Reach or not reach ?

La commission environnement du Parlement européen a adopté le 10 octobre le rapport Reach (la substitution des substances les plus dangereuses, le devoir de vigilance, le rapport de sécurité chimique obligatoire pour les produits chimiques en quantité inférieure à 10 tonnes et la promotion des méthodes alternatives aux tests réalisés sur les animaux). La commission de l'environnement estime que les substances à l'origine de cancers, de problèmes reproductifs ou persistantes dans le corps humain ne pourraient être autorisées que si trois conditions sont remplies : s'il n'existe pas de substance ou de technologies alternatives appropriées ; si les avantages socio-économiques l'emportent sur les risques qu'entraînent l'utilisation de ces substances pour la santé et l'environnement et si ces risques peuvent être valablement maîtrisés. Par ailleurs, l'autorisation donnée à un groupe industriel à l'utilisation d'une substance sera limitée à 5 ans. Greenpeace s'est félicité de ce vote. La perspective de mettre en œuvre un système assurant la substitution systématique des substances chimiques dangereuses par des alternatives quand elles existent est capitale pour éviter des problèmes de santé publique, indique Greepeace. Une fois dans le texte, ce principe permettra aussi de stimuler l'innovation en Europe et d'aboutir in fine à un meilleur contrôle des substances chimiques mises sur le marché. En revanche, l'industrie chimique européenne (CEFIC) a dénoncé ce vote. Etonnant, non ? Le Conseil des Ministres européens devra se prononcer en seconde lecture, sur le même contenu. Espérons que le lobby des industries chimiques ne fasse pas capoter ce vote crucial qui concerne notre santé à tous !

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