amiante à Bruxelles, mais je m'inquiète surtout du non-respect des procédures en cas de travaux intérieurs : les entreprises appelées à y travailler ne sont pas mises au courant de la situation, et pour peu que les ouvriers ignorent ce que c'est, on va au drame (non seulement pour eux, mais pour l'ensemble des personnes fréquentant le bâtiment) ! Je peux comprendre que désamianter ce bâtiment prendrait énomément de temps et provoquerait une perte énorme de chiffre d'affaire pour Carrefour, mais est-ce que la santé du personnel et de la clientèle ne devrait pas primer ? Et si les travaux ne sont pas envisagés, alors il faut au moins respecter les procédures légales et présenter l'inventaire des matériaux contenant de l'amiante à toute entreprise appelée sur les lieux afin qu'un maximum de précautions soient prises ! Ce qui n'est assurément pas le cas...

  • Si j'étais Premier ministre...

    Je taxerais la pomme Pink Lady (Nouvelle-Zélande) vendue dans votre Delhaize parce qu'elle a été traitée aux pesticides, je la retaxerais parce qu'elle a fait 20.000 Km pour arriver ici, et je la retaxerais encore une fois parce qu'elle est vendue sous emballage plastique (ayant entraîné l'usage de retardateurs de flammes bromés). Et avec l'argent ainsi récolté, je distribuerais des primes aux producteurs de pommes bio belges et français, afin de diminuer leur coût de production et de la rendre moins chère. Et je ferais la même chose avec tout : du frigo G au frigo A++, du gros 4x4 à la mode, énergivore au nouveau véhicule composé d'éléments recyclables et fonctionnant au bio carburant. Tu as envie de manger des Pink Lady, d'avoir un gros frigo américain et de rouler dans un immense 4x4 ? Pas de problème : mais tu payes et tu assumes ! Et pour tous les autres, on mange mieux et moins cher, et on consomme en étant respectueux de l'environnement. Facile, non ? Et pourtant je n'ai lu cela dans aucun programme politique... Je vais devoir me lancer dans une nouvelle carrière : je vais devenir Premier ministre...

  • Petits conseils qui vont dans le bon sens...

    La consommation électrique des ménages ne fait qu’augmenter. En cause, la multiplication des équipements mais aussi les appareils laissés en mode « veille » qui au final consomment 24H/24. Heureusement il est tout à fait possible de réaliser des économies : en choisissant des appareils peu énergivores et en les utilisant de façon rationnelle. Les appareils électroménagers portent une étiquette énergétique qui les classe de la lettre A (pour appareils économes) à la lettre G (pour appareils dévoreurs d’énergie). À vous de faire le bon choix ! Certains appareils de classe A+ et A++ bénéficient de primes en Région bruxelloise. Ne laissez pas vos appareils en position de veille. Leur consommation bien que faible s’additionne et peut coûter jusqu’à 75 €/an. Branchez vos appareils sur des multiprises et éteignez-les chaque soir, d’un seul geste ! Le frigo et le congélateur, ensemble, constituent près de 25% de votre facture d’électricité. Évitez de placer votre frigo / congélateur près d’une source de chaleur. Attendez qu’un plat refroidisse avant de le mettre au frigo/congélateur. Dégivrez régulièrement votre congélateur (2 petits mm de givre augmentent sa consommation de 10% !). Allégez votre frigo pour permettre une bonne circulation de l’air froid et donc une meilleure conservation des aliments. Mais remplissez toujours votre congélateur au maximum. Attendez que le lave-vaisselle soit plein avant de le lancer et optez pour le programme économique à basse température. N’oubliez pas de nettoyer le filtre régulièrement pour une plus longue durée de vie et une consommation plus faible ! Pour le lave-linge, utilisez les programmes à basse température (30 et 40°c). Bannissez le prélavage, remplissez bien votre machine, optez pour le programme Éco et veillez à la propreté de votre filtre. Dès que possible, faites sécher votre linge sur votre balcon ou dans une pièce ventilée. Le séchoir est en effet très gourmand : il consomme 2 à 3 fois plus d’énergie que votre lave-linge. Si le séchoir vous est indispensable, essorez votre linge à 1200 tours/minute. Cuisinez de préférence au gaz, vous consommerez deux fois moins q’avec une cuisinière électrique. Placez des couvercles sur toutes vos casseroles (= - 50% d’énergie !). Et soyez gagnant sur toute la ligne en n’utilisant que la quantité d’eau strictement nécessaire. Bref, une série d'habitudes à prendre pour chacun d'entre nous. Et nous irons dans le bon sens...

  • On avale quoi...?

    Les pesticides organochlorés sont utilisés en agriculture, les PCB dans l’équipement électrique, les retardateurs de flamme bromés dans les plastiques, les textiles et les équipements électroniques, les substances chimiques perfluorées dans la fabrication de surfaces anti-adhésives et emballages de restauration rapide, les phtalates pour assouplir le plastique, les organoétains dans les revêtements anti-fouling, les alkyphénols dans les détergents et enfin les muscs artificiels comme parfums de synthèse dans les produits d’entretien et les cosmétiques. Se nourrir, se loger, se soigner, s’habiller : nos préoccupations quotidiennes essentielles ! Pourtant, nos besoins les plus élémentaires et nos actes les plus anodins se révèlent parfois dangereux pour notre santé et celle de la nature. En effet, les produits fabriqués pour satisfaire ces besoins sont à l’origine d’une pollution qui ne se dégradera pas ou peu, et sont souvent toxique. Or, la pollution affecte le vivant, et, au même titre que nombre d’animaux, nous accumulons et transmettons les polluants que nous recevons de notre environnement et notre chaîne alimentaire. L’homme est donc contaminé par ses propres pollutions. En travaillant à la santé de la biodiversité, nous travaillons aussi à la nôtre. Reconnaître les additifs nocifs contenus dans nos gels douche, parfums et autres produits de beauté ; éviter d’ingurgiter trop de pesticides avec les céréales, fruits et légumes; boycotter certains produits en connaissance de cause est essentiel pour préserver notre santé comme la planète ! Terriens, il est temps d'agir...

  • On est ce qu'on mange...

    Des produits chimiques tels que les pesticides, les PCBs et les retardateurs de flamme bromés ont été retrouvés dans les aliments consommés partout en Europe – aussi bien dans les produits laitiers que dans le poisson ou la viande – selon un rapport publié par le WWF. Ce nouveau rapport, intitulé « Chaîne de Contamination : le Maillon Alimentaire » montre que les aliments constituent un élément crucial dans la chaîne de contamination qui commence par la fabrication des produits chimiques et se termine avec leur apparition indésirable dans notre sang, accompagnée du risque potentiel de développer des maladies graves. « Les hommes se trouvant en haut de la chaîne alimentaire, il est normal qu’ils soient tout particulièrement exposés aux produits chimiques présents dans la nourriture », explique le professeur Jan Åke Gustafsson, coordinateur de CASCADE, un réseau européen qui s’intéresse aux perturbateurs endocriniens contenus dans les aliments et qui soutient le rapport du WWF. « Dans la mesure où certaines de ces substances chimiques sont comparables aux hormones, elles entraînent des perturbations de notre système endocrinien et peuvent être un facteur de risque de maladies comme l’obésité, différentes formes de cancer et de diabète, ainsi qu’une baisse de fertilité. »Les analyses concernent huit groupes de substances chimiques fabriqués par l’homme : pesticides organochlorés, PCBs, retardateurs de flamme bromés, substances chimiques perfluorées, phtalates, organoétains, alkyphénols et muscs artificiels.Les tests ont mis en évidence la présence de matières synthétiques à risque potentiel dans tous les échantillons, qui s’étendent des phtalates dans l’huile d’olive, le fromage et les viandes, aux pesticides organochlorés interdits dans le poisson et la viande, des muscs artificiels et organoétains dans le poisson aux retardateurs de flamme dans les viandes et les fromages. L’organisation mondiale se déclare sérieusement préoccupée par les effets potentiels et à long-terme de faibles expositions répétées à des produits chimiques par le biais du régime alimentaire, en particulier sur les fœtus, les enfants en bas-âge et les jeunes enfants : « Il est choquant de s’apercevoir qu’un régime sain entraîne l’ingestion de tant de substances contaminantes », indique Sandra Jen, Directrice de la campagne DetoX du WWF. « Rompre cette chaîne globale de contamination requiert un engagement ferme de la part des politiques européens en faveur de la santé et de l’environnement. »Les aliments constituent pour l’homme une des principales sources d’exposition aux polluants, en particulier ceux dits persistants et accumulateurs (dans l’environnement) tels que le DDT, les PCB et les retardateurs de flamme bromés. Le WWF enjoint vivement l’UE à adopter une version de REACH beaucoup plus ferme. Les législateurs en charge de cette directive doivent s’assurer qu’elle contraigne les producteurs de substances chimiques à fournir suffisamment de données sur leurs produits de façon à pouvoir en identifier les risques, surtout pour ceux qui présentent les plus forts taux de toxicité. De plus, les substances les plus inquiétantes, telles que les perturbateurs hormonaux, doivent pouvoir être remplacées par des alternatives plus fiables dès lors qu’elles sont disponibles. Quand je vous disais qu'il fallait faire gaffe...

  • Le malaise du Chêne-liège...

    Les chênes-lièges et chênes verts souffrent d'une mortalité alarmante aux causes inconnues, a indiqué mercredi Luis Silva, responsable du Fonds mondial pour la nature (WWF), à l'ouverture d'un séminaire international sur ce thème, à Evora, dans le sud du Portugal. Le mal, dont on ignore l'origine, provoque la perte du feuillage persistant des arbres et leur dessèchement, et décime les chênaies dans tous les pays méditerranéens, a-t-il affirmé. Le séminaire, organisé par le WWF, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Association internationale des forêts méditerranéennes (AIFM) et la Direction générale des ressources forestières du Portugal, réunit des experts du Portugal, d'Espagne, d'Italie, de France, d'Algérie, de Tunisie et des Etats-Unis. Ces organisations entendent mettre en place "de façon urgente" des programmes de recherche et de partage des connaissances pour chercher un remède au mal et revitaliser les forêts de chênes-lièges et chênes verts qui sont en train de dépérir.Il existe "deux écoles de pensée" sur ce mal, l'une qui penche vers la thèse d'une maladie due à un champignon ou à un élément pathogène, l'autre qui met en cause la gestion et les pratiques de culture de ces arbres, a-t-il expliqué, appelant à une "mobilisation de la communauté scientifique". Il est amusant de remarquer que personne n'aborde le problème de la pollution ou de l'effet de serre...Les chênes-lièges occupent 2,7 millions d'hectares en France, Espagne, Algérie, Maroc, Italie, Tunisie et Portugal, dont 730.000 hectares pour ce dernier pays, selon le WWF. Outre la disparition de ces arbres, ce qui m'inquiète le plus, c'est que des Chêne-lièges sont produits les bouchons de nos bouteilles de vins... Déjà que la qualité et la longueur de ces bouchons se dégrade d'année en année, vous n'allez pas me dire qu'on va devoir passer au bouchon en silicone ou à la capsule !

  • Dégustation sauvage...

    J'avais besoin de décompresser et j'ai donc répondu présent à une dégustation sauvage (= improvisée) lancée par SMS. Bonne initiative, puisqu'il m'a été donné de déguster les 4 fleurons des vins Bourguignons, à savoir : Domaine des Perdrix en Echezeaux Grand Cru 97 de B et C Devillard, suivi d'un Corton-Renardes 97 Grand Cru en Vosne-Romanée de Leroy, suivi d'un La Tâche 98 du Domaine de la Romanée Conti, suivi d'un Echezeaux 99 Grand Cru "Les rouges d'en bas" du Domaine Méo-Camuzet... Bref, de très grands flacons, appréciés à leurs justes valeurs, bien que fort déçus par le La Tâche, qui, à ce prix, aurait mieux fait de ne pas produire de vin dans ce millésime... Et, cerise sur le gâteau, pour terminer en beauté, un Château Haut-Brion 89 en Pessac Léognan (côté 100/100 par Parker). Bref un samedi après-midi euphorisant, dont j'avais bien besoin, fait pour oublier les tracas et le stress de la semaine... Ce n'est pas à faire tous les samedis, mais cela fait du bien quand même !

  • Le Salon du Goût...

    La sixième édition du Salon du Goût se tient à Turin, en Italie, du 26 au 30 octobre 2006. Cette manifestation vedette de l’association Slow Food, organisée en partenariat avec la région Piémont, accueille des milliers de visiteurs, ainsi que la presse internationale, en proposant la formule habituelle : un immense marché de produits sélectionnés, des séances de dégustation commentées, les Ateliers du Goût, une œnothèque internationale avec des centaines de références à déguster au verre, ou encore des conférences, rencontres et animations pour les enfants. Si le Salon du Goût anime les halls du parc des expositions du Lingotto, le bâtiment contigu de l’Oval, construit à l’occasion des récents Jeux Olympiques d’hiver, héberge Terra Madre. Cette étonnante rencontre organisée par Slow Food avec de nombreux partenaires est un rassemblement de communautés nourricières, promouvant la qualité de petites productions alimentaires en danger de disparition. Leurs traditions, leur savoir-faire constituent leur richesse, et Slow Food a décidé d’en soutenir la constitution d’un réseau. En 2004, lors de la première édition, 1200 communautés se sont retrouvées à Turin. En 2006 elles sont 1600 et elles sont accompagnées par 1000 cuisiniers et par 200 universitaires du monde entier. Ces univers différents sont les protagonistes de cinq journées intenses pendant lesquelles les rencontres plénières alternent avec des ateliers. Cet événement coïncide aussi avec la sortie du nouveau numéro de COLORS – en kiosque au mois de novembre – qui, grâce au réseau constitué par les membres de Slow Food, a sillonné la planète, du Tibet à l’Alaska en passant par l’Australie, à la rencontre de tous ceux qui se battent pour la sauvegarde de choix alimentaires traditionnels, à contre-courant de l’uniformisation qui monopolise désormais les marchés. Je ne peux que saluer tant de bonnes initiatives et soutiens Slowfood plus que jamais... Pourquoi je ne suis pas à Turin ?

  • Il n'y a plus de saisons...

    Ce jeudi à Uccle, le thermomètre a grimpé jusqu'à 22°C ! On ne peut pas encore dire si la température moyenne du mois d'octobre constituera un record, mais il semble bien qu'octobre 2006 sera le troisième mois d'octobre le plus chaud de tous ceux enregistrés jusqu'ici. Le dernier record s'élevait à 21,8°C et datait de 1913... L'année 2006 a déjà donné quelques records climatologiques, avec notamment le mois de juillet au niveau de la température moyenne (23), de la température maximum moyenne (28,6) et de la température minimum moyenne (17,3). L'humidité relative de 64 pc constituait aussi un record. Le mois de septembre, avec sa température moyenne de 18,4°C et sa température maximum moyenne de 23,4°C, constitue également un record, tandis qu'août 2006 a été le mois d'août le plus sombre depuis que sont mesurées de telles données, avec une durée d'ensoleillement de 94h30. Le problème est que ce genre de record de hautes températures n'arrête pas de se produire de plus en plus fréquemment depuis 1990, après 300 ans de climat stable. Cela prouve que tout se dérègle et qu'il est grand temps d'inverser la tendance ! Commençons par respecter nos engagements pris à Kyoto : ce sera déjà un bon début...

  • Bravo la Belgique...

    Sept Etats membres de l'UE prévoient de ne pas atteindre leurs engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012 qui permettraient à l'UE de respecter son objectif fixé dans le protocole de Kyoto, a indiqué vendredi la Commission européenne. L'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Irlande, l'Italie, le Portugal et l'Espagne ne respecteront pas l'objectif qui leur a été assigné, selon le dernier rapport de l'Agence européenne de l'environnement, publié par la Commission.Le ministre fédéral de l'Environnement, Bruno Tobback (sp.a) a démenti vendredi le rapport de l'Agence européenne : les dernières données publiées en septembre 2006 sur l'effort de la Belgique envers Kyoto démontrent que le pays atteindra bel et bien son objectif, notamment en recourant aux mécanismes flexibles qui permettent de gagner des "droits de polluer" en soutenant des projets propres à l'étranger."La Belgique fait des efforts de réduction", a assuré vendredi le ministre. "La preuve en est la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre que nous enregistrons malgré la croissance économique: depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre n'ont ainsi progressé que de 0,7%. C'est insuffisant, mais c'est déjà une première étape", se défend M. Tobback. Dans un communiqué diffusé vendredi, Inter-Environnement Wallonie, qui regroupe 140 associations vertes du sud du pays, attaque avec virulence le gouvernement fédéral et les entités fédérées auxquels il demande de "cesser de fuir leurs responsabilités et de mettre en oeuvre sans plus attendre les politiques radicales que la situation exige". Pour Ecolo, la situation mise en lumière par l'AEE montre que "les autorités belges se moquent de Kyoto, du climat et de la planète". Dans un communiqué, les Verts dénoncent la faiblesse des mesures prises en Belgique, à la fois par le gouvernement fédéral et la Région wallonne. Des mesures existent pourtant, soulignent les secrétaires fédéraux Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant, qui préconisent notamment de cibler le secteur du bâtiment "dans lequel le potentiel rentable de réduction d'émissions est de 35 à 50% ". Pour Ecolo, "les choses sont maintenant clairement établies: sans les écologistes, la Belgique ne participera pas au sauvetage climatique". Ce n'est pas comme cela que les choses vont s'arranger...

  • Rapport Planète Vivante 2006 WWF

    En 2050, l'humanité consommera deux fois ce que la planète peut produire en ressources naturelles : c'est ce qui ressort du rapport Planète Vivante 2006 du Fonds mondial pour la nature, WWF, présenté mardi dernier et qui décrit l'état de la biodiversité au niveau global et la pression sur la biosphère due à la consommation humaine de ressources naturelles. Ce rapport est construit autour de deux indicateurs : l'Empreinte Ecologique, qui mesure l'étendue de la demande humaine sur ces écosystèmes et l'Indice Planète Vivante, qui reflète la santé des écosystèmes de la planète. L'empreinte Ecologique se calcule en évaluant la surface productive nécessaire pour répondre à la consommation de ressources et pour absorber ses déchets.L'humanité consomme trop et hypothèque les ressources naturelles des générations futures. Elle a commencé à dépasser la biocapacité globale dans les années 80. Ce dépassement a depuis augmenté chaque année, avec une demande excédant l'offre d'environ 25 % en 2003 et a atteint 14,1 milliards d'hectares globaux. Rapporté à un individu, cela correspond à 2,2 hectares globaux ! L'empreinte écologique de la France compte parmi les douze plus mauvaises sur les 147 pays référencés. Alors qu'un habitant de la planète devrait utiliser au maximum 1,8 hectare « global » (évaluation moyenne par habitant de la superficie disponible biologiquement productive) compte tenu des capacités de régénération des ressources naturelles, un Français en utilise 5,6 ha. Nous sommes donc débiteurs par rapport à tous ceux qui exploitent moins de 1,8 ha comme c'est le cas d'un Indien, d'un Vietnamien, d'un Péruvien ou d'un Soudanais, souligne le WWF. C'est notre consommation énergétique (énergie fossile et nucléaire) qui pèse le plus lourdement dans notre empreinte (+de 50%). Le palmarès des mauvais élèves de l'empreinte écologique revient aux Emirats arabes unis (11,9ha), aux Etats-Unis (9,6ha) et à la Finlande (7,6 ha). L'autre indice de ce rapport, l'Indice Planète Vivante, mesure l'évolution de la diversité biologique de la Terre. Il utilise les tendances des populations de 1313 espèces de vertébrés - poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères - provenant de tous les coins du monde. Résultat : entre 1970 et 2003, l'indice a diminué de 30%. Cette tendance globale indique que nous dégradons les écosystèmes naturels à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine. Ce déclin est également présent pour les indices terrestres, marins et d'eau douce pris individuellement.Le message de ces deux indices est clair et urgent : nous avons excédé la capacité de la Terre à soutenir nos styles de vie pendant les 20 dernières années et nous devons arrêter. Nous devons équilibrer notre consommation et la capacité de la nature à se régénérer et à absorber nos déchets sous peine de dommages irréversibles. Terriens, il est GRAND TEMPS d'agir...

  • La carte à points arrive...

    D’ici une dizaine d’années, tous les résidents britanniques pourraient se voir doter d’une carte de « crédit personnel de carbone », l’équivalent d’un « permis à points » de droits d’émission de gaz à effet de serre. Rendue publique et examinée depuis quelques mois par l’administration Blair, la radicalité de la proposition fait débat. Formulée pour la première fois en 1996, le principe des « domestic tradable quotas » - quotas domestiques négociables (DTQs) - consiste à attribuer à chaque habitant du Royaume-Uni une quantité identique de droit d’émission de gaz à effet de serre ou d’équivalent carbone. Ce plafond individuel, matérialisé par une carte de paiement, valable un an et fractionnée en unités carbone (chacune égale à 1 kg de gaz carbonique), est ensuite dépensé au quotidien. En fonction des achats et consommations d’énergies contribuant à l’effet de serre : plein de carburant, facture d’électricité ou de gaz, billets d’avion, etc… on retire de la carte un certain nombre de points.Si besoin, pour acheter de nouveaux points ou vendre leurs surplus, les petits porteurs de carbone ont accès à une place boursière. Ce marché des droits d’émission serait similaire à ceux existants pour les industries (déjà en activité à Londres et en Europe) où les titres et unités individuelles se négocieraient au cours du jour, d’après les lois de l’offre et de la demande. Les défenseurs de la protection de vie privée soulignent le risque de dérive liberticide d’un tel système, capable de pister les comportements économiques de l’intégralité de la population, résidents temporaires inclus.De 2003 à 2004, les émissions de gaz à effet de serre ont encore augmenté de 1,5 % en Grande-Bretagne. Un niveau jamais atteint, mais peut-être assez élevé pour rendre un plan DTQs acceptable par les citoyens britanniques... C'est peut-être le bon moyen pour forcer les gens à faire attention, ne plus gaspiller, et réfléchir avant d'acheter des produits dont la production ou l'emballage induisent une forte émission de gaz à effet de serre...

  • Les dauphins arrivent...

    Ces 18 dernières années, la température maritime s'est lentement réchauffée. Il s'agit de la plus longue période de réchauffement constatée depuis que les données sont relevées, soit depuis 130 ans. Et le biotope marin a déjà réagi : certaines espèces comme les poissons plats descendent vers les eaux plus froides, en profondeur, d'autres comme la morue remontent vers le nord. En sens inverse, de plus en plus de poissons des eaux méridionales débarquent en Mer du Nord. C'est le cas des sardines, notamment, mais aussi des huîtres du Pacifique, qui menacent les moules, pourtant bien implantées. Mais c'est surtout le rythme de cette évolution qui frappe les spécialistes. Les espèces n'ont aucune chance de s'adapter à ces nouvelles conditions de vie, elles ne peuvent que se déplacer. A moyen terme, l'extinction de plusieurs espèces n'est pas exclue. Vers le nord, la région polaire limite les possibilités de migration. Mais nous ignorons à l'heure actuelle ce qui se passera avec les poissons arctiques, si le réchauffement des eaux se poursuit. Cette évolution radicale de la Mer du Nord n'est pas un fait isolé. A l'échelle du globe, en raison du réchauffement, de plus en plus de poissons subtropicaux migrent vers la Méditerranée, et un phénomène similaire se produit aussi le long des côtes de l'Afrique occidentale. Ces changements auront des conséquences importantes sur les pêches, car ils se rajouteront à la surexploitation déjà en oeuvre en mer du Nord. Les écosystèmes sont actuellement soumis à une forte pression. Si l'on veut reconstituer les stocks, il faudra être plus respectueux des espèces, car les conditions actuelles sont très différentes de celles qui prévalaient il y a vingt-cinq ans. Il n'est pas exclu que le réchauffement empêche les stocks de se reconstituer. Bref, même s'ils n'ont pas droit à la parole, les rares poissons de la Mer du Nord qui ont survécu aux marées noires et à la pêche intensive ne rigolent pas... Terriens, il est temps d'agir...

  • Dégustation du lundi (8)

    Et voilà, de nouveau lundi ! Bref, je rentre de ma dégustation hebdomadaire. Exceptionnellement, j'ai quitté le bureau à 17H00 pour cuisiner. Mauvais plan : on n'a pas arrêté de me téléphoner jusqu'à 18H30 ! N'empêche, j'ai quand même sorti en moins de 2H00 : 2 coqs faisans rôtis à point, des chicons caramélisés, des poires aux vins farcies d'airelles, une poêlée de cèpes au beurre, des Belles de Fontenay farcies au foie gras d'oie, et une sauce à tomber par terre (beurre, feuilles de vignes, un soupçon de moutarde, une échalote ciselée, le jus de cuisson des faisans, déglacé avec un bon vin rouge, réduit puis crémé). Tout cela pour accompagner dignement les 4 superbes bouteilles annoncées et amenées par l'un d'entre nous. A savoir : un Musigny Grand Cru, cuvée vieilles vignes du Domaine Comte de Vogüé 96 (à boire jusqu'en 2014), suivi d'un Hermitage "Les Bessards" 99 de chez Delas (6.000 bouteilles produites, à boire jusqu'en 2030), suivi d'un Pape Clément 2003 en Pessac Léognan (à boire jusqu'en 2020), pour terminer avec un Dominus 97 de Christian Moeix (le gars qui fait Petrus) de la Napa Valley... Bref, grande diversité (Bourgogne, Côtes du Rhône, Bordeaux et Californie), très grands vins (tous côtés 94 à 97+ par Parker), et un réel plaisir à les déguster (même si à l'aveugle, cela n'a pas été facile...), accompagné d'un repas à la hauteur (tout en restant modeste). Encore un très bon lundi soir de passé. Vivement lundi prochain !

  • Cuisson basse température

    Ce matin, en préparant le thé pour le petit déjeuner, j'ai également mis le poulet bio de 2 Kg au four, à 90°, afin qu'il soit cuit vers 12H30/13H00. C'est bizarre de cuire un poulet dès le matin ! Pour bien comprendre la cuisson à basse température, il faut savoir que chaque molécule réagit à un moment X différemment d'un autre moment T et cela en fonction du temps de cuisson et de la température. Aussi il est aisé de comprendre pourquoi ce poulet , cuit au four pendant 3 heures, atteint une cuisson idéale, avec jus, parfum et aspect blanc laiteux pour les blancs et légèrement rosé pour les cuisses (qui demanderont une petite demi heure de cuisson supplémentaire car les protéines complexes n'ont pas terminé leurs transformations). Le tout est de ne pas choquer les protéines qui risquent de se resserrer, de coaguler trop vite et de chasser l'eau.. donc le moelleux. Le poulet cuit et l'évaporation est contenue, car sous la température de l'ébullition (100°). Les éléments aromatiques se conjuguent et les saveurs sont fortes. Outre les avantages d'aspect, de saveur et de goût, la cuisson basse température préserve également mieux les nutriments et vitamines des aliments. Dernier avantage : on passe à table quand on veut : le temps de cuisson, à cette température, n'étant pas minuté. Ce type de cuisson, bénéfique pour la santé, fonctionne à merveille pour les viandes et les poissons. A essayer !

  • Non aux OGM ...

    Notre environnement est constitué d'une multitude d'écosystèmes. Ceux-ci se sont développés pendant des millions d'années et garantissent la richesse quasi infinie de la faune et de la flore. Pendant des siècles, l'homme s'est appuyé sur cette biodiversité pour renforcer - par le biais de croisements successifs - certaines espèces naturelles. Auparavant, ces croisements n'intervenaient qu'entre espèces apparentées. Le génie génétique a aujourd'hui transgressé la barrière jadis imposée par la nature. Par la manipulation génétique, on parvient à présent à insérer un gène de poisson dans des fraises et même un gène humain dans des poissons. Tant que ces essais se déroulent en laboratoire, on peut estimer qu'ils présentent peu de risques. Mais, cédant aux sirènes de l'argent, l'industrie a commencé à disperser à grande échelle des organismes génétiquement modifiés dans l'environnement. Les manipulations génétiques entraînent l’apparition de nouveaux organismes vivants. Impossible de prévoir comment ces derniers se comporteront dans la nature. Les risques qui s'ensuivent pour la biodiversité sont énormes et, surtout irréversibles ! Une fois libérés dans l'environnement, ces organismes deviennent tout bonnement incontrôlables. Les OGM sont des organismes vivants. Pendant des générations, ils peuvent muter, se multiplier, se reproduire avec d’autres organismes vivants. Et lorsqu’on constatera qu’un de ces organismes est nocif, il sera trop tard… La dissémination des OGM dans l’environnement entraîne la perte de la biodiversité, l’augmentation de l’utilisation de pesticides, une résistance accrue chez les insectes nuisibles et les mauvaises herbes, la transmission des gènes vers d’autres espèces, l’apparition d’espèces envahissantes ou encore des effets indésirables sur des espèces non nuisibles. Les OGM peuvent en outre contaminer des cultures biologiques ou conventionnelles situées à proximité. Les risques pour la santé à long terme sont inconnus. C'est maintenant que nous devons refuser les OGM, afin de préserver la biodiversité existante et éviter de contaminer les cultures bio (dans l’Union Européenne, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique croît de 25% chaque année et les surfaces cultivées pourraient atteindre 30% en 2010 si la tendance actuelle se maintient, et même 50% en 2020). Terriens, lisez le lien, et agissez. Il est grand temps !

  • Gambas à l'ail...

    Au menu, ce soir, des gambas à l'ail. Comme pour tous les produits, il y a gambas et gambas...Le terme 'Gambas' est un mot espagnol qui désigne un groupe déterminé de crevettes. En espagnol, il existe encore d’autres termes qui désignent des espèces ou des groupes de crevettes, telles que 'Camarón' (entre autres les crevettes boréales) 'Langostino' (certaines crevettes Pénaeides) et 'Quisquilla' (notre crevette grise). Le terme 'Gambas’ a été repris par le commerce et la gastronomie de l’Europe occidentale du Nord et s’utilise en général pour de grandes crevettes. La dénomination 'Gambas' dans le commerce de l’Europe occidentale du Nord est donc une dénomination tout à fait fantaisiste et ne réfère par du tout à une espèce de crevette déterminée. Des plus mauvaises (produits blancs surgelés Carrefour ou GB, 45 à 60 pièces au kilo) aux plus prestigieuses (fraîches et sauvages du Mozambique, 4 pièces au kilo). Les gambas d'élevage sont nettement plus fades que celles qui ont encore la chance de vivre en liberté. C'est normal : elles goûtent ce qu'elles mangent, donc la farine de poisson ! Et celles d'eau douce sont aussi moins goûtues que celles d'eau de mer. Bref, choisissez celles d'eau de mer, et si possible pas d'élevage... Mes préférées sont les Black Tigers sauvages, pêchées en mer, et surgelées, avec ou sans tête. Elles se pêchent en Asie et en Afrique. Elles seules ont encore le vrai goût de la gambas, tellement typé. Choisissez-en de belle taille (10 au kilo), ôtez les têtes et les carapaces en gardant le bout de la queue, incisez le long du dos afin d'enlever l'intestin, puis rincez-les. Poêlez-les à l'huile d'olive (1ère pression à froid), avec de la fleur de sel et du poivre noir. En fin de cuisson, ajoutez quelques gousses d'ail débitées en lamelles. Réservez le tout au chaud, et dans l'huile de cuisson toujours chauffée, jetez du persil plat ciselé pendant quelques secondes. Servez-les sur assiette, arrosées de l'huile de cuisson au persil. Un vrai régal !

  • Vitelotte et Belle de Fontenay...

    Ce soir, j'ai cuisiné une purée de vitelottes, l’espèce de pommes de terre, qui a bien failli disparaître de notre patrimoine . Cette variété, proche des variétés anciennes d’Amérique Latine, a été menacée pour des raisons sanitaires et par l’absence d’une production de plants certifiés.Les pommes de terre vitelotte sont une ancienne variété de pomme de terres qui se caracterisent par une chair intensemment violette, avec un gout rappelant la chataigne.Aujourd’hui régénérée, la Vitelotte a une peau noire et une forme cylindrique assez bosselée. Sa chair est violacée et conserve sa couleur, même après cuisson. Très utilisée en cuisine pour la décoration, elle étonne toujours par cette couleur très particulière. Polyvalente, elle s’adapte aussi bien en salade, en ragoût, à la poêle, en chips et en purée. Mais ma préférée reste,de loin, au niveau finesse de goût, la Belle de Fontenay. Sa chair ferme et jaune, de bonne tenue et au goût de noisette mérite d'être appréciée nature, cuite au four ou à la vapeur, et servie avec un peu (beaucoup, énormément, à la folie) de beurre salé. Un vrai régal, tout simple... Autre chose que notre bintje nationale...

  • La France s'y met : pas trop tôt...

    Entouré des ministres de l'Ecologie, de l'Education nationale, de l'Economie et de la Recherche, Dominique de Villepin a rappelé les trois principaux enjeux environnementaux : le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources naturelles et la préservation de la biodiversité de la planète. D'où la nécessité, selon le chef du gouvernement, d'un "nouveau pacte national pour l'environnement", entre citoyens, entreprises, collectivités locales et l'Etat."Les premiers acteurs" de ce pacte, ce sont les Français, a affirmé Dominique de Villepin. Le Premier ministre souhaite un "développement accéléré des carburants propres". La France devra "produire en 2015 dix fois plus de biocarburants". 500 à 600 "pompes vertes" d'E85 (un carburant composé à 85% d'éthanol) seront disponibles en 2007, "trois fois plus en 2008"."L'environnement est une chance pour les entreprises", a martelé le chef du gouvernement, et "la France a des atouts considérables" dans ce domaine. "600.000 logements seront alimentés en énergie propre", a indiqué Dominique de Villepin. L'Etat s'engagera quant à lui sur le développement des transports publics et la protection de la biodiversité. La défense de l'environnement, l'innovation et la croissance ne peuvent qu'avancer ensemble", a affirmé Dominique de Villepin. "Le gouvernement a fait de l'environnement une priorité des programmes de recherche", a-t-il poursuivi, évoquant les travaux "prioritaires" sur le moteur hybride diesel et le développement des énergies propres. Afin d'être "à l'avant-poste d'une nouvelle révolution scientifique" orientée vers le développement durable, la France devra accroître le niveau de qualifications des jeunes Français mais aussi "moderniser et dynamiser le système de la recherche et de l'enseignement supérieur". Son mot d'ordre : agir "par le dialogue et l'incitation plutôt que par les contraintes pour faire évoluer les mentalités". Voilà donc la France qui s'y met ! Pas trop tôt ! Et la Belgique dans tout ça ? Daerden et consorts, faut arrêter de boire et se mettre au boulot : il est plus que temps...

  • Dépenses à venir...

    Le changement climatique aura un coût économique extrêmement élevé. C’est ce qui ressort de plusieurs rapports et notamment d’une étude menée par les économistes du « Global development and Environment Institute » de l’université de Tufts aux Etats Unis pour les Amis de la Terre. Le rapport « Changement climatique – le coût de l’inaction » met en évidence les dépenses qui seraient causées par un échec des gouvernements à prendre des mesures pour limiter la hausse des températures. Dans ce cas, le coût pour l’économie pourrait atteindre 20 trillions (20 milles milliards) de dollars par an en 2100, soit entre 6 et 8% du résultat économique de cette période. De plus, l'association les Amis de la Terre souligne que ces chiffres sont sous-estimés car ils ne tiennent pas compte du coût des pertes en terme de biodiversité ou d’événements climatiques extrêmes. Nous devons commencer à réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour éviter la catastrophe dans les années à venir. Rappelons qu’au cours du XXe siècle, la température moyenne de la planète s'est élevée d'environ 0,6°C et celle de l'Europe de plus de 0,9°C. Les prévisions des scientifiques tablent pour la fin du XXIe siècle sur une hausse des températures de 2 à 6 degrés, voire plus. Les effets seraient considérables : hausse du niveau des mers, développement de maladies tropicales et des cancers de la peau, extinction de nombreuses espèces, diminution des ressources pour l’alimentation (poissons, céréales, …), raréfaction de l’eau, cataclysmes naturels. Il serait nettement moins cher de s'y mettre tous, maintenant, afin de plafonner cette hausse des température au minimum possible et de limiter les dégâts, avant que la situation ne soit irréversible ! Terriens, il est temps d'agir...

  • Dégustation du lundi (7)...

    Et voilà un lundi soir de plus qui se termine... Je reviens du vignoble où nous avons vendangé le merlot, le cabernet sauvignon et le cabernet franc. On a égrappé les baies mûres une à une, puis on les a pressées à la main. Le tout est maintenant dans un récipient en verre, muni d'un barboteur, duquel les premiers gaz carboniques vont s'échapper. Nous n'avons rien ajouté : ni levures (les levures indigènes suffisent à faire démarrer la fermentation, ni sucre pour élever le niveau d'alcool, ni sulfite pour protéger le vin de maladies ou attaques quelconques. Que du naturel ! Le pinot noir, plus précoce, a été vendangé le 29 septembre et termine sa fermentation alcoolique. Il a une très belle robe. Nous l'avons pressé samedi, après une macération à froid, afin que tous les tannins et polyphénols colorent le jus et lui donnent de la matière. Peu importe la qualité de ce vin produit à Bruxelles : l'important, c'est de se retrouver tous les 5, chaque lundi depuis bientôt 10 ans, après une journée de boulot crevante et stressante, sur ce petit lopin de terre. On enlève les mauvaises herbes, on aère la terre, on retend les câbles, on taille, on effeuille, on traite à la bouillie bordelaise si c'est vraiment nécessaire, on accroche les branches, on soutient les grappes,...etc. C'est la Nature, et cela fait du bien : on décompresse. Puis, on participe à notre petite dégustation à l'aveugle, pour décompresser tout à fait ! Et c'est grâce à cela que nous avons, tous les 5, pu déguster autant de vins extraordinaires, exercer nos nez et palais, acquérir une culture viticole des vins du monde. Un vrai plaisir ! Cela va faire 10 ans que j'adore les lundis soirs ! Un vrai bonheur...

  • Reach or not reach ?

    La commission environnement du Parlement européen a adopté le 10 octobre le rapport Reach (la substitution des substances les plus dangereuses, le devoir de vigilance, le rapport de sécurité chimique obligatoire pour les produits chimiques en quantité inférieure à 10 tonnes et la promotion des méthodes alternatives aux tests réalisés sur les animaux). La commission de l'environnement estime que les substances à l'origine de cancers, de problèmes reproductifs ou persistantes dans le corps humain ne pourraient être autorisées que si trois conditions sont remplies : s'il n'existe pas de substance ou de technologies alternatives appropriées ; si les avantages socio-économiques l'emportent sur les risques qu'entraînent l'utilisation de ces substances pour la santé et l'environnement et si ces risques peuvent être valablement maîtrisés. Par ailleurs, l'autorisation donnée à un groupe industriel à l'utilisation d'une substance sera limitée à 5 ans. Greenpeace s'est félicité de ce vote. La perspective de mettre en œuvre un système assurant la substitution systématique des substances chimiques dangereuses par des alternatives quand elles existent est capitale pour éviter des problèmes de santé publique, indique Greepeace. Une fois dans le texte, ce principe permettra aussi de stimuler l'innovation en Europe et d'aboutir in fine à un meilleur contrôle des substances chimiques mises sur le marché. En revanche, l'industrie chimique européenne (CEFIC) a dénoncé ce vote. Etonnant, non ? Le Conseil des Ministres européens devra se prononcer en seconde lecture, sur le même contenu. Espérons que le lobby des industries chimiques ne fasse pas capoter ce vote crucial qui concerne notre santé à tous !

  • La qualité de l'air dans nos villes...

    Soulignant que la pollution atmosphérique est responsable d'environ 2 millions de décès prématurés par an, l'OMS a appelé les gouvernements à améliorer l'air de leurs villes et vient de publier des directives applicables mondialement pour la première fois !La pollution atmosphérique, qu'elle soit sous forme de matières particulaires, de dioxyde de soufre, d'ozone ou de dioxyde d'azote, a de graves répercussions sur la santé. Ainsi dans l'Union européenne, rien que les matières particulaires les plus fines (PM2.5) sont responsables pour l'Européen moyen d'une perte d'espérance de vie statistique estimée à 8,6 mois. De plus, selon l'OMS, dans de très nombreuses villes, le niveau annuel moyen de PM10 dépasse les 70 microgrammes/m3 (µg/m3), alors que l'OMS vient de recommander de réduire ce taux à moins de 2µmg/m3. Une telle mesure pourrait faire reculer le nombre de morts de 15 %, a estimé Maria Neira, directrice de la santé publique et de l'environnement à l'OMS. Selon elle, cela permettrait aussi de réduire le poids des infections respiratoires, des maladies cardio-vasculaires et des cancers. De plus, les mesures prises pour réduire l'impact direct de la pollution de l'air auront également pour effet de réduire les émissions de gaz qui contribuent aux changements climatiques et auront d'autres effets positifs pour la santé, a-t-elle ajouté. Bref, notre gouvernement a certainement encore oublié un poste (important, si pas vital) dans son budget 2007, déjà si difficile à boucler ! Il n'a qu'a créer de nouvelles taxes visant les pollueurs : les avions qui survolent toujours Bruxelles, les taxis, les bus de la Stib et les cars scoolaires, les vieux véhicules diesels, les immeubles équipés de vieilles chaudières, l'incinérateur de Drogenbos, et toutes les entreprises polluantes dont les rejets envahissent Bruxelles à cause des vents dominants... Vous verrez, il trouvera bien des sous...

  • GSM : attention danger...

    Et maintenant les GSM. J'ai toujours été opposé à ce mode de télécommunication et ai reporté son achat (contraint-forcé au niveau professionnel) le plus tard possible. Depuis que je l'ai, je m'en méfie comme de la peste, répond aux appels mais évite d'en donner, et limite toujours la conversation au strict minimum. Et je donne mes appels d'un poste fixe, dès que j'en ai l'occasion. J'avoue évidemment que nous ne pourrions plus nous passer de cet appareil aujourd'hui (mais comment faisions-nous avant?), car c'est fort pratique. Mais ce que vous ignorez peut-être, c'est que c'est fort dangereux également ! A nouveau, les lobbies des télécommunications, sur ordre de grandes multinationales, ont tout fait pour contrer, minimiser, fausser les études prouvant la nocivité de nos GSM et des antennes. Or, si on est sensé, les micro-ondes utilisées sont les mêmes que celles de votre four : donc on cuit ! Il paraît que si vous déposez un oeuf entre 2 GSM en communication l'un avec l'autre, il est dur après 65 minutes ! Ces ondes ont donc certainement un effet néfaste sur notre cerveau et sur notre santé. C'est tellement sûr que les grandes compagnies d'Assurances refusent de couvrir ce risque auprès des multinationales qui vendent ces GSM. Il faudra attendre, comme pour l'amiante, des milliers de cas de cancers, avant de ne plus pouvoir nier le lien de cause à effet, et de prendre alors les mesures qui s'imposent. Mais à nouveau, il sera trop tard ! En attendant, quelques conseils : portez l'oreillette piéton, limitez la durée des communication et l'usage du GSM, ne téléphonez que quand le signal de réception est maximum (les ondes émises sont alors moins puissantes), ne collez pas votre oreille quand il compose le n° (les ondes sont alors très puissantes), éteignez-le la nuit et quand vous ne l'utilisez pas, ne dormez pas avec, ne le portez pas à la ceinture : bref, méfiez-vous en ! Pour celles et ceux qui ne seraient pas convaincus, allez jetez un oeil sue le site suivant : http://membres.lycos.fr/filterman/

  • 4.000 visites par mois...

    Voilà 2 petits mois que ce blog fût crée : 2.000 visites le premier mois et 4.000 le second ! Je suis vraiment positivement ébahi de ce succès, que je relativise quand même... N'empêche, vous êtes 133,33 à visiter ce blog chaque jour et cela m'épate ! Cela m'encourage aussi à persévérer dans cette voie et sur ces thèmes. De toutes façon, nous n'y échapperons pas : l'actualité, dans les années à venir, ne sera plus que consacrée au réchauffement de notre planète, aux catastrophes naturelles qui en découleront, à la pollution, aux produits bio et biodynamiques qui vont revenir en force, à la protection de la biodiversité (animale et végétale), aux énergies vertes et renouvelables (que nous serons contraints d'utiliser), à la chasse au gaspillage en tous genres, au recyclage (qui n'en est encore nulle part par rapport à ce qu'il serait possible de faire), au qualitatif alimentaire qui va reprendre le dessus (par rapport au quantitatif exécrable que nous connaissons aujourd'hui), bref, à tous ces changements que nous serons contraints de respecter, car nous sommes allés beaucoup trop loin, et sommes aujourd'hui au pied du mur : ou bien on change, et on redresse la situation, ou bien on fait l'autruche, et ce sera le déluge irréversible dans très peu d'années... Et je suis un grand optimiste ! Boycottons les produits des multinationales agro-alimentaires, luttons contre les OGM, changeons de fournisseur d'électricité pour un autre qui produit de l'énergie verte, achetez votre prochaine voiture en pensant au bio carburant, construisez votre nouvelle maison avec du bois et des matériaux naturels, isolez-la bien et équipez-la de systèmes d'énergies renouvelables, achetez des aliments locaux (et pas des trucs qui ont fait 20.000 KM en bateau ou en avion), privilégiez les produits de terroirs et les petits producteurs, respectez les produits et le rythme des saisons, arrêtons cette frénésie des achats induite par la publicité ou pour épater son entourage. En un mot, vivons plus simplement, en respectant notre environnement. Et profitons chaque jour de notre court passage sur terre, mais en pensant à ce que nous laisserons aux futures générations...

  • Et une de plus...

    Ce soir, je rentre d'un dîner chez ma tante. On se voit à peu près tous les 3 mois. Et bien, ce soir, je suis content ! Non seulement d'avoir passé une bonne soirée, mais aussi d'avoir été bien reçu, mais surtout d'apprendre qu'elle se met aux produits bio ! Pourtant, elle n'est pas au courant de mon blog. Pour moi, un blog tel que le mien doit rester anonyme, sous peine d'être pollué par des commentaires divers et variés... Bref, j'ai peut-être dû lui en parler il y a quelque temps, et la voilà convaincue ! Pour l'achever, ce soir, je lui ai parlé des dangers du micro-ondes. Je verrai bien dans 3 mois si cet ustensile traîne toujours dans sa cuisine... J'ai également abordé certains points, jugés trop techniques à son goût. Mais la technique n'a rien à voir : gardez simplement votre bon sens ! Il vous dira bien si ceci vous semble bon pour la santé et si cela vous semble dangereux ou toxique ! Pourquoi jetez-vous un aliment moisi mais mangez, en même temps, des aliments traités toxiques, vendus par des grands groupes agro-alimentaires mondiaux, parce qu'ils présentent bien, parce que le "packaging" est attirant, parce qu'ils sont en promo, parce que la pub était bien faite, parce que vos enfants vous le demandent (ou l'imposent),...etc. Si votre bon sens fonctionne pour le moisi, il devrait également fonctionner simplement en lisant la composition du produit ! Faites fonctionner votre bon sens, votre intuition, votre instinct, sentez, palpez, comparez : vous verrez, c'est tellement simple ! Et tellement meilleur !

  • J'aime pas les anguilles...

    Une étude d'analyse des anguilles (spécimens provenant de 21 sites européens dont 2 en Belgique, démontre que 4 types de substances chimiques perfluorées ont été identifiées dans les bio-indicateurs de la pollution aquatique que sont les anguilles. Ces substances sont utilisées notamment par des marques comme Téflon (par ex. dans les poêles Téfal), Stainmaster ou Gore-Tex pour leurs propriétés anti-adhésives, imperméabilisantes ou anti-taches. Ces composés perfluorés se sont révélés diversement toxiques pour des animaux aquatiques ou certains mammifères. Ils ne se dégradent pas facilement dans l'environnement et peuvent s'accumuler dans les organismes vivants . Ces substances peuvent provoquer des perturbations des systèmes hépatique, reproductif et endocrinien ou encore des dysfonctionnements neurologiques ou cardiovasculaires. Cette contamination vient s'ajouter à la contamination des anguilles par des retardateurs de flamme et des PCB, révélée dans une étude précédente. En réalité, il s'agit d'une preuve supplémentaire de la contamination de notre environnement et de la nécessité d'y faire face avec une réforme comme REACH. Malheureusement, la dernière mouture du texte qui doit être voté par la Commission européenne ces jours-ci pourrait ressembler à 'une coquille vide', tellement la pression des multinationales est grande auprès des euro-députés. En attendant, adieu l'anguille au vert : c'est beaucoup trop dangereux et toxique...

  • Une vérité qui dérange...

    Le film d'Al Gore, vice-président des Etats-Unis, écarté pour quelques voix par Bush, est LE film à aller voir ! " An inconvenient truth " démontre en 1h30 que le réchauffement climatique est une réalité et que la survie de la planète dépend de nous. Il montre la tournée de conférences données par cet homme, à travers l'Amérique mais aussi en Chine ou en Suède. Le film aligne l'une après l'autre les preuves irréfutables de l'existence du réchauffement climatique et de ses conséquences. Avec de nombreuses photos avant-après, des graphiques aux envolées angoissantes et quelques commentaires teintés d'humour noir, la démonstration d'Al Gore est d'autant plus réussie qu'accompagnée de solutions présentées comme étant à la portée de tous. Pour Nicolas Hulot, " Ce film lève les derniers doutes : les changements climatiques globaux mettent l'humanité au pied du mur. " Pour Yann Arthus Bertrand, " C'est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle. Terriens, il est temps d'agir...

  • Producteurs d'OGM

    ADVANTA, ALTADIS, ARVATIS, AVENTIS, BASF, BAYER, BIOGEMMA, CFS, DOW AGROSCIENCES, DU PONT DE NEMOURS, GNIS, LIMAGRAIN, MAISADOUR, MERISTEM THERAPEUTICS, MONSANTO, NOVARTIS, PIONEER, et SYNGENTA sont les noms des multinationales produisant des OGM. C'est bon à savoir, et à boycotter. La production d'OGM dans le monde est passée de 81 millions d'hectares (2004) à 90 millions d'hectares en 2005. Ces millions d'hectares sont cultivés aux USA (49,8), en Argentine (17,1), au Canada (5,8), au Brésil (9,4), en Chine (3,3), au Paraguay (1,8), en Afrique du Sud (0,5), en Inde (0,5), en Uruguay (0,3), et en Australie (0,3).En Europe, l'Espagne (0,1) est maintenant accompagnée de la France, du Portugal et de la Tchèquie, qui commencent à s'y mettre très timidement (inférieur à 0,1). Des études gardées secrètes démontrent des problèmes de santé chez les rats nourris d'OGM, mais le lobbying important de ces multinationales auprès des politiciens passe au dessus. Nous devons absolument tout faire pour éviter l'invasion de l'Europe, et ainsi préserver notre biodiversité végétale existante et les produits bio (qui perdent leur label s'ils contiennent plus de 0,9% d'OGM). Boycottons ces firmes et leurs produits, juste mis au point pour faire du pognon !