29.01.2012
Il y a faux Bio industriel et vrai Bio...
"Le 25 octobre dernier, le groupe Duc inaugurait deux bâtiments de 4800 poulets bio dans l’Yonne. Cet industriel côté en bourse vise 43 autres poulaillers semblables d’ici 2015, qui produiront 15000 poulets par semaine. A la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (Fnab), le projet dérange.
Il n’a pourtant rien d’illégal. Il applique le règlement européen à la lettre, celui de 2009. Ou disons qu’il en exploite les failles pour faire du bio a minima. Exemple : quand les petits éleveurs labellisés bio, tout comme les grands Loué ou Bodin, abattent leurs bêtes à 81 jours au moins, Duc se contente de 71.
Autre exemple : parmi les fondamentaux de la bio figure le lien au sol, soit l’idée que les bêtes doivent être nourries avec une alimentation produite sur place. Duc rompt avec ce principe car il installe ses poulaillers « en kit » sur des fermes conventionnelles, en leur fournissant tout y compris l’alimentation.
“C’est toute la logique du projet qui nous pose problème, explique Juliette Leroux de la Fnab. Il est piloté par le haut, sans que les éleveurs se sentent particulièrement motivés par la bio. C’est la porte ouverte à un tas d’erreurs“.
Ce combat est précurseur de bien d’autres dans le secteur. Car l’ère de la bio à deux vitesses a commencé, l’une industrielle et a minima, l’autre plus exigeante qui campe sur ses valeurs de base. Comment reconnaître cette dernière ? En suivant le nouveau label Bio Cohérence, créé par la Fnab et doté d’un cahier des charges plus exigent que le règlement européen. Bientôt dans vos rayons." (Article d' Emmanuelle Vibert dans le Nouvel Obs.).
C'est la raison pour laquelle les aliments Bio vendus en grandes surfaces ne le sont pas tout à fait, et n'ont pas les mêmes qualités nutritives, ni, surtout, le même goût que les aliments provenant de petits producteurs locaux respectant les valeurs de base de l'alimentation Bio.
Fournissez-vous en paniers Bio une fois par semaine, fréquentez les marchés Bio ou rendez-vous directement chez le producteur Bio de votre région. La différence gustative est énorme !
11:16
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28.01.2012
L'économie, c'est avant tout la confiance et l'optimisme...
J'ai bien aimé le petit mot du 19 janvier 2012 sur Classic 21 d'Amid Faljaoui :
"La crise de la zone euro ne sera pas résolue sans un retour de la croissance. C’est ce qu’a déclaré ce mercredi, à Strasbourg, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso : «La stabilité est indispensable mais avons aussi besoin de croissance. De plus en plus, nos partenaires, les investisseurs internationaux, posent la question suivante : quelles sont les perspectives de croissance à moyen et à long terme pour l'Europe ?»
La question est d’autant plus importante qu’elle s’inscrit dans une inquiétude générale. Souvenez-vous de la déclaration tonitruante du ministre Paul Magnette, qui disait qu’avec les plans de rigueur actuels, nous étions partis pour 15 années de récession. C’est bien entendu un peu excessif, mais c’est vrai qu’à force de ne parler que de la crise et des manières de se serrer la ceinture, il y a un risque de désespérer les chefs d’entreprises et les consommateurs.
Alors, comment faire pour ramener la croissance en Europe ? Selon le président de la Commission européenne, "il faut élargir le marché intérieur, investir dans les projets innovants", mais aussi mettre en place "des marchés plus flexibles, plus compétitifs et un meilleur accès aux financements pour le PME".
Le président de la Commission a surtout rappelé qu'il y avait en Europe 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Retenez bien ces deux chiffres : 33 millions de chômeurs et 23 millions de PME. Ils veulent dire que, si l’Europe met en place les conditions pour que chaque PME crée en moyenne un seul emploi, nous aurons trouvé le moyen de régler la question du chômage.
Ce discours optimiste rejoint en quelque sorte ce que j’avais entendu hier de la bouche de plusieurs patrons belges. Si leurs carnets de commandes se portent encore relativement bien malgré la crise, ils ne veulent plus lire ou écouter les nouvelles car ils trouvent ces informations trop négatives et trop pessimistes. Or, disent-ils, l’économie, c’est avant tout de la confiance et de l’optimisme."
10:23
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Le gouvernement japonais savait et n'a rien fait...
Deux semaines après le terrible séisme du 11 mars 2011, un rapport officiel japonais envisageait l’évacuation de dizaines de millions de personnes si les ouvriers de la centrale nucléaire de Fukushima ne parvenaient pas à contenir les réactions nucléaires en chaîne. Pourtant, soucieux de prévenir la panique, le gouvernement a préféré occulter ce rapport et continuer à diffuser des appels au calme… alors que le sort de la centrale demeurait pour le moins incertain.
L’existence de ce texte, remis au Premier ministre le 25 mars par la Commission japonaise de l’énergie atomique, a été confirmée d’abord en demi-teinte samedi par l’agence Kyodo News et, ce jeudi, par l’Associated Press, qui en détient une copie. Ces révélations alimentent le feu des critiques, qui accusent les autorités d’avoir minimisé l’impact de la crise. Elles pourraient remettre en question la crédibilité des informations officielles concernant l’étendue de la contamination radioactive.
Le rapport de 15 pages affirmait que, si la situation dégénérait, les autorités devraient ordonner l’évacuation obligatoire d’un périmètre de 170 kilomètres et permettre le départ volontaire des habitants jusqu’à 250 kilomètres de la centrale. Cette zone englobait notamment la métropole de Tokyo – plus de 30 millions d’habitants et premier PIB mondial.
Cité par Kyodo, un haut responsable du gouvernement a confié que « le contenu du rapport était tellement choquant que nous avons décidé de faire comme s’il n’avait jamais existé ». Durant les semaines suivantes, le Premier ministre Naoto Kan et son porte-parole ont continué d’affirmer qu’il n’était pas nécessaire d’étendre le périmètre de sécurité de 20 kilomètres, alors même que les autorités américaines préconisaient une distance de 80 kilomètres et que plusieurs pays avaient recommandé à leurs ressortissants de quitter la capitale.
Des premiers indices concernant ce rapport confidentiel sont parus dans la presse en septembre, lorsque Naoto Kan (qui a démissionné depuis) a admis que l’accident de Fukushima aurait pu faire de Tokyo une ville fantôme, perspective qui l’aurait convaincu de la nécessité d’abandonner le nucléaire. Ce qui ne l’empêchait pas d’affirmer que le gouvernement avait correctement défini le périmètre d’évacuation.
Le ministre de l’Environnement Goshi Hosono, qui était au moment des faits chargé de la crise nucléaire, a reconnu le 6 janvier qu’un tel scénario avait été envisagé. « Nous avions été informés qu’il y aurait le temps d’évacuer si le pire se produisait, a-t-il déclaré, alors nous avons préféré ne pas diffuser l’information pour éviter de causer des angoisses inutiles. »
Article de Quintana Miguel, paru hier dans Le Soir.
Ce n'était pas "causer des angoisses inutiles", mais des angoisses utiles et bien réelles qui auraient permis à des millions de japonais de ne pas développer un cancer dans les années à venir. Et il est aussi évident que Tokyo devenue ville fantôme aurait signé l'arrêt de mort du nucléaire dans le monde entier. Les enjeux financiers étant colossaux, le gouvernement japonais et le cartel nucléaire ont préféré mentir et tromper le peuple japonais en les rassurant faussement sur une situation qui était alarmante, et qui l'est d'ailleurs toujours : rien n'est stabilisé ou maîtrisé à Fukushima, qui crache toujours des éléments radioactifs !
Il faudra des décennies et des dizaines de milliards de dollars pour nettoyer Fukushima. Sans parler des éléments radioactifs maintenant présents sur une grande partie du territoire japonais, présents dans les océans et sur les autres continents... Que gâchis !
09:40
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23.01.2012
Dégustation du lundi 162
Belle soirée à 4 pour cette nouvelle dégustation du lundi, avec un premier vin blanc à la robe paille et au beau nez de fleurs d'oranger et de miel. Par contre, en bouche, un étrange petit côté doucereux, avec du sucre résiduel que l'acidité ne porte pas et sans longueur : VindetabledeFrance, en vieilles vignes, de Gilles et Catherine Vergé. Pas terrible...
On passe aux rouges avec un second flacon à la robe noire et au nez de cacao et de café, riche, et sur du fruit. Agréable surprise avec une bouche fine, sur du fruit, pas trop chargée et sans lourdeur. Un bon jus de Syrah, bien faite, pointu et droit, qui s'achève sur des notes épicées et poivrées : Cayas réserve 2006, Syrah du Valais de Jean-Paul Germanier. Décidément, ces Suisses sont assez forts !
Troisième flacon, à la robe noire également, et au premier nez assez discret sur des fruits noirs. En bouche, pour ma part, une belle matière sur des fruits rouges et noirs, avec une belle fraîcheur et des tannins fins serrés. C'est moins boisé et moins vanillé que le précédent, mais plus chaud et plus serré. Riche et mûr, débordant de fruits (concentré de cassis), puis tannique en fin de bouche : Domaine Tempier, La Migoua 2008 en Bandol. Certainement bue trop tôt... Beau potentiel.
On repasse aux blancs avec un quatrième flacon à la robe dorée et au nez de Sauternes, que j'aime bien. Hélas, en bouche, on est sur de la lourdeur, avec un manque d'acidité. Malgré le magnifique côté abricot, et l'amertume de la peau de l'abricot, nous ne sommes pas conquis. Et pourtant, c'est un vin rare et exceptionnel : un Sauternes 100% Sauvignon : Roussey Peyraguey Sauvignon de Sauternes 2004 de la Famille Déjean.
On achève cette dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe brune et au nez vineux, sur de la noix. En bouche, le raisin de Corinthe prédomine, avec une acidité incroyable, rafraîchissante. Nous ne découvrirons pas ce Tokaji Château Megyer 1983, 6 Puttonyos, d'Hongrie.
C’est avec une tristesse solennelle que nous apprenons la disparition, la semaine passée, à 84 ans, d’un de nos vignerons italiens préférés, Giuseppe Quintarelli, dont les vins magnifiques nous ont tant fait rêver.
Lundi prochain, Clos à 3. Qui vivra verra...
23:55
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21.01.2012
Fin des OGM et émergence du Bio...
L’argument commercial des OGM résistants au Roundup, dit Roundup Ready, RR®, était de simplifier le travail et d’économiser des produits chimiques. En effet, deux pulvérisations de Roundup après la levée des cultures devaient suffire à régler le problème du désherbage. Cet avantage devait justifier de payer ces semences jusqu’à 50% plus cher que les semences conventionnelles. Pour parer à l’inefficacité de ses OGM, Monsanto propose aujourd’hui aux agriculteurs des promotions pour l’achat de cocktails d’herbicides. Cette stratégie prolonge la finalité des semences tolérantes aux herbicides (TH), qui est de mieux vendre les herbicides en question. L’étude de l’Inra rappelle en effet que les variétés TH sont développées par des firmes produisant des insecticides, Monsanto bien sûr, mais aussi BASF, Bayer, DuPont.
Les semences RR® sont victimes de leur succès. Depuis leur introduction en 1996, elles ont en effet connu une évolution fulgurante aux États-Unis. Plus de 90% du soja et du coton et 63 % du maïs américains sont Roundup Ready. Introduite sur le marché depuis 2007, la betterave RR® représente aujourd’hui 95% des cultures de betterave des États-Unis.
Les OGM Roundup Ready ont permis au Roundup de rentrer dans la chaîne alimentaire puisque les cultures traitées sont ensuite consommées », s’inquiète le biologiste. Et pour cause : avec son équipe, Robert Bellé est le premier à avoir montré en 2001 que le Roundup a un effet toxique sur les cellules. « Le Roundup intervient entre autres dans la division cellulaire, avec les mêmes symptômes que des agents cancérigènes », explique le chercheur, qui précise qu’il sera très prudent dans ses commentaires : « le Roundup est donc potentiellement cancérigène ». « Potentiellement », car des conclusions tranchées se marient mal avec l’étude de phénomènes aussi complexes que le développement de cancers liés à des facteurs environnementaux. Et si Monsanto n’a jamais contesté la validité des travaux de l’équipe de Robert Bellé, elle en conteste l’interprétation sur les effets sur la santé humaine. « C’est comme pour le tabac, chaque fumeur ne contractera pas nécessairement un cancer. Ces incertitudes bénéficient aux fabricants dans la législation actuelle », poursuit le chercheur.
Extrait d'un article de Magali Reinert sur Novethic.
BASF, dont la pomme de terre génétiquement modifiée "Amflora" avait été autorisée par la Commission européenne en 2010, a annoncé dans un communiqué qu'il renonçait au développement et à la commercialisation de nouveaux OGM en Europe. Motif : ces technologies "ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques", indique le groupe. Il renonce également à la culture de l'Amflora mais n'abandonne pas ses demandes d'autorisation en cours pour 3 autres variétés de pomme de terre transgéniques déjà développées.
Alors, aliments japonais radioactifs, aliments américains cancérigènes, aliments européens traités : que nous reste-il de sain à manger ? Le Bio sans doute, tant qu'il existe et n'est pas pollué ou contaminé... Mais le vrai Bio local, celui dont vous connaissez le producteur. Car celui des grandes surfaces, portant le label Bio européen n'est pas tout à fait BIo...
15:26
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Victoire des semences libres...
Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012 :
L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles nous donnent entièrement raison !
En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus!
De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’U-nion Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ».
De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».
Il en conclut logiquement que «les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »
Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences.
Blanche MAGARINOS-REY, Avocate de l’Association Kokopelli.
contact@avocat-magarinos-rey.com
14:59
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16.01.2012
Restons optimistes...
"Je raisonne en Investisseur. Pour moi, l'Etat n'a rien à faire avec la Finance. Et il n'aurait jamais dû mettre le premier doigt dans l'engrenage du "sauvetage" à tout va. Maintenant, c'est trop tard : le risque de faillite s'est déplacé des banques vers les Etats.
Voyez-vous, mon point de vue est que les Etats-providence ont signé leur arrêt de mort le jour où ils ont décidé de venir en aide aux banques en employant des stratégies inefficaces : politique des taux bas et émission monétaire. Vous avez là le cocktail de choc pour gonfler la masse monétaire avec de l'argent-dette -- des promesses -- sans avoir aucune garantie quant au remboursement de toutes ces dettes !
Dans la tête d'un banquier central, 1 $ de dette produit 1,5 $ de croissance. A ce rythme en effet, le remboursement ne devrait être qu'une simple formalité... en théorie. Mais voilà ce qu'il s'est passé en pratique : les banques centrales ont baissé les taux d'intérêt pour permettre aux banques de contracter des crédits sans entrave et irriguer l'économie d'argent virtuel. Manque de chance ou de flair, l'argent a inondé massivement les marchés des matières premières et les émergents -- peu ou pas l'économie réelle. Un coup pour rien.
Puis elles ont lancé les fameux Quantitative Easing I et II -- assouplissements quantitatifs. La première passe consistait à sauver les banques, en leur proposant d'une part des crédits à taux ridicules pour éponger leurs bilans et d'autre part de récupérer leurs actifs pourris. Avec 1 700 milliards de dollars tout frais dans le circuit, les banques ont repris du poil de la bête -- mais les marchés ont très vite boudé la qualité des obligations émises par les Etats.
Retournement de situation : le sauveur commence à regretter sa bravoure...
Les banques centrales ont alors décidé d'imprimer encore plus de billets de manière à payer leurs dettes avec encore plus de dettes -- 1 000 milliards de plus pour le Quantitative Easing 2. Le résultat : ces milliards de dollars sont sortis de la planche à billets sur la seule bonne foi d'une reprise de l'économie... un jour ou l'autre. Le bilan de cette politique économique est simple : en 2010, les Etats-Unis ont connu une croissance de 2,9%. Le PIB américain a augmenté de 541 milliards de dollars.
Cela signifie que 1 700 milliards de dettes (du QE1) ont permis de produire 541 Mds de croissance. Je vous épargne le calcul : 1 $ de croissance = 3,14 $ de dette. Je le répète, cette situation est intenable.
Aujourd'hui, nos Etats sont au bord de la faillite, avec une dette astronomique 14 746 milliards de dollars rien qu'aux Etats-Unis, avec un taux de chômage de 9,1% ! C'est ce qui a conduit l'agence Standard and Poor's à dégrader la note des Etats-Unis début août 2011 : fini le "triple A" ! Maintenant à qui le tour ?
Sachant que le ratio d'endettement des pays du G20 est supérieur à 100% du PIB... que le taux de chômage en Europe tourne autour de 10% et que la croissance est en berne : pensez-vous que les Etats vont rembourser un jour ? Bien sûr que non ! Leur seule solution : laisser filer l'inflation... pour éponger les dettes.
C'est là que s'achève l'histoire de l'Etat-providence sauveur des banques et des citoyens. Il va se faire oublier pendant un temps. Notamment de ses créditeurs qu'il ne remboursera pas -- et de tous les retraités qui vont payer l'addition. Eh oui... parce que cette opération va frapper plus particulièrement ceux qui n'ont pas de salaires ajustables... et qui ne sortiront pas dans la rue pour sauver leur pouvoir d'achat !"
Extrait d'un article de Simone Wapler, qui travaille dans la presse financière depuis 10 ans.
Depuis le passage à l'euro, notre pouvoir d'achat fond comme neige au soleil, et les nouvelles mesures gouvernementales de taxation ne feront qu'accroître cet état de fait. Sans parler de l'inflation et de la hausse des prix des matières premières...
Mais pourquoi donc les Etats ont-ils transformés des dettes privées (bancaires) en dettes publiques ? C'est donc dorénavant à vous et à moi de rembourser la mauvaise gestion des patrons des grandes institutions bancaires privées du pays ! Quant à ces patrons, qui n'ont jamais été inquiétés ni poursuivis en justice (pour mauvaise gestion), et dont les biens privés n'ont jamais été saisis (en garantie), continuent de sévir comme si rien ne s'était passé, et de s'octroyer des bonus immoraux, alors qu'ils sont en faillite...
Tout cela est illogique. A moins que ce soient eux qui gouvernent le monde et que les membres de nos gouvernements ne soient que leurs marionnettes...
Malgré tout cela, essayons de rester optimistes. Mais soyons vigilants et prêts à nous indigner. Et optons pour des solutions alternatives (petites banques aux pratiques saines et respectueuses).
08:51
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10.01.2012
Dégustation du lundi 161
Superbe première dégustation 2012 pour le Clos, ce lundi soir, à 3, avec un premier vin à la robe dorée et au nez gras et minéral. En bouche, de la matière, de la puissance, une trame sèche en milieu de langue, puis, après, complètement enrobée sur du miel et du citron. On part dans le Sud et on se trompe : Savennières "Roche des Moines" Cuvée d'avant en Grand Cru 2003 Château de Chamboureau de Pierre Soulez. Ce sont le millésime 2003 et les 14°5 qui nous ont poussé vers le sud... Belle bouteille.
On passe aux rouges avec un vin à la robe rubis. Au nez : un beau volume de fruit, de la maturité et de la finesse. Cela s'exprime bien, avec des notes de violettes, d'olives et de garrigue qui apparaissent et nous amènent dans le sud. C'est très beau. En bouche, c'est profond; harmonieux, avec un bel équilibre, sans dureté. Très bien fait. Château de Gaure 2008 "Pour mon père" en Vin de Table (du Roussillon).
Troisième flacon, à la robe rubis et au nez lacté et rond sur une belle matière. En bouche, c'est moins profond que le précédent, mais également sur un fort beau fruité et avec de la fraîcheur et un côté aérien. En seconde dégustation, nous noterons un peu de réduction et une bouche qui vire un peu sur l'animal pour ce Domaine des 2 Anes 2008 en Corbières de Magali et Dominique Terrier.
Le quatrième flacon présente une robe noire et un nez de fruits rouges et noirs, sans boisé, frais et mentholé. En bouche, une fort belle matière, de la rondeur, du fondu, une belle trame sur des tannins fins et nobles, et de la fraîcheur. Très sympa. Coccigrues 2009 en Saint Chinian de Yannick Pelletier. Fort belle maturité du vin pour un si jeune vigneron.
Cinquième et dernier flacon de la soirée, à la robe grenat foncé avec un anneau orangé, et des larmes généreuses et épaisses. Au nez, une envolée de truffes et de tomates confites, avec des notes de fruits noirs, d'épices, de tabac et de moka. En bouche, une intensité de fruits, puis l'alcool qui vient, avant que les fruits ne reprennent le dessus, comme un Porto Vintage sec. Très belle bouteille : Pétrus 1970 en Pomerol. La suite de cette série de vins 1970, entamée il y a 4 dégustations.
La suite lundi prochain...
00:01
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04.01.2012
Record de prix pour la langoustine...
Jeudi 29 décembre, il fallait avoir un bon porte monnaie pour se payer de la langoustine sous la criée du Guilvinec. A la vente du soir, la grosse langoustine, qui mesure plus de 12,5 cm, s'est arrachée à plus de 50 euros le kilo.
50,64 euros exactement fût le prix moyen des 100 kilos de grosses langoustine achetées le 29 décembre. 59,58 euros est le prix le plus haut atteint ce jour là pour ce type de langoustine.
Les 150 kilos de petites langoustines, qui mesurent entre 9 cm et 12,5 cm, se sont vendues, en moyenne, à 36,21 euros/ Kg. 42,88 euros le plus haut.
Ces montants sont les plus hauts enregistrés à la criée du Guilvinec pour l'année 2011. Ils s'expliquent par la faible quantité débarquée par la vingtaine de côtiers sortis ce jour-là et par la proximité du réveillon. A ce prix, il faut espérer qu'elles ont été appréciées !
Sur l'ensemble de l'année, voici le prix moyen, ainsi que le tonnage, toujours au Guilvinec : petite langoustine - 9€ - 500 tonnes et grosse langoustine - 14€45 - 150 tonnes.
S'ajoute à ce prix de la criée, la marge du grossiste et celle du poissonnier... Les bons produits de la mer commencent à coûter fort cher...
20:21
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26.12.2011
La génération Facebook passe du virtuel au réel...
"En 2011, le peuple a fait son grand retour sur la scène de l'actualité, renversant des dictateurs, dénonçant les marchés financiers. Au sein de ces mouvements : des inconnus qui souvent s'engageaient, pour la première fois.
En 2011, bon nombre de puissants de ce monde ont chuté et une foule d'anonymes, de Tunis à Tripoli, de la place Tahrir à la Puerta del Sol, en passant par Aden, Manhattan ou Tel-Aviv, a surgi d'un peu partout. Là pour abattre les dictatures, ailleurs pour résister à la crise et à la toute-puissance des marchés. Si les objectifs de cette indignation sans frontières furent différents, il est frappant de constater les similitudes entre ces acteurs. Des jeunes, de 20 à 30 ans, souvent diplômés, férus de nouvelles technologies et déçus par un monde en pleine dislocation économique et sociale, que les systèmes politiques n'arrivent plus à contrôler. En 2011, d'un seul clic, la génération Facebook est passée du virtuel au réel, de l'indignation à l'engagement, le jour dans la rue, la nuit devant l'écran...
Le 4 janvier, la mort de Mohamed Bouazizi en Tunisie déclencha le premier tsunami d'une année qui en compta beaucoup. Ce geste désespéré d'un humilié, d'un sans-grade, d'un inconnu allait servir de catalyseur aux frustrations de la rue arabe, se répercutant jusqu'en Egypte, en Libye, en Jordanie, à Barheïn, dans les Emirats du Golfe, au Yémen, en Syrie... Le 14 janvier, face à l'ampleur de la contestation, Zine El-Abidine Ben Ali prit le chemin de l'exil.
Ensuite, il y eut Le Caire et la place Tahrir. Quelques jours plus tard, le président Moubarak abandonnait le pouvoir... Puis, en Lybie, la ville de Benghazi se souleva contre l'arbitraire de Mouammar Kadhafi. Et ainsi de suite. Aman. Aden. Damas.
Le 15 mai, à Madrid, "los indignados" envahissent la Puerta del Sol. Ils disent : "Nous n'avons rien inventé. Nos pères sont les manifestants du "printemps arabe". Nous ne faisons que reproduire leur combat car nous luttons aussi contre une dictature, celle des marchés." Ils s'en prennent à la classe politique qui ne fait pas son travail, aux financiers qui se sont enrichis pendant que la crise ruinait les classes populaires...
Le 14 juillet, Tel-Aviv prend le relais. "Aujourd'hui, il y a un énorme fossé entre la population d'Israël et le gouvernement. C'est la racine commune d'un grand nombre de soulèvements dans le monde : partout les gens s'éveillent, parce qu'ils en ont assez d'être déçus, d'être roulés dans la farine", explique, dans Le Monde, Daphni Leef, une des porte-parole.
Londres suit. Puis le Chili. Et le 17 septembre, New York. Des dizaines de milliers de personnes veulent occuper Wall Street et se définissent comme "les 99 %", par opposition au 1 % des Américains qui totalisent à eux seuls 42 % de la richesse du pays. Pendant ce temps, à Los Angeles, une certaine Kristen Christian, 27 ans, appelle sur Facebook à boycotter les banques car elles veulent taxer de 5 dollars par mois tous les détenteurs d'une carte de crédit n'ayant pas 20 000 dollars sur leurs comptes. Résultat, le 5 novembre, 85 000 personnes retirent 4,5 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros) des plus grandes banques..."
Extraits d'un article de Yann Plougastel paru dans Le magazine du Monde de ce week-end.
Sans oublier les manifestations anti-nucléaires au Japon et en Allemagne, les grèves en Grèce, les indignés partout en Europe,... Partout, la génération Facebook se réveille et passe à l'action : le peuple fait son retour dans la rue. Enfin. Les moutons se réveillent. Il était temps.
Les dictateurs, les politiciens véreux et corrompus, les cartels (nucléaires, pharmaceutiques ou agro-alimentaires), les banques avides et sans scrupules, le monde financier pourri, les pollueurs, tous devront rendre des comptes. Car dorénavant, la génération Facebook ne se laissera plus faire, quelque soit le problème. 2012 risque d'être chaud...
22:46
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20.12.2011
223 fois moins de pesticides dans les aliments Bio...
Réalisée par Fytolab, un organisme certifié par les autorités de plusieurs pays européens dont la France, l'analyse des aliments bio a mis en avant l'absence de pesticides dans les fruits et légumes alors que 37 résidus, correspondant à 27 molécules différentes, avaient été trouvés dans des aliments traditionnels. D'un point de vue plus global, "il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios analysés que dans les aliments conventionnels", précise l'étude. Par ailleurs, par rapport aux 17 résidus de pesticides suspectés d'être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens identifiés l'année dernière, cette nouvelle analyse n'en a détecté qu'un seul dans le bio, le piperonyl butoxyde (PBO).
Le piperonyl butoxyde ou PBO est un synergisant autorisé en agriculture biologique, uniquement pour le nettoyage des lieux de stockage vide des céréales. Certaines études de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont révélé que ce produit pouvait être toxique par inhalation, par contact avec la peau et en cas d'ingestion. Logiquement ce produit ne devrait pas être en contact direct avec les céréales, mais les résultats obtenus montrent le contraire. Générations Futures souhaiterait que cette molécule, au vue de ses propriétés, ne soit plus autorisée en bio.
"Ces éléments montrent clairement que la non présence de résidus de pesticides dans les aliments bio garantit le consommateur des risques éventuels dus à la présence de nombreux résidus de pesticides dans les aliments conventionnels dont certains sont suspectés d'être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien", déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures. Pour l'association, cette enquête, même si elle ne prétend pas refléter exactement l'état moyen de contamination des aliments en France, atteste du travail sérieux réalisé par les agriculteurs, les transformateurs et les certificateurs dans la production de produits bio. En outre, ces résultats contrediraient également les sceptiques qui avancent que les champs bio sont souvent contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels.
Source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/aliments-pesticides-agriculture-biologique-residus-14481.php4
22:37
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Dégustation du lundi 160
Dernière dégustation 2011, magnifique, du Clos, ce lundi soir, orchestrée par le gardien des lieux, avec pour commencer un champagne à la robe dorée et au superbe nez de Chardonnay Grand Cru, sur une bonne vinosité, et fort bien travaillé au niveau élevage. En bouche, une bulle fine et quelque chose de vineux mais pas trop long et trop enrobé. La finale est sur la douceur, enrobée et maquillée, sans tension ou nervosité : un peu mou. Champagne Tarlant 1998 Brut Prestige Extra Brut. Cette bouteille date encore de la période de transition (père/fils). C'est beaucoup mieux aujourd'hui et cela va devenir une très bonne maison, car leur vision du Champagne est la bonne.
Second flacon, toujours à la robe dorée, présente un nez de Chardonnay comme il faut, sur de la noix. La bouche est beurrée, classique, ample, avec une très belle attaque, avant de retrouver en finale ce que l'on avait au nez. C'est très beau. Nous sommes tous en Bourgogne et c'est faux : Kistler 2003 Mc Créa Vineyards, Sonoma Mountains (bouteille n° 19270 sur 22.000). C'est le plus grand Chardonnay américain, travaillé à la bourguignonne, à la Coche-Dury.
Troisième flacon de la soirée, toujours à la robe dorée - fête oblige- et nez typique d'Alsace, Zind Humbrecht les yeux fermés, avec pas mal de résiduel, en Gewurztraminer. La bouche est très parfumée, toujours sur du Gewutztraminer, mais il y a aussi autre chose. Il y a la sucrosité, puis de la vivacité qui apparaît. Ce n'est pas monolythique, ce qui nous fait penser à un parcellaire de chez Deiss. Exact : Altenberg Bergheim 2004 en Grand Cru de Marcel Deiss. Très belle bouteille.
Quatrième flacon -enfin les rouges- à la robe noire aux reflets pourpres et au nez puissant, concentré, crémeux, sur des fruits rouges, avec beaucoup de profondeur. La bouche est racée, fine, droite comme devrait l'être la justice. On est dans le sud, sur des collines. C'est très riche, avec un corps qui accompagne le fruité, tout en finesse, en dentelle, sur du cassis. On pense à une fine Syrah en Côte Rôtie, et on se trompe : Crozes-Hermitage "Le Clos des Grives" 2009 du Domaine Combier. La révélation de la soirée...
On poursuit, avec un vin à la robe évoluée et grenat et au nez de vieux bordeaux, sur de la fraîcheur et des fruits rouges.En bouche, une certaine souplesse, des arômes tertiaires, mais aussi du fruit et de la fraîcheur sur une belle finesse. Beaucoup de plaisir avec ce Grand Vin de Château Latour 1970 en Premier Grand Cru Classé à Pauillac. Bien meilleur que le Lynch Bages 70 et L'Evangile 70 dégustés les semaines précédentes... Avec Petrus et Trotannoy, les meilleurs bordelais du millésime 1970.
La suite avec un vin à la robe noire et au magnifique nez très proche du Crozes-Hermitage. En bouche, un côté sud, plus chaud, avec moins de trame et moins net. Cependant, la graduation est parfaite. Domaine Richeaume 2009 Cuvée Columelle de la Famille Hoesch en "Vin de France". Avant, c'était un Côtes de Provence.
Septième et dernier flacon de la soirée, à la robe foncée aux contours pourpres et au nez majestueux sur des fruits rouges mûrs. La bouche est fondue, la tenue est magnifique, la longueur incroyable. C'est classique, prestigieux et très fin : Domaine Bois de Boursan 2007 Cuvée des Félix en Châteauneuf-du-Pape de Jean et Jean-Paul Versing. Fort belle bouteille.
Un architectural et délicieux risotto japonais (Sushi Brown Rice) agrémenté de poissons crus et de crevettes Tiger, d'algues et de légumes crus, magistralement assaisonné nous permis d'achever cette dernière dégustation du Clos 2011 dans la délectation. Bonnes fêtes à tous.
00:13
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18.12.2011
Gonfler la dette publique avec des prêts aux banques est illégal...
"De plus, le résultat de ces opérations (re-capitalisation des banques par les états) peut-il être considéré comme de la "dette publique" ? Les manuels d’économie expliquent que la dette publique est un instrument pouvant être utilisé pour financer les besoins de l’État et compléter les recettes fiscales pour que l’Etat puisse exercer ses compétences au bénéfice de la société. Les titres émis sans aucun critère pour le sauvetage des banques devraient être considérés comme des prêts distincts devant être remboursés par les banques, et non par la société dans son ensemble.
Pendant combien de temps encore fera-t-on assumer à la société des opérations aussi irresponsables et immorales qui détournent l’argent des services sociaux fondamentaux comme la santé, l’éducation, la sécurité sociale, etc. en provoquant la perte de milliers d’emplois tout en assurant des bénéfices record pour le secteur financier ?"
Tout petit extrait d'un long article hyper intéressant de Maria Lucia Fattorelli
http://www.cadtm.org/L-audit-un-outil-essentiel-pour
María Lucia Fattorelli est coordinatrice de l’Audit citoyen du Brésil depuis 2001 www.divida-auditoriacidada.org.br ; elle a fait partie de la Commission d’audit sur la dette de l’Equateur (2007-2008) et a été conseillère technique de la Commission d’enquête parlementaire sur la dette publique (2009-2010).
Pour rappel, avant la crise des subprimes née aux Etats-Unis en 2008, tout allait bien en Europe. Notre dette publique belge était maîtrisée et en diminution constante depuis 20 ans (80% du PIB) et les budgets respectés. C'est à ce moment qu'on s'est rendu compte que la plupart des banques mondiales étaient en faillite (elles ne disposaient pas assez de fonds propres et avaient massivement investi dans des produits bidons, virtuels et à haut risque).
Il a donc fallu les re-capitaliser pour éviter la faillite de certaines d'entre-elles. Et voilà notre dette qui remonte à 100% du PIB (et ce n'est pas fini) et notre note dégradée par des agences de notation (qui n'ont aucune autorité en la matière). Sans parler des mesures de restrictions budgétaires qui toucheront tous les belges pendant des années !
Il est tout à fait illogique et illégal de faire supporter par les citoyens d'un pays les dettes d'un organisme privé qui n'a pas géré ses affaires en bon père de famille et a pris des risques inconsidérés, et en l'absence de tout contrôle extérieur. Ce transfert de dette est illégal. Il faut exiger un audit de la dette publique et séparer ce qui l'est vraiment et ce qui ne l'est pas du tout. Les choses seront claires et nous irons bien mieux !
11:28
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13.12.2011
Dégustation du lundi 159
Nowel au Clos ce lundi soir, avec un premier flacon à la robe pâle et au nez floral assez réservé. Tout le contraire en bouche : fraîcheur, acidité, parfums, puissance et richesse sur des zestes de citrons ou du limoncello. Il y a de la chair et du gras, puis une trame sur l'acidité et le citron tout le long. C'est un vin précis qui nous fait penser à un chardonnay libre (style Dagueneau), d'autant plus qu'on y trouve un côté iodé, nacré et calcaire. Bourgogne ? Chablis ? Et non : Jura ! Le Clos 2009 de La Tour du Curon en Arbois de Bénédicte et Stéphane Tissot. Très belle bouteille !
On passe aux rouges avec un deuxième flacon à la robe foncée et au très beau nez frais, lacté sur des herbes et de la garrigue. En bouche, on est sur un beau vin classique, bien fait et bon. Une belle attaque fruitée, un beau travail, sur du cabernet. Clos des Jacobins 2001 Saint Emilion Grand Cru Classé de Gérard Frydman. 70% de merlot et le reste en cabernet, avec un âge moyen des vignes de 30 ans. Pas mal du tout pour ma part, car sans défaut, et surtout, sans ce côté boisé habituel des bordeaux d'aujourd'hui.
La troisième bouteille présente une robe noire et un nez concentré et jeune. En bouche, fruits, rondeur, acidité et fraîcheur, mais assez monolithique. Certains évoquent une syrah cuite, pas très fine, extraite et assez alcoolisée... Les Laurentides 2009 de Gramenon en Côtes du Rhône Villages. Pas extraordinaire. Un bon jus, mais pas tripant comme d'habitude avec Gramenon... Et 15,5°... Moins bon que Gardiès ou Les Sorcières, selon le grand crollé...
Quatrième flacon, à la robe noire également, et au nez de cabernet mûr. En bouche : volume et complexité, fruit rouge et acidité sur du poivron mûr, et souplesse : Mas de Daumas Gassac 2002, Cuvée Emile Pénaud. C'est la bouteille n° 713 sur 1.200 produites. Les 148.800 autres vont dans le second vin... Très beau.
Retour aux blancs avec un cinquième flacon à la robe dorée et au magnifique nez de vin liquoreux. La bouche est tout aussi somptueuse, bien balancée sur une fort belle fraîcheur. Il y a du sucre, mais pas trop. On pense à un cépage allemand ou autrichien. Mitis Amigne de Vetroz 2002 en AOC Valais de Jean René Germanier en Suisse. Un tout beau liquoreux vraiment bien équilibré et juste.
Sixième et dernier flacon à la robe jaune et au premier nez fermenté, de bière. Après aération, nous serons sur un grand nez de Savagnin. La bouche, magnifique et fraîche, sur un vin jaune très vineux, sur des fruits blancs (pêches), longue et sans sécheresse. Ils devraient faire des magnums pour qu'on goûte mieux, mais c'est interdit : Château Chalon 1989 Vin de Garde de Jean Macle, dans le Jura. Il faudrait en goûter des plus vieux : ceux des années 70 commencent à être bien, et les plus vieux sont parfaits...
La soirée fût si bonne qu'on décida de re-fêter Nowel lundi prochain. Qui vivra verra.
00:30
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08.12.2011
Contamination de la chaîne alimentaire mondiale...
"20 millions de tonnes de rejets radioactifs et de déchets chimiques provenant de Fukushima, de bois brisé, de bateaux à la dérive et d’épaves industrielles ont déjà traversé plus de la moitié de l’océan Pacifique et s’approchent de plus en plus de l’Amérique du Nord.
L’élimination et le traitement de ces déchets solides représenteront une tâche monumentale, mais la plus grande menace réside dans le cocktail chimique invisible mélangé à l’eau de mer, ce qui constitue une triple catastrophe sans précédent de contamination nucléaire, biologique et chimique (NBC) en provenance du nord-est du Japon.
Les isotopes radioactifs césium et strontium se trouvent maintenant dans la chaîne alimentaire marine et sont en train de remonter l’échelle biologique, depuis le plancton jusqu’aux invertébrés tels que les calamars, puis les poissons comme le saumon et le flétan.
Quand les déchets radioactifs arriveront-ils sur la côte Ouest de l’Amérique du Nord ? La distance entre le nord-est du Japon et le nord-ouest du Pacifique est d’environ 8000 km. Le courant Kuroshio du nord Pacifique fait normalement la traversée entre six à sept mois. Les matériaux les plus lourds, comme le bois, se déplacent à environ la moitié de ce rythme, mais les produits chimiques dissous dans l’eau ont déjà commencé à atteindre la côte Pacifique de l’Amérique du Nord, une réalité ignorée par les gouvernements américain et canadien.
Le mélange toxique ne s’arrêtera pas à la côte. De nombreux composés chimiques sont volatiles : ils peuvent s’évaporer avec l’eau pour former des nuages qui finiront par tomber sous forme de précipitations à travers le Canada et le nord des États-Unis. A long terme, la menace s’étendra loin dans les terres, vers les montagnes Rocheuses et au-delà, affectant l’agriculture, les rivières, les réservoirs et, éventuellement, les nappes aquifères et les sources".
Extraits d'un article pour Rense.com par Yoichi Shimatsu, consultant en environnement basé à Hong Kong, ancien rédacteur général du « Japan Times Weekly » à Tokyo.
"Contamination de la chaîne alimentaire mondiale en 2012" avais-je écrit en avril sur ce blog. On s'en approche chaque jour. Et Fukushima continue de contaminer l'environnement, jour après jour : la situation n'est toujours pas maîtrisée, et est loin de l'être tant la situation est compliquée.
Et en dehors de cette catastrophe environnementale sans précédent dans l'histoire de l'humanité, il faut également penser à ces millions de Japonais contaminés (sans en avoir été informés) et qui continuent de se contaminer (air, eau et nourriture) chaque jour. Les premiers signes de maladie apparaissent dans la population, et ce n'est qu'un début : ils sont partis pour 30 ans de calvaire, faute d'avoir été évacués à temps et d'avoir été trompés par les déclarations rassurantes des autorités et du cartel nucléaire. Un Tchernobyl bis, mais en beaucoup plus grave...
Après le boeuf contaminé, le thé contaminé, puis le lait pour bébé contaminé, il me semble prudent et évident de ne plus consommer les produits japonais importés en Belgique. Je n'ai vraiment pas confiance. Principe de précaution.
Voilà une bien triste histoire, dont les médias se gardent bien de parler. De quoi s'indigner un peu plus.
19:21
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06.12.2011
Dégustation du lundi 158
Comme la semaine passée, cinq bouteilles différentes servies en même temps, une par dégustateur.
Pour ma part, je suis sur un vin à la robe rubis foncé, avec quelques notes d'évolution. Au nez, on est sur des fruits rouges, de la fraîcheur, et quelque chose de fondu. En bouche, une remarquable matière, sur des petits fruits rouges et des tannins nobles, serrés, fondus et intégrés. Je pense à un Bandol, style Tempiers, et ce n'est pas cela!
Les autres le trouveront beau, puissant et bien fait, avec une belle élégance. C'est costaud, mais n'arrache pas la tronche. Riche, massif, et un peu trop sirop : il manque un peu de complexité. Nous sommes à Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin 2007 à Châteauneuf-du-Pape. Tout grand flacon... et tout grand millésime!
Second vin, à la robe rubis, et au nez sur des petits fruits. La bouche est chouette, assez serrée en fin de bouche, sur du Pinot noir, non souffré. Erreur : Marcel Lapierre 2000 à Morgon et en Gamay. Le piège habituel...
Troisième vin, à la robe noire et concentrée. Nez assez classique. En bouche, un fruit pas très mûr, concentré et plus tout jeune (fin 90 ?). Nous le trouvons bien balancé, comme il faut : frais, bien en place, un peu Syrah, sur de la prune fraîche et croquante. Nous sommes deux à lui trouver une finale astreingeante, sur de la raffle verte. Côte-Rôtie Coteaux de Turpin 2005 de Jean-Michel Stéphan. Vin à moitié éraflé, mais bien meilleur que beaucoup de Côte-Rôties caricaturées et trop boisées dont nous ne citerons pas les noms...
Le quatrième flacon, à la robe noire, présente un problème au nez. C'est un vieux Bordeaux. Nous lui trouvons un nez d'humus, de sous-bois et de miel. En bouche, un assez vieux vin, certes, mais qui se boit encore, avec une finale mentholée : L'Evangile 1970 en Pomerol. Mieux que le Lynch Bages 1970 de la semaine passée, et à la robe incroyablement jeune.
Le cinquième flacon, bouchonné, était un Château La Fleur 1982 en Saint Emilion Grand Cru. Snif.
Nous passâmes alors à un Château Beaucastel 2007, juste
pour goûter la différence avec le premier vin dégusté : on est dans le même registre, mais en moins puissant.
Et pour achever cette dégustation, un vin piège, jamais dégusté, et assez rare. On lui trouve un magnifique nez de pommes et frais, un peu Calvados et Normandie. On est dans les vignes et on goûte la peau des grappes. Par contre, ce n'est pas un vin accompli. C'est très nature, pas traditionnel, intéressant, l'essai d'un vigneron. Nous sommes à Bordeaux, en vin moelleux, en 2005. de Jean Guyaud, si je me souviens bien. Ils sont partis avec la bouteille, sans que je ne la note... en tout cas, ce n'est pas très moelleux, ni vu, ni lu, ni bu, original.
Lundi prochain, Nowel au Clos, pour terminer l'année en beauté, juste avant les Fêtes.
00:19
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28.11.2011
Dégustation du lundi 157
Dégustation originale ce soir, avec 5 vins servis en même temps à l'aveugle : un par personne. Chacun ayant donc un vin différent de celui des autres, et à découvrir. Difficile à commenter, cette dégustation qui part dans tous les sens... Mais essayons quand même.
Le premier flacon, à la robe vive et assez âgé au nez. En bouche, un beau velours tempéré par un petit côté poussiéreux et boisé. Les tannins sont fondus, ce n'est pas sec, mais le fruit disparaît assez vite. On est sur du poivron végétal, un cabernet vert (1959; 1961 et 1982 sont les seules années où le cabernet est vraiment mûr). Lynch Bages 1970 en Pauillac.
Le second flacon présente un beau mariage de fruits et d'alcool, Il y a également un peu de verdeur et un côté boisé en finale, assez serré. Penfolds "Grange" 1997 South Australia Shiraz.
Troisième flacon, au nez classique de Bordeaux, avec de l'astreingeance en finale et le boisé habituel de ce genre de vin : Château Le Bon Pasteur 1999 en Pomerol, des Domaines Rolland. Le moins bon vin de la soirée.
Quatrième flacon, classique, avec un nez de petits fruits rouges explosifs. En bouche, longueur et douceur du fruit maîtrisée, et une vinification exceptionnelle sur le fruit. Château Le Puy 2008 "Emilien" en Côtes de Francs à Bordeaux. Et en biodynamie, depuis 4 siècles.
Cinquième flacon, à la robe noire, et au nez vanillé, sur des mûres. En bouche, une bombe : c'est puissant, riche et concentré. Une magnifique extraction, avec de la fraîcheur. Mais assez massif et sans grande finesse. The Relic Vintage 2004 Barossa Valley Australia. 14°5 quand même, et assez lourd. Bouteille difficile à achever, même accompagnée de pizzas bio fraîches, cuites au feu de bois de Hesbaye...
La suite, dans le même style, la semaine prochaine.
23:45
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26.11.2011
Syndrome Chinois Japonais...
L'architecte de Fukushima Daiichi réacteur 3, Haruo Uehara, l'ancien président de l'Université de Saga, a admis que le syndrome Chinois est inévitable.
Le syndrome chinois est l’hypothèse de la conséquence la plus grave d'une fusion d'un réacteur nucléaire, dans laquelle les éléments combustibles en fusion du cœur ou corium percent les barrières qui le confinent et s'enfoncent dans la terre. Même si des fusions de réacteurs ont eu lieu en diverses occasions dans les domaines civils et militaires, une fusion avec de telles conséquences n'a jamais eu lieu.
Dans la pratique, l'opinion et les médias reconnaissent comme étant l'illustration du syndrome chinois toute pénétration de corium pouvant potentiellement entrer en contact avec la nappe phréatique, ce qui est l'un des scenarios les plus graves du risque nucléaire.
Il a ajouté : "si le combustible a atteint une veine d'eau souterraine, il va provoquer la contamination des eaux souterraines, la contamination du sol et la contamination de la mer. Par ailleurs, si la veine d'eau souterraine continue à être chauffée pendant longtemps, une explosion massive hydro-volcanique sera causée."
Bref, le feuilleton Fukushima, qui ne passe sur aucune TV, est loin d'être achevé. Le Japon est contaminé en grande partie, d'autres continents aussi, et jusqu'ici en Europe, où l'on a relevé des particules de Césium 137 sur les sols, heureusement en faibles quantités. Mais il y en a quand même, et il n'a rien à faire là ! Les ceps radioactifs, non merci...
Et cette pollution mondiale, invisible et silencieuse, cachée par les médias (à la merci des gouvernements et du lobby nucléaire), se poursuit depuis 8 mois ! En attendant un syndrome Chinois Japonais ? Terriens, il est temps d'agir...
20:56
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22.11.2011
Vive le Soja...
Dans le soja, de hauts taux d’acide phytique réduisent l’assimilation du calcium, du magnésium, du cuivre, du fer et du zinc. L’acide phytique du soja n’est pas neutralisé par les préparations communes comme le trempage, la germination et la cuisson lente et longue. Des régimes à haute teneur en phytates ont provoqué des troubles de la croissance chez des enfants.
Les inhibiteurs de trypsine du soja interagissent avec la digestion des protéines et peuvent provoquer des troubles au niveau du pancréas. Chez les animaux de laboratoire, le soja chargé en inhibiteurs de trypsine ralentit la croissance.
Les phyto-oestrogènes du soja sont de puissants agents anti-thyroïdiens, qui peuvent entraîner de l’hypothyroïdisme et peuvent provoquer le cancer de la thyroïde. Chez les nourrissons, on associe la consommation de lait maternisé au soja à une maladie autoimmune touchant la thyroïde.
Les analogues à la vitamine B12 présents dans le soja ne sont pas absorbés et peuvent même augmenter les besoins naturels en vitamine B12.
Le soja augmente les besoins naturels en vitamine D. Le lait de soja est supplémenté en vitamine D2 synthétique (et toxique).
Lors de la fabrication d’isolats de protéines de soja et de soja texturé, des protéines fragiles sont sur-dénaturées par les hautes températures.
La fabrication de protéines de soja provoque la formation de nitrosamines hautement carcinogéniques et en une substance toxique : la lysinoalanine.
De l’acide glutamique libre (MSG), une puissante neurotoxine, est produite pendant la fabrication du soja. Des taux supplémentaires sont ajoutés à bien des aliments à base de soja.
Les aliments à base de soja contiennent de haux taux d’aluminium, qui est toxique pour le système nerveux et les reins.
© 2011 The Weston A. Price Foundation for Wise Traditions in Food, Farming, and the Healing Arts.
21:00
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21.11.2011
Aucune résistance, ces petits jeunes...
Pas de dégustation à l'aveugle ce lundi soir au Clos : 3 des 5 joyeux lurons ayant été décimés hier, lors d'agapes bucoliques en Hesbaye, qui se sont achevées à l'aube... dans des effluves de vin naturel.
Quand on rentre à 5H30, on assume. Et bien non : ils dorment ! Aucune résistance ces petits jeunes...
C'est donc lundi prochain que nous dégusterons les bouteilles des millésimes 1995 à 2005 prévues pour ce soir.
En attendant, je déguste un magnifique Château La Calisse 2007 en Coteaux Varois de Provence. Un magnum acheté à l'aéroport de Nice dans la zone transit cet été. C'est superbe, soyeux, fin, frais et sur les petits fruits rouges. Très belle bouteille, de quoi patienter jusqu'à lundi prochain...
20:55
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20.11.2011
Il faut boire du vin rouge...
Le resvératol se trouve surtout dans le vin rouge avec une concentration de 1mg par verre selon les cépages bien entendu. Cette forte concentration dans le vin s'explique par la fermentation du moût (peau et pépins) dans une cuve à l’abri de l’oxygène évitant ainsi toute oxydation de la molécule. Ce qui explique qu'il soit abondant dans le vin rouge et moindre dans les rosés , quasi- absent dans les vins blancs qui sont pressurisés et fermentés en leur absence . Le cépage et donc le vin le plus riche en resvératrol est le Pinot noir (Bourgogne), vient ensuite le Merlot, le Grenache et le Mourvèdre. Le cépage de Pinot noir contient le plus de resvératrol, avec une concentration pouvant aller jusqu’à 11,9 mg par litre. C’est ainsi qu’est né le “french paroadox” un engouement subit des anglo-saxons pour le vin rouge.
Le raisin sur pieds et le jus de raisin en contient bien sûr, mais il est faiblement assimilable du fait qu'il se trouve dans la peau et les pépins. Le jus de raisin en contient, - tout comme le jus de canneberges- mais 10 fois moins que dans le vin rouge !
Selon l'OMS, le resvératrol pourrait réduire à lui seul de 40% le risque cardio-vasculaire ! La diminution de la mortalité des pays méditerranéens qui consomment modérément du vin, pourrait être également liée à leur consommation augmentée de fruits et légumes , d'huile d'olives et un apport modéré de viande. La conclusion pour un effet protecteur, serait de coupler le verre de vin aux dix fruits et légumes par jour, à l’augmentation des omégas 3 et diminution les oméga 9, à la diminution du sucre ... Adopter le régime méditerranéen, en somme..
L’action anti-thrombotique du vin est en grande partie attribuée au resvératrol. En effet, ce polyphénol est digne d’un médicament de type aspirine puisqu’il possède une action anti-aggrégante sur les plaquettes. Il diminue la viscosité sanguine, diminuant ainsi les risques de formation de caillot (la thrombose) susceptible de boucher une artère. On trouve des onguents à base de vigne rouge pour soulager le gonflement et les douleurs des jambes “lourdes”, varices, tendinites...).
Le resvératrol est capable de piéger les radicaux libres qui sont largement impliqués dans le processus de cancérogenèse. En 1996, les chercheurs ont établis qu'il avait une action sur les trois étapes de la cancérisation ( initiation, promotion et progression ). Les récents résultats sont à la mesure des attentes ! oui, le resvératrol possède bien ces qualités - comme la curcumine. Mais restons prudent en ce domaine qui soulève encore bien des polémiques.
Des recherches sur animaux ayant des cancers induits - sein, œsophage, colon, mélanome, leucémie.. - ont montrés son efficacité à des concentration sanguine de 0,1 à 0,2 micromoles - quantité susceptible d'être atteinte par l'alimentation. Pour l’humain, ces recherches en sont à leurs balbutiements. Des études ont montré qu' un verre par jour de vin rouge diminue de 40% le risque de cancer de la prostate, alors qu'une consommation similaire de bière augmenterait faiblement le risque..
Le resvératrol a un effet bénéfique sur la longévité, freine le vieillissement. C’est dû à l'activation d'une protéine de la famille des sirtuines, qui augmenterait la vie des cellules en leur donnant le temps nécessaire pour réparer les dommages de l'ADN.
Le resvératrol est donc un polyphénol que l'on trouve dans notre alimentation principalement dans le raisin (surtout vin rouge), le chocolat noir (seconde source alimentaire de ce polyphénol après le vin), les baies rouges (myrtilles, canneberges),l'arachide (cacahuètes non grillées), la rhubarbe, les mûres, la grenade, le sorgho ... issus de l'Agriculture Biologique (AB). En effet, les traitements de l'agriculture ( pesticides et anti-fongiques) empêchent pratiquement la synthétisation du resvératrol et d’ailleurs de la plupart des autres polyphénols).
Donc il est conseillé de consommer du vin qui a fermenté en contact avec les peaux. De consommer les raisins issus de l’agriculture bio sans oublier de manger la peau. En septembre, faites une cure de jus de raisin, manger du raisin vous “attaquerez” l’hiver en pleine forme.
Extraits d'un article de Brigitte Dussert sur www.dietetique.com.fr
Et n'oublions pas que les produits issus de l'agriculture traditionnelle ne contiennent pas de polyphénols, les traitements chimiques empêchant leur synthétisation : il faut donc se tourner vers les vins Bio ou naturels, non traités. Et même chose pour les aliments, bien entendu.
14:42
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15.11.2011
Dégustation du lundi 156...
Dégustation à l'aveugle, ce lundi soir, dédiée aux bourgognes rouges de 1995 à 2005, qu'on débuta avec un blanc... Robe dorée et nez de fort beau Chardonnay, fruité, beurré et boisé. En bouche, une belle attaque, puis plus rien, sauf de l'acidité. On n'est pas sur un grand millésime, et avec un si beau nez, on aurait pu s'attendre à quelques niveaux en plus en bouche. C'est bien, mais pas grand, avec une bouche un peu courte : Chassagne-Montrachet 2008 1er Cru Abbaye de Morgeaot de Frédéric Cossard. Très décevant par rapport au 2009 dégusté chez Bon bon en septembre...
Premier rouge, à la robe rubis clair et au nez classique mais beau, dans un millésime mûr. Par contre, en bouche, c'est austère et sévère, travaillé et extrait, avec un fruité coincé, serré, trop sulfité, classique dans l'approche : Pommard-Pézerolles 2002 de Ballot-Millot & Fils. Un vin fait à la traditionnelle.
Second rouge à la robe plus évoluée et au nez de feuilles mortes, plus âgé que le précédent. En bouche, de la flotte, fluide, insipide et banal, sans matière et avec de l'alcool en finale. Même approche de vinification que le précédent. Chambolle-Musigny 2002 1er Cru "Les Amoureuses" d'Amiot Servelle. Un grand millésime qu'ils disaient...
Troisième rouge de la soirée, à la robe plus foncée et au nez fin mais puissant, sur un beau panier de fruits noirs, dont des griottes bien mûres. En bouche, un peu de réserve et de retenue, mais vachement bon, sur un volume de fruité imposant. Corps, boisé, fruité et alcool : tout est là. Clos des Fèves 2003 en Beaune 1er Cru de Chanson. Très belle surprise, et apparemment, le top de Chanson.
Quatrième rouge au nez de Pinot noir (enfin) et d'amandes, sur du fruit et tout en dentelle. La bouche démarre sur de l'alcool et s'achève sur le fruit, avec une finale acidulée. C'est le piège de la soirée : Marcel Lapierre 2000 Morgon en Beaujolais. On lui avait déjà trouvé un nez de Pinot noir auparavant...
Sixième et dernière bouteille de la soirée, avec un vin à la robe évoluée et au magifique nez de vieux bourgogne. Exceptionnel pour moi, classique pour d'autres. La bouche est superbe et classique comme les bourgognes d'antan, avec de l'acidité et du fruit, mais sans une complexité associant les deux jusqu'en finale. Il y a de l'équilibre, mais on l'aurait voulu un peu plus volage et plus ciselé : Richebourg Grand Cru 1996 du Domaine A.-F. Gros à Pommard en Côte d'Or. De tous les Gros, c'est le meilleur.
A la suite de quoi nous eurent droit au plateau de fromages et de cochonnailles, en attendant la prochaine dégustation de lundi prochain, dont le thème est une bouteille de 1995 à 2005. Qui vivra verra...
00:00
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11.11.2011
Réhabiliter les droits des agriculteurs sur leurs semences...
Les lois de la commercialisation et l’octroi de droits de propriétés industrielles ont peu à peu défait les agriculteurs de leurs droits à conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, à les protéger de la biopiraterie et de l’intrusion d’OGM brevetés. De fait, comme le souligne l’ONG les Amis de la Terre, les semences commerciales aujourd’hui disponibles ne sont majoritairement plus reproductibles par les agriculteurs.
Outre le retrait du rôle premier de l’agriculteur, l’appropriation des semences par de grandes multinationales a abouti à la standardisation des semences. En conséquence de quoi, celles-ci sont devenues plus gourmandes en engrais et en pesticides chimiques. Démunis de leur droits, les paysans ne sont plus en mesure de sélectionner des semences adaptées à une agriculture plus saine. Alertant sur la perte de biodiversité cultivée, la FAO (1) estime que 75 % des variétés cultivées ont disparu dans le monde entre 1900 et 2001.
Aussi, une coalition d’organisations paysannes, environnementales et d’artisans semenciers (2) a lancé une campagne visant à plaider, lors des prochaines élections, en faveur de la promulgation d’une loi de reconnaissance des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences. Cet appel à ne plus réduire les agriculteurs au seul rôle de consommateurs de semences industrielles s’adresse tant aux citoyens et aux organisations de la société civile qu’aux élus et candidats. Une première manifestation est d’ores et déjà prévue le 19 novembre prochain à Angers, lors de « la nouvelle bourse aux semences de la Saint Martin ».
1- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
2- Font partie de cette coalition : Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, Artisan du Monde, ASPRO PNPP, ATTAC, Chrétiens dans le Monde Rural, Confédération paysanne, Croqueurs de carottes, Demeter France, Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques, Fondation Sciences Citoyennes, Générations Futures, Minga, Mouvement d’Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès, Ogm Dangers, Réseau Semences Paysannes.
Article de Cécile Cassier sur Univers-Nature
19:09
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11H11 le 11/11/11
"Que nous le sachions ou non, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de l’existence de l’humanité. Certains l’appellent le Nouvel Age ; d’autres, le Sat Yuga ; d’autres, l’Age du Verseau. Quelque soit la manière où vous y ferez référence, c’est un âge dans lequel l’humanité apportera de nouveaux arrangements économiques et financiers, une assistance mondiale à la pauvreté, une technologie à économie de main-d’œuvre, des régimes démocratiques, l’égalité raciale, la tolérance religieuse et la paix mondiale.
Notre nouveau monde fonctionne sur la base du service à autrui, plutôt que du service à soi-même. C’est un monde qui honore les faiseurs de paix plutôt que les faiseurs de guerres, les êtres compatissants plutôt que les êtres impitoyables, ceux qui unifient plutôt que ceux qui divisent.
Le 1% du monde qui a concentré la richesse et le pouvoir entre leurs mains sont bienvenus pour se joindre aux 99% dans la construction d’un monde qui fonctionne pour tous, sans que personne ne soit laissé de côté. Nous avons l’intention d’accueillir tout le monde et de reconnaitre les besoins de ceux qui souffrent, que ce soit de la faim, de la pauvreté, de la maladie, de l’âge ou d’un handicap.
C’est un monde qui ne tolère plus la corruption politique, la fraude financière, le sabotage de l’environnement, la censure médiatique, la surveillance des habitants et les guerres fabriquées.
C’est un monde au service des peuples, non des bénéfices, du divin en chacun et non des paillettes en société et de la planète en tant que notre maison et non pas comme ressource à piller.
Il n’y a aucun obstacle naturel à ce que les peuples soient libres partout. Il n’y a aucune raison pour laquelle chacun devrait dépérir sous une dictature politique ou un esclavage économique. Et il n’y a aucune raison d’accepter plus longtemps que chaque individu n’ait pas le droit de dire combien sa vie sera menée, quel genre de culte il choisira, à qui il donnera son amitié ou avec lequel il se mariera, etc…
Nous avons atteint le stade dans l’évolution de l’humanité où nous pouvons nous débarrasser de toutes nos chaînes."
Extrait d'un article de Steve Beckow, Citoyen Souverain de la Planète Terre, Vancouver, B.C., Canada.
Posté le 11/11/11 à 11H11, en attendant le 12/12/12 à 12H12, pour voir où nous en serons...
11:11
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07.11.2011
Dégustation du lundi 155
Reprise des dégustations à l'aveugle au Clos, après cette semaine de vacances, avec un premier vin à la robe dorée et au nez intense sur du raisin de Corinthe. La bouche est riche, grasse, ronde, avec une fraîcheur florale et des hydrocarbures. On pense à un chardonnay de chez Valette et on se trompe : Coudoulet de Beaucastel 2006 de Pierre Perrin en Côtes du Rhône. On est en biodynamie sur un terroir de 3 hectares entre Orange et Avignon, à l'est de Beaucastel. Pas mal.
On s'attaque aux rouges avec un second vin à la robe noire et au nez de Richeaume, sur des petits fruits rouges et noirs. En bouche, de la chair, de l'intensité, des tannins fins et serrés, un côté sud ponctué par une belle fraîcheur mais avec une petite sécheresse tannique en finale. Des tannins qui ne portent pas le vin, mais qui sont résiduels. Un vin travaillé, mais pas sur le fruit. Canet Valette 1999 "Le Vin Maghani" en Saint-Chinian. Le Clos est assez déçu de ce plus grand vin de Valette, car habitué à bien mieux.
Troisième flacon, à la robe noire également, et au nez de grand vin bordelais, s'il n'y avait ces notes de caramel au beurre en fin de nez. En bouche, tout le contraire du précédent : légèreté, fluidité, finesse, fruité porté, longiligne sur une belle longueur sans sécheresse, avec un croquant de Pinot noir. Heredium Réserve 2004 de Pierre Robyr à corin sur Sierre, en Suisse.
On acheva la dégustation avec un vin à la robe rubis et au nez de Pinot noir. En bouche, un vieux coca fatigué. C'est vide et c'est fâné : il ne goûte plus rien... Gevrey Chambertin 1995 Cuvée Vieilles Vignes de Philippe Charlopin-Parizot. Déception totale, une fois de plus, sur ces bourgognes qui auraient dû être meilleurs. Pas facile les bourgognes...
Lundi prochain, dégustation de bourgognes rouges avec un climat, de 1995 à 2005. Histoire de vérifier si on peut encore avoir un peu de plaisir... Qui vivra verra.
23:44
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30.10.2011
7 milliards de terriens...
Nous devrions être 7 milliards d'individus sur terre dès demain, 31 octobre 2011.
Nous étions un milliard en 1800, deux milliards en 1930, et depuis lors, tout monte en flèche.
Ceci dit, la courbe devrait s'inverser à partir de 2050, selon le graphisme ci-dessous.

Prévisions faites en 1970 par le Club de Rome dans son livre "Les limites de la Croissance".
Nous avons un défi important à relever, des obstacles à franchir, des solutions à trouver et à mettre en oeuvre. Nos enfants trouveront les solutions qui nous font aujourd’hui défaut, et réussiront là où nous ne sommes qu’en chantier. Il faudra développer les énergies renouvelables (et sortir du nucléaire cher, polluant et dangereux), réduire notre consommation énergétique, mieux répartir, sans les épuiser, les ressources naturelles dans le monde, lutter contre la pollution, consommer local et Bio, préserver les ressources en eau, arrêter de gaspiller, penser durable, équitable, recyclable.
Il faudra aussi remettre en cause nos systèmes de productions intensifs (cultures, bétail), sources de pollution, d'épidémies, de carences en éléments nutritionnels, de malbouffe, mais aussi de gaspillage en eau et en céréales. Et bannir les OGM.
Un beau programme pour les générations Y. Et Z. Terriens, il est temps d'agir...
22:10
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27.10.2011
Mille milliards de mille sabords...
Et voilà, on y est : le "milieu" bancaire va éponger 50% de la dette grecque, soit cent milliards d'euro. Et comme certaines banques se trouveront en grande difficulté suite à cette opération, il faudra les recapitaliser. A hauteur de cent milliards d'euro également.
Elles devront d'abord tenter de le faire avec des fonds privés, puis publics (via l'état, c'est-à-dire nous, ou via l'Union européenne, c'est-à-dire toujours nous, ou via le FMI).
A côté de cela, le fonds européen de stabilité financière est augmenté pour atteindre les mille milliards d'euro. Histoire de pouvoir faire face à la défaillance d'un autre état européen ou de plusieurs...
Que le grand cric me croque et me fasse avaler ma barbe si ces mesures mettent fin à la crise financière qui nous hante depuis 2007 !
07:09
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25.10.2011
Dégustation du lundi 154
Nouvelle dégustation du Clos ce lundi soir, avec un premier vin à la robe jaune pâle et au nez de fleurs blanches et de miel. Fort belle bouche, fruitée, fraîche et longue, sur du coing, et avec un côté sec de cailloux en finale (calcaire?). C'est très riche, sur une belle matière et avec une belle lame de vivacité : Riesling Clos des Capucins "Cuvée Ste Catherine" du Domaine Weinbach par Colette Catherine et Laurence Faller. En Biodynamie.
Second vin à la robe claire et trouble, et au nez épouvantable de cour de ferme. C'est réduit, et le nez persiste. La bouche est très verte : raffles, tannins verts, pommes vertes et de l'acidité en finale. Sauvignon de Loire ? Non, Chenin. En Touraine ? Non, en Anjou : Un Bout de Chemin 2010, en Vin de Table de PZ (Prezezdzechki, pour les intimes). Pas mon style, mais c'est personnel.
Robe or pour le troisième flacon, avec un nez de vin moelleux pas très complexe, confit, sur des raisins de Corinthe. En bouche, c'est plat, mou, sur des noix, avec de l'alcool résiduel en finale. Gewurztraminer ? Oui : Schoesselreben de Bedlenheim 2004, Gewurztraminer du Domaine Bott-Geyl. En Biodynamie.
On passe aux rouges avec un vin à la robe noire et au nez floral et fruité. La bouche est très classique : petits fruits noirs, cassis, des tannins nobles fondus, une belle matière et un boisé intégré. On pense à un Côte du Rhône ou à un grand Bourgogne 2003, car il y a un petit côté Pinot Noir. Désir Noir 2009 d'Olivier Levanchy, viticulteur encaveur à Neuchâtel en Suisse. Pas mal du tout et surprenant pour un vin Suisse.
Cinquième flacon à la robe rubis et au nez animal et cuir, fermé et peu engageant. La bouche est un peu austère mais propre, sur une belle fraîcheur. Mais cela manque de générosité, de fruits et de longueur, bien qu'il n'y ai pas de défauts : Côtes de Provence 2009 du Domaine de Marchandise. Nettement moins bien que le 2007 qui m'avait emballé...
Sixième flacon, à la robe rubis et au nez chimique de Chewing Gum ! La bouche est sèche et boisée, avec une mauvaise impression en finale : Symphonie 2006 du Château Sainte Marguerite. On est en Cru Classé en Côtes de Provence et en Bio. Encore moins bon que le précédent ! Totale déception sur ces 2 derniers vins qui s'annonçaient plus prometteurs....
Nous décidâmes alors - à trois voix contre deux- de déboucher la bouteille n° 18 du Clos de Rouge Cloître 2009, pour terminer la soirée en beauté. Sans parti pris, ni conflit d'intérêt. C'est donc difficile à juger mais tellement bon à boire. Au nez, rien à dire. et encore moins concernant la bouche...
Pas de Clos lundi prochain, congés de Toussaint obligent.
00:09
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18.10.2011
Dégustation du lundi 153
Fort agréable dégustation ce lundi soir, à 5, en compagnie d'un lapin, avec, comme mise en bouche, Engelgarten 2007 en Alsace 1er Cru "Le Jardin des Anges" de Marcel Deiss, suivi de Burg 2007, de Gruenspiel Alsace 1er Cru 2004 "Le Jeu des Verts" et Rotenberg en Alsace 1er Cru 2004, toujours du même Marcel Deiss.
Commença alors la dégustation à l'aveugle avec un vin à la robe dorée et au nez de brioche grillée dans une ferme. En bouche, c'est sec, sur du malt, assez paysan et libre. On évoque le Jura et c'est faux : Akmèniné 2009 en Sancerre de Sébastien Riffault.
Ensuite, un vin à la robe dorée et pétillante, au nez assez plat sur de la noix, et à la bouche pétillante, alcoolisée, sur de la noix, mais assez plate également. Ce vin a certainement refermenté en bouteille et contient encore du sucre résiduel : Anjou 2004 "Les Vieilles vignes des Blanderies" de Mark Angelli.
Dernier blanc avec un vin à la robe claire et au nez frais de grand Chardonnay, sur des agrumes. En bouche, du beurre, de la noisette, du bois, rond sur un fruit plaisant. On est en Bourgogne. Puis, on le trouve trop rond, trop prévisible, trop caricatural, concentré mais sans grande complexité et avec un manque de gourmandise en finale, ce qui nous amène à l'étranger, et avec raison : Francis Coppola Diamond Collection Chardonnay 2009, Monterey County en Californie.
On passe- enfin - aux rouges, avec une huitième bouteille à la robe grenat et au nez étranger pour ma part. En bouche, ce n'est pas terrible du tout : In Fine en Côtes de Ventoux du Domaine Caravinserail.
Neuvième flacon, à la robe rubis avec des notes d'évolution et au nez d'un vin qui a vieilli trop vite, suite à un coup de chaleur. En bouche, on est sur un vin du sud, trop rond et trop riche, mais avec un beau fruit et une certaine fraîcheur. A notre grande surprise, il s'agit d'un bordeaux : De l'Ombre à la Lumière, Vin de Table Français, vinifié sans souffre, de David Poutays (en 2005).
Les 2 flacons suivants furent dégustés côte à côte. Robe rubis identique pour les 2, avec un premier nez fort déplaisant (de lavette pour le premier et de boisé pour le second). Le second nez s'avéra plus net et sur le fruit pour le premier. En bouche, les 2 vins sont assez sévères. Le premier est moins riche et plus harmonieux, le second est lourd et boisé. Nous venons de déguster Clos Rougeard "Les Boyeux" et "Le Bourg", 2006, en Saumur Champigny de Foucault. Issus de pieds de Cabernet Franc de 77 ans, ces vins doivent bonifier encore 15 ans...
Douzième et dernière bouteille de la soirée, à la robe noire et au nez boisé. En bouche, c'est agréable, pas trop concentré, frais, avec une finale sur le fruit. Un vin digeste, friand et sérieux : Roc d'Anglade 2007 en vin de Pays du Gard de Rémy Pédrino. On s'indigna ensuite de l'avenir de la Planète autour d'une riche Paëlla.
La suite des aventures du Clos lundi prochain...
22:29
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15.10.2011
Nocivité des ondes de la téléphonie mobile prouvée...
La Commission Européenne a une nouvelle fois été très critiquée : "non-application du principe de précaution, recommandations obsolètes et ségrégation scientifique…" Telles sont les trois critiques majeures qui ont émergé de l’atelier organisé par les parlementaires Michèle Rivasi, Kriton Arsenis et Frédérique Ries, un atelier qui réunissait scientifiques, politiques, acteurs associatifs et citoyens autour de la question de la téléphonie mobile. Avec l’appui des scientifiques présents, l’atelier -"Early warnings The case of Mobile phone & Head Tumors" (Signaux d’alerte précoces : le cas du téléphone mobile et des tumeurs cérébrales)- était d’abord l’occasion de rappeler, que la nocivité des ondes de la téléphonie mobile, mais aussi des téléphones sans fil , et du wifi, ne fait aujourd’hui plus de doute.
Ainsi, le Dr. David Gee, de l’Agence Européenne pour l’Environnement, s'est étonné qu’à l’instar de ce qui s’est passé pour l’amiante, et alors qu’aucun scientifique ne conteste plus que l’ exposition aux ondes électromagnétiques a des effets délétères sur les tissus du corps humain , la société semble toujours incapable de prendre les mesures adéquates pour protéger le public.
Le Dr. Lennart Hardell, Professeur au Département d’oncologie de l’hôpital Örebro en Suède, a présenté les résultats de ses études, qui portent sur plus de 4000 individus : le risque de tumeurs cérébrales malignes et de neuromes acoustiques liés à l’usage des mobiles ou téléphones sans fil DECT, augmente avec le temps de latence et le nombre d’heures de téléphonie cumulées.
« Nous sommes au-delà de la phase d'alerte concernant l'utilisation abusive de la téléphonie mobile », a-elle affirmé. » Il serait donc grand temps selon elle que la commission européenne informe le public et révise enfin les limites d’exposition qu’elle a fixées… en 1999 ! « A cette époque, de nombreux appareils sans fil (GSM, téléphone DECT ou wifi n’existaient pas encore », a renchéri l'eurodéputée libérale belge Frédérique Ries, elle-même auteur d’un rapport adopté à la quasi unanimité par le Parlement Européen en 2009 et visant à une reconnaissance officielle du risque sanitaire généré par une exposition chronique aux champs électromagnétiques.
Le député belge Paul Lannoye a dénoncé ce retard qui selon lui « ne rend guère service qu’à l’industrie de la téléphonie mobile ». Tandis que le Dr. David Gee a rappelé une étude de la revue Environmental Health Perspectives montrant que les études financées par la téléphonie mobile tendent majoritairement, comme par hasard, à établir qu’il n’y avait pas d’effet…
Les fameuses limites de 1999 devraient être revues prochainement, à la faveur d’un colloque international organisé les 16 et 17 novembre prochains…mais auquel, bizarrement, aucun des scientifiques indépendants à l'origine d'études établissant des dangers des champs électromagnétiques n’a été invité ! Ce que dénoncent les trois eurodéputés qui ont émis le souhait, avec la DGSanCo, que le comité revoie les modalités de recrutement des participants à ce colloque….
Résumé d'un article de Clara Delpas publié sur Novethic.
22:50
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